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jeudi 26 janvier 2012

une expo de Berthes Morisot impressionniste femme et quelques bers de Francis Jammes

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quelques vers de Jammes Francis
dans le deuil des primevères

il dit
je suis pareil aux ânes aux pieds cassés

comme un oiseau de sang caché entre deux pierres

son cœur dans les violentes joies éphémères
passa comme une truite au torrent bleu


j'avais peur que tout amour
ne soit le bourdon bleu qui blesse un liseron


jamais ne meurt pour nous l'oseille que l'on aime
puisque revient toujours à notre appel.
Si elle avait un nom, ce ne serait pas elle :
elle ne viendrait pas et serait fidèle.

je ne sais pas ce que j'attends. c'est une chose
que je ne puis pas dire qui comme une rose
dont on sent le parfum sans que l'on puisse la voir.


mon Dieu , je vais me recueillir. je veux entendre la neige des agneaux marcher sur les gazons.


elle aura la fraîcheur des roses qui s'allument
sur le grelottement mouillé des anciens murs.

belle journée ensoleillée

mardi 24 janvier 2012

le deuil des primevères de francis jammes

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j'ai découvert cet auteur dans une ressourcerie de la rue Oberkamf au carrefour Aarmentier

Extrait étudié :
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Texte A - Francis Jammes : Prière pour aller au Paradis avec les ânes (Le Deuil des primevères, 1901).

[Le poète Francis Jammes (1868-1938) a vécu toute sa vie au pied des Pyrénées, principalement à Orthez.]
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Lorsqu'il faudra aller vers Vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j'irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n'y a pas d'enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai : Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d'un brusque mouvement d'oreille,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles...
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Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j'aime tant, parce qu'elles baissent la tête
doucement, et s'arrêtent en joignant leurs petits pieds
d'une façon bien douce et qui vous fait pitié.
J'arriverai suivi de leurs milliers d'oreilles,
suivi de ceux qui portèrent au flanc des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,
de ceux à qui l'on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s'y groupent en ronds.
Mon Dieu, faites qu'avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l'amour éternel.

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Et moi, je ne sais pas ce que mes pensées pensent.
Le Deuil des primevères


Source : Le Deuil des primevères. - 3 citations - Référence citations - citation


Et si tu n'a pas vu ce joli sentiment - que Zénaïde Fleuriot a nommé l'amour, - je te l'expliquerai lentement, lentement.
Le Deuil des primevères

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Hasparen

Et si tu n'a pas vu ce joli sentiment - que Zénaïde Fleuriot a nommé l'amour, - je te l'expliquerai lentement, lentement.
Le Deuil des primevères

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Je fais ce qui me fait plaisir, et ça m'ennuie de penser pourquoi.
Le Deuil des primevères

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