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15 novembre 2025

Re-con-version/La licorne

 Re - con - version 


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Depuis quelques semaines, 

Yuja Wang est déprimée.

Elle en a assez de son piano !

Elle en assez de tout d'ailleurs...

La célébrité lui pèse.

Les admirateurs l'exaspèrent. 

La Philharmonie de Paris l'ennuie.


Elle veut du calme, de la tranquillité...

rêver sous la nitescence de la lune,

dormir tout son saoul,

ne rien faire du tout. 


Par un soir de novembre,

devant son fourneau à bois, 

elle prend une grande décision :

Elle va se calfeutrer chez elle 

pour toute la saison. 

C'est décidé :

fini les concerts, les représentations...

à partir de maintenant, 

elle entre en hibernation. 


Elle enfile son pyjama rouge en pilou pilou, 

troque ses cheveux couleur corbeau

contre une tignasse digne de sa flamboyance,

et pour mieux chasser le noir, 

se met à la guitare...

 

Dzing ! Dzing ! 

La Diva de la musique,  

entame une nouvelle carrière...


Mais par où commencer ?

Ses doigts aux cordes

ne sont pas exercés.

Changer d'instrument

n'est pas chose si aisée. 

 

Comptant sur la sérendipité,

elle farfouille alors avec alacrité

dans le tas de vieilles partitions

et tombe sur une petite chanson.


Une comptine pour enfants...

Parfait !

Commençons doucement... 

 Ne brusquons pas les choses...

Comme disait mon grand-père :

"Un escargot pressé perd sa maison"...

 

Enfin, je ne suis plus tout à fait certaine

de l'expression...

N'était-ce pas plutôt :

"Un escargot percé perd la raison" ?

Bon, moi, ce que je perds, manifestement,

c'est la mémoire... 

Et puis zut,  

j'ai perdu mes lunettes aussi...

 

"Tant pis, ce n'est pas grave,

annonce-t-elle de sa voix melliflue,  

je vais retrouver les paroles toute seule...

Après tout, tout le monde la connaît

cette chansonnette...

Allons-y ! " 

"Oh, l'escargot, quelle drôle de petite bête

Il vit chez lui comme un anachorète...

Mais sa maison qu'il porte en bandoulière

Il la dépose parfois pour boire une bière

J'l'ai vu, j'l'ai vu, la semaine dernière

J'l'ai vu, j'l'ai vu, quand il était tout nu !"

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Hum...attendez...

ce n'est pas tout à fait ça... 

N'était-ce pas plutôt : 

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"Ah, l'escargot, quelle drôle de petite bête

Il ferait bien d'ach'ter une trottinette

Il gagnerait des heures, des heures entières

Même si, même si, parfois il accélère

J'peux plus, j'peux plus, passer mon temps derrière

J'peux plus, j'peux plus, non, lui coller au ..."


Médor !

Qu'est-ce que tu penses

de mes accords ?

Je progresse, non ?

 

Médor...Où es-tu ?

Reviens, Médor, reviens !!!! 


Hilda et la fourmi/Lilou

 Hilda et la fourmi


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Encore une fois la belle cigale Hilda se présente devant la boutique de la fourmi. Celle-ci est tranquille devant sa casbah où elle vient de ranger les derniers pots de grains de millet qu’elle a préparés pour subsister tout l’hiver.

Et voilà toujours la même histoire, la belle cigale arrive l’air fatigué, épuisé, rincé, délabré enfin affamé ; vous connaissez l’histoire !

Mais cette année, Hilda a une arme secrète, une botte, un atout auxquels aucune fourmi aussi marâtre, acariâtre soit-elle ne peut résister.

Cette année, elle traine derrière elle sa guitare, un ampli ; imaginez le boulot pour charrier tout ce matosse lourd comme un cheval mort. 

Ah te voilà Hilda, j’étais étonnée de ne pas te voir encore cette année râle la fourmi de ce ton revêche que l’on connait si bien. Il faut dire qu’il fait si beau ! Bon qu’est-ce que tu veux ? Toujours à manger mais ma parole tu n’as vraiment rien compris ; tu ne penses qu’à ta panse.  J’ai non et c’est non.

Oh non belle fourmi, je viens t’apporter la sérénade ? J’ai tellement chanté cet été, je peux bien te faire un petit concert. Après je passerai mon chapeau réplique Hilda avec un sourire béat.

M’en fiche de ton concert, je n’aime pas la musique. Mozart, Brahms et compagnie, je m’en bat l’œil !

Mais c’est du métal ! Ecoute écoute, c’est méga archi lourd, c’est master class tu vas avoir les tympans enchantés, c’est mon meilleur kiff, je growle et slam comme jamais ! 

Les tympans enchantés ?  percés oui, hurle fourmi. Allez va danser ailleurs… 


Hilda Star du rock/Tarval

Hilda Star du rock 

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Hilda est en pleine forme,

Elle déborde d’énergie aujourd’hui,

Et elle a envie de s’éclater.

Cette petite femme aux cheveux roux et tout en rondeur,

Est généreuse et aime la vie.

Ce matin, elle a décidé qu’elle serait chanteuse,

Elle prend sa guitare, s’assoit sur un tabouret,

Et se met à jouer du rock,

Hilda chante sur cet air endiablé,

Ça balance dur, elle est déchaînée,

Et son pauvre chien s’en va se mettre à l’abri du bruit,

Tellement c’est insupportable.

Mais Hilda s’en moque, elle chante à tue-tête,

Peu importe les voisins,

Hilda se prend pour une star du rock,

Elle est Jimi Hendrix, elle est the Who, elle est les Rolling Stones,

Elle se met debout et se contorsionne,

Puis dans un dernier souffle,

Elle jette sa guitare et se met à danser.

Hilda est en transe, elle est habitée par l’esprit du rock,

Elle se trémousse comme une folle,

Hilda s’éclate, elle rit à gorge déployée,

Et finit par se calmer, au grand contentement de son chien,

Qui avait peur que sa maîtresse soit enragée.

Hilda est contente, elle s’est bien amusée,

Son délire n’aura duré que quelques heures,

Mais ça lui a fait beaucoup de bien,

Maintenant elle se sent sereine,

Elle a évacué son trop-plein d’énergie,

Hilda s’est fait plaisir, et elle a pris du plaisir.

Son chien la rejoint sur ses jambes,

Et la journée peut continuer tranquillement,

Au gré des caprices d’Hilda.

Souvenez-vous d'Hilda/ François

 Souvenez-vous d'Hilda


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C'est Hilda qui joue,

Sur son tabouret,

Sans garde-fou,

Toute excitée.

 

Elle se balance,

Tout en cadence.

Et se dépensent,

Et entre en trance.

 

Franco américaine,

Chanteuse, Comédienne.

Elle eut son heure de gloire.

On en a perdu la mémoire.

 

Qui se souvient d'Hilda ?

Et pourtant, elle chanta,

Et même elle dansa

Et puis on l'oublia.

Hommage à Carl et à George/ Lothar

 Hommage à Carl et à George

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Capitol Theatre, 9 septembre 1985,  Medley Texte court, défi rêvé par Hilda

Oui, je sais, l’idée est sûrement saugrenue. Encore une chanson. Encore un tube. Mais cette fois, c’est Hilda qui chante. Chez elle. Pieds nus, guitare en main, le petit chien déjà parti se cacher sous le poêle. Trop de slap, trop de riff. Trop de rêve.

Elle ne chante pas seule. Elle rêve le medley. Elle est Rosanne Cash, ou plutôt elle est à sa place, entre Carl Perkins et George Harrison, au Capitol Theatre, en 1985. Ou entre Eric Clapton et Ringo Star. L’image tremble un peu, le son crépite. Ça balance terrible.

Je n’ai encore rien écrit, mais je sais que bientôt, en relisant vos commentaires - si commentaires il y a - je me souviendrai de ce doute, de cette valse hésitation. Et je rirai. Comme jadis, avec Pépitoune, sur Sussudio, dans ce pub irlandais où le synthé synthétisait, où les trompettes tempêtaient, et où Joe K riait de mes mots trop vintages aux feus impromptus Littéraires :

Ce petit flashback beat sur ma mémoire : Le synthé synthétise, la batterie bat son tempo contre des moulins, le guitariste encordé n’accroche pas sa barbe, les trompettes éclatent de quatre musiciens noirs, ils fendent le vent, dansent de conserve, crèvent l’écran de leurs grands ronds cuivrés.

Mais revenons à Hilda. Elle voit tout. Elle le vit. Elle est sur scène. Clapton, Ringo, Harrison, Edmunds, les Stray Cats, Rosanne Cash - tous là, ces légendes, mais elle les remplace. Elle chante Everybody’s Trying to Be My Baby, et c’est George qui sourit, qui cherche l’approbation de Carl Perkins. L’approbation de papa. Et il l'a eu ! Le petit chien s’en va. Trop de contrebasse. Trop de gens tapant du pied. En cadence. En jam. Trop de joie.

Le poêle surchauffe. La bouilloire siffle. Travelling sur les musiciens sur les chaises. Le medley commence sur la guitare de Carl. Ray-ban. Noblesse oblige. Tout le monde est assis, concentrés des taquets. Les micros sont là, tendus, les instruments fourbis, les regards complices. George est aux anges. Hilda aussi. Elle ne joue pas, elle rêve. Elle médite en hillbilly. Elle transe joyeuse. Elle canalise.

Et ça tape. Ça riff. Ça retape. Ça chœur. Ça tambourine. La contrebasse debout secoue la folie, groove la fièvre douce. La caisse claire recharge ses batteries. Ça fait du monde pendu, accroché sur les guitares. Et puis, c’est Carl, le prince, qui dit. Qui donne le ton. L’effet bœuf, le rockabilly devient rituel. Le passé devient présent. Ca madeleine jolie, aussi, en si goûteuse.

La balance des esprits fêlés/ Marie Sylvie

La balance des esprits fêlés


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Il y a des femmes qui ne cherchent pas la lumière 

Elles l'inventent.

Hilda assise sur son trône bancal

Gratte sa guitare comme on gratte les murs de la raison.


Chaque accord est une secousse 

Chaque note une révolte.

Son chien bondit

Son poêle crépite 

Et les vieux chants hillbilly s'envolent comme des oiseaux ivres.


On dit que ceux qui voient plus loin ont la cervelle dérangée

Mais Hilda 

Elle ne voit pas plus loin

Elle voit autrement.

Elle vit dans une balance étrange entre le chaos et la clarté

Entre le rire franc et le regard perdu.


Son monde penche

Vacille

Mais ne tombe jamais

Car il faut un grain de folie pour rétablir l'équilibre.

Il faut une Hilda pour rappeler 

Que la normalité est une invention des gens fatigués

Et que parfois 

C'est en jouant faux qu'on touche juste.


        


La rockeuse du vent/J.Libert

 LA ROCKEUSE DU VENT


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J’suis la rockeuse du vent

Ah, Ah, Ah ... Ah, Ah, Ah !

Vous n’me voyez pas souvent.

Mes ch’veux s’mettent en pétard

Quand je gratte ma guitare.


J’suis la rockeuse du vent

Ah, Ah, Ah... Ah, Ah, Ah !

C’est un morceau épatant,

Et chaque fois que je m’élance

Mes pieds suivent la cadence.


J’suis la rockeuse du vent

Ah, Ah, Ah... Ah, Ah, Ah.

Je gratte par tous les temps.

Ma musique est une danse


Sur un rythme qui balance.


J’suis la rockeuse du vent

Ah, Ah, Ah...Ah, Ah, Ah.

J. Libert

la voix des airs/Galet

La voix des airs

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 Elle a sans doute plusieurs cordes à son arc, cette plantureuse Artémis, mais assurément

aucune n’est tendue sur sa guitare ! La musique, chez elle, est un talent bien caché, je dirais

même enfoui.

L’idée qu’on ose émettre l’ombre d’un doute dès qu’elle se saisit de son instrument, traversée

par une subite inspiration, ne l’effleure même pas, et quand bien même, elle s’en balance ! A

force de casser les oreilles de son entourage, elle a fini par crever quelques tympans et faire le

vide autour d’elle. Et voilà qu’elle avait décidé de poser des rimes sonores de sa composition

sur les mélodies qu’elle commet et rejoue souvent de façon aléatoire… Même son fidèle cabot

n’en pouvait plus, mais quand il hurlait à la mort elle déclarait, ravie, qu’il l’accompagnait !

Elle n’avait d’ailleurs pas remarqué qu’il avait disparu depuis quelques jours. Le fermier d’à

côté l’avait trouvé dans un coin de sa grange, l’oreille encore plus basse que la queue et

tremblant au moindre bruit, et ça lui avait donné une idée, dont il avait parlé à l’ami d’un ami

qui connaissait le directeur de l’aérodrome du coin.

C’est ainsi que, depuis quelques temps, cette artiste autoproclamée passe ses journées à

proximité de la piste d’envol, comme effaroucheuse d’oiseaux. Et dans les avions qui

s’élèvent en toute tranquillité, les passagers pensent que c’est une charmante attention de la

compagnie de leur offrir un départ en musique, qu’ils sont au regret de ne pouvoir entendre, et

ils adressent de grands sourires et des signes d’encouragement à la guitariste. Elle, ravie de

voir des mains s’agiter derrière les hublots, se sent enfin reconnue.

Et le soir, fourbue, les doigts en feu et presque aphone, elle regagne sa maison où l’attend un

chien débordant d’amour et il n’est pas rare que quelqu’un toque à sa porte pour prendre de

ses nouvelles.

La débutante/Jill Bill

 La débutante

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Hilda, Hilda, Hilda, Hilda
Qu'est-ce que fait encore elle a............ !?
Allez balance !!!!
Demande à Milou.......;-)
Elle s'est mise à la corde....
A sauter.... !?
Non, à guitare...........
Elle en pince pour cet instrument....
J'entends, j'entends bien..... !!
La bouilloire s'est mise à siffler, sourire ;
Et le poêle à rougir...........
Et en plus, elle vocalise !
Nan !
Siiiii !

Personne n'applaudit....
Ca lui f'ra les pieds !!



08 novembre 2025

sujet 161 - semaine du 8 au 15 novembre 2025

 

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avec le mot facultatif BALANCE
une toile de Duane Bryers peintre américain qui s'est amusé à peindre Hilda


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