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lundi 3 mars 2014

Conte: Le poids d'un flocon de neige

Voici mon adaptation d'un vieux conte: Le poids d'un flocon de neige.

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Un conte qui parle de l'importance de chacune de nos actions!

https://www.youtube.com/watch?v=DGsqjgUa7wE

Plus de 130 images...  des heures de plaisir... pour un peu plus de 3 minutes de vidéo!!

Je prépare une version à imprimer, laissez-moi savoir si ça vous intéresse!


lundi 25 mars 2013

L'oeuf oublié

Voici un conte pour Pâques que j'aime beaucoup : L'oeuf oublié, de Suzanne Down.  J'ai traduit l'histoire et j'en ai fait un montage pour l'imprimer et en faire un livre pour le lire avec ma cocotte !

Voici les images pour ce conte :

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Si vous préférez, je peux vous envoyer les images par courriel, en plus grande qualité.  N'hésitez pas à m'écrire : [email protected] 

vendredi 21 septembre 2012

Mini-conte du mini-monde Magique!

Le mini-monde Magique fait partie de mon imaginaire où tout est mini sauf la Magie!  Donner vie à ce mini-monde est excitant!

Avec joie, j'ai cousu et cousu et cousu...  un mini-décor et des mini-personnages...

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Puis j'ai pris des tonnes et des tonnes de photos...

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Nous avons même tricoté avec des cure-dents et du fil à broder!

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Finalement, j'ai fait un montage vidéo et un document pdf...

Et TAAAAA-DAAAAAAM : mon tout premier mini-conte du mini-monde Magique est finalement prêt!!!  Mettant en vedette Amoula et Ribambelle, mon conte La chaleur de l'entraide est une histoire pour apprendre l'art du tricot!

Vous voulez voir la vidéo ou imprimer le mini-livre ?  C'est par ici: www.FleurDePaix.com 

mardi 29 mai 2012

Conte : Au pays des abeilles

AU PAYS DES ABEILLES
publié par KANT et MORPHEUS
dans : Contes à dormir debout
Source : www.planeteabeille.com

Les abeilles s'activaient autour du massif de thym en fleurs.
Bzzz, Bzzz, Bzzz... Le bruit était assourdissant. Elles allaient et venaient de la ruche au massif, puis du massif à la ruche. Leurs petites pattes pleines de pollens. La récolte s'annonçait bien. Le soleil brillait, la vie était belle...

Quand soudain un petit garçon un bâton à la main arriva dans le jardin. Toutes ces abeilles lui faisaient peur. « Je suis un grand garçon », cria-t-il ! « Je suis plus fort que toutes ces monstrueuses abeilles ». Et il se mit à taper sur le thym. Il tapa si fort que les pauvres abeilles tombaient assommées, leurs petites pattes se vidant de leur précieux chargement.

Le massif de thym ressemblait à un champ de bataille. Les abeilles, affolées, volaient dans tous les sens. Une abeille plus grosse que les autres arriva. Elle était envoyée par la fée de la forêt. Elle avait des pouvoirs magiques. Elle se posa sur la main du petit garçon qui, instantanément, devint tout petit, de la taille d'une petite abeille.

Le petit garçon avait très peur mais la grosse abeille le rassura. « N'aie pas peur petit homme, je vais te montrer notre monde ! » Sitôt dit, sitôt fait. Elle le pris sur son dos et l'emmena vers la ruche.

C'était un endroit extraordinaire ! Ça rentrait et sortait de tous les côtés. Les abeilles qui parlaient comme vous et moi s'apostrophaient dans la bonne humeur. Quelle efficacité ! Les ouvrières travaillaient, la reine pondait, et le miel se fabriquait...

Le petit garçon tout ébahi regardait tout le monde s'affairer. Il n'avait plus peur. La grosse abeille lui fit goutter un peu de miel. Le petit garçon fut enchanté par sa douceur qui lui rappela le pain d'épice de sa grand-mère. « Mais je croyais que vous étiez méchantes et que vous piquiez tous les petits enfants », « Pas du tout » répondit la grosse abeille « nous sommes un peuple gentil, la violence n'est pas dans nos habitudes »

Et la grosse abeille repris le petit garçon sur son dos pour repartir vers le jardin. Elle le déposa délicatement à côté du massif de thym et souffla sur le petit garçon qui grandit aussitôt pour reprendre sa taille normale.

Un peu ébouriffé par son aventure, le petit garçon regarda les abeilles confiantes qui reprenaient leur ballet autour du thym. Il y avait dans le fond de l'air un je ne sais quoi de joyeux, et en regardant la grosse abeille, le petit garçon eut l'impression qu'elle souriait.

mardi 1 mai 2012

La fête de mai - Beltaine

La fête de mai (aussi appelée la fête beltaine) a pour but de célébrer le printemps et le sens du renouveau qu'il apporte.  On passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse !  Au printemps, nous sortons dans un nouveau monde...  Un monde pour lequel nous avons une nouvelle appréciation des fleurs, leurs textures, leurs odeurs, leurs couleurs.  Un monde où le gazon sous nos pieds est doux et parfait pour danser.  Un monde où les écureuils, les oiseaux et les marmottes peuvent apparaître n'importe quand !  Et un monde où la terre nous offre en cadeau une abondance de couleurs et de douceurs !

L'an passé, pour souligner cette occasion, nous avions organisé une petite fête toute simple.  De merveilleuses personnes s'étaient jointes à nous pour célébrer !

Nous avions débuté les festivités par le conte La fête de mai, que j'ai composé pour l'occasion.  Ensuite, nous avions tressé des couronnes auxquelles on a ajouté des fleurs, afin d'illuminer de joie et de beauté.  Aussi, nous avions préparé des petits paniers de fleurs pour offrir à un voisin afin de lui souhaiter un bon printemps et rayonner de bonté.  Finalement, nous avions dansé autour du bâton de mai.   Que de plaisir !

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La fête de mai
par Fleur de Paix
(merci de garder la source si vous partagez)

Il était une fois, il y a de cela bien longtemps, dans une clairière pas très loin d’ici, vivait une charmante marmotte nommée Charlotte.

Charlotte la marmotte aimait beaucoup la belle clairière qui l’entourait.  Elle aimait les quelques arbres qui semblaient s’étirer jusqu’au ciel.  On aurait dit qu’ils tentaient d’aller chatouiller les nuages !  Charlotte aimait regarder les écureuils courir !  Leur agilité pour sauter de branches en branches impressionnait la grosse marmotte.  Elle appréciait la compagnie de son voisin, monsieur le lièvre.  Charlotte prenait grand soin de sa maison, un joli terrier qu’elle s’était creusé au milieu du pâturage.

Par grands jours ensoleillés, Charlotte aimait chanter un de ses airs préférés :   (Printemps, Entre les notes de Hélène Besnard, page 26)

Te voici, doux printemps
Te voici, tout content
Volent et gazouillent les oiseaux
Coule et roucoule, le ruisseau
Dansent les garçons, les filles
Soleil, lilas et jonquilles.

Tous les après-midis, après le dîner, Charlotte sortait de son terrier et sirotait un grand verre d’eau à la chlorophylle, assise bien confortablement au soleil sur sa galerie.  Elle aimait regarder les fleurs du printemps briller de milles couleurs.  Elle aimait observer madame et monsieur cardinal construire leur nid en ramassant des brindilles.  Elle admira la détermination de madame l’araignée qui travaillait si fort pour se tisser une magnifique toile dans laquelle brillait la rosée du matin.  Charlotte aimait observer la beauté de la nature et toutes les créatures qui l’habitent.

Je vais vous confier quelque chose : Charlotte la marmotte avait un grand secret au fond de son cœur…  Quelque chose qu’elle souhaitait plus que tout…  Chaque jour, lorsque Charlotte sirotait son eau à la chlorophylle et contemplait la nature qui l’entoure, elle souhaitait de tout son cœur pouvoir voir une fée.

Par un beau jour de printemps, alors que Charlotte était assise au soleil, elle entendit chanter.  Elle se promena à travers la clairière pour trouver d’où venait cette magnifique mélodie.  * Rituel : Pom-Pom-Pom, Pom-Pom-Pom (en tapant des mains en 6 temps)
Charlotte constata que le chant venait de quelques fleurs jaunes et mauves.  Les fleurs chantaient : « Qu’il est joli notre pays !  Le ciel, la terre, nous sourient. »

Charlotte leur demanda : « Chères fleurs, qu’est-ce qui enchante tant votre cœur ? »   Une fleur prit la parole et dit : « Nous chantons pour les fées !  En ce beau jour de mai, elles viendront nous cueillir et nous ajouter aux couronnes qu’elles ont confectionnées.  Grâce à nous, les fées illumineront de joie et de beauté ! »  Charlotte était emballée de savoir que des fées allaient venir bientôt !  Elle allait garder les yeux grands ouverts !

Un peu plus tard, la douce marmotte entendit un autre chant, mais celui-ci ne provenait pas des (noms fleurs).  Elle se promena à travers la clairière pour trouver d’où venait cette magnifique mélodie. * Rituel : Pom-Pom-Pom, Pom-Pom-Pom (en tapant des mains en 6 temps)

Charlotte constata que le chant venait de quelques fleurs pêches.  Les fleurs chantaient : « Qu’il est joli notre pays !  Le ciel, la terre, nous sourient.  Le vent, les arbres, tout nous parle. »

Charlotte leur demanda : « Chères fleurs, qu’est-ce qui enchante tant votre cœur ? »  Une fleur prit la parole et dit : « Nous chantons pour les fées !  En ce beau jour de mai, elles viendront nous cueillir pour garnir leurs jolis paniers.  Grâce à nous, les fées rempliront leurs paniers de fleurs et de bonne volonté, qu’elles offriront à un voisin et nous illuminerons son cœur de joie et de beauté ! »  Charlotte était émerveillée par la bonté des fées et elle espérait en croiser une sur son chemin.   Elle allait garder les yeux grands ouverts !

Un peu plus tard, la jolie marmotte entendit un autre chant qui ne provenait ni des fleurs jaunes et mauves, ni des fleurs pêches.  Elle se promena autour pour trouver d’où venait cette magnifique mélodie.  * Rituel : Pom-Pom-Pom, Pom-Pom-Pom (en tapant des mains en 6 temps)

Charlotte constata que le chant venait de quelques fleurs roses.  Les tulipes chantaient : « Qu’il est joli notre pays !  Le ciel, la terre, nous sourient.  Le vent, les arbres, tout nous parle.  Écoutez nos secrets d’or ! »

Charlotte leur demanda : « Chères fleurs, qu’est-ce qui enchante tant votre cœur ? »  Une tulipe prit la parole et dit : « Nous chantons pour les fées !  Mais en ce beau jour de mai, nous ne pouvons pas dévoiler le secret bien gardé.  Désolée ! »  Déçue, Charlotte ajouta : « Je respecte votre secret.  J’ai aussi un secret au fond de mon cœur et j’ai envie de le partager avec vous.  Je souhaite plus que tout voir une fée.  Puisque je sais qu’elles se promènent près d’ici, j’ai gardé les yeux grands ouverts toute la journée mais je n’ai rien vu.  Pouvez-vous m’aider ?  Comment faire pour réaliser mon souhait le plus cher ? »  La tulipe répondit : « Belle marmotte, on ne voit bien qu’avec les yeux du cœur… »

Charlotte retourna chez elle.  Elle ne comprenait pas tellement ce que ça voulait dire de voir avec les yeux de son cœur et elle voulait réfléchir à tout cela.  Elle se versa donc un deuxième verre d’eau à la chlorophylle ce jour-là et reprit place au soleil sur sa galerie.  Elle regarda les fleurs briller, les oiseaux construire leurs nids et l’araignée tisser sa toile.  Devant la beauté de la nature en ce merveilleux jour de mai, Charlotte sentit son cœur se gonfler d’amour et de joie.  C’est précisément à ce moment que Charlotte compris comment voir avec les yeux de son cœur…

« i i i i…   i i i i… »  Charlotte entendait de tous petits bruits.  Ils semblaient provenir des tulipes, mais ce n’était pas le même chant qu’elle avait entendu plus tôt.  Charlotte s’approcha, elle pouvait entendre que les petits bruits sortaient de chaque tulipe !  Elle se pencha pour regarder à l’intérieur des fleurs.  Oh, en ce beau jour de mai, Charlotte aperçut les plus mignons, minuscules et beaux petits bébés qu’elle n’ait jamais vus !  Ils étaient plusieurs dans chaque tulipe !  Vous avez deviné ?  Hé oui, il s’agissait de bébés fées !

Une tulipe expliqua : « En ce beau jour de fête, les fées sont occupées à danser la ronde de mai.  Elles font un cercle pour imiter les planètes et les étoiles, les soleils et les univers.  Toutes en couleurs, elles tournent autour du bâton de mai, qui sert de pilier pour les célébrations.  Nous, les tulipes, servons de berceau pour les bébés fées pendant que leurs mamans dansent le rituel du bâton de mai.  Mais les bébés se sont réveillés, il faudrait que quelqu’un leur chante une berceuse pour les rendormir. »  Charlotte se porta volontaire : « Je leur chanterai une douce mélodie ! »  Alors avec joie et amour, Charlotte chantonna : (Printemps, Entre les notes de Hélène Besnard, page 26)

Te voici, doux printemps
Te voici, tout content
Volent et gazouillent les oiseaux
Coule et roucoule, le ruisseau
Dansent les garçons, les filles
Soleil, lilas et jonquilles.

Les bébés fées s’endormirent paisiblement.  Puis, la gentille marmotte aperçut une douce étincelle de lumière brillante à côté d’elle et elle entendit : « Merci Charlotte ! »  C’était la fée Flora, la reine de mai.  Le cœur de Charlotte était chaud et rempli de joie en regardant la fée retourner danser ! (souffler de la poussière de fées)

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Cette année, nous fêterons la Beltaine un peu plus tard dans le mois.  Nous attendons de la GRANDE visite et nous célébrerons avec eux !  Comme nous avons hâte !!!

mercredi 21 mars 2012

Les gnomes du printemps

Les gnomes du printemps  -  Conte de Marsha Johnson traduit et adapté par Fleur de Paix

Il était une fois, très tôt au printemps, enfouis profondément dans la terre, des gnomes qui avaient travaillé fort tout l'hiver.  Alors que les journées se remettent à rallonger et que les nuits raccourcissent, les gnomes tentèrent de tout terminer pour s'assurer que le printemps soit parfait.  Mais l'envie de dormir commençait à se faire sentir.  Les gnomes s’étirèrent et baillèrent en disant :

- « Oh là là
Comme je veux
Me fermer les yeux 

- Oh là là
Comme je veux
Dormir un peu !

- Aïe, Aïe, Aïe
Mon pauvre dos
A besoin de repos

- Tout est bon
Tout est prêt
Maintenant, chère neige, fond
Tel est notre souhait.

- Juste ici reposent les fleurs
Prêtent à sortir de la terre
Prendre le grand air
Et partager leur splendeur

- Où est la fée Reine du printemps ?
Quand se pointera-t-elle le bout du nez ?
Nous pourrons alors aller
Dormir profondément. »

Les pauvres gnomes si fatigués avaient chanté et travaillé tellement fort tout l'hiver.  Leurs petites lanternes les éclairaient à travers les nuits les plus sombres de l'année.  Car, laissez-moi vous expliquer : lorsqu'il fait froid, ils sont éveillés et bien occupés à prendre soin de Mère Terre.  Ils descendent profondément sous terre pour préparer la nature à un prochain réveil.  Tailler les racines, laver la terre, s'assurer que les graines écloront, creuser des tunnels, apporter de l'eau... Ils sont bien plus occupés qu'on ne peut l'imaginer !  Mais un jour, le soleil reprend des forces, apportant la chaleur qu'on aime tant !   Le soleil s’adressa aux gnomes fatigués :

« Très bien, très bien
Votre travail est très bien fait.
Dormez maintenant, dormez maintenant
Je suis le soleil et je reviens.

Toujours ici, n'ayez crainte
Je réchaufferai la terre.
Toujours ici et grâce à vous
Le printemps renaîtra.

Dormez paisiblement, dormez paisiblement
Et merci pour tout.
Chers gnomes travaillants
Votre boulot est terminé. »

Les gnomes s'étendirent, s'endormirent et se mirent à ronfler !  Les cloches du printemps, qu'on peut entendre à travers le chant des oiseaux, annoncèrent le retour du printemps.  Nous pouvions voir les changements : la neige fondait et laissait la place à l'herbe verte.  Répondant à l'appel de l'attirance du soleil, des étoiles et de la lumière et réagissant à la pression du sol pour le faire grandir, le gazon reprit sa beauté verdâtre.

Des fées étincelantes arrivèrent à travers les rayons de lumière dorée.  Les fées des fleurs, volant et tourbillonnant laissèrent apparaître quelques lueurs de couleurs ici et là.  Gracieusement, les fées agitèrent leurs ailes transparentes et saupoudrèrent un peu partout de leurs poussières magiques afin d'effacer les dernières traces de l'hiver.

Les fées riaient et chantaient tout en travaillant :
« Je vole, je vole si haut !
Je brille, je brille tel un joyau !
Je saupoudre de la poussière magique.
La nature se réveille dans une douce musique.
Je peins le monde de mille couleurs
Allez, chères fleurs
Sortez et venez voir
Le soleil briller tel un phare. »

Les fées touchèrent chaque fleur et allèrent danser autour du soleil.

La nature se mit à grandir et révéler ses couleurs pleines de vie !   Souhaitant la bienvenue à la fée Reine du printemps, les plates-bandes se couvrirent de fleurs roses, jaunes et blanches, tout en saluant la Reine de leurs doux parfums !

La fée Reine du printemps arriva, remercia les gnomes endormis et salua chacune des fleurs.  « Vive le printemps », s’écria toute la nature !

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lundi 13 février 2012

Conte : Un valentin d'amitié

Voici un conte tout doux que j'ai composé pour la St-Valentin !  Quelques phrases sont inspirées de textes de Suzanne Down et Marsha Johnson.

Un Valentin d'amitié,  par Fleur de Paix


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Il était une fois, il y a de cela bien longtemps, un joli village nommé Rose.  Ce nom peut paraître étrange pour un village, mais le nom Rose provenait des milliers et des milliers d’arbres cerisiers qui étaient tous en fleurs au printemps.  Les villageois étaient fiers de leur magnifique et unique village et les gens venaient de très loin pour admirer la beauté de Rose au printemps.

Au centre du village, il y avait un arbre majestueux.  Pour les habitants de Rose, cet endroit représentait le cœur du village.  Simplement en étant à cet endroit, notre cœur se remplissait d’amour et de joie.

Plusieurs enfants habitaient dans ce village, dont une fillette nommée Clémentine et son ami, un garçon nommé Guillaume.  Clémentine avait de longs cheveux bruns comme l’écorce des arbres de la forêt derrière chez elle et elle courait plus vite que le lièvre qui habitait cette forêt.  Clémentine aimait beaucoup son copain Guillaume, car il était très gentil et il connaissait tous les noms des fleurs qui embellissaient la forêt.  Mais ce qui impressionnait encore davantage Clémentine, c’est que Guillaume comprenait le langage des oiseaux.  Le chant et les gazouillements n’avaient aucun secret pour le garçon.

Un beau jour de février, alors que les deux amis s’amusaient dans la forêt, un magnifique cardinal s’approcha des enfants.  Tout vêtu d’un rouge éclatant, son masque et son menton noirs, le cardinal dit : « cheer-cheer-cheer ».  Clémentine, intriguée, se tourna vers Guillaume : « Qu’est-ce qu’il dit ? »  C’est ainsi que Guillaume se mit à converser avec l’oiseau. 

- « cheer-cheer-cheer
- cheer-cheer-cheer
- cheer-cheer-cheer
- cheer-cheer-cheer »

Guillaume se tourna vers Clémentine et dit : « Le cardinal m’a raconté que sa famille et lui ont très faim.  La nourriture se fait rare en ces temps froids et les oiseaux d’hiver ont faim.  De plus, demain, jour de la St-Valentin, plusieurs oiseaux se réunissent à l’arbre majestueux au cœur du village.  Lors de cette fête, les oiseaux se choisissent un amoureux ou une amoureuse.  Or, ils n’ont aucun festin pour se régaler pendant leur célébration. »

« Pouvons-nous les aider ? », demanda la gentille fillette.  Guillaume interrogea à nouveau son ami à plumes.

- « cheer-cheer-cheer
- cheer-cheer-cheer »

- « Il me dit que ses amis et lui adorent les graines de tournesol, le maïs et les arachides.  Pour garder des forces en ces temps froids, ils ont aussi besoin de gras.
- C’est noté », répondit Clémentine.

De retour à la maison, Guillaume, Clémentine et la maman de la fillette préparèrent un magnifique valentin pour les oiseaux.  Ils concoctèrent une recette spéciale qui plaira à coup sûr aux oiseaux en ces temps froids.  Ils leur offriront cette nourriture comme un valentin qu’on remet à un cher ami.

Cet après-midi-là, Clémentine et Guillaume marchèrent jusqu’à l’arbre majestueux au cœur du village.  Ils accrochèrent leur valentin à une branche de l’arbre.  Puis, en retournant à la maison, les deux amis lancèrent, un peu partout, toutes sortes de graines pour que les oiseaux puissent se régaler.  Comme si elles tombaient des nuages enneigés en cette froide journée de février, en tourbillonnant et dansant tout doucement, les petites graines touchaient le sol et devenaient de magnifiques valentins d’amitié.

Le lendemain matin, jour de la St-Valentin, les oiseaux se régalèrent du festin si généreusement préparé par Clémentine et Guillaume.  Tous les habitants du village Rose étaient ravis d’entendre les magnifiques chants de gratitude des oiseaux !

jeudi 2 février 2012

Célébration du printemps qui reviendra... promis !

La Chandeleur, l’Imbolc, Sainte-Brigitte, Birgid, le Jour de la marmotte…  c’est à peu près le même principe !  On célèbre ce jour qui marque le point central entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps.  Depuis longtemps, on tente de prédire le nombre de semaines d'hiver qu'il reste.  Mais une chose est certaine : la lumière l’emporte sur les ténèbres de l’hiver !  C’est la renaissance qui viendra !  Les bulbes se préparent à leur retour, la germination dans les plantes se réveillent lentement et les marmottes sortent au soleil !

Comme j’ai parlé dans Les cadeaux de l’hiver, cette saison est propice au travail intérieur.  La chandeleur vient me dire qu’au milieu de l’hiver, le printemps reviendra !  En plein dans ce travail personnel profond, je sais que la lumière sera.  C’est cette phrase de Paulo Coelho, dans l’Alchimiste, qui me revient : « L’heure la plus sombre est celle juste avant le lever du soleil. »

Alors en plein milieu de l’hiver, célébrons le retour certain du printemps !  C’est ce que représente pour moi cette belle fête du 2 février !

Pour souligner la lumière qui revient, nous fabriquons nos propres chandelles !  Puis ce soir, au souper, nous mangerons des crêpes !  L’utilisation des grains de la Terre, que ce soit de blé ou de riz, rend hommage aux cadeaux de notre belle planète qui débutent leur germination.  La forme ronde des crêpes nous rappelle la forme du soleil.  Et ce sera un souper aux chandelles, bien sûr !

Sans oublier notre histoire !  J'aime particulièrement celle-ci car elle me rappelle le "ménage" que je fais en travail intérieur pendant l'hiver et c'est ce qui ramène le printemps intérieur...  J'aime la nature qui reflète ce qui vit en moi !


La Chandeleur
2 février
Traduit d’une histoire de Starhawk et adapté par Fleur de Paix

Il était une fois deux enfants, une sœur et un frère nommés Amélie et Alex. Ils vivaient dans un pays où l’hiver apportait beaucoup de neige et de grands froids. Ces enfants aimaient jouer dans la neige, faire d’énormes bonshommes de neige, creuser des tunnels dans les hauts bancs de neige et s’amuser à faire des batailles de boules de neige. Ils aimaient la neige ! Mais chaque année, ils attendaient avec impatience la journée de la Chandeleur, le 2 février, puisqu’elle signifiait que les journées rallongeaient et qu’un jour le printemps reviendrait.

Une année, l’hiver était particulièrement froid. Jour après jour, les nuages couvraient le ciel et la neige s’accumulait. Nuit après nuit, le vent froid soufflait sur les murs et refroidissait la maison.

Amélie et Alex étaient tannés de rester dans la maison, car bien souvent il faisait trop froid pour jouer dehors, même en portant leur manteau le plus chaud avec un chandail de laine en dessous, des pantalons de neige, une paire de bas de laine d’extra et tous les foulards, tuques et mitaines qu’ils pouvaient porter ! Quand ils sortaient, ils étaient si emmitouflés qu’ils marchaient comme des pingouins !

- «Combien de temps durera l’hiver ?, demandèrent les enfants à leur maman.
- Seule la Déesse le sait, leur répondit la maman.
- Où pouvons-nous la trouver pour lui demander ?, demanda Amélie. La maman sourit.
- Allumons une chandelle la journée de la Chandeleur, regardons la flamme en ouvrant nos cœurs et attendons. Qui sait, peut-être que la Déesse de la Chandeleur viendra !»

Alors, le jour de la Chandeleur, les enfants et leur maman allumèrent une chandelle, la plaça au centre de la table et ils attendirent. Après un certain temps, la pièce était illuminée par cette glorieuse lumière et une femme apparut. Ses cheveux brillaient comme le feu et elle était aussi belle qu’une étincelle.

- «Je suis Brigitte, la Déesse du Puits Sacré et de la Sainte-Flamme. Pourquoi m’avez-vous appelée chers enfants ?
- Combien de temps durera l’hiver ?, demanda Alex.
- L’hiver durera jusqu’à ce que de l’eau pure monte dans le puits sacré et qu’une chaleureuse flamme brille dans chaque cœur», répondit la Déesse et elle disparut.

«Qu’est-ce qu’elle veut dire ?», demandèrent les enfants. La maman ne savait pas quoi répondre. Ils demandèrent à leur papa, mais tout ce qu’il trouva à dire, c’est : «C’est ça le problème avec les Déesses, c’est difficile d’avoir une réponse claire avec elles.»

Les enfants n’allaient pas abandonner aussi facilement. Ils décidèrent d’aller de maison en maison à travers tout le village afin de voir si une chaleureuse flamme brillait dans tous les cœurs et si quelqu’un connaissait un puits sacré. Alors, ils enfilèrent leur manteau le plus chaud avec un chandail de laine en dessous, des pantalons de neige, une paire de bas de laine d’extra et tous les foulards, tuques et mitaines qu’ils pouvaient porter ! Ils sortirent si emmitouflés qu’ils marchaient comme des pingouins et firent le tour du village en allant de maison en maison. Dans chaque cœur, oui, une chaleureuse flamme brillait, mais personne ne connaissait de puits sacré.

Finalement, ils avaient visité toutes les maisons du village. Toutes, sauf une… celle du Vieux Grincheux qui était située au bout de la forêt. Personne n’aimait le Vieux Grincheux. Il était tout le temps de mauvaise humeur, paraissait méchant et chialait dès qu’un enfant approchait sa maison.

Amélie et Alex pouvaient apercevoir le toit de la maison du Vieux Grincheux.
- «Oh, dit Alex, la Déesse ne voulait sûrement pas dire que vous devions allumer une chaleureuse flamme dans le cœur du Vieux Grincheux…
- Regarde, il n’y a pas de fumée qui sort de sa cheminée. Il doit avoir froid. Il chialera probablement, mais nous devons aller voir s’il est correct.», répond Amélie.

Alors, les enfants traversèrent péniblement le champ recouvert de neige. Ils arrivèrent enfin à la maison du Vieux Grincheux. La porte était entrouverte, probablement à cause des grands vents, et les enfants pouvaient voir le Vieux Grincheux étendu sur le divan. Il n’y avait pas de chaleureuse flamme qui brillait dans son cœur. «Il semble malade», dit Amélie, «nous devons l’aider.» Elle lui apporta un peu d’eau fraîche alors qu’Alex sortit du placard une vieille couverture et l’étendit sur le vieil homme. Les enfants sortirent chercher du bois pour allumer un bon feu dans le foyer. Bientôt, la maison au complet retrouvait sa chaleur. Sur le comptoir, il y avait des patates et des carottes, alors ils cuisinèrent une bonne soupe chaude. Finalement, le Vieux Grincheux avait suffisamment chaud pour s’asseoir et manger un peu de soupe.

-  «Je n’aime personne, dit-il en bougonnant, mais j’imagine que je dois tout de même vous remercier.
- Ce serait poli, répondit Alex.  Avez-vous déjà entendu parler d’un puits sacré près d’ici ?
Le Vieux Grincheux marmonna :
- Un puits sacré, voyons, ça n’existe pas ! Le seul puits que je connaisse c’est un puits qui tombe en ruines dans la forêt et il est plein de déchets.»

Amélie et Alex se regardèrent. Des déchets… ça ne semblait pas très sacré. Mais tout de même, c’était le seul puits qu’on leur avait parlé de toute la journée. « Je suppose qu’on devrait aller voir », dit Alex, « mais avant de partir, nous rentrerons plus de bois pour toi, monsieur. » Le Vieux Grincheux chiala encore, « Vous n’êtes pas obligés », mais les enfants sentaient qu’au fond de lui, il appréciait beaucoup. Puis ils virent une chaleureuse flamme se mettre à briller dans le cœur du Vieux Grincheux.

Les enfants revêtirent donc leur manteau le plus chaud avec un chandail de laine en dessous, des pantalons de neige, une paire de bas de laine d’extra et tous les foulards, tuques et mitaines qu’ils pouvaient porter ! Ils sortirent si emmitouflés qu’ils marchèrent comme des pingouins et ils se rendirent dans la petite forêt en cherchant le puits.

Ils aperçurent un cercle de rochers à demi écroulés. En se penchant, ils virent à l’intérieur de la boue gelée, des cailloux, des feuilles et des déchets.

- « Est-ce que c’est le puits sacré ?, demanda Amélie.
- On ne dirait pas, répondit Alex, mais si nous nettoyons un peu, nous verrons peut-être un peu d’eau fraîche. »

Alors, ils commencèrent à enlever les cailloux et les déchets. Amélie prit un bâton de bois pour tasser les feuilles et Alex ramassa la boue. Bientôt, un peu d’eau fraîche commença à monter à travers la boue.

- «On ne peut pas faire plus pour l’instant, dit Alex, il commence à faire noir. Nous reviendrons demain et nous apporterons nos pelles.
- Au moins, on a commencé», répondit Amélie.

«Vous avez bien fait», dit une douce voix qui provenait de derrière eux. Ils se retournèrent et virent une femme aux cheveux brillants comme le feu et aussi belle que l’étincelle. «Vous avez commencé le travail et c’est le plus important.»

- «Est-ce votre puits sacré ?, demanda Amélie à la Déesse.
- Oui, ce l’est. Il y a très longtemps les gens du village prenaient bien soin de mon puits, le gardant propre et en y mettant des fleurs au printemps. Mais ils ont maintenant oublié, tout comme ils ont oublié d’être gentils même avec les gens grincheux. Sans la chaleur de la gentillesse et l’amour, comment est-ce que les journées peuvent se réchauffer ?
- Nous leur rappellerons, promit Amélie, nous demanderons à tout le monde de nous aider à nettoyer le puits et les alentours !
- Et nous nous assurerons de garder la chaleureuse flamme briller dans le cœur du Vieux Grincheux, ajouta Alex, même s’il n’est pas très gentil.
La Déesse sourit.
- Bien. Vous avez allumé ma flamme et vous avez nettoyé mon puits. Alors, je vais vous confier un secret. À l’intérieur du cœur de toutes les filles et tous les garçons, il y a un puits sacré, rempli d’eau pure d’amour, de joie et d’idées créatives. Ce puits doit être bien nettoyé, car il peut facilement se salir par la haine et l’égoïsme. Aussi, à l’intérieur de vous se trouve également une flamme qu’on doit entretenir et nourrir pour qu’elle continue de briller en vous apportant la force, la sagesse et le courage. Ferez-vous cela ?
- Nous ferons de notre mieux !, promirent les enfants.
- Et maintenant, le printemps viendra ?, demanda Amélie.
- Le printemps viendra, promit la Déesse, le printemps viendra – dès que l’hiver sera fini. »

Et il vint.

mardi 17 janvier 2012

Il a neigé...

Voici un joli poème d'un auteur que nous aimons beaucoup, Maurice Carême. 

Il a neigé
Maurice Carême

Il a neigé dans l'aube rose,
Si doucement neigé
Que le chaton noir croit rêver.
C'est à peine s'il ose
Marcher.
Il a neigé dans l'aube rose.
Si doucement neigé
Que les choses
Semblent avoir changé


D'autres magnifiques oeuvres de Maurice Carême ici : http://www.mauricecareme.be/

mercredi 21 décembre 2011

L'arbre du Solstice d'hiver

En ce beau matin du Solstice d'hiver, je raconterai cette belle histoire.  Nous confectionnerons également des guirlandes de bouffe pour les oiseaux, avec du maïs soufflé et des fruits.  Nous ferons aussi des boules de suif.  Tout ceci sera installé dans un arbre à côté de la maison où les oiseaux sont habitués de venir se nourrir !

L'histoire originale en anglais se trouve ici : http://allenmorgan.com/WINTER/sols-1.HTM

L’arbre du Solstice d’hiver
Conte original par Allen Morgan
Traduction et adaptation par Fleur de Paix

Il y a très très longtemps, sur une magnifique île au milieu de l’océan, une île nommée La première île, vivaient quatre saisons : Hiver, Printemps, Été et Automne.  Les quatre amis habitaient à l’intérieur du tronc de l’Arbre Magique.

Un jour, il se mit à pleuvoir et pleuvoir sans jamais s’arrêter.  L’océan monta et monta et recouvrit l’île.  Les quatre saisons durent quitter l’île pour se trouver un autre endroit où vivre.  Ils coupèrent l’Arbre Magique avec sa permission, se construisirent un bateau et voguèrent vers de nouveaux horizons.

Ils voguèrent pendant des jours et des jours, s’éloignant de plus en plus de La première île.  (jouer un petit air à la flûte)

Ils voguèrent pendant des jours et des jours, jusqu’à ce qu’ils arrivent finalement où ils habitent maintenant.  Il n’y avait aucune ville et aucun village comme aujourd’hui, il n’y avait même pas encore de gens ici.  Les quatre saisons se trouvèrent un endroit confortable pour s’établir.  Les amis prirent les morceaux de bois de l’Arbre Magique du bateau et se construisirent des maisons.  Tout se passait bien.  Ils avaient terminé deux maisons, une troisième aussi, mais lorsqu’ils voulurent commencer la quatrième maison, il n’y avait plus de bois de l’Arbre Magique.  Pour un moment, ils ne savaient plus quoi faire.  Il n’y avait plus de bois et seulement trois maisons pour quatre habitants.  Il leur semblait injuste de laisser l’un d’eux sans abri. 

Après avoir longuement réfléchi, Automne eut une idée et proposa : « Nous pourrions y aller à tour de rôle ! »   Les trois autres amis étaient d’accord.  Ils décidèrent qu’Hiver, Printemps et Été allaient avoir une maison pour commencer.  Automne se promènerait librement et pourrait explorer la ville autant qu’il veut.  Quand il aurait terminé, il appellerait le Grand Vent et hhhhhhhouououou le Grand Vent viendrait souffler pour qu’Automne entre dans la maison d’Hiver, qui aurait maintenant son tour à l’extérieur.

Et c’est ainsi qu’ils firent.  À tous les trois mois, ils changèrent pour que chaque saison ait son tour à l’extérieur pendant que les autres demeurent dans leur maison.  Encore aujourd’hui, ça se déroule exactement comme cette première année.  Chaque saison passe neuf mois au loin avant de revenir nous visiter pendant trois mois et c’est le Grand Vent qui se charge de les souffler dans leur maison lorsque vient le temps de changer les saisons.

Voici qu’une année, il n’y a pas très longtemps, alors qu’Hiver arriva après Automne et que le froid s’installa, Madeleine était bien heureuse de ce changement de saison.  Elle avait hâte de s’amuser dans la neige !  Madeleine grimpa à la montagne et rencontra Hiver.

« Comme je suis contente de te voir », dit Madeleine à son vieil ami.  Elle lui donna un gros câlin, aussi froid que ce fut !  Cependant, Hiver semblait inquiet.

« Que se passe-t-il ? », demanda la fillette.

« Je n’ai pas vu Loup blanc depuis des jours, je l’ai appelé et appelé, sans succès. »

Madeleine connaissait bien Loup blanc, c’était le meilleur ami d’Hiver.  Ils étaient toujours ensemble et Loup blanc s’amusait à courir après les glaçons que fabriquait Hiver.

« Est-il perdu ? », demanda Madeleine, elle aussi inquiète.

« Il l’est jusqu’à ce qu’on le trouve ! », répondit Hiver.  «Peut-être nous entendra-t-il si tu l’appelles avec moi.  Deux voix valent mieux qu’une ! »

Madeleine accepta et ils appelèrent, sifflèrent et tapèrent des mains…  « Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

Ils continuèrent ainsi de longues minutes et même des heures, en espérant que Loup blanc les entende et qu’il vienne les rejoindre.   
« Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

 Mais Loup blanc ne vint pas.  Hiver soupira, hocha de la tête et dit : « Il ne nous entend pas, il doit être parti bien loin pour se trouver de la nourriture, il n’y en a plus beaucoup à ce temps-ci. »

« Alors, préparons-lui un repas ! », suggéra Madeleine, « Qu’est-ce qu’il aime manger ? »

Hiver répondit : « Il adore les biscuits !  Cuisinons-en et laissons-les dehors, il viendra c’est certain !  Il peut sentir les biscuits à des kilomètres ! »

Madeleine cuisina tout plein de biscuits !  À la tombée du jour, ils mirent les biscuits à l’extérieur.  Ils appelèrent le loup une dernière fois : « Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

Quand Madeleine se réveilla  le lendemain matin, elle courut immédiatement au pied de la montagne.  Une petite neige recouvrait le sol et elle pouvait voir les traces de pas autour de l’assiette… vide !  Hiver était là, souriant, il dit : « Les biscuits ont ramené mon ami !  J’étais si content de revoir Loup blanc que j’ai laissé tomber un peu de neige ! »  À ces mots, Loup blanc arriva en courant avec un glaçon dans la bouche !  Madeleine le caressa et s’amusa à lancer des balles de neige que Loup blanc attrapa et ramena !  Madeleine lui fit la promesse de lui faire des biscuits tout l’hiver pour qu’il n’ait plus jamais faim.  Loup blanc était très content !  Il hurla et jappa et se mit à courir en rond !  Hiver ria et dit : « Il restera tout près, c’est certain !  Mais il dit aussi que ses amis ont faim également.  Il n’y a plus beaucoup de nourriture.  Les oiseaux ont spécialement faim, ils ne font pas des provisions comme les écureuils, et même les écureuils sont un peu nerveux de manquer de nourriture… »

« Que pouvons-nous faire ? », demanda Madeleine, « Pouvons-nous cuisiner des biscuits pour eux aussi ? »

Hiver répondit que les oiseaux préfèrent des graines, des noix et des fruits.  « Pourquoi ne pas leur préparer un cadeau, c’est le solstice et c’est l’occasion parfaite pour donner ! »

« Le solstice, qu’est-ce que c’est ? »

« C’est la nuit la plus longue.  C’est probablement pourquoi tout le monde a si faim.  Préparons un festin ! »

Madeleine courut à la maison et prépara des guirlandes de maïs soufflé, de canneberges, de noix et de pommes.  Elle prépara également des boules de suif qu’elle roula dans un mélange de graines.

En ce jour de Solstice, Madeleine sortit et accrocha son festin dans un grand arbre.  Les guirlandes décoraient l’arbre et elle ajouta des piles de graines au pied de l’arbre.  C’était magnifique ! 

Madeleine appela les animaux pour qu’ils voient le festin !  Elle lança des miettes de pain dans les airs et fit des petits chemins de pain dans toutes les directions pour que tous les animaux trouvent le repas !  Fière d’elle, Madeleine entra se mettre au chaud et se prépara une belle collation.

Le lendemain, lorsque le soleil se leva, Madeleine put apercevoir des oiseaux et des écureuils profiter d’un bon déjeuner !  On entendait chanter et glousser, Loup blanc hurlait, Hiver riait…  Madeleine éclata de rire de les voir tous si joyeux !  La fillette décida que chaque année, elle ajouterait des guirlandes de nourriture dans le bel arbre du Solstice et des cadeaux de graine à ses pieds.

dimanche 18 décembre 2011

Ma présentation de Casse-Noisette

Casse-Noisette est originalement écrit par E.T.A Hoffmann, des milliers de versions existent, chacun interprétant le conte à sa façon. Voici l'adaptation par Fleur de Paix !

Pour ce conte, j'ai fait une petite mise en scène.  Je ne l'ai pas lu, je l'ai interprété, pour le rendre vivant !  Je vous suggère de tenter l'expérience, c'est si magique de créer une petite mise en scène.  Mais j'ai aussi fait le texte pour ceux qui préfèrent seulement raconter l'histoire, c'en est une si belle, il ne faut pas s'en privé !

Mise en scène : j'ai installée une spirale (fait avec une guirlande) avec une chandelle au centre et j'ai recouvert la spirale d'un tissu afin de la dévoiler seulement au bon moment de l'histoire. J'ai également installée une petite table sur laquelle j'ai simplement mis un petit sapin (un cône de carton recouvert d'une soie verte), ce sera la scène pour les personnages de felting. Je m'étais également préparée une petite musique de Tchaïkovski, traditionnellement utilisé pour le ballet de Casse-Noisette. Les personnages en felting incluaient Clara, la fée et le garçon, un casse-noisette en bois (je n'en avais pas, alors j'ai simplement pris un carton que j'ai roulé et collé puis peint selon le personnage de Casse-Noisette), des souris en marionnettes à doigt et un chapeau pour moi, pour personnifier Drosselmeyer.

Précision : nous avons jasé du conte avant même de le jouer, en prélude, de sorte à ce que l'enfant puisse se repérer dans le conte et s'imprégner des sentiments qu'il dégage. Nous n'ajoutons rien à la fin du conte, on laisse l'enfant avec ses ressentis.
Autre précision : le rythme du conte est réparti de sorte qu'on débute l'histoire dans le "réel", lentement on fait la transition vers "l'imaginaire", ici représentée par la partie plus rêvée de l'histoire, c'est donc ceci qui est jouée avec les personnages de felting afin de respecter la magie de l'imaginaire, puis finalement on revient pour la fin dans le "réel", ce qui permet de se sortir lentement de l'histoire, tout en restant imprégné du conte.

Prélude

Prenons cette boîte. (montrer une boîte) On la voit. Est-ce qu’il y a quelque chose à l’intérieur ? Oh, on peut supposer, on peut tenter de deviner, c’est un jeu amusant. Si on a la chance d’ouvrir la boîte, on pourra regarder. (l’ouvrir et la montrer) Est-ce qu’il y a quelque chose ? Elle semble vide. Mais encore là, on ne peut pas être certain… Les choses invisibles aux yeux existent… Peut-être y a-t-il une fée présentement dans cette boîte, qui sait ? Et si je mets beaucoup de joie et d’amour dans cette boîte (le faire) et que je fais le vœu qu’il y en ait à l’infini, qu’elle ne puisse jamais se vider et qu’elle donne toujours de la joie et de l’amour dans le cœur de celui qui l’ouvre, alors la boîte n’est pas vraiment vide… (remettre la boîte à l'enfant)

Il y a très souvent beaucoup de magie et de trésors dans ce qui nous entoure. Il faut toujours se rappeler que ce qu’on voit peut cacher quelque chose d’extraordinaire.

Dans cette coquille, il y a une noix. (montrer une noix)
Et dans ce jouet ? (montrer un jouet)
Et dans ce rocher ?? (montrer une face d'un rocher dont l'autre côté révèle les pierres précieuses qu'il contient, mais pour l'instant, on ne montre que la face extérieure du rocher)

(Quelques notes au xylophone pour marquer le début du conte)
(Je raconte en mimant)

C'est le soir de Noël, chez Franz et Clara. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu'il fabrique lui même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires.

Le voilà qui arrive ce soir-là avec trois nouveaux petits robots et, il sort de sa poche, une sorte de poupée en bois, droit comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette. (sortir le casse-noisette) Les enfants regardent ces nouveautés et Clara prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s'en emparer. Il tire dessus, Clara ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !

Clara commence à pleurer, mais oncle Drosselmeyer s'empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la mâchoire en place. Clara le remercie.

La maman leur dit : « Allez hop Franz ! Hop Clara ! C’est l’heure du dodo. Bonne nuit mes chéris ! »
Clara dépose son casse-noisette au pied du sapin (déposer le casse-noisette sur la table de scène) et monte sagement se coucher.

L'oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et lui raconte une bien curieuse histoire. (mettre un chapeau d’homme afin de personnifier l’oncle)

« Tu sais Clara, ce casse-noisette n'est pas une poupée ordinaire, c'est un garçon qui se cache à l'intérieur. Voici sa véritable histoire :

Il y a longtemps, un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d'un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents la coquille d’une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.
Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais sort, mais, jusqu'à présent, ils s'y étaient tous cassés les dents.

Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d'un coup de dent, d'un seul coup de mâchoire, il l'ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.

Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d'une souris venue assister à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !
Bien sûr la princesse ne voulut pas d'un casse-noisette comme mari, alors on le chassa du château.
Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette. Allez Clara, dors bien et fais de beaux rêves !» (enlever le chapeau)

L'oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte; Clara n'arrivait pas à trouver le sommeil, elle tournait d’un côté et de l’autre, elle comptait les moutons et tous les trucs qu’elle connaissait pour s’endormir, mais rien à faire. Alors, elle décida d'aller chercher son casse-noisette.
Elle se dirigeait vers le salon lorsqu'elle constata qu'il se passait des choses un peu bizarres. Elle ne savait pas exactement ce que c'était, si c'était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d'elle... (se diriger vers la table de scène des petits personnages)

Image


Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de Noël, vint encercler Casse-Noisette. (marionnettes à doigt de souris) Le petit bonhomme se leva, appela à l'aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l'entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.

Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. (arrive Clara en felting) Voyant cela Clara enleva sa pantoufle, visa rapidement le roi et la lança violemment. Il tomba à terre, mort ou assommé. Les souris l'emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille.

Casse-Noisette vint vers Clara pour la remercier. « Tu m'as sauvé la vie ! Je ne sais comment te remercier ! »
En disant cela, il prenait vie et peu à peu se transformait en un garçon. (arrive le garçon en felting) Clara n'en croyait pas ses yeux. « Viens avec moi », lui dit-il, « je vais t'offrir une belle promenade là où tu n'es encore jamais allée. »
Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon étincelant. (enlever la table de scène – en dessous se trouve une spirale enchantée)

« Je venais souvent gambader ici, quand j’étais enfermé dans le casse-noisette. Maintenant, tu m’as délivré Clara… et je veux partager avec toi cet endroit spécial, cet endroit unique, au fond de mon cœur… (Clara et le garçon marchent lentement dans la spirale)

Image

Quand je venais me balader ici, j’entendais souvent un oiseau chanter. Un jour, une jolie fée est venue chanter avec l’oiseau : (chanter)

Aldapeko sagarraren aldarraren punta
Puntaren punta
Xoria zegoen kantari
Txiruliruli Txiruliruli
Nor kantatuko ote du soinu txori ?

Tout ce temps passé prisonnier dans le casse-noisette, j’ai compris qu’à l’intérieur, il y a toujours une lumière… (les enfants arrivent au centre où il y a une lanterne allumée) Même quand il fait très noir, il y a une étincelle de vie… (les enfants prennent et allument une petite lanterne et marchent le chemin du retour en chantant)

Il fait nuit autour de moi
Je marche avec ma lanterne
Li la li lanterne Li la li lanterne

Merci Clara. »

(arrive la fée en felting)
La fée Dragée arriva et leur dit de sa douce voix : « Ah ! Vous voilà enfin ! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu'au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises. » (se lever doucement et retourner à la table)

Le paysage était féerique : les chemins étaient en caramel, les maisons en chocolat, les escaliers en biscuit, jusqu'au palais de la fée tout en bonbons !

« Comme je suis contente de vous voir », continuait la fée Dragée. « Votre voyage s'est bien passé ? » « Oui », répondit Casse-Noisette, « mais auparavant nous avons dû affronter l'armée des souris et, sans Clara, je crois bien que je serais mort à l'heure qu'il est. »
Clara sourit, fière, d'avoir pu aider ce gentil garçon.

« Allez, installez-vous », poursuivit la fée Dragée. « Je ferai une danse pour célébrer !» (remettre la table sur la spirale et y installer les enfants)

Les enfants prirent place. (Partir la musique de Tchaikovsky)

La fée fit une magnifique danse ! (Danser, sans dire ce paragraphe, mais en le dansant et le mimant, le texte de ce paragraphe est pour ceux qui raconteront seulement l'histoire !) La fée Dragée avait un rocher bien spécial dans son panier. (sortir le rocher de l'intro) Elle le montra aux enfants, pendant qu’elle virevoltait et ils purent voir qu’à l’intérieur du rocher il y avait de belles pierres précieuses. (montrer l'intérieur du rocher pour bien voir les pierres précieuses à l'intérieur) Comme un trésor caché… Alors qu’elle tourbillonnait avec grâce, la fée Dragée sortit du rocher de belles et minuscules pierres précieuses qu’elle remit à Clara et son ami, afin qu’ils se souviennent qu’il y a bien souvent un trésor caché qu’on ne voit pas au départ. C’est ça la magie de la vie. (remettre une petite pierre précieuse à l'enfant, en dansant)

« Voilà comment je voudrais être quand je serai grande », se dit Clara. « Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci.»
Clara descendit de son trône, embrassa et remercia la fée Dragée. Puis elle prit la main de son ami et tous deux s'éloignèrent vers le futur. (ranger les personnages hors vue et revenir à simplement raconter avec gestes)

Lorsque Clara ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. (revenir au centre de la scène) Clara ne savait plus trop quoi penser... Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la mâchoire s'était, comme par magie, réparée... Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte de la chambre de Clara. « Entrez ! », dit-elle.
À la porte de la chambre de Clara se trouvaient l’oncle Drosselmeyer et son neveu ! Oui, oui, son neveu, en tout point identique au garçon du rêve de Clara.
D'un pas lent et solennel, il se dirigea vers Clara et lui donna la main afin qu'elle descende de son lit.

Décidément à Noël tout est vraiment possible !

(Quelques notes au xylophone pour marquer la fin du conte)

mardi 6 décembre 2011

Saint-Nicolas

Le 6 décembre, nous célébrons Saint-Nicolas !  Nous lisons ce conte et nous donnons aux gens dans le besoin.

Générosité et bonté
Il était une fois, il y a de ça très très longtemps, vivait un petit garçon au grand coeur qui s'appelait Nicolas.

Nicolas était un garçon fort généreux. Il aimait beaucoup donner, partager et faire plaisir aux autres. Quand il voyait quelqu'un qui avait faim, il lui donnait sa collation. Quand il voyait quelqu'un qui avait froid, il lui donnait son manteau. Nicolas aidait les autres autour de lui. Son coeur rayonnait de bonté.

Un jour, alors que le petit Nicolas était devenu un jeune homme, il apprit qu'il y avait une grande ville, loin de chez lui, où tous les gens étaient pauvres et n'avaient rien à manger. Nicolas demanda à ses amis de l'aider. Ensemble, ils firent le tour du village pour demander aux gens d'être généreux. C'est ainsi qu'ils recueillirent des grands paniers remplis de pommes, de noix et de pains. Nicolas et ses amis mirent tout ça sur un grand navire bleu et ils partirent pour la grande ville lointaine.

Le vent souffla dans la grande voile blanche. Il leur fallut naviguer longtemps : 7 jours et 7 nuits. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de la grande ville, c'était le soir. Il n'y avait personne dans les rues, mais on voyait la lumière briller des fenêtres. Nicolas frappa à une porte. Une maman ouvrit, mais il n'y avait personne. Elle trouva une corbeille remplie de pommes, de noix, des graines et un pain. Toute la famille se réjouissait et ensemble ils mangèrent un bon repas. C'était la fête !

Nicolas et ses amis firent ainsi le tour de la ville. Tout le monde fêta ! Bientôt, les enfants retrouvèrent leur santé et leur bonne humeur.

Nicolas continua d'être généreux et bon avec tous ceux qu'il croisait.

Quelques années plus tard, alors que Nicolas était un vieillard, il rencontra une famille très très pauvre. Il y avait trois jeunes filles et leurs parents. Le soir, les fillettes faisaient sécher leurs bas sur le bord de la cheminée et allaient se coucher. Un matin, à leur réveil, les filles remarquèrent une bosse dans leur bas. Elles décrochèrent leur bas, plongèrent leur main à l'intérieur et découvrirent un sac rempli d'or ! Il y avait suffisamment d'or pour toute la famille. Ils étaient si heureux !

Devinez qui avait lancé l'or dans la cheminée ? Nicolas, bien sûr !

Nicolas a toujours aidé les autres. Son coeur était si grand, si bon et si généreux que certains l'appelaient Saint-Nicolas. Il aimait aider particulièrement les enfants, si bien que d'autres l'appelaient Père Nicolas.

Maintenant, Nicolas est au ciel. Tous les ans, à son anniversaire, il se met en route pour descendre sur la Terre. Il monte sur son cheval et chevauche d'étoile en étoile. Il vient déposer de l'amour et sa générosité dans le coeur des gens, afin que tout le monde participe à la grande chaîne de bonté.

mardi 29 novembre 2011

La balade en forêt

La semaine dernière, j'ai partagé avec Janie que je désirais composer une histoire pour un projet avec d'autres familles d'école maison.  Ses yeux se sont illuminés et elle m'a offert son aide !  Elle voulait commencer l'histoire et finalement tout a défilé d'un trait et elle l'a composé complètement seule !  Le regard si pétillant, les idées qui sortaient si rapidement, je devais écrire vite pour la suivre !  En moins de trente minutes, elle avait composé ce superbe conte intitulé La balade en forêt.  Nous vous l'offrons en cadeau de Noël !

La balade en forêt
par Janie, 8 ans

Il était une fois, une petite fille nommée Janie et son petit chat noir nommé Apple.

Un beau jour de décembre, Janie et Apple ont décidé d’aller se balader en forêt.  Ils s’amusaient tant qu’ils ne remarquèrent pas le temps passé !  Les deux amis ont joué très longtemps, si longtemps qu’il était rendu 17h00 et il faisait déjà noir.  Les deux amis étaient perdus. 

Soudain, un lutin sortit de derrière un rocher.  Il venait de soigner un écureuil nommé Pépitte.  Le rongeur s’était blessé à la patte et il avait appelé Rabou le lutin pour qu’il vienne lui faire un bandage.  Janie et Apple demandèrent à Rabou : « Sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ? »  Rabou répondit : « Non, je ne le sais pas, je connais seulement la forêt.  Vous pourriez peut-être demander au lièvre.  Je vous y conduirai ! On s’amuserait bien en route, je pourrais vous parler du lièvre et tout ça. »

Après quelques heures de marche, Janie, Apple et Rabou arrivèrent devant le terrier du lièvre.  Tabou regarda dans le trou et cogna.  « Lièvre, lièvre, es-tu là ? »  Le lièvre répondit : « Je suis là, je termine mon repas et j’arrive ! »  Le lièvre ouvrit.  Janie lui demanda :
- Lièvre, comment t’appelles-tu et sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ?
- Pour le 72 rue de Chenonceaux, je n’en ai aucune idée et pour mon nom… bien… tout le monde m’appelle Lièvre ! 
- Merci Lièvre !  As-tu une idée à qui nous devrions demander notre route ?
- Je n’en ai aucune idée… Ah oui, vous pouvez demander à la fée !  C’est à une heure de marche d’ici et je vous accompagnerai !
- Encore une heure d’ici…  Mais il est déjà rendu 20h00…

Fatigués, mais déterminés, Janie, Apple, Rabou et Lièvre se mirent en route.  Ils marchèrent pendant une heure quand finalement ils aperçurent la maison de la fée.  Le lièvre cogna à la porte.  Toc toc toc !  « Marguerite, es-tu là ? », demanda le lièvre.  La fée répondit : « J’enfile ma robe et j’arrive ! »  La fée sortit.  Janie demanda à Marguerite : « Sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ? »  La fée répondit : « Non, je ne sais pas.  Il est tard.  Rentrez d’abord chez moi pour manger et vous réchauffer.  En entrant, saluez mon bonhomme de neige sur la galerie !  Venez, j’ai préparé des biscuits tout chauds !  Vous allez voir que je ne suis pas la fée des dents : j’ai mis beaucoup de pépites de chocolat ! »

Apple dit à la fée : « J’adore votre robe avec les petites marguerites dessus, elle vous va très bien ! »  La fée lui dit : « Merci !  Comme tu es gentil !  Voici une minouche pour ton repas. »  La fée appela : « Lilas, viens, j’ai un nouvel ami pour toi ! »  Lilas arriva, c’était une magnifique chatte à poils mauves comme les lilas !

Ils mangèrent et se préparèrent pour se mettre en route.  Ils voulurent allumer une bougie pour la lanterne, mais la flamme s’était éteinte.  Rabou demanda : « As-tu une lampe de poche ? »  Marguerite répondit qu’elle n’en avait pas.  Ils sortirent à l’extérieur pour trouver une solution.  Lièvre s’exclama : « Mais Marguerite, ta baguette ! »  « Oh ! », répondit la fée, « Je vais la chercher !  Elle est sur mon bonhomme de neige ! »  La fée alla chercher sa baguette.  Elle prononça la formule magique : « Abracadabra, la chandelle s’allumera ! »  Et la lanterne s’alluma !

La fée habitait au sommet d’une grande colline.  La vue était magnifique !  Juste en dessous, il y avait un magnifique lac.  Mais Janie et Apple, pressés de rentrer, n’avaient rien remarqué.  Ils coururent pour se rendre de l’autre côté de la colline.  Tout le monde tentait de les avertir que c’était haut, mais PLOUF, ils tombèrent dans le lac !

Et soudain, Janie se réveilla !  C’était simplement un rêve et elle était seulement tombée en bas de son lit !

vendredi 25 novembre 2011

Le début de l'Avent

Tel que promis ici, voici les détails de notre célébration pour marquer le début de l'Avent !  J'aime cette célébration si chaleureuse !

* La veille du premier dimanche de l'Avent, cette année : samedi le 26 novembre 2011, je lis ce conte :

Il était une fois, une petite fille qui se retrouva perdue dans les bois. Elle jouait insouciante autour des arbres. Elle riait en courant le long des rives d’un petit ruisseau en regardant la lumière qui scintillait en coulant sur les nombreux cailloux colorés. Elle s’amusait tellement qu’elle ne regardait pas où elle allait, sans réaliser qu’il était tard et que la noirceur tombait et qu’elle ne savait plus comment retourner chez elle.

La noirceur enveloppait la forêt autour d’elle. Il n’y avait pas de lumière pour lui montrer le chemin à emprunter pour retourner à la maison. C’était le temps de l’année où les nuits froides d’hiver allongeaient de plus en plus chaque jour.

Elle avait une petite chandelle qu’elle transportait dans ses petites mains, mais elle n’avait pas de feu pour l’allumer. La petite fille avait peur et elle était perdue.

Elle était seule dans la sombre forêt quand soudain elle aperçut un chevreuil qui passait près d’elle. Le chevreuil ne semblait pas avoir peur d’elle. Il broutait l’herbe qui perçait à travers la neige. La douceur et le calme du chevreuil apaisèrent la jeune fille et l’aidèrent à oublier ses soucis. La petite fille continua sa route dans la forêt noire. Peut-être réussirait-elle à retrouver le petit ruisseau qu’elle avait suivi plus tôt et il la mènerait jusque chez elle.

La petite fille marchait dans le noir quand elle remarqua une petite lueur qui illuminait le chemin devant elle. D’où pouvait bien venir cette lumière alors qu’il n’y avait pas de lune ni d’étoiles qui brillaient dans le ciel cette nuit-là. À cet instant, un petit lapin sauta devant la petite fille dans le sentier. Les lapins sont habituellement peureux, mais celui-ci était sorti de sa cachette pour chercher à manger. De le voir devant elle lui donna le courage d’affronter sa peur. Elle continua sa route, remplie d’espoir.

Plus elle avançait, plus l’éclat de la lumière semblait s’aviver. Tout à coup, un renard apparut dans l’ombre de la lumière. « C’est un animal si rusé et intelligent, et capable d’agir rapidement et avec assurance, pensa-t-elle. » Le seul fait de penser au renard l’aida à se sentir plus confiante et à se rappeler que son esprit fin l’aidera à retrouver son chemin. Une fois de plus, elle reprit courage et continua à chercher le chemin qui la ramènerait chez elle. Elle continua d’avancer un peu plus vite sur le chemin sinueux qui semblait la guider vers la lumière. Peut-être s’agissait-il de la lumière d’un feu que quelqu’un avait allumé?

À sa grande surprise, dans la lueur de la nuit, elle aperçut un jeune écureuil. Il babillait en courant dans toutes les directions. « Les écureuils sont si travaillants, ils n’abandonnent jamais, ils sont toujours occupés à chercher des noix. ». Elle sentait que l’écureuil l’encourageait à ne pas abandonner, à continuer de chercher sa route. Ses pas lui paraissaient plus légers, malgré la noirceur. Elle continua sa route sur le chemin tortueux, en se rapprochant toujours plus de la lumière.

Puis, quand elle leva les yeux, elle avait peine à croire ce qu’il y avait devant elle. Était-ce possible? Parmi les arbres, un gros ours maladroit essayait de se trouver un abri pour passer l’hiver. L’ours n’avait pas peur de la noirceur. Il serait seul tout l’hiver, il dormirait dans les profondeurs de sa grotte sombre, bien au chaud. La petite fille se sentit soudainement comme l’ours. Elle n’avait plus peur de la noirceur, même si elle marchait seule dans les bois.

Elle suivait toujours le chemin sinueux, puis, quand elle tourna le coin, une lumière scintillante apparut devant elle. Elle s’approcha de la lumière et alluma sa petite chandelle. Maintenant, sa propre lumière illuminait la forêt et chassait la noirceur. À ce moment-là, son cœur se remplit de joie et de reconnaissance et ses peurs disparurent. Sa petite flamme l’éclairait et illuminait la route. Elle retrouva rapidement le chemin qui la mena chez elle.


* Le premier dimanche de l'Avent, cette année : dimanche le 27 novembre 2011, nous procédons à notre spirale de l'Avent.  Cette année, nous la tiendrons à l'intérieur.  À la tombée du jour, mon conjoint prépare la spirale en tassant les meubles de la cuisine pour se faire de la place !  Il installe des tissus de soie au sol pour délimiter la spirale.  Au centre, il place notre couronne de l'Avent et une chandelle au centre.  Pendant ce temps, je suis dans une autre pièce avec ma cocotte et je lis ce conte bien simple que j'ai adapté du conte  The boy who loved summer, par Marsha Johnson.

La lumière

Il était une fois, une petite fille qui aimait l'été. Elle aimait les chauds rayons de soleil qui lui réchauffait la peau. Elle aimait les belles grosses fraises rouges que la Terre nous offre. Elle aimait courir dehors, sans son gros manteau et elle aimait porter ses petites sandales.

Cette fillette aimait tellement l'été que lorsque le vent froid commença à souffler, elle grelottait et sentait son coeur un peu triste. Lorsque le froid laissait des traces de givre sur les fenêtres, la fillette décida qu'il était grand temps de chercher où la chaleur de l'été avait bien pu aller se cacher.

Alors, la fillette se promena et elle vit que les feuilles des arbres étaient presque toutes tombées. Elle continua sa recherche et elle remarqua que la plupart des animaux dormaient. Il n'y avait plus un seul minuscule insecte en vue. La fillette traversa un champ, où les derniers légumes étaient cueillis. Elle grimpa une colline, regarda la nature endormie et sombre. Elle cria, en pleurant, "J'aime le soleil ! Où est mon été ??"

Une minuscule et jolie fée du feu, venant tout droit du soleil, entendit les pleurs de la fillette et descendit la voir. Cette fée, brillant de sa robe dorée, honorait et respectait la fillette. Elle lui dit qu'à sa façon, elle lui donnerait un peu de la lumière du soleil pour apporter à la maison avec elle, pour garder la chaleur de son coeur en attendant le retour de l'été.

La fée du feu remit une chandelle à la fillette et elle l'alluma avec une étincelle de son coeur. La fillette vit que la lumière et la chaleur du soleil se trouvaient maintenant dans la flamme de la chandelle et dans son coeur.

Et la lumière fut.



Après le conte, nous venons dans la cuisine où se trouve la spirale, toutes les lumières sont éteintes sauf la chandelle au centre de la spirale.  Tous les trois nous avons une chandelle éteinte dans les mains.  À tour de rôle, nous entrons dans la spirale pour nous rendre au centre et allumer notre chandelle.  Nous disons alors ce verset écrit par ma soeur d'âme, Cathy : "Lumière, Lumière qui nous éclaire, réchauffe nos coeurs et bénit l'instant."  Ensuite nous sortons de la spirale en tenant notre chandelle maintenant allumée.  Lorsque chacun a allumé sa chandelle, nous allumons ensemble la première des 4 chandelles, marquant notre entrée dans la première semaine de l'Avent.   Puisque cette première semaine honore les minéraux, nous ajoutons quelques pierres précieuses et cristaux à notre couronne.


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Avant de se coucher en ce premier dimanche de l'Avent, nous lisons un des 4 contes accrochés à notre couronne.  Tiré du livre La lumière dans la lanterne, voici le premier conte :

Pourquoi l'eau devient glace, page 12.

Sur le chemin qui les menait à Bethléem, Marie et Joseph arrivèrent un jour au bord d'un ruisseau. C'était un petit ruisseau, il n'était ni large, ni profond. Mais au gros de l'hiver, l'eau y était très froide. Le petit âne plongea prudemment un sabot dans l'eau et le retira aussitôt : il avait eu l'impression que le froid lui mordait la jambe. Il était bien décidé à ne plus remettre un seul pied dans l'eau. Marie et joseph avaient cherché un pont ou une barque pour traverser la rivière, mais ils n'avaient rien trouvé. Qu'allaient-ils faire ? Joseph retroussait déjà son manteau. Il était décidé à prendre Marie sur ses épaules pour passer à gué. Mais l'idée de Joseph ne plaisait pas à Marie; il aurait pu prendre froid ou bien se faire du mal. Elle s'était rendue tout près de la rive et chanta doucement :

« Onde claire, onde claire cesse ta course légère
Aide-nous, cesse de couler, sois un pont, fait- nous passer! »

Une réponse s'éleva des eaux comme un doux tintement de cloches. Et tout à coup l'eau se figea, formant un pont transparent comme le verre, mais si solide qu'il permit à Marie, à joseph et même au petit âne de gagner l'autre rive.



Voilà comment se déroule notre célébration du premier jour de l'Avent !

Et maintenant, tous les soirs, lorsque la pénombre arrive, nous allumons notre couronne de l'avent (la chandelle du centre + le nombre de chandelles correspondant à la semaine où nous sommes) en ayant une pensée particulière pour le fait que la lumière du jour est remplacée par la lumière de nos coeurs. Les journées plus courtes représentent le moment propice pour s'intérioriser et veiller à notre lumière intérieure. Ainsi, plus les semaines de la période de l'avent avancent, plus les journées raccourcissent et plus nous allumons de chandelles pour renforcer notre lumière intérieure !