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11 mai 2024

Aujourd'huit : rendez-vous chez le psy / La Licorne

 

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Aujourd'huit : rendez-vous chez le psy


Il y avait deux écoles :
celle où l'on s'allongeait sur le divan
et où le psy vous écoutait (ou faisait semblant),
en émaillant vos propos de "hum, hum"
afin que vous ne vous arrêtiez pas...
et puis, l'autre, plus moderne,
où vous vous asseyiez devant lui,
où il vous regardait dans les yeux...
La première, freudienne, ne me disait rien qui vaille...
je sentais que j'allais “tourner en boucle”
dans mes problèmes d'enfance,
parler “sans fin” de papa, maman, la bonne et moi...
La deuxième me plaisait et m'intimidait à la fois.
Comment faire pour trouver ses mots
quand la présence de l'autre s'impose autant à vous ?
N'allais-je pas bafouiller, “trembler” ?
Allais-je supporter ce long monologue,
ce “huit clos” à deux ?
Allez, le temps n'était plus à l'hésitation...
Passant par-dessus mes résistances,
je pris une longue respiration et je frappai à la porte.
Chaise ou divan ?
On verrait bien.

LA DEPRESSION / Tarval

 

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Je suis suivi par un psychiatre

Dans le cadre d’une dépression,

Les séances ne sont pas évidentes,

J’ai beaucoup de stress à évacuer,

De plus je ne veux pas m’allonger sur le divan,

De peur de ne plus savoir m’arrêter,

Mon esprit fait de la résistance,

Et c’est dur de se confier à une personne inconnue,

Certes il est là pour m’aider,

Mais les crises d’angoisses sont toujours plus fortes à chaque fois,

Et je ne sais pas ce qui les déclenche.

Du coup je me scarifie et me gratte à sang,

Le psychiatre essaie de m’aider,

Mais le mal est trop profond,

De plus, il a peur que j’aille trop loin lors de mes scarifications,

Et que je me mette en danger,

Du coup je me retrouve hospitalisée,

Dans une structure adaptée,

Et je vois un autre psychiatre,

Qui passe tous les jours,

Pour évaluer la progression,

Effectivement je me sens mieux,

Je ne me fais plus de mal,

Et je vais bientôt sortir,

En espérant que ma vie sera meilleure,

Mais chaque chose en son temps,

Pour l’instant, je me livre sans retenue,

Et ça me fait du bien.

Vivement la sortie,

Que je retrouve une vie normale,

Et j’y crois, le plus dur est derrière moi.

A moi de me motiver.


En huit/Lilousoleil

 En Huit 

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Dans le cabinet d’un psychanalyste renommé que je ne nommerai pas souci de discrétion , un huit  insolent danse et trône fièrement sur le divan, défiant toute logique et exigeant que monsieur Freud vienne faire son office. Le thérapeute, visiblement contrarié, tente en vain de convaincre son patient de s’allonger. Celui-ci, depuis plus de huit heures, lui oppose une résistance déterminée. 

- Non je ne m’allongerai pas ! Nous n’en finirons jamais ! 

De guerre lasse le psy sort de ses gonds :  

- "Écoutez, mon cher huit, je comprends que vous cherchiez l'infini dans vos pensées, mais vraiment, le divan n'est pas extensible à l'infini lui-même !" s'exclame-t-il, les mains agitées dans un geste d'impuissance. Vous allez griller les ressorts ! 

- Le patient Huit, un sourire malicieux aux lèvres, semble déterminé à le contredire : 

- "Docteur, ne voyez-vous pas ? inutile de couper les cheveux en huit ! C'est la nature de l'infinité que je recherche. Même ce divan, dans son refus obstiné, tente de m'enseigner quelque chose sur les limites de la perception humaine !" 

Entre infini et pragmatisme que choisiriez-vous ? Voilà un dialogue ! Improbable !  Entre humour et réflexion sur la nature de l'infini, Moi simple huit je défie les lois  de la gravité et de la psychanalyse.



Le chien de Pavlov / Vegas sur sarthe

 

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« Ne me dites pas que ça fait déjà 8 séances, docteur Pavlov ? »
« Et oui ma p'tite dame, aussi vous conseillerai-je – pour votre bien-être – de vous allonger si vous ne voulez pas prolonger ces séances à l'infini »
« Surtout pas docteur . Je vis ça trop souvent avec mon homme»
« Avec votre homme ? »
« Oui, quand je m'allonge avec lui les séances durent une éternité et pour un piètre résultat »
« Voulez-vous qu'on en parle ? »
« Non merci. J'ai déjà l'impression de faire-les-trois huit avec lui alors que je rêve d'une relation à mi-temps »
« Hum... j'imagine, mais je ne suis pas psychologue en thérapie de couple, madame »
« Euh... vous êtes quoi, alors ? »
« Je suis psychologue en santé mentale et petit-fils d'Ivan Pavlov »
« Ah ? »
« Vous avez entendu parler du chien de Pavlov ? »
« Non. Vous savez, moi les clébards... »
«Mon aïeul fut le père du conditionnement avec cette célèbre expérience de faire saliver un chien à chaque fois qu'on sonnait une cloche »
« Sans vouloir vous vexer, docteur votre papi n 'avait rien inventé. Chaque fois que je sonne en cuisine, mon homme se met à table en salivant ! »
« Je vois, mon « papi » doit se retourner dans sa tombe »
« Et il faisait quoi d'autre votre papi ? »
« De la résistance … excusez-moi, je plaisantais bien sûr. Plus sérieusement si on revenait à votre problème ? »
« Oui docteur Pavlov. Donc je disais que toutes les nuits je revois mon enfance comme dans un film super-huit »
« C'est bien ça, et quel rôle tenez-vous dans ce film ? »
« Toujours le même. Je suis à la fête foraine sur le grand Huit et je m'empifre des After Eight à l'infini»
«Et donc l'infini vous fait peur ? »
« Oui, ce paquet d'After Eight sans fond me donne le vertige »
« C'est plutôt à cause du grand Huit, non ? »
« C'est à vous de me le dire, docteur »
« Désolé mais c'est vous qui êtes sur ce grand Huit »
« Pour l'heure je suis sur votre divan et au fait... je vous dois combien ? »
« C'est 88 euros »
« C'est renversant, docteur »
« Je vous avais prévenue »

 

Quoi de neuf ? / Keremma

 

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RESISTANCE / J.Libert

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    La clé de la porte des secrets du cœur a le pouvoir d’enclore des silences intimes et murmurés ou des mystères lourds de blessures enfouies. Les doigts ont souvent hésité à la tourner tentés par la délivrance de la parole qui en aurait adouci le poids. Et puis, non, l’épaisseur du temps a fait son œuvre éprouvant sa résistance, érodant la mémoire des traumatismes pour ne conserver que la trace de cicatrices , aujourd’hui, refermées.
     Prendre plutôt la clé des champs ou encore la clé des songes avec une légèreté qui donne moins d’intensité à a gravité des choses. Oublier, oui, oublier ou même perdre les clés violeuses de tant de secrets enterrés à jamais.
 

                                                                                                                                

C'est non / K

 

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Décidément, c’est non.

Je ne sais pas d’où leur vient cette résistance, ils la pensent sans doute admirable ; peut-être se sont-ils donnés le mot ? Pourquoi ce silence, comme un refus d’avouer, que craignent-ils, le syndrome doigt/ engrenage/bras ? Ils ont décidé de résilier la résilience, de ne pas commencer pour ne pas finir ? Je sais je pose trop de questions.

J’en ai vu quelques-uns avant, c’est le panthéon des excuses à la noix , un tramway nommé désir est resté à quai, les deux font la paire ont dit être dépareillés, les trois mousquetaires ont rappelé qu’ils étaient en réalité quatre, le club des cinq au grand complet à fait bloc et motus, les six personnages en quête d’auteur sont allés voir ailleurs, les sept mercenaires et leurs boules de cristal m’ont dit tintin sinon on tire (en fait ils se sont tirés), jusqu’aux huit coups de l’horloge et cette angoisse de n’en jamais finir.    

Peu ou pas de commentaires, ça a joué les fiers à bras, les héros du zéro et de l’infini.


Chose psy / Jill Bill

 

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Quoi de neuf chiffre 8... ?
On pense, que je ne tourne pas rond... !
Que ma vie bascule......
Sept à dire.... ? Dix-moi tout... !
Ma mère qui fut en cinq de moi
Accoucha à six...
J'ai cependant rattrapé mon retard,
Rondouillard, et de la résistance à l'effort....
Cependant... j'ai tendance à avoir treize envie de rien...
Mais j'ai un rêve, si, si...
Devenir lunetier... !!
Ca m'va, j'ai tout l'air d'une paire de lunettes....
Mon père aimerait que je reprenne ses affaires
Quand je s'rai grand...
Taxi mais dermiste !!!
Et entre nous, chose, mon psy,
Il ne fait pas que dans le chien et le chat.... !!!
J'en tremble !!
Notre cave, un musée des horreurs......
Va en paix, mon fils,
Deux pater et trois avé, résiste !!!!!

04 mai 2024

Sujet 92 - Semaine du 4 au 11 mai

 Une nouvelle semaine commence : 


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Le mot facultatif   résistance

 

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