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14 septembre 2024

Les ponts / J.Libert

 Les ponts


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Ponts de bois

Ponts de pierre

De métal

Ou de brique.

Simple corde

Ou branchages.

Passerelle,

Viaduc ou aqueduc.

Pont levis

Ou pont suspendu.

Le pont relie les peuples,

Relie les cultures.

Pont arc en ciel,

De l’Orient à l’Occident,

De l’Afrique à l’Amérique,

Du pôle Nord au pôle Sud,

« Arc encielise » des mondes

Uniques et différents

Mais, pourtant, si semblables

Voiles / K

 

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Toute la nuit à voyager
les yeux fermés 
le rêve ouvert 
l'arrivée en gare 
l'atmosphère laiteuse
les nuages changent d'optique 
l'esprit se prête à l'illusion
les pont s'effacent
les quais t'embarquent   
il est temps de cingler 
oublie la raison 
déplie les voiles 
l'Afrique est ta destination 

La mer amère / L'Entille

 

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40 jours sans voir la terre. Seule sur mon radeau qui ne s’appelle pas « Méduse », je scrute l’horizon. Rien depuis des jours. Parfois un pélican, un fou, du moins c’est ce que je crois. Je ne suis plus sûre de rien. Ma raison vacille. J’ai soif, j’ai faim. Est-ce la fin ?

Soudain le ciel s’ouvre. Sous mes yeux un trois-mâts. J’y crois pas ! J’y crois pas ! Je lui fais des signes, je crie. Il ne me voit pas. Il ne m’entend pas. Le Belém passe devant moi tranquillement. Il me snobe avec la flamme olympique. C’est la fête à bord, la musique à fond, ça danse, ça boit mais ça ne m’entend pas., ça ne me voit pas non plus.

Les jeux olympiques ! Je m’entraînais en Méditerranée pour les épreuves de voile et j’ai perdu le cap. Va falloir revoir les fondamentaux.

Et soudain, les fesses mouillées, mon radeau prend l’eau. Je hurle si fort que je me réveille en nage dans mon lit.

Ouf ! C’est fini. Plus de JO à la télé. Pliés, bâchés, fermés, la flamme éteinte, on se revoit dans 4 ans.…

Au revoir dans toutes les langues.


L'échappée belle / Galet

 

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Couper les ponts… Prendre le large et larguer les amarres… Retrouver sa liberté sous un ciel pur dégagé de tous ces nuages qui s’accumulent et ont fini par obscurcir jusqu’au plus petit recoin de son esprit : l’incompréhension de son entourage, la débâcle de sa vie sentimentale et familiale, les peaux de bananes de la concurrence comme ses pots de vin, la haine de ses collègues après le fiasco du marché avec l’Afrique auquel il s’est opposé avant de dénoncer publiquement ce dossier à fric, la compromission refusée, les regards d’abord désolés, puis méfiants et enfin indifférents, la mise au placard.

Et plus personne à qui se confier, aucune main à serrer dans les moments de désespoir.

 Il est temps de mettre les voiles et il a choisi une apothéose solitaire, sur cette plage déserte où il abandonne son costume, sa défroque d’homme « arrivé ».

Il avance vers l’eau, face au soleil couchant, nu comme au premier jour, laisse la mer s’enrouler autour de ses chevilles, caresser ses cuisses, enlacer sa taille, draper ses épaules… Il marche vers cette lumière qui va fulgurer avant de disparaître pour illuminer un ailleurs qui l’appelle.

Il continue de marcher, perd pied, flotte un instant comme pris d’un ultime regret, puis se laisse couler, les yeux grands ouverts.

Et son âme gonflée d’une invisible ardeur cingle vers l’infini.


L'aspiration / Jill Bill

 

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Quitter la terre ferme, pour l'océan,

Un autre continent

A toujours fait partie de mes Rêves

l'Afrique... Ah je serai bon élève

Sur le premier navire en partance

Sans rouspétance

Qu'importe le poste, pont au soute,

Et en avant toutes....


En avant pour l'aventure

Et tout se qu'elle procure

Nez au vent du large...

Ô on me dit barge

Qu'importe, m'en fous,

J'veux devenir un zoulou

Marre de la civilisation soit disant bonne,

Avoir pour amie une lionne... !


Et disparaître, comme un rêve

Au petit matin, comme un rêve, comme un rêve...