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mercredi 6 novembre 2013

Heriotzaren begiak Xabier Lete (eskeintza/offrande)


http://youtu.be/75s0OwYWNRs
  (cliquer sur l'image pour entendre 4'12 et lire Xabier Lete sur des images du Pays Basque -sauf 4-)

une adaptation de La mort viendra et elle aura tes yeux 

Poème retrouvé sur la table de chevet de Cesare Pavese (9 septembre 1908 – 26 août 1950) après son suicide (pris ici)

La mort viendra et elle aura tes yeux -
cette mort qui est notre compagne
du matin jusqu’au soir, sans sommeil,
sourde, comme un vieux remords
ou un vice absurde. Tes yeux
seront une vaine parole,
un cri réprimé, un silence.
Ainsi les vois-tu le matin
quand sur toi seule tu te penches
au miroir. O chère espérance,
ce jour-là nous saurons nous aussi
que tu es la vie et que tu es le néant.
La mort a pour tous un regard.
La mort viendra et elle aura tes yeux.
Ce sera comme cesser un vice,
comme voir resurgir
au miroir un visage défunt,
comme écouter des lèvres closes.
Nous descendrons dans le gouffre muet.
***
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi
questa morte che ci accompagna
dal mattino alla sera, insonne,
sorda, come un vecchio rimorso
o un vizio assurdo. I tuoi occhi
saranno una vana parola,
un grido taciuto, un silenzio.
Cosi li vedi ogni mattina
quando su te sola ti pieghi
nello specchio. O cara speranza,
quel giorno sapremo anche noi
che sei la vita e sei il nulla.
Per tutti la morte ha uno sguardo
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi.
Sarà come smettere un vizio,
come vedere nello specchio
riemergere un viso morto,
come ascoltare un labbro chiuso.
Scenderemo nel gorgo muti.

lundi 3 septembre 2012

mardi 7 août 2012

Leïla, Voix de Galice

"ça fait du bien dans la mémoire"

mercredi 4 avril 2012

Noël à Baigorry, années 60 (document INA)

un troupeau, la traversée du village, veillée dans la cuisine autour de la table à toile cirée, tiens ! des chapelets de saucisses au-dessus de la cheminée, on vient donc de tuer le cochon, tout le monde sur son trente-et-un, pensez... la télé ! noblesse des visages, élégance du noir et blanc...un peu en retrait, un homme dépouille avec une lenteur solennelle le maïs... sans doute juste ce qu'il faut pour les poules le lendemain, on allait se servir une corbeille au séchoir, et déjà faire image, pittoresque, puis la messe de minuit, les mantilles, mantille, le mot ressurgit, blanches pour les jeunes filles, noires pour les femmes... hommes en haut dans les galeries, une pensée pour les regards furtifs que nous échangions depuis les travées, et les chants de toujours... à voir ici

mercredi 15 février 2012

un dimanche à Pau (1)

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on marche,  la ville dort, bribes de chansons de Jean-Roger Caussimon de par la tête, au fond on oublie peu...

Zophrène (1979) Jean-Roger Caussimon
"Elle est venue, l’ère glaciale
Et la vieille Europe n’est plus 
Qu’un champ de foire commerciale 
La colombe est prise à la glu... 
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 Ferme la porte et la fenêtre
Le pétrole flambe avec l’or ! 
Il fait un temps à ne pas mettre
Un chien ni son maître dehors..."
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jeudi 28 avril 2011

L'éloquence des larmes Jean-Loup Charvet

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Artemisia Gentileschi, Marie-Madeleine (détail)
... des années plus tôt, cliquer ici,
disque écouté en boucle, si peu de traces aujourd'hui de Jean-Loup Charvet ... et pourtant...
(citées et commentées dans le livre qui accompagne le disque, reproductions 1 et 2)

L'éloquence des larmes Jean-Loup Charvet

(...) On pourrait presque ici parler d'extase méthodique, comme on parle ailleurs de doute méthodique. Extase définie comme cette attitude qui nous tient hors de nous-mêmes, là où veut bien nous placer la souffrance quand elle sait ne pas nous détruire. On ne pratique pas les larmes, on est gagné par les larmes. Elles sont sans doute un degré ultime de conscience, un moment d'"attention extrême".
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1 Artemisia Gentileschi, Marie-Madeleine
    Les vraies larmes se donnent. Ou, plus exactement, se reçoivent. Elles sont la dernière chose que l'on a le droit de gaspiller, car on ne peut les acquérir. Parce qu'elles sont la chose la plus précieuse au monde, elles se donnent, ou plutôt elles sont données. On parle du don des larmes.

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   Les larmes s'offrent à notre visage comme à notre pensée ou à notre cœur, leur évidence leur épargne une définition, leur intelligence les en protège. Leur claire transparence leur évite une description. Pour nous donner leur lumière, pour nous donner leur légèreté, pour nous offrir leur silence, elles se sont confiées à l'obscurité, se sont soumises à la pesanteur, se sont données aux soupirs. Pas de clarté sans clair-obscur, pas de pesanteur sans apesanteur et pas de son sans "silence mélodieux". Au risque de notre incarnation et de notre béatitude. Entre chair et ciel. Horizon transparent.

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2 Jacob Jordaens Les Disciples au tombeau
     Parole incarnée, la larme n'est donc jamais un argument, peut-être tout juste une preuve, et encore sans doute malgré elle.
    Vision, elle se tait dans la lumière. Mots éblouis. Regards muets d'avoir vu.
    Épiphanie, c'est-à-dire, au sens étymologique du terme, apparition lumineuse, la larme est du domaine de la certitude profonde, de la clarté reçue, du mémorial joyeux.
   Comme la parole vient au muet, comme la vue illumine l'aveugle, comme la marche fait danser le boiteux, les larmes ne sont données qu'à celui qui, longtemps, est demeurée sur leur bord. Elles n'ont pas d'origine visible, pas de fin déterminée. C'est ce qui fait leur force. Notre plus belle existence s'inscrit dans leur chiffre de fuite, notre plus juste discours dans leur éloquence muette, notre peinture la plus forte dans leur transparence, notre écriture la plus parlante dans leur silence. Elles nous aveuglent dans une vision plus absolue que celle du regard.
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Les larmes de St Pierre
   Les vraies larmes nous confient qu'elles ne sont pas de nous tout en venant du plus profond de nous-mêmes. C'est quand la larme s'échappe de notre corps qu'elle signifie, qu'elle le signifie le mieux. On ne pleure vraiment qu'en perdant ses larmes, comme on ne croit vraiment que si l'on a déjà une fois douté. L'invisible s'écrit sur nos visages en s'incarnant, en s'effaçant, par la force de nos larmes. L'évidence de cette force nous éblouit dans son obscurité, comme la chute peut nous faire gravir un échelon vers le ciel.

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La Sainte Famille

jeudi 21 octobre 2010

Pampelune, café Iruna. Dia Europeo de la Opera. CORO "PREMIER ENSEMBLE" de AGAO

 Hauts plafonds, moulures et miroirs, charme d'un vieux café à l'ancienne, gros plans sur des visages filmés amoureusement au moment où touchés par la musique ils s'émerveillent ; saisie au vol aussi, la grâce de moments partagés autour d'une table ou au coin du comptoir, bière ou vino tinto, tapas, l'opéra est là où il devrait  rester, parmi nous.
 

vendredi 27 août 2010

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Lagrasse, 6 août, on l'attend, 
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une loge improvisée,
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plus une chaise de libre et soudain il est là, vulnérable, la rivière, les murs de l'abbaye, la voûte étoilée, immensités,  apprivoiser l'espace, mode badin de la conversation entre amis, sa voix s'essouffle un peu, pourra, pourra pas, on frémit, mais sa voix chaude et tendre s'envole, une voix comme encore prise dans les volutes de fumée, il chante et miracle, on a à nouveau l'âge où on l'a entendu pour la première fois. Celui de tous les espoirs. Un enchantement.


dimanche 11 avril 2010

 Amaren Alabak, (les filles de la mère, de la terre mère), avec simplicité, elles s'exécutent et chantent a cappella, esquissent un pas de danse, vous les croisez au hasard d'une fête de village, d'un festival, toujours un moment de pur bonheur, une aisance, une fluidité acquises par des années de travail dès l'enfance avec le père de Maika, le musicien Mixel Etchecopar.

Amaren Alabak : Maider Bedaxagar, Graxi Bedaxagar, Lüxi Agergarai, Arantxa Camus, Ihitz Iriart, Maika Etxekopar

Influences : Ce sont d’abord des chants de femmes de par chez nous, des chants basques, portugais, aragonais, italiens appris dans leurs maisons, dans la vallée de la Soule (Pays basque); et puis ce sont de vieilles histoires des villages alentour, des histoires de mort et d’amour que l’on veut encore raconter; il y a aussi les choses que l’on chante pour ne jamais les oublier : ce sont les vers qu’un curé écrivit en hommage aux femmes quelques siècles avant nous; ou bien l’amertume du poète qui sent la mort proche de notre langue et de la terre mère; enfin quelques chants pour danser et des danses chantées. Nous sommes un groupe de filles et de voix seulement. Nous allons avec nos petits bancs, nos bâtons ou Xixili, tout dépend…(source MySpace)