Personnellement, je n’ai jamais eu la chance de le rencontrer mais en entendre parler par son ami Christian BERNARD, propriétaire de TROPICA BD, librairie spécialisée en BDs et située Boulevard Tirou à Charleroi, j’ai l’impression de l’avoir toujours connu intimement !
Mais reprenons cela depuis le début…
Début des années 1980. Ils étaient cinq à terminer leurs études universitaires à Louvain-la-Neuve, cinq amis amateurs de petits mickeys et qui décidèrent de créer cette librairie consacrée à la bande dessinée.
Pendant plus de 30 ans cette librairie a été considérée comme LA référence en Wallonie où ne manquaient pas de se rendre tout amateur bédéphile de l’époque prêt à profiter des meilleurs conseils de spécialistes pour acheter les dernières perles parues !
Faisant partie des fondateurs de la librairie, Denis Lapière, né le 8 août 1958 à Namur, va au même moment fournir quelques petites histoires pour le journal Spirou puis très vite va publier son premier album en 1987 : « Mauro Caldi »
aux Éditions du Miroir.
Mauro Caldi (Michel Constant – Denis Lapière – 1987 – 8 albums)
Aventures et humour autour de ce mécanicien et de sa Ferrari
Toujours en 1987, pour les éditions Albin Michel, suivra « Mono Jim », une histoire d’aventures se passant en Indochine dessinée par Eric Maltaite.
Mono Jim – Le carrefour de Näm-Pha (Eric Maltaite – Denis Lapière – 1987)
En 1991, aux éditions du Lombard, avec Marc-Renier, une histoire qui se passe en 1549, une histoire d’enlèvement, une histoire d’amour…
Le cœur mangé (Marc-Renier – Denis Maltaite – 1991)
Les productions suivantes se feront ensuite aux éditions Dupuis :
Alice et Léopold (Olivier Wozniak - Denis Lapière - 1991 - 5 albums)
On y suit ces deux adolescents vivant au Congo Belge dans les années 1920
Charly (Magda – Denis Lapière - 1991 - 11 albums)
On y fait notamment la connaissance de Cap’tain Foudre, une fusée modèle réduit pouvant se transformer en une terrifiante arme destructrice…
Un peu plus tard, Denis Lapière se fera connaître par ses magnifiques productions plus adultes dans la collection Aire-Libre: il crée en 1992 avec le dessinateur Jean-Philippe Stassen les superbes diptyques Le Bar du Vieux Français et en 1996 l’histoire d’un producteur de cinéma dans
La dernière des salles obscures illustré par Paul Gillon.
Nous voici maintenant en 1997. Invité au Festival d’Angoulême parce que nominé pour
« La Saison des Anguilles », Denis Lapière va faire la connaissance de Ruben Pallejero,
qui vient de recevoir le prix Alph-Art étranger avec Jorge Zentner pour « Le silence de Malka ».
Et bizarrement, de cette rencontre entre un belge francophone
et un espagnol catalan vont naître trois chefs-d’œuvre du 9ème art dont
je vous parlerai très très prochainement…
Texte, images et .cbr apportés par Philippe.
Merci beaucoup pour ce magnifique article









