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jeudi 24 août 2017

JEU 28 : Va chez la voisine, je crois qu'elle y est...


 
 
Monsieur de Melon,
   
 
 
     Je m'empresse, de répondre, comme vous ne manquerez pas de le noter, au pied de la lettre que je viens de recevoir.
Aux fins de vous convaincre, que, contrairement à ce que vous supputez, je ne la jetterai pas aux orties. Par ailleurs, les herbes ne défigurent pas mon jardin,  mon fidèle jardinier   s'acquittant, fort bien, d'une tâche,  séparant le bon grain de l'ivraie.

Je vous prierai,  mes plates-bandes, ne plus les piétiner, celles-ci commençant à montrer piètre état, dû à votre  déplorable négligence. Ne vous récriez pas, puisque vous reconnaissez avoir fait le pied de grue, en moultes occasions,  sous mes fenêtres.Toutefois, faute avouée, à moitié pardonnée, j'en conviens, mais je ne suis pas sûre d'oublier ce sacrilège.

Sachez monsieur, que ce qui est pris, n'est pas à prendre. Je ne serai jamais votre"tendre chou"; appelons un chat, un chat, voulez-vous. Il se trouve que mariée pour le meilleur et pour le pire, je me trouve  fort aise de constater avoir  trouvé chaussure à mon pied.

Monsieur, je ne saurais trop vous encourager à faire contre mauvaise fortune bon coeur, sachant  que une de perdue, dix de retrouvée...alors, de grâce, cher monsieur,  dorénavant, cessez de m'importuner.Quoique vous puissiez encore tenter, sachez que mes cinq à sept ne vous seront jamais réservés; courez, plutôt, conter fleurette sous d'autres cieux, vous y trouverez, j'en suis certaine, l'herbe plus verte et, l'occasion faisant le larron, maintes circonstances à déclamer  charmantes bluettes, cueillant peut-être une rose, n'ayant point encore perdu sa vesprée.

Recevez Monsieur, avec mes salutations, mon profond désir de ne plus vous entendre soupirer entre chien et loup.


Madame Jasselyne de Gazouilly Célestas
 
 
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Texte de Jacou
 
 
 
 
 
 

mardi 15 août 2017

JEU 28 : Lettre à Porcinet

Porcinet
Forêt des rêves bleus
Pays de l’Imaginaire


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Cher Porcinet,

J’ai lu plusieurs des aventures de Winnie et de ses amis, dont tu fais partie.  Je tiens à te dire que sans toi, il y manquerait l’essentiel.  Oh oui!
Nul n’est plus que toi attentif aux besoins et aux désirs de tes amis.  Sans vouloir les sous-estimer car ils ont chacun leurs qualités, ils sont très centrés sur ce qui les agite ou qui les fige, sur ce qui les chatouille ou les fait souffrir:  Bourriquet sur ses malheurs, Winnie sur son estomac, maître Hibou sur son prestige, Coco lapin sur ses multiples activités, etc.
Pour ce qui est de l’amitié, tu es sans contredit le plus doué.  “L’esprit du cœur, c’est la délicatesse.”
Ta sensibilité doublée de gentillesse t’amène à ouvrir grand la porte de ta maison, comme celle de ton cœur, sans aucune arrière-pensée et avec simplicité.  “Rien n’est plus rare en ce monde que la véritable bonté.”  Voilà pourquoi je tiens à souligner en toi cette précieuse qualité.
Tes amis savent, en tout cas ils devraient savoir, qu’ils peuvent compter sur toi.  Il n’est pas d’ami plus fidèle.  “La seule façon d’avoir des amis, c’est d’en être un”, depuis longtemps tu l’as compris.
Malheureusement, tu as peur de beaucoup de choses.  Tu es un tout petit animal et le courage souvent te fait défaut.  Heureusement tu as tes amis pour te protéger des dangers … mais aussi parfois hélas t’y précipiter.  “La peur donne des jambes” dit un proverbe allemand.  “La peur donne des ailes” dit un proverbe français.  Mais les plus timorés savent que la peur paralyse trop souvent les plus beaux élans.  Enfin, comme le dit Robert-Louis Stevenson:  “Garde ta peur pour toi-même et partage ton courage avec les autres.”  Etre bien entouré d’amis, rien de mieux pour faire face à l’ennemi, qu’il soit réel ou imaginaire.
Je te comprends, petit Porcinet, j’éprouve bien souvent des frayeurs qui freinent mon ardeur.  Et pour t’encourager à continuer d’être toi-même, je suis venue te dire sincèrement que je t’aime.  Ne t’en fais pas trop avec la vie!  Je serai toujours là pour toi, si tu as besoin d’une amie.

Avec beaucoup de tendresse,

Michelle

mardi 1 août 2017

JEU 28 : Lettre proverbiale


Ce mois-ci, très chers , je vous propose de
choisir une personne ou un personnage connu,
(vivant ou mort, réel ou imaginaire)
et de lui écrire une lettre...

Oui, une vraie lettre...
pas de SMS, ni de message électronique
écrit à la va-vite le midi entre deux rendez-vous...
une vraie lettre "à l'ancienne"...
avec en-tête, formules de politesse et tout le tralala...

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Et dans cette lettre, vous veillerez aussi
à insérer plusieurs proverbes...
(français de préférence...mais pas forcément... :-),
la sagesse des autres pays
ne pouvant que nous être profitable aussi...)

Vous saupoudrerez ensuite d'humour et de fantaisie
et posterez le tout à l'adresse suivante :

Date limite : le 21 août 2017
le cachet de la poste faisant foi.
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Au plaisir de vous lire !
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Et mille mercis pour les participations
du mois précédent, peu nombreuses,
mais...brillantes ! :-)
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La Licorne
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lundi 14 mars 2016

Agenda ironique : "De la véritable origine d'un célèbre proverbe"


Participation au Concours de l'agenda ironique :


"Le 2 Mars 1898, Charles-Bernard Michel, 
qui posait le 6 ème rail de la ligne 6 du Métro de Paris, 
inventait un proverbe en s’adressant à Claude-Joseph Sainte-Barbe, 
son second de sidérurgie, comme celui-ci ne plantait des rivets 
qu’à 10 cm d’intervalle alors que le manuel précisait 
qu’il en fallait tous les 8,5 cm. 
Suivirent l’inauguration de la ligne le 1er Janvier 1900 
et le déraillement du 3 Janvier 1900 
mais c’est une autre histoire bien trop longue…"


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Tout le monde sait, en effet, que les meilleures sont les plus courtes...
Alors, ne nous attardons pas pour rétablir la Vérité, avec un grand V, 
celle qui est toujours bonne à dire, celle qui, 
cachée au fond du puits, attend qu'on l'en sorte....

Le proverbe en question, le proverbe énoncé en ce jour de printemps 1898, 
n'avait, je vous l'assure, rien à voir avec le mois de mars, le mois de mai 
ou un quelconque mois de l'année. Il était fort différent et tenait à un détail 
que tout le monde a, depuis longtemps, oublié : 
ce jour-là, le poseur de rails était venu au travail avec ses deux chiens 
et les avait laissés divaguer sur le quai.

Or, ces deux molosses, peu nourris le matin, à cause du départ précipité de leur maître, 
ne cessèrent, tout au long du jour, de manifester bruyamment leur appétit non satisfait 
par des allées et venues incessantes et de furieux jappements.
Claude-Joseph, le "second",  en fut tout perturbé 
et, incapable de se concentrer, se mit soudain à planter ses rivets 
de façon peu orthodoxe, sans en mesurer ni l'écart, ni les conséquences.

Remarquons en passant que toute l'Histoire tient à ce genre de petits détails : 
une gamelle trop peu remplie pouvant parfois, 
par des enchaînements hasardeux et improbables, 
aboutir à une catastrophe épouvantable causant des dizaines de morts...

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Les rivets du 6ème rail de la ligne 6, donc, furent plantés de travers 
et causèrent l'accident fatidique.
Quand il l'apprit, Charles-Bernard, dans un éclair de compréhension,  
s'écria alors, visiblement ému :
"Les chiens aboient...
 et là, quatre rames cassent !".

Un journaliste, dépêché par la Gazette parisienne, était sur place 
et s'empressa de recueillir le propos...
mais  le sort voulut que, par une répétition incroyable, 
il n'eut lui-même que fort peu déjeuné ce matin-là...
Tenaillé par la faim 
(faut-il rappeler que "Ventre affamé n'a pas d'oreilles" ?), 
il ne retint que le début des paroles du sieur Michel 
et en déforma, assez malencontreusement, la suite.

Le lendemain, la phrase remaniée fit les gros titres des journaux : 
on se posa beaucoup de questions sur cette déclaration énigmatique, 
et sur cette caravane qui n'avait rien à faire là...
tellement de questions d'ailleurs que la phrase, devenue culte, 
finit par s'inscrire dans la mémoire collective.

Voilà donc, mesdames et messieurs, 
la Vérité. La vraie. La seule.
Il fallait rendre à Charles-Bernard  
ce qui est à Charles-Bernard 
et je suis heureuse 
qu'on m'ait donné l'occasion de le faire.

Les bons contes font les bons amis...
Merci.

Faim.
(euh...FIN)

La Licorne
 
 

P-S : Mais...bon...était-ce vraiment une bonne idée 
de participer à ce concours ironique et bizarroïde ?
Est-ce que je ne risque pas de me mettre, sans le vouloir, 
les railleurs (et les dé-railleurs) à dos... ?
L'avenir nous le dira.
Réponse entre le 23 mars et le 30 octobre...
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Autres textes du concours
(et vote pour les 3 préférés) :
ICI
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