Nous sommes rentrés d'Alsace sous la pluie, sans nous arrêter pour ne croiser personne, juste un petit pipi dans une aire tranquille et essence à une pompe loin de tout. Comme seul compagnon de voyage, le Delta si j'en crois mon PCR d'hier.
Cinq heures de route, mais l'impression d'avoir fait le tour du monde tant nous étions fatigués. Contents d'être seuls pour pouvoir enlever nos masques que nous ne quittions plus depuis que le test antigénique nous avait informés de notre contagiosité. Et puis bonne nouvelle, nos voisins du dessous sont en vacances, aucune odeur n'infecte notre appartement, un truc positif dans cette fin d'année chaotique.
Je m'étais fait faire ma dose booster le 16 décembre et JP le 21 (est-ce très malin, lui avais-je dit, de la faire faire juste avant Noël ?). Le lendemain il s'était réveillé fatigué, très fatigué, nous devions prendre la route direction l'Alsace pour fêter Noël avec les enfants et ma soeur venue de Paris. L., la compagne de G. nous rejoignant le 25 au soir. Que JP fasse une réaction à un vaccin est tellement dans l'ordre des choses que nous n'avons pas un instant tiqué. G. était arrivé le 17, pour passer une petite semaine avec nous et repartir avec ma Yaris que je lui offrais. Il était sorti plusieurs soirs voir des copains, il avait bien un rhume qui trainait mais tous le monde allait bien.
Nous sommes donc partis chacun dans nos voitures, G. avec la Yaris, nous avec la Civic, JP avait fait une grosse sieste avant et bon, ce n'était qu'un vaccin après tout.
Nous avons récupéré à Mulhouse C., le lendemain arrivait ma soeur. La maison était froide mais pas glaciale, mon frère ayant chauffé durant tout le week end précédent, il faisait un petit 12°, et nous avons gardé nos vêtements jusqu'au couché.
Le lendemain JP était encore assez naze, nous sommes parties ma fille et moi, faire les grosses courses de Noël au Cora de Houssen, gigantesque mais agréable, puis un tour chez Picard pour les buches et quelques petits délices, et ensuite direction la gare pour chercher ma soeur.
Dans la nuit du 23 au 24, JP s'est mis à tousser, il avait dû prendre froid en arrivant dans la maison, oui il est fragile, les poumons en très mauvais état, je suis allée lui faire une tisane avec du miel de sapin.
Le lendemain c'était Noël, en Alsace nous le fêtons le soir, et nous avions un énorme chapon que nous avons farci avec un foie gras frais et quelques marrons, enfourné pour trois heures dans le four à pain que G. avait chauffé. J'ai préparé du choux rouge aux marrons délicieux. Pendant ce temps, G. est allé coupé un sapin dans la forêt, et C. durant deux heures l'a décoré de dizaines de boules en verre coloré et a déployé la crèche avec tous les santons.
Puisqu'il était déjà tard, une fois que nous étions tous joliment habillés, nous avons débouché le crémant offert par mon petit frère, et avons déballé nos cadeaux. Ensuite nous nous sommes régalés, le chapon (du Cellier des montagnes) était une vraie tuerie.
Le lendemain JP était toujours aussi fatigué, toussant, se mouchant, l'histoire du vaccin semblait moins plausible, et je m'étais réveillée encore plus fatiguée, mais comme depuis l'opération je suis vraiment à ramasser à la petite cuillère, cela ne m'alertait pas plus que ça.
Allez, puisque ma soeur avait apporté des auto-tests, elle en a fait un à JP, et... il a viré immédiatement positif MERDE ! Allez à toi maman ont dit les enfants, et PAF positif ! Celui fait à G. étant négatif, on s'en est arrêté là sur le moment. On a revêtu nos masques que l'on a plus quitté jusqu'à notre départ.
Aucune possibilité de faire un test PCR jusqu'à lundi, et le soir nous avons appris que G. était positif (*) et les autres non.
Je suis allée mardi vers onze heures faire mon test pour l'arrêt de travail, le résultat ne faisant aucun doute. C'est au moment où je me suis parfumée, avant d'aller au labo, que j'ai réalisé que je ne sentais plus rien.
Si ça se trouve, nos voisins sont bien là, et empestent notre appartement...
*à ce jour, il n'a pas de symptômes à part la perte d'odorat mais qui semble revenir doucement. On croise si fort les doigts...