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mardi 24 mai 2011

Toi et moi

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Heureux l'instant où nous nous assiérons dans le palais,


toi et moi


Avec deux formes et deux visages, mais une seule âme,


toi et moi


Et quand nous entrerons dans le jardin,


toi et moi


Les couleurs des feuillages et les voix des oiseaux
Nous combleront d'immortalité,


toi et moi


Et nous resterons unis dans l'extase par les mots et par le silence,


toi et moi


Et les oiseaux du ciel envieront nos fous rires et l'allégresse de nos coeurs,


toi et moi.


Mais le prodige c'est qu'unis en ce même lieu,


toi et moi


Nous soyons en ce moment même l'un en Irak et l'autre au Khorassan,


toi et moi.


De Rûmi à son ami Shams

lundi 25 avril 2011





Tout dépend du sujet à travers lequel tu vis...

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Tu peux vivre à partir d'un  sujet définissable (donc matériel):

                                "je suis ce corps"
          
                      "je suis le fils de mes parents"
                                                                                                                              
                           "je suis celui qui crois en Dieu"

                  "je suis cet objet qui m'appartient"


...et ainsi tu peux être une infinité de personnages.

Victorian Patchwork

Ta vie ressemble alors à ces couvertures confectionnées à partir de chutes d'étoffes disparates. Quelque chose d'absurde...

Tu passes d'un personnage à l'autre sans t'en apercevoir, "réagissant" en fonction de tel ou tel autre masque et non en fonction de la situation. Tu dévies de ton axe. La vie est question permanente et au lieu de répondre à son appel, tu "réagis". Un peu comme une personne qui entend une question qu'il ne comprend pas et qui trouve comme seule alternative de répondre par l'agressivité. Tu te sens impuissant. Et chaque nouvelle question te met face à cette impuissance. Plus tu te dérobes, plus la vie te questionne...C'est un cercle vicieux.

****
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Tu peux aussi vivre à partir d'un sujet indéfinissable. C'est à dire l'esprit, le souffle, le "rien" (considéré comme rien uniquement d'un point de vue matérialiste). Cela revient à vivre à partir de ce que tu as-ce que tu es.
Et là, le sujet n'a plus de forme ni de centre. Le sujet se fond au verbe. Il ne fait plus qu'Un avec la vie qui est torrent tumultueux et sage. La Vie devient sujet d'elle-même. Il n'y a plus de jeu (JE) de question-réponse car tout est là. Tout est évidence. Tout est sens.



dimanche 10 avril 2011

Papillon

Transparence

Prendre le réel comme un fruit mûr et le goûter vivant, pleinement sucré, rond, palpitant. 

Même la forme la plus anodine, la plus bête est pure vérité. Le seul choix est de voir ou pas, d'être assez vide (plein du monde) pour laisser la forme se déployer, nous remplir, donner assez de place pour faire naître l'infiniment nouveau.

Cela me rappelle lorsqu'on est enfant et qu'on joue une histoire; puis soudain l'histoire ne convient plus. Alors on secoue la tête et simplement, sans aucun mal, on passe à autre chose, une autre histoire, un autre personnage. Sans perdre de vue qu'on joue...sérieusement.

La forme est un outil, non un obstacle. Elle est un signe, non un mur. Surtout ne pas la saisir, ne pas la froisser. Elle est un papillon éphémère qui ne supporte pas la captivité. Elle ne sert qu'à voleter bien au-dessus de nos certitudes, indifférente aux filets qui la guettent car...insaisissable. 

samedi 9 avril 2011

Un bain de matière...




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Le royaume des cieux
 est un état 
du coeur.

Friedrich Nietzsche


***

Tu es la porte et la clé
tout t'es donné
en cela tu es libre

 ce qui t'enchaîne
est l'impossible
satisfaction
d'un désir illusoire...

Deviens une porte ouverte
à tout ce qui survient.

Nout


***

Le mot de « spiritualité » nous induit souvent en erreur parce qu’il tend à nous laisser croire qu’il s’agit de nous « élever » hors du monde matériel. 

La réponse spirituelle, en ce qu’elle prétend nous élever hors de l’immédiateté la plus concrète, nous déplace de notre véritable tâche. 

Fabrice Midal


***



Il n'y a pas d’existence qu'il s'agirait de dépasser,
un quotidien qu'il faudrait à tout prix surmonter.

Tout au contraire, 
c'est de tout son corps
qu'il faut y entrer
de tout son eros.

Toute démarche spirituelle est avant tout
un bain de matière.

Matière et prière sont UN.

Christiane Singer - Derniers fragments d'un long voyage

jeudi 31 mars 2011

Les lettres beit et ba

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La Genèse en hébreux commence par le mot Bereshit  que l'on traduit communément (et commodément) par "au commencement". Ce mot non seulement ouvre le Livre de la création mais aussi le contient tout entier en l'intitulant. Il en est en quelque sorte la matrice...

Le Bereshit est le Livre de la Genèse, appelé ainsi en hébreu du premier mot qui le compose et dont le Tradition nous assure qu'il contient la totalité de la Torah. A son tour le premier mot, dit-elle encore, confie son secret à la première lettre, le beit. La lettre beit ouvre et recouvre notre Livre sacré. Elle est le "Toi" jailli des lèvres divines comme une semence d'amour livrant cette "autre" qui ne peut être autre sans rompre l'infini de Dieu!

Mais ô merveille, elle est rupture et non-rupture; ensemencée de Lui, elle porte son infinitude; crée, elle est matrice d'Incréé; face à Lui, le Un, et lourde de Lui, elle est le "deux"; elle est aussi soumise à la dualité; constituée de pôles opposés et complémentaires dont l'un ne peut être sans l'autre, elle est récapitulée dans l'homme et la femme.
Au-delà de toute dualité, Dieu Un ne se révèle mâle, archétype du masculin, que dans son rapport à la Création alors toute entière féminine par rapport à Lui, tout entière aussi contenue dans la lettre beit de valeur 2 et de vocation fodamentalement matricielle.

Première lettre du Bershit, mystère du Créé, celui de l'humanité (hommes et femmes), elle est née de "Rien", Me'Ayin en hébreu, nous dit la Tradition. Ce Rien ('Ayin) est le premier Nom divin révélé, le point ultime d'une contraction, d'une abnégation totale de Celui qui se fait "Rien" pour que l'"Autre" soit: absence-présence à la plus extrême pointe du point, qui est et qui n'est point!

Annick de Souzenelle - Le féminin de l'Être

Les Ecritures ont été desservies par la traduction, vidées de leur substance, castrées. La traduction a certes permis leur diffusion    mais n'a rien apporté à la compréhension. Rien n'est du au hasard et si les textes restent hermétiques, c'est qu'ils demandent à être lu autrement. Il nous incombe d'aller chercher le sens véritable et profond de chaque, mot non pas en survolant les mots, mais en pénétrant en soi. Aller chercher la Vérité dans la profondeur.  Nul personne ne peut accomplir ce chemin à notre place.

Nous vivons dans un monde d'illusion, une illusion tissée par le diable (le calomnieur) qui s'évertue à inverser, renverser, tout mélanger (chaos) afin de semer le trouble et la discorde. Il divise certes mais à partir d'un semblant d'unité, une unité purement matérialiste. Le mal ne se répand pas la plupart du temps de manière ouverte et claire. Il se répand sournoisement, de façon insidieuse et la plupart des cas ceux qui font le mal sont persuadés de faire le bien.

Celui qui n'est pas vigilant, éveillé, méditant (c'est à dire: agissant à partir du centre médian, du Soi) tombe rapidement dans le péché qui n'a rien à voir avec une morale branlante et changeante au gré des vents, mais plutôt avec la capacité de choisir entre l'illusion ou la Vérité en toute chose.

L'unité que l'on doit chercher n'a jamais cessé d'être. Seul notre regard a le pouvoir de changer. Le libre-arbitre n'est autre que le choix du regard que nous portons sur les choses. Et les textes sacrés nous exhortent à ouvrir notre regard, à asservir le mental, le rendre à son véritable rôle pour laisser la parole divine se répandre dans notre coeur et lui rendre la vie.

Il nous appartient donc de percevoir l'Unité, le Fil conducteur de l'Un qui nous guide à travers les dédales du monde fourvoyeur. Plus nous sommes dans l'illusion, plus la Vérité va nous sembler innaccessible voire impossible. Mais à celui qui pratique le retrait, qui parvient à s'effacer, se soumettre, la Vérité se dévoile comme une fiancée promise, une bénédiction, une source infinie de joie pure. Il suffit d'ouvrir les yeux, de regarder avec amour, non pas condescendance mais avec la plus extrême pointe du point...

Par exemple, si nous suivons le fil, la Bible commence par Bereshit, le lettre beit, dans la langue originelle qu'est l'hébreu. Or, l'hébreux est la racine de l'arbre sémitique dont les ramures éclatantes ont fait fleurir deux autres langues : l'araméen et l'arabe.

Deux prophètes parlaient ces deux langues: Jésus (l'araméen qui fut traduit en grec puis en latin pour arriver jusqu'à nous) et Mahomet (Muhammad en arabe).

http://expositions.bnf.fr/parole/images/3/098.jpg
 Milieu du VIIe siècle Encre sur parchemin, 29,1 x 24,5 cm, BnF, Manuscrits orientaux, arabe 328, f. 10 à 14.

Le Coran ou Qur'an commence par une sourate que le musulman ( muslim en arabe qui signifie en arabe "celui qui se soumet") doit réciter plusieurs fois durant les cinq prières quotidiennes: la fatiha. 


[1] Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 

[2] Louange à Allah, Seigneur de l'univers. 

[3] Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, 

[4] Maître du Jour de la rétribution. 

[5] C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. 
[6] Guide-nous dans le droit chemin, 
[7] le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.


Cette sourate est considérée comme l'ouverture du Livre Sacré, et même sa matrice. En effet, le Coran selon la Tradition a été révélé au Prophète Image par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, pour rectifier le message de la Bible que les hommes avaient déformé. Le Coran est donc la continuité de l'Ancien et du Nouveau Testament qu'il reprend et corrige. On retrouve ainsi la première lettre beit de la Genèse dans celle de la Fatiha qui commence en langue arabe par Bismillah, la lettre ba


La lettre "ba", de la formule Bismillâh (au Nom de Dieu), est une particule d'implication qui signifie ceci : C'est par Dieu que les êtres contingents se sont manifestés et c'est par Lui que les créatures sont venues à l'être pour devenir existantes. Ainsi, il n'y a aucun être contingent et créé, aucun être qui advient et qui est ordonné, qu'il s'agisse des essences concrètes, des effets, des poussières, des varia-

dons, des pierres, de la terre, des étoiles, des arbres, des traces, des vestiges, des idées, des sensations, des dispositions de sagesse ou des causes dont l'existence n'est pas due à Dieu, dont Dieu n'est pas Le Roi, dont le commencement n'advient pas de Dieu et dont le retour n'aboutit pas à Dieu. C'est par Dieu que trouve celui qui affirme l'unicité divine. C'est par Dieu que nie celui qui mécroit. C'est par Dieu que celui qui Le reconnaît est devenu connaissant et c'est par Lui qu'est ravalé celui qui a commis des forfaits. Car Dieu a dit Bismillâhi (Au Nom de Dieu) et n'a pas dit billâh (Par Dieu) pour qu'on recherche les bénédictions en mentionnant Son Nom, comme le suggèrent certains exégètes, et pour bien marquer la différenciation entre le Bismillâhi (au Nom de Dieu) et le serment billâh (par Dieu) selon d'autres (ndt: le ba correspond dans nôtre traduction à "AU" dans "au Nom de Dieu").


Il reste que pour les savants que le nom, c'est le nommé, tandis que pour ceux qui possèdent la connaissance spirituelle, il s'agit d'arracher les secrets aux entraves et de purifier les coeurs des attaches pour que l'affection, accompagnant l'articulation du Nom Allah, touche un coeur purifié et un secret intime transparent. L'évocation de ce Verset (c'est-à-dire Bismillâhi al rahmân al rahîm Au Nom de Dieu le très Miséricordieux, le tout Miséricordieux) rappelle à d'autres que le ba symbolise Sa bonté (birr) envers Ses Amis, que le sin indique Son secret (sirr) avec Ses Élus et le mim représente Sa faveur (mann) pour ceux qui ont mérité Son amitié afin qu'ils sachent que par Sa bonté, ils ont connu Son secret, par Sa faveur pour eux ils ont préservé Son commandement et par Lui - qu'Il soit exalté -ils ont su Sa véritable valeur.


D'autres, en entendant Bismillâh, se rappellent que le ba constitue une exemption de Dieu, - qu'Il soit exalté - contre tout méfait, que sin indique que Dieu - que Sa toute Puissance soit magnifiée - est prémuni contre tout déficience ou imperfection et que le mim représente Sa gloire - qu'Il soit exalté et magnifié - en vertu de la magnificence de Sa qualification.


D'autres encore se rappellent, en évoquant le ba, Sa beauté éclatante, en évoquant le sin, Sa magnificence éblouissante et en évoquant, le mim, Son mulk (royaume).


vendredi 25 mars 2011

Les multiples de l'Un

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Nuage d'étourneaux

L'Un est multiple...Merveille des Merveilles! Pour celui qui voit réellement, je veux dire qui voit de tout son être, qui a dépassé les notions d'intériorités et d'extériorités, deviner l'Un derrière la multitude devient un jeu. Il n'y a pas de domaine qui ne parle de l'Un. Il suffit de rester assez ouvert et entendant pour percevoir le chant de l'Un derrière tout ce bruit que fait le monde.

Si le monde était uniforme...uni-forme, il serait l'Un - ce qu'il est bien sûr pour celui qui regarde avec le coeur (et j'évoque là le coeur spirituel)- mais ce que la tradition chrétienne nomme le péché originel fait (les Écritures sont à lire au présent, "dans ma réalité" et non dans un temps passé imaginaire) que l'être humain voit le monde de façon déformée, c'est à dire avec l'illusion que ce monde et tous les éléments qui le composent, lui sont étrangers, sont séparés de lui. Le monde devient alors diabolique (voir la racine grecque du mot diable: διάβολος (diábolos) issu du verbe διαβάλλω « diabállô » qui signifie calomniateur c'est à dire "le menteur"- source Wikipedia).

Le monde devient alors mensonge car l'on fait la séparation entre ce que l'on voit et ce que l'on est. Or, ce qui est est ce que je suis. Si l'on veut établir une frontière entre le monde et soi (c'est à dire le monde que je perçois puisque c'est le seul existant pour moi), il semble difficile voire impossible de le faire car je perçois le monde essentiellement de l'intérieur. Je perçois le monde à travers ces organes, à travers ce cerveau, à travers cette conscience que Cela-est. Si je meurs, le monde meurt aussi en quelque sorte puisque je ne le perçois plus.

Or si je veux me définir, je peux dire je suis Ce qui perçoit ou Celui qui est, même si Celui désigne quelque chose d'impossible à définir. Je suis cet écran sur lequel défile les choses diverses et changeantes, cet écran traversé de pensées, d'émotions, cet écran comme perché en haut d'un corps mais qui est aussi ce corps. Je suis Cela qui est donc TOUT ce qui défile sur cet écran. Lorsque cela s'apaise, que l'écran se vide que reste-t-il? Pas même rien. Il reste...

Débarrassez-vous de vos 
opinions, préjugés et théories,
jusqu'à ce qu'il n'en reste rien.
Ensuite, débarrassez-vous de ce rien.
Mille chemins vers le zen - Robert Allen

Tout cela pour vous dire qu'il est fréquent de trouver des signes de l'Un en des endroits incongrus, là où vraiment on ne l'attendait pas. Cela peut être une enseigne de magasin, une publicité, un livre trouvé par hasard (.le hasard étant la science des ignorants, je ne sais plus qui a dit ça!), une rencontre durant laquelle soudain la conversation s'ouvre sur une véritable communion etc...

Lorsqu'on découvre cela, le monde devient comme un fruit mûr qu'on ouvre en deux. La dualité qui nous faisait vivre dans l'amertume devient la pulpe sucrée dans laquelle on goûte le noyau de l'être.La dualité devient un jeu auquel on ne croit plus. On comprend alors qu'il s'agit d'une partie de cache-cache avec l'Un dissimulé à la racine de soi. On déguste le monde (qui est soi ne l'oublions pas) avec une gratitude infini. C'est pourquoi le discours qui veut que l'on doit s'aimer d'abord pour aimer le monde, veut simplement signifier que le monde et moi sommes une seule et même chose. 

Aimer est un état avant même d'être un acte et, en temps qu'état, il n'a nul besoin d'objet.

Lorsque le regard s'ouvre sur le monde, lorsqu'on regarde le multiple à partir de l'Un, on découvre une capacité infinie d'amour qui peut dépasser toutes les formes existantes. Ces dernières deviennent comme un défi qu'il devient très facile de relever. La moindre fourmi, le moindre atome est une particule de l'Un. Tout ainsi prend la forme unique du sacré. 

Ce que l'on croyait divisé auparavant devient multiplié.

L'Un ne se divise pas; il se multiplie à l'infini et pourtant reste Un. Merveille des merveilles!

Bismillah Clip Art



                                                           1.  Dis: "Il est Dieu, Il est Un
                                                           2.  Dieu de plénitude
                                                           3.  qui n'engendra ni ne fut engendré
                                                           4.  et de qui n'est l'égal pas un.


Al Qur'an - Sourate 112 Al-Ihlas essai de traduction de Jacques Berque
(calligraphie Bismillah - Mohammed Ibrahim)






mercredi 15 décembre 2010

Je suis là


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Tu M'as connu dans la souffrance, mais tu peux Me connaitre aussi dans la joie. En vérité, Je suis à chaque niveau de ta vie. Peu importe où ton regard se porte, Je suis. Et quand tu crois me perdre, Je suis. 
Sois assurée que même si tu ne sens plus Ma Présence je suis toujours là tel un parent bienveillant qui s'efface parfois pour que son enfant apprenne à marcher. Soi comme un petit enfant qui a de bons parents aimants et sécurisants car Je suis le meilleur parent qui soit. Je suis l'Amour et la Sécurité. Tu es toujours au centre de Moi.
Te souviens-tu de ces mots que tu répétais lorsque tu te sentais perdue?
Je suis le coeur de Dieu.
Fais de ton mental un allié, unifies-toi. Lorsque tu te sens seule, utilise ton mental car il se rappelle de Moi même si il ignore ce que je suis, il sait au moins une chose: Je suis le feu qui régénère, qui transcende la souffrance, qui élève la joie. Il se souvient de Moi car telle est sa fonction véritable, se souvenir de Moi. Se souvenir que même perdu dans ce monde, Je suis l'ultime repère.
Tu te sers bien de ton mental pour te fuir; utilise-le pour revenir à toi tel le fils prodigue de la Bible. Rien n'est bien ou mal en vérité. C'est toi l'unique responsable du péché. A toi de faire que rien ne soit bien ou mal. Que tout soit tel que c'est et non tel que le mental veut que ce soit. Ainsi tu Me retrouves. Tu vis le Rappel à chaque instant, chaque souffle.
Le mental a l'origine n'était qu'un "pense-bête" pour se souvenir de moi, mais il est devenu un penser bête et t'as au contraire séparé de moi. 
Tu te sens parfois projeté à la périphérie de la Roue, à la lisière de toi-même, écarté du Centre. Le mouvement de la roue te pousse vers l'extérieur, c'est irrépressible; c'est le mouvement naturel de la vie. Seul le Centre reste l'immobilité à l'intérieur du mouvement. A toi d'utiliser la force de la Roue pour revenir au centre, à toi de transcender l'esprit et le corps qui te sont donnés. Pour cela il faut accueillir cette force et non lutter contre elle, Accueille l'énergie et accompagne-là. Sois un bon compagnon pour la vie, pour toi-même. Souris même au fond de ta douleur car la vie prend toujours sa source dans un éclat de rire. Regarde les petits enfants toujours en mouvement, même dans la tourmente, ils continuent à courir, à sauter, à jouer. 
Je suis comme l'amant qui attend sa bien-aimée. Elle ne me voit pas et Moi, je l'observe sans cesse. Je pleure quand elle pleure. Je ris quand elle rit. Je ne cesse de m'émerveiller de sa beauté, de sa grâce, du fait qu'elle existe simplement. J'ai assez d'Amour pour l'attendre toute une éternité. 
Quand elle revient à moi, nous ne faisons qu'Un et de cette union naît un monde nouveau, le Fils consacré.