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| Effet créatif sur le port de Sète |
En arpentant les pelouses vert émeraude du parc du Thabor, à Rennes, sous les grands arbres centenaires agitant tendrement leurs frondaisons tutélaires pour préserver du crachin les amoureux des bancs publics, je cherchais du regard la silhouette familière d'Oncle Joe.
Mais celui-ci avait mis la clé sous la porte pour aller respirer l'air marin breton. Autant dire que nous nous sommes croisés sans nous voir. D'aucuns y verront le doigt du destin...ou la main du hasard. J'y ai vu une occasion de lui rendre un hommage appuyé et néanmoins mérité.
Ah ce cher Joe !
S'il me fallait résumer le personnage en quelques mots je dirais... « concentré de bonne humeur ». Ou bien « remède contre la morosité ». A consommer sans modération. Il se présente lui même comme « poète à ses heures et photographe à seize heures trente »... Le ton est donné.
En réalité, je crois que, tel un Obélix moderne, il est tombé dans la marmite de la joie de vivre, à moins qu'il ne soit arrivé dans ce bas-monde nanti de son nez rouge de clown sur sa bouille réjouie.
Joe est un touche-à-tout effervescent. Un amoureux de la photo, de l'aquarelle, de l'art décalé, un roi de l'oulipo, des jeux de mots, des logorallyes, des collages déjantés, des spectacles de rue. Un dessinateur doublé d'un poète friand de surréalisme : Queneau, Breton, Prévert, Magritte mangent à sa table presque chaque jour. Rimbaud est son pygmalion, son étoile à la Grande Ourse.
Il traque la poésie dans le banal et le quotidien, les rues, les vitrines, les rassemblements divers ( et d'été) et ma foi il y réussit fort bien ! L'insolite surgit partout sous le regard aiguisé de lui-même et de son Nikon, et hop ! il met en petite boîte des milliers de clichés qu'il s'amuse parfois à modifier pour les rendre encore plus scintillants, fantasques, irisés, mordorés ou carrément psychédéliques...jusqu'à ressembler à des tableaux d'une beauté singulière.
Sa fièvre d'écriture le mène à échafauder des histoires foisonnantes, où les dragons dament le pion aux belles dames du temps jadis. Où des flics de série B style années cinquante croisent les plus étonnants héros de l'ultra moderne platitude, tels Jean-Emile Rabatjoie ou Augustin Traquenard.
Et puis c'est aussi un fou d'échecs, un mordu du gambit et de la diagonale, d'où son nom, Joe Krapov, en hommage anagrammatique à un fameux champion russe... Où va l'amour du jeu ? Jusqu'à avoir épousé une certaine Marina Bourgeoizovna. Quant à Isaure Chassériau, et Maïck la Conteuse, il me serait trop long d'expliquer le rôle qu'elles jouent (si ce n'est celui de fil rouge) dans la vie trépidante de cet oncle putatif (ce qui, comme aurait dit le grand et regretté Desproges, ne signifie pas que le susdit oncle entretienne un commerce un peu rapide avec des dames de petite vertu.)
Mais surtout, surtout, Oncle Joe est un musicien dilettante de la meilleure espèce : de ceux qui adorent gratter la guitare ou le ukulélé, juste pour le plaisir, les boeufs entre copains, le jazz, les impros, les montages audacieux sur youtube.. Quand je vous dis qu'il sait tout faire ! Et Brassens. Ah ! Brassens...
Bref, Joe est un énergumène qui ne se prend pas au sérieux. Un baladin, un saltimbanque des blogs. Je vais vous faire une confidence : je l'adore ce tonton sorti tout droit d'un imagier facétieux et plein d'irrévérence. Par l'étang qui court, ne pas se prendre au sérieux, je vous le dis, en un mot comme en cent, c'est une fortune.
Pour les curieux, les krapoveries, c'est ICI.
Sinon, on l'aperçoit quelque part dans cette video, à laquelle il m'aurait tellement plu de participer...
Mais surtout, surtout, Oncle Joe est un musicien dilettante de la meilleure espèce : de ceux qui adorent gratter la guitare ou le ukulélé, juste pour le plaisir, les boeufs entre copains, le jazz, les impros, les montages audacieux sur youtube.. Quand je vous dis qu'il sait tout faire ! Et Brassens. Ah ! Brassens...
Bref, Joe est un énergumène qui ne se prend pas au sérieux. Un baladin, un saltimbanque des blogs. Je vais vous faire une confidence : je l'adore ce tonton sorti tout droit d'un imagier facétieux et plein d'irrévérence. Par l'étang qui court, ne pas se prendre au sérieux, je vous le dis, en un mot comme en cent, c'est une fortune.
Pour les curieux, les krapoveries, c'est ICI.
Sinon, on l'aperçoit quelque part dans cette video, à laquelle il m'aurait tellement plu de participer...

