Soyons brefs :
Épi
... Ils ont obtempéré
Walrus ; Marie Sylvie ; Kate ; Lecrilibriste ;
Nana Fafo ; François ; Clio 101 ; Joe Krapov ;
De la fenêtre de sa chambre Onia observait, rêveuse, la cour intérieure du château. Les serviteurs avaient couvert les murs de décorations blanches et dorées. Sur l’escalier d’honneur et le plancher, on avait installé un épais tapis de fourrure immaculée, faisant penser à un manteau de neige. Mêlés aux boules et aux guirlandes, des branchages de sapin d’un vert éclatant et des statues grandeurs nature d’animaux (renards et panthère des neiges, ours blancs, pingouins et lapins blancs) donnaient aux visiteurs le sentiment de se promener dans une forêt enchantée.
Le puissant carillon d’une horloge l’interrompit dans sa rêverie.
Dix-huit heures sonnaient, le banquet s’ouvrirait dans deux heures.
Il lui fallait se hâter, d’autant que son traître de cœur venait de faire une embardée. Juste avant le dernier coup, elle avait vu le prince Thibault entrer par l’une des portes et s’engager dans l’escalier d’honneur.
Avec impatience, elle tira le cordon de sa sonnette.
Dans la seconde, Irzielle, sa servante, faisait son apparition, escortée de l’intendante.
Sans attendre leur ordre, Onia défit sa robe d’après-midi et la laissa tomber à ses pieds. D’un geste, elle fit signe à sa suivante de lui passer son corset. Obéissante, la jeune femme l’aida à l’enfiler avant de resserrer les lacets un à un.
Attentive, Onia écouta sa respiration et les mouvements de sa cage thoracique. Dès qu'elle sentit ses limites atteintes, elle fit cesser l’opération, faisant taire d’un regard glacé les protestations indignées de l’intendante. De même, elle déclina les robes que lui proposait sa suivante et porta son choix sur une toilette de velours bordeaux, parsemée de délicates broderies en dentelle sur les manches et le corsage, les coutures extérieures ornées d’un entrelacs de fils argentés et dorés. Dès qu’elles eurent finit leur œuvre, elle les chassa de la main avant de se laissa tomber sur le lit, épuisée.
Avoir une attitude pareille ne l’enchantait pas mais elle n’avait guère le choix.
Le soir de son arrivée au palais, épuisée et ignorante de toutes les lois de cour, incapable de se décider, elle avait laissé le champ libre à l’intendante. Elle s’était retrouvée engoncée dans un corset trop serrée, une robe qui la boudinait, une coiffure démodée et des bijoux criards. Comme une brûlure, elle se rappelait les regards remplis de pitié de ses amis, les rires discrets et les chuchotements ironiques derrière les éventails. Le dîner avait été pire.
Selon les règles de l’étiquette, les invités devaient être répartis parmi les convives avec qui ils partageraient leurs aventures. De là pourraient naître amitiés et alliances fructueuses. Séparée de ses camarades, étourdie par le bruissement des conversations, étouffant à moitié dans sa robe, elle avait été incapable d’articuler plus de quelques mots. Il avait suffi à ses voisins de droite et de gauche de lui poser quelques questions pour se convaincre de son insignifiance et se détourner d’elle. Elle avait mangé, ignorée de tous, écoutant des noms, des lieux et des activités qui ne lui disaient rien. Au moment de retourner dans la salle de bal, personne ne lui avait offert son bras. Elle s’était retrouvée seule au milieu de la foule, la respiration coupée, incapable de savoir où aller. Elle avait cru périr de honte quand Il l’avait secourue.
Le souffle erratique, elle vacillait quand elle avait senti un bras lui entourer l’épaule. Son parfum d’iode et d’algues et sa voix, vibrante et chaude, pleine de sollicitude, l’avaient enveloppée, comme un cocon.
— Vous ne vous sentez pas bien, mademoiselle ? Venez donc prendre l’air, il fait étouffant par ici.
Il l’avait accompagnée dans le jardin intérieur et desserré son corset. Il avait ensuite écouté sa détresse et son sentiment d’abandon, allant jusqu’à la laisser pleurer dans ses bras, puis ramenée à sa chambre en lui promettant de l’aider.
Le lendemain Mademoiselle Julyann, rien de moins que la princesse héritière, l’avait prise sous son aile, la corrigeant avec douceur, lui enseignant à tenir son rang, à s’imposer face aux servantes et aux garçons de chambre, à souligner ses attraits pour faire oublier sa faible naissance. Sous sa houlette, elle avait pris confiance et son attitude n’était en rien différente de celle d’une dame de petite noblesse.
Le prince Thibault, héritier de l’empire, avait usé de son influence pour lui permettre à elle, sans nom ou titre, à s’intégrer à la cour.
Si on en croyait les ragots, il était séduisant et enjôleur, charmant d’un mot toutes les jeunes femmes, de la simple servante à la plus haute duchesse, sans s’attacher à aucune, tel un aventurier avec une fiancée à chaque port. Pourtant, après le malencontreux incident du banquet, leurs rapports s’étaient limités à de brefs échanges, toujours cordiaux, sans l’assaut de charmes qu’il avait la réputation de distribuer à toutes celles qui croisaient sa route.
Si Onia n’éprouvait que de la reconnaissance envers le prince, elle ne trouvait pas plus belle revanche contre ceux qui l’avaient ignorée et humiliée que Son Altesse la remarque, sublime parmi les dames de la cour et lui accorde son bras pour les festivités.
Elle se trouvait plongée dans ses rêves de gloire quand la porte s’ouvrit, laissant place à son amie Saphira, ainsi qu’à la princesse Julyann.
— Tu es sublime ma chérie, lui murmura Saphira en l’embrassant. Le bordeaux te va à merveille.
— Vous avez excellent goût ma chère, renchérit la princesse. Cette couleur rehausse votre teint naturellement tanné et donne un éclat particulier à vos cheveux noirs.
Rougissant sous le compliment, Onia plongea dans une révérence avant de se soumettre aux mains expertes des deux femmes.
Une heure plus tard, elle sortait de sa chambre en leur compagnie, les cheveux noués en un élégant chignon flou, rehaussé par une tiare de rubis et diamants. A mesure qu’elle descendait l’escalier d’honneur, les bruissements étonnés de l’assistance sonnaient en son coeur comme les trompettes du triomphe. Les convives avaient sorti leurs plus belles étoffes, les coiffures se disputaient en extravagance et les bijoux de prix scintillaient tant que les yeux en étaient éblouis. Pourtant, son regard ne quittait pas celui du prince qui, admiratif, la regardait descendre et semblait ne voir qu’elle.
Il la rejoignit sur le palier à mi-hauteur et s’inclina profondément.
— Bien le bonsoir, dame Onia. Parmi les fleurs de la cour, vous êtes assurément la plus belle des roses, inégalée et inégalable.
Et, lui offrant son bras, il la guida vers le banquet.
En juillet 2023, trois monte-en-l'air,
On a volé, le diadème de Portland.
Ce bijou inestimable,
A disparu en un éclair.
Les pierres montées autrement,
Ont fait qu'il est devenu désormais introuvable.
C’est Cartier, qui au début du siècle précédent.
L'avait monté pour le 6e duc de Portland.
Pour l'offrir à Dalias Yorke, son épouse,
De quoi rendre bien des femmes jalouses.
Ce diadème Royal marquait la souveraineté du monarque.
Il était magnifique avec toutes ses pierres serties.
Mais hélas quelques mauvais comparses,
En le démantelant, on sut en tirer de belles contreparties.
T'as pas la réf ?
Sur le chemin du retour,
complètement bredouille et légèrement éméché
au kir de la taverne Dac-au-thé,
Ronchonchon titube et rumine sur son enquête
du Super Héros masqué et chauve.
Au détour d'un fourré dans la forêt,
il aperçoit des plumes qui ondulent nonchalamment.
C'est ce Duc de Paon qui sort de son trou...
Ronchonchon l'interpelle :
tu sors enfin de ton trou, Duc ?
Vexé, le Duc de Paon l'invective :
de quoi je m'emmêle, emplumé !
Il a toujours été un peu narcissique le Duc !
Une question de titre ou d'étiquette
ou encore de "prophétie auto-réalisatrice",
un truc de la sorcière du fin fond de la forêt
qui affecte les destinées.
Ronchonchon tente une autre approche :
Dis donc Duc, t'aurais pas entendu parler
d'un super héros masqué et chauve ?
Le Duc de Paon le transperce de son regard masqué :
Je te vois venir avec tes gros sabots de boudiné...
je n'ai rien à voir là-dedans !
Il semblerait que le Duc en sache plus
que ce qu'il veuille bien s'en défendre.
Ronchonchon sort ses muscles
et commence un "poils à plumes" musclé.
Il attrape ce trou Duc de Duc sorti de son trou par le cou
et le secoue pour en faire tomber quelques informations plumeuses.
Le Duc capitule, se remplume et confie à Ronchonchon
qu'ON lui aurait dit un poil plus tôt
que c'était un déplumé qui avait fait le coup.
Ronchonchon s'interroge...
donc, ça ne peut pas être une chauve-souris, ni une souris chauve !
C'est tout de même un indice de taille qui tombe pile poils.
Il doit trouver ce "ON"...
S'apprêtant à molester à nouveau le Duc,
il reçoit un coup derrière la tête.
Il se retourne et découvre un volatile
muni d'un ustensile qui envoie des projectiles...
Ravi, le Duc déclare :
"en toute simplicité, la Duchesse d'Aquitaine !"
(pour celles et ceux qui ont "la réf")
Les temps sont durs …
Et je vieillis
Les mots nouveaux j'ai épuisé,
Pour vous souhaiter une Belle Année
Alors
Je suis allée chercher ailleurs
Et du fond du cœur
Je vous souhaite en cette année 1
Car 2+0+2+6 = 10 = 1+0= 1
En réduction théosophique
Je vous souhaite donc
En cette année en 1
De ronger très peu votre frein,
Sans faire l'ours en cage,
Ni Bailler aux corneilles,
Ou rentrer dans un trou de souris
Mais
Être malin comme un singe,
Pour prendre le taureau par les cornes
Et se tailler la part du lion,
Le soir
Dormir comme un loir,
Mais se lever au chant du coq,
Être gai comme un pinson,
Et voir des éléphants roses,
En se marrant comme une baleine,
Enfin
De rester ce drôle de zèbre
Unique, irremplaçable et fantastique
Précieux, amical et réconfortant
Qui éclaire les heures des jours gris
Je m'étais épris de cette duchesse
Follement
Une mondaine attirée par mon talent
Tentant
J'avais compris
Immédiatement
Que je lui plaisais aussi
Forcément
Puisqu'elle feignait l'indifférence
Évidemment
Je la poursuivis de mes assiduités
Vainement
Tout en sachant qu'elle était mariée
Richement
Je découvris que je n'étais qu'un soupirant
Piaffant
Parmi tant d'autres
Et pourtant
Elle me refusa, me méprisa
Disparut à des lieues de là
Persévérant
Je la retrouvai dans un endroit perdu
J'obtins une entrevue
Difficilement
Aux soeurs elle dit que j'étais son frère
Désarçonnant
Elle m'avoua alors son amour
S'être jouée de moi, moquée de ma condition
Dédaigneusement
M'avoir laissé espérer toujours
Inutilement
Sa vie désormais brisée
Totalement
Si la mienne a basculé
Je l'ai retrouvée
Tristement
Je vais reprendre le dessus
Partir me retrouver
Comme avant
Vaillamment
Librement
Et m'amuser comme avant
Finalement
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(Le titre : "Ne pas toucher la hache" renvoie au film "Ne touchez pas la hache", lui-même inspiré du roman de Balzac "La Duchesse de Langeais" paru au départ dans une revue sous le titre "Ne touchez pas la hache" renvoyant à l'expression "ne touchez pas à la hache"...)
(Portrait de Balzac extrait de :
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illustrant la page 171 :
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)
Ben oui, quand on me dit "duchesse", je pense "pomme" !
Dès lors je crains de faire un four avec mon intervention (et ne me dites pas qu'on peut les cuire à la friture, de la friture, j'en ai assez sur mes lignes de communication).
Notez que, contrairement aux poires, il n'y a pas de variété de pommes intitulée "duchesse", les pommes des pommes duchesses, c'est des patates ! (pas douces les patates, prenez plutôt des Bintjes... s'il s'en trouve encore).
Tout cela ne vous empêche évidemment pas de choisir une autre issue pour votre participation, un meuble, peut-être ? Comme ce fauteuil duchesse :
Il y en a même des brisées de ces duchesses :
Maintenant, si vous tenez absolument à vous accrocher au titre nobiliaire, je vous recommanderais bien celle de Langeais de Duchesse. J'ai même visité son château*, c'est vous dire !
Vous pouvez même tenter un acrostiche...
Dans
Un
Château
Hanté
Elle
Suivit
Son
Epoux
(ouais, vous pouvez étoffer un peu hein !)
* N'allez surtout pas croire tout ce que je raconte : excepté dans la tête de Balzac, il n'y a jamais eu de duchesse de Langeais, même si la duchesse de Bretagne, Anne, s'est mariée dans ce château.
Il est le plus beau,
Il est le plus fort,
Ce redresseur de torts.
Des méchants, il est le fléau.
A-t-il fini de tomber,
D’une bande dessinée ?
Personne ne le sait.
Toujours, il fait son petit effet.
On dirait une chauve-souris,
L'homme est ainsi habillé.
Un chiroptère parmi,
Les héros bien taillés.
On l'appelle Batman,
Pour certains, il est hasbeen,
Pour d'autres, Il est rassurant.
De quel côté votre cœur s’incline ?
Avec ou sans alcool ?
Flash spécial à Radio Crochet.
Ce matin à l'estaminet, toute l'assemblée s'agite.
Il paraîtrait qu'un super héros en collant
veut investir la Mairie de la ferme Dac-au-thé d'Yvanne.
Mais... on ne connaît pas son identité secrète !
Des rumeurs courent qu'il voudrait fusionner
la ferme d'Yvanne et celle de Nana pour étendre son territoire.
C'est un scandale !
L'estaminet grogne
et Ronchonchon est bien décidé à mener sa petite enquête.
Il se pare de sa plus belle écharpe "l'air de rien"
et comme tout bon cochon qui se respecte,
il va déambuler dans le village Dac-au-thé,
histoire de glaner quelques informations croustillantes
aux langues de chat ou de vipère qu'il trouvera.
Les cocottes du village sont de sortie,
elles ont sorti leur plus beau plumage et brillent comme un sapin de Noël
en se pavanant dans les ruelles pavées de la ferme,
toutes parées de bonnes intentions.
Profitant de cette euphorie cacophonique,
Ronchonchon leur glisse un :
- Mesdames, quel peps !
Les poulettes gloussent de satisfaction,
Ronchonchon poursuit pas très subtilement,
mais bon avec des cocottes ça ne sert à rien :
- Sauriez-vous qui est ce nouveau super héros ?
Les cocottes répondent en coeur en poursuivant leur défilé :
- Un chiroptère ?
Hummm... Ronchonchon se dit
"mon cochon c'est une chauve-souris que tu dois trouver".
Il poursuit son périple entre les bottes de pailles et les bottes en caoutchouc,
quand il tombe groin à museau
sur une petite souris blanche et chauve de son état.
Ronchonchon se demande
"Serait-ce elle ? Une souris chauve masquant une chauve-souris masquée... mâlin !"
Après avoir cuisiné et assaisonné de quelques boutades l'air de rien
(tout est dans l'écharpe) la suspecte, il semblerait qu'elle soit blanchie.
La chauve souris s'éloigne en disant :
- Un chiroptère ?
Désespéré, Ronchonchon décide d'aller à la taverne de la ferme Dac-au-thé.
Dans toutes les fermes il y a une taverne !
C'est souvent là que les langues se délient sur les délits.
En levant les yeux sur l'enseigne, Ronchonchon lit : "au P ter noster",
ça lui donne envie de prendre un petit Kir au P ter, pas vous ?
Une chauve-souris déguisée en homme
Comme une image tirée d'un album
Ça n'existe pas ça n'existe pas
Une chauve-souris surgie hors de la nuit
Histoire de tester le soleil qui luit
Ça n'existe pas ça n'existe pas
Une chauve-souris qui serait une souris
Et pourquoi pas un oiseau de nuit
Ça n'existe pas ça n'existe pas
Une chauve-souris qui serait chauve
Dans le secret de l'alcôve
Ça n'existe pas ça n'existe pas
Mais un escargot
Qui monte de plus en plus haut
Et qui ainsi rata l'enterrement
D'une feuille morte
Que le vent emporte
C'est surprenant
Et ça existe là
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Eh ! Pourquoi pas !
(Mais bien vite dans son habitat
tout en bas il retourna)