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mardi 23 décembre 2025

Santo Tomas Donostin (2) Saint Thomas à Saint-Sébastien


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elles ont troqué leurs jeans pour de grands jupons, les septuagénaires aussi Tu veux bien me faire une photo ? pour mes enfants, sinon ils ne vont pas croire que je porte l’habit des baseritar, au premier rayon de soleil, la Concha, 

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photo, selfies, 

immortaliser. 

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course légère sur les trottoirs glissants, 

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un festival de parapluies, 

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à la ceinture le gobelet pour passer d’une buvette à l’autre, 

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un gobelet voire deux, 

ne pas les abandonner derrière soi,

réduire le plastique sur la voie, 

un défi collectif,  

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trouver refuge au sein de son association, 

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dans la moindre encoignure de porte, 

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puis la nuit venue, par exemple bien calée sur les épaules de son aita, regarder les mutxiko près du kiosque du boulevard, plus tard, quand on sera grande, sûr, on les dansera aussi, les mutxiko

mercredi 10 décembre 2025

lundi 10 novembre 2025

Urt « cette lumière (…) déchirante puisque c’est la dernière belle de l’année »

 

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Adour, 10 novembre, 17 heures 

fin de journée, 

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en descendant vers la gare depuis le village, 

« Mon troisième Sud-Ouest est encore plus réduit : c'est la ville où j'ai passé mon enfance, puis mes vacances d'adolescent (Bayonne), c'est le village [Urt] où je reviens chaque année, c'est le trajet qui unit l'une et l'autre et que j'ai parcouru tant de fois, pour aller acheter à la ville des cigares ou de la papeterie, ou à la gare chercher un ami.

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un matin, 

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« la lumière du Sud-ouest » célébrée par Roland Barthes,

Mon second Sud-Ouest n’est pas une région ; c’est seulement une ligne, un trajet vécu. Lorsque, venant de Paris en auto (j’ai fait mille fois ce voyage), je dépasse Angoulême, un signal m’avertit que j’ai franchi le seuil de la maison et que j’entre dans le pays de mon enfance ; un bosquet de pins sur le côté, un palmier dans la cour d’une maison, une certaine hauteur des nuages qui donne au terrain la mobilité d’un visage. Commence alors la grande lumière du Sud-Ouest, noble et subtile tout à la fois ; jamais grise, jamais basse (même lorsque le soleil ne luit pas), c’est une lumière-espace, définie moins par les couleurs dont elle affecte les choses (comme dans l’autre Midi) que par la qualité éminemment habitable qu’elle donne à la terre. Je ne trouve pas d’autre moyen que de dire : c’est une lumière lumineuse. Il faut la voir, cette lumière (je dirais presque : l’entendre, tant elle est musicale, à l’automne, qui est la saison souveraine de ce pays ; liquide, rayonnante, déchirante puisque c’est la dernière belle lumière de l’année, illuminant chaque chose dans sa différence (..,)


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un côté rénové, l’autre pas, traces d’un passé encore vif



vendredi 7 novembre 2025

à la ferme (15)

 

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2 novembre, 15h30

naissance de jumeaux, 

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où et comment téter ?

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le lendemain d’autres jumeaux, le petit troupeau s’agrandit, 

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pas besoin de soins particuliers, goûter au grand air, tout le monde dehors. 

mardi 16 septembre 2025

Conversation (47)

 la croiser avec son fils à la sortie du parc du château, cette fois échanger quelques mots, une très belle femme de bientôt cinquante ans, ronde et lumineuse J’aimerais me rapprocher de ma famille, je me sens isolée ici, si j’habitais Bayonne je pourrais par exemple improviser un repas avec ma grand-mère, quatre-vingt-quatorze ans et elle vit seule dans son appartement au quatrième étage sans ascenseur, et puis tous les autres et une langue aussi, ils s’y sont tous remis, la petite de mon frère est allée en ikastola [école en immersion basque], j’allais aux fêtes scolaires et c’était à n’y pas croire, tout ceux qui m’avaient charriée à la cour de récréation pour mon nom et mon prénom bien basques C’est moche, ça fait paysous, eh ! bien, ils étaient là, eux aussi ils y avaient leurs enfants à l’ikastola.

mardi 8 juillet 2025

lundi 30 juin 2025

à la fraîche

 

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Saint-Sébastien, dimanche 29 juin, 7h30

matin d’été à SanSe

dimanche 29 juin 2025

Lu et vu (154)

Lu

La Symphonie atlantique d’Hubert Haddad

L’enfant dans le taxi de Sylvain Prudhomme

 Revenu dans la voiture j'ai trouvé une notification WhatsApp : vous avez 15 nouveaux messages. La salve venait d'arriver sur le groupe créé par Julie [soeur aînée du narrateur] au lendemain de la mort de Malusci, pour s'occuper d'Imma [grand-mère du narrateur]. Simple outil au départ, c'était rapidement devenu le principal canal d'échange entre nous, mode d'existence à part entière de la famille, miroir et moyen de sa cohésion, écrin nouveau où elle avait trouvé à se mettre en scène, à se contempler, à se confirmer dans sa propre existence et son propre bonheur de famille unie.

J'ai ouvert le premier message, une photo postée par Julie, d'Imma qui nageait sans bouée, pour la premtère fois depuis des années. Des exclamations admiratives fusaient en réponse, hourras, salves de cœurs comme en provoquait à peu près chaque image de l'arrière-grand-mère depuis que le groupe existait, chaque photo d'elle dans un endroit où elle n'était plus retournée depuis des années, chaque vidéo d'elle au piano, seule ou avec un de ses petits-enfants.

À ce week-end, écrivait Julie, faisant allusion à la fête qu'organisaient chaque printemps mes parents.

Merci d'avance Marie et Alain.

Marie je te fais une pissaladière et une tarte sucrée, disait Sylvie.

Et moi un clafoutis aux cerises du jardin, écrivait Antoine.

Moi des bakhlavas et des beureks d'Ayse, répondait Catherine, qui logeait depuis un an une jeune réfugiée turque.

Moi j'apporte mon maillot de bain, disait malgré les douze heures de décalage un cousin installé à Hong Kong, et l'annonce de sa présence faisait redoubler la pluie de messages.

J'ai pensé que dans quelques jours à peine tous seraient là, réunis autour d'Imma, fêteraient sa vaillance de vieille dame presque centenaire, l'applaudiraient au piano.

Je me suis revu assis en face d'elle quelques mois plus tôt sous le lustre du salon. (p 179, 180)

Vu 

exposition 

sala Kubo Kutxa Fundazioa Donostia, María Cueto, tejer lo efímero : textura, repetición, geometría, circularidad / tisser l’éphémère : texture, répétition, géométrie, circularité 

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Sur le site, voir lien ci-dessus, extraits 

Matière, temps, soins 

Les œuvres de María Cueto - dont beaucoup sont réalisées à partir de fibres végétales, de feuilles ou de graines collectées et traitées manuellement - proposent une relation attentive avec la matière. Ses pièces exigent du temps, tant dans leur création que dans leur contemplation, et font appel à une expérience qui relie le tactile au phénoménologique. Il y a dans ses formes une poétique du soin qui s'étend du geste de la collecte à la construction minutieuse de réseaux, de nœuds, de réseaux et de tensions.

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Depuis le début de sa carrière, Cueto a travaillé à la limite entre sculpture et 'installation. Cependant, au-delà d'une question de formats, ce qui définit sa pratique est une façon d'être dans le monde attentive aux rythmes de la nature, à la fragilité de la vie, au dialogue entre le corps humain et l'environnement. À une époque marquée par la précipitation et la saturation, son œuvre propose un mode de perception alternatif, une invitation à observer l'invisible, ce qui se transforme lentement.

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Poétiques du minuscule 

Dans Tisser l'éphémère, les tissus sont des formes de pensée. Le montage accentue la circularité et le retour, offrant une lecture non linéaire de la production de Cueto. Les répétitions impliquent la variation ; les géométries n'imposent pas d'ordre mais révèlent les modèles cachés dans le quotidien.

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Okendo kultur etxea Juan Marsé, denbora hegan doa, baina batzuetan, pausatzen da le temps vole mais parfois se pose

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« Je suis un peintre du XIX ème qui vit au XXI ème, avec les outils du XXI ème »

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Pendant l'été 2000, l'artiste plastique et poète Jesús María Cormán donne vie à un personnage littéraire dont le métier est de peindre : son nom est Jesús Mansé. Contrairement à Cormán, dont les  travaux ont toujours été sous le signe des langages de l'abstraction, Jesús Mansé a cultivé au cours de ses vingt-cinq ans d'existence un aménagement paysager réaliste au regard mélancolique qui rappelle, dans certains cas, les peintres de la période romantique.

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L'exposition de Jesús Mansé que nous présentons ici, porte le titre d’un un vers du poète lui-même Cormán - Le temps s’envole mais, parfois, il se pose - recueille un large échantillon, principalement de son travail de 2022 à aujourd'hui, où il réfléchit sur la fugacité du temps, et les traces que son passage laisse sur ce que nous savons et sur ce que nous sommes.

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détails

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jeudi 19 juin 2025

à pied (29)


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sentiment de traverser un paysage de carte postale, une photo de plus malgré tout

mercredi 18 juin 2025

à pied (28)

 

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s’arrêter aux mêmes endroits, 

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les redécouvrir sans cesse,

chemins familiers

mardi 17 juin 2025

lundi 16 juin 2025

Conversation (43)

À partir du bois de palettes, son mari a bricolé une jardinière, elle reprend Non une balconnière, avec fierté, tendresse aussi Il a tout fait lui-même, admirer la balconnière  posée contre la palissade marron orangé de leur petite terrasse Il l’a peinte aussi, j’avais pourtant bien pris du Rouge Basque, oui ça existe, j’en ai trouvé chez Leroy Merlin mais ça rend pas pareil, c’est terne, ah ! tu crois que si ça ressort pas c’est parce que c’est pas sur du blanc, comme là-bas sur les façades ?

mardi 3 juin 2025

soif, à même la flaque

 

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quand je leur donne le grain aux poules, je mets à côté dans de petits récipients de l’eau propre

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mais les canards y te leur viennent et salissent tout, et ça aime pas l’eau sale, une poule

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mercredi 7 mai 2025