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vendredi 21 novembre 2025

cartons, film à bulles, scotch...

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la vie est belle que pour les capitaliste/esclavagiste


 37 ans de vie, amassés dans 90 mètres carrés, sans compter les balcons. 

Chez Leclerc le scotch est à 6,88 euros, chez Action (que je découvre) 85 centimes. Les cartons (à livres) en moyenne un peu partout juste au dessus d'un euro, le film à bulles lui,  nous restait d'un déménagement ancien de C.. Et puis nous avons également eu une grosse livraison de cartons, scotch, bulles de l'entreprise de déménagement. J'avais déjà bien emballé une bonne partie de ce que nous gardions lorsqu'elle est arrivée. Trois énormes cartons remplis de dizaines d'autres cartons. Qu'en faire me suis-je dit, je n'ai presque plus rien à emballer.

 Erreur ! 

Chaque jour je trouve des objets à mettre en carton, à emballer dans des films plastique, à déposer chez Emmaus ou à la déchetterie. Ça n'en finit pas.

Heureusement il y a d'autres activités qui changent de cette routine. La nouvelle adresse à renseigner sur tous les sites administratifs, le RIB et le numéro de carte bancaire à mettre à jour puisque nous avons dû changer de banque pour le prêt. Hier je suis allée faire la réexpédition du courrier. Faire un tour chez ceux que nous allons quitter, boire un dernier ou avant-dernier verre. Gérer de loin les travaux de la maison dans laquelle nous allons atterrir.

Je profite de ce grand remue ménage pour nettoyer les tapis, cirer les armoires, trier les papiers, réparer ce qui aurait dû être fait depuis longtemps, mais toujours remis à plus tard. 

JP rebouche, remet en état les murs abîmés, démonte et transporte, revend ou donne sur le bon coin. 

Ce matin il neige, doucement, les toits sont blancs, les voitures cachées sous un manteau glacé. Un petit pincement au coeur à l'idée que cela sera sans doute très rare si ce n'est impossible là-bas, de me réveiller dans cette luminosité éclatante et pourtant feutrée. 

Mais me dis-je, si j'ai trop de nostalgie, j'irais dans ma maison en Alsace retrouver la neige.

mercredi 8 janvier 2025

Début d'année en demie-teinte

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J'ai l'impression d'être malade depuis toujours tant je ne vois pas d'amélioration depuis que cet espèce de virus respiratoire m'est tombé dessus. Je me traîne toute la journée, n'arrivant même pas à ouvrir un livre et restant souvent bêtement vautrée devant la télévision. J'ai au moins vu tout ce qui avait trait à l'anniversaire des attentats de janvier 2015, et j'ai aimé que France2 n'ait pas bousculé son programme à ce sujet suite à la mort de l'autre facho.

Les nouvelles parisiennes sont très moyennes. Mes parents qui avaient eu le droit de venir passer Noël en Alsace, sont repartis apparemment avec le virus qui m'achève. Leur âge, leur fatigue et la maladie de mon père, font que je m'angoisse énormément pour eux. Un de mes frères est là une ou deux semaines pour les assister, ensuite j'irai faire une permanence, pour que ma soeur puisse un peu respirer (elle aussi est revenue d'Alsace avec ce virus) et mon autre frère prendra la relève. Il est difficile pour l'instant d'imaginer que mes parents puissent s'en sortir seuls. Cela freinera notre nouveau départ, mais de toute façon, mon épuisement présent fait que je n'y pense pas. 

Nous avons tout de même passé de très belles fêtes. Toute la famille était là, des petits enfants aux grands parents, et nous n'avons rien négligé. Un très beau sapin et sa crèche, des cadeaux joliment emballés, des repas délicieux mais raisonnables. La dernière génération a bûcheronné, préparé une réserve de bois qui a permis de passer ces fêtes au chaud malgré les températures plus qu'hivernales. Il a commencé à neigé le 22 décembre, et nous avons eu, ce qui n'était plus arrivé depuis des années, un paysage blanc et scintillant tout le séjour.

JP et moi étions les derniers à partir, ranger la maison, nettoyer et faire les lits, lessives, vider les sacs de papier et bouteilles, préparer du bois pour le prochain séjour. Nous sommes rentrés sous une tempête de neige le samedi soir, et depuis je tente de reprendre un peu du poil de la bête.

Allez, il semble que ce type de virus lâche l'affaire au bout d'une ou deux semaines. Si je suis optimiste, j'en ai encore pour maximum cinq jours.... je crois les doigts.

mercredi 1 janvier 2025

2025

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premier de l'an glacé

Loin de la Haute Savoie, malade comme un chien, je n'ai pas tenue debout jusqu'à minuit. Je me suis réveillée entre deux énormes quintes de toux juste à temps pour souhaiter une bonne année à JP et hop retour dans les bras de Morphée. 
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-2° sur le thermomètre

Malgré ma petite pilule pour essayer de dormir, ma nuit a été si hachée que je suis toujours aussi épuisée ce matin. Je suis sensée nettoyer la maison, mais je pense que je vais uniquement vivoter ce premier de l'an. Ce n'est ni la grippe, ni le covid, juste une toux incessante et un rhume vidant les réserves de mouchoirs.

Je vous souhaite une très bonne année 2025 en espérant qu'elle sera un peu plus fun que celle que nous venons de clôturer.
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mardi 3 septembre 2024

Alsace

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ma copine d'à côté

 Cela fait un mois que nous sommes en Alsace, un mois avec mes parents à savourer la vie qui doucement s'écoule. Il me semble que cela ne m'était jamais arrivé, profiter de ces instants avec eux si longtemps, sans stress, au soleil, pouvoir les chouchouter pour qu'ils soient comme des rois dans cette maison qu'ils aiment tant.

Nous n'avons pratiquement rien fait, que bavarder, bien manger, et les laisser faire d'immenses siestes sans bruits. 

Ils sont repartis hier en train et nous voilà JP et moi seuls dans cette grande maison. Dehors le soleil brille, faisant scintiller les gouttes de rosée sur l'herbe. La machine à laver tourne, et au fur et à mesure je suspends le linge sur la corde dehors. Tout à l'heure je m'attaquerai au ménage, faire les lits, ranger un ou deux placards, lisant entre deux "le jour d'avant" de chalandon. 

La vie rêvée d'une retraitée...

mardi 3 janvier 2023

retour

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immeuble à Bâle de nuit

Nous avons refermé la maison, nettoyée et rangée, et sommes partis sous une pluie battante. A Bâle nous sommes restés coincés sous le tunnel juste après la douane un long, très long moment, sans doute noyés dans les sorties des bureaux. La suite, très chargée, nous a permis d'arriver vers vingt et une heures. Petit casse-croute rapide, pain beurré et sardines, et hop au lit.

Cette nuit j'ai été réveillée par la machine à laver des voisins qui essorait en faisant trembler tout l'immeuble, merci les conseils pour faire des économies d'électricité mais pas de sommeil.

Je reprends mon rythme habituel, levée avant le soleil, café et gym, puis vélo, boulot, vélo etc.

C'est mon bracelet connecté qui va être content.


lundi 2 janvier 2023

Buissonnière

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Je ne travaille pas aujourd'hui, l'agence est fermée et je suis restée en Alsace encore un jour, loin du bruit des travaux de construction qui envahissent depuis quelques semaines notre environnement là bas en Haute Savoie.
Ici tout est calme, reposé, aucune clochette, mais les oiseaux qui se croient au printemps.

Je bois mon café avant de commencer à ranger et nettoyer. 
Hier nous avons défait le sapin, rangé la crèche, Chaque santon emballé dans un papier doux, les moutons avec les moutons, les canards avec les canards, les sangliers, les oies, les chats, les chiens et tous les personnages achetés année après année. J'ai toujours un pincement au coeur lorsque je fais cela.
Pendant ce temps, JP décrochait délicatement les boules de Noël, les déposait une à une sur la table du salon, avant de les ranger par couleur dans des boites transparentes et légères. Il avait mis des chants de Noël et j'essayais, de ma voix toujours éraillée par l'opération, de les accompagner. Il faudra que je m'attaque à cette voix, c'est trop pénible de ne plus pouvoir chanter comme avant.

Demain je reprends ma discipline établie l'année dernière. Plus d'alcool sauf si fête avec des amis, ne me servir qu'une fois à table, et chaque matin une bonne vingtaine de minutes d'exercices pour me remuscler. J'ai perdu tranquillement une dizaine de kilos depuis janvier dernier et je me sens bien mieux comme ça.

Et peut-être, peut-être, vais-je aussi revenir un peu plus sur ce blog.

dimanche 1 janvier 2023

2023

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Puisque nous fêtons cette nouvelle année dans notre maison en Alsace, il a bien fallu, pour respecter ma tradition de minuit, trouver le moyen de donner la météo entre 2022 et 2023.
Et oui, comme cela a été le cas partout en France, les températures n'avaient rien d'hivernal. Lorsque les premiers feux d'artifices ont éclaté, nous sommes sortis en Birkenstock et petit pull pour regarder la vallée s'éclairer joyeusement.

Au diable les oiseaux de mauvaise augure, je vous souhaite une année remplie de joie, de découvertes et d'amour. 

Ici loin de tout, nous regardons les oiseaux voleter autour des petits tas de graines de tournesol que nous déposons sur le rebord de la fenêtre, nous fêtons nos vacances à coup de crémant d'Alsace, et puisqu'il le faut, allons ranger la maison avant de repartir en Haute Savoie. 

Nous étions au plus fort des fêtes, seize à table et dans les chambres. Cela tenait pour certains du camping, mais cela n'a pas de prix de pouvoir nous retrouver, après deux années chaotique, tous ensemble. Mes parents vaillants jusqu'à point d'heure, ont montré une fois de plus, qu'ils étaient de vrais Warriors.

Oui c'était vraiment une belle fin d'année et je l'espère un début prometteur pour cette nouvelle année.


vendredi 27 mai 2022

La solitude dans le couple

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Puisque nous étions allés à Paris pour fêter Pâques avec mes parents, ce long week-end de l'Ascension, nous le passerions en Alsace dans notre maison familiale.

Je me suis réveillée comme de nombreuses fois à 4h20, et vers cinq heures, cinq heures trente je me suis levée pour préparer ce petit séjour. Le repassage, casque vissé sur les oreilles à rattraper les élucubrations de Meurice puis les Pieds sur terre, arroser les plantes, lire un peu de "Sagan à tout allure" en buvant mon café jusqu'à ce que JP se lève. 

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Pendant que JP prépare sa boite de médicaments pour le week-end, tout en parlant avec lui, j'ai dépoté la trentaine d'oignons de narcisses que j'ai mis dans un sac en plastique pour les apporter en Alsace. Je lui dis que je vais les planter sous l'oiseau d'Hervé en espérant que cette fois-ci les oignons ne seront pas bouffés par les mulots. Ah et puis, je prends aussi le muguet fané que je vais mettre vers Chamade, c'est l'endroit parfait pour qu'il se développe. Je pose le sac sur la glacière dans laquelle j'ai mis tous les légumes et fromages du réfrigérateur.

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JP se douche, prépare ses affaires, je finis de laver les toilettes et la salle de bain. J'aime laisser l'appartement impeccable pour notre retour. Il reste encore à plier les habits pour que je puisse fermer la valise. Tiens dis-je à JP, descend les bouteilles-papiers et la poubelle pendant que je termine.

Je passe la serpillère, JP a oublié de prendre la poubelle, il remonte et je lui demande de la jeter, il obtempère et nous commençons à remplir la voiture. Il y a tous les tableaux que nous avons rapportés de Paris et qui encombraient le tout petit appartement de mes parents, la glacière, la valise les chaussures.

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On quitte Annemasse relativement à l'heure que je m'étais fixée et nous roulons. Nous roulons et je bavarde, JP conduit. 
A un moment je parle de mes narcisses à planter et un doute soudain... Tu as bien pris le sac d'oignons ?

Silence...

Il l'a jeté, avec les poubelles, je me suis fait chier ce matin devant lui à déterrer les oignons, foutant de la terre partout, faisant une remarque sur le gros pot en terre vernissé jaune que j'allais pouvoir réutiliser, et une fois de plus, une fois de plus, je réalise qu'il ne m'écoute pas, jamais. Il semble là et pourtant il est ailleurs, loin.
Bah, il ne s'excusera pas, il ne le fait jamais "J'ai compris me dit-il, tu vas faire la gueule tout le week-end !"
Bah non, c'est pas dans ma nature, et puis je suis passée à autre chose. Evidemment, réaliser une fois de plus que je parle dans le vide, ne me réjouis pas.

Quand nous sommes arrivés, la maison était tout endormie, dans une végétation foisonnante, les oiseaux pétillaient comme des fous, la vie est trop courte pour s'emmerder pour si peu de choses.

mercredi 29 décembre 2021

quatrième dose

Nous sommes rentrés d'Alsace sous la pluie, sans nous arrêter pour ne croiser personne, juste un petit pipi dans une aire tranquille et essence à une pompe loin de tout. Comme seul compagnon de voyage, le Delta si j'en crois mon PCR d'hier. 

Cinq heures de route, mais l'impression d'avoir fait le tour du monde tant nous étions fatigués. Contents d'être seuls pour pouvoir enlever nos masques que nous ne quittions plus depuis que le test antigénique nous avait informés de notre contagiosité. Et puis bonne nouvelle, nos voisins du dessous sont en vacances, aucune odeur n'infecte notre appartement, un truc positif dans cette fin d'année chaotique.

Je m'étais fait faire ma dose booster le 16 décembre et JP le 21 (est-ce très malin, lui avais-je dit, de la faire faire juste avant Noël ?). Le lendemain il s'était réveillé fatigué, très fatigué, nous devions prendre la route direction l'Alsace pour fêter Noël avec les enfants et ma soeur venue de Paris. L., la compagne de G. nous rejoignant le 25 au soir. Que JP fasse une réaction à un vaccin est tellement dans l'ordre des choses que nous n'avons pas un instant tiqué. G. était arrivé le 17, pour passer une petite semaine avec nous et repartir avec ma Yaris que je lui offrais. Il était sorti plusieurs soirs voir des copains, il avait bien un rhume qui trainait mais tous le monde allait bien. 

Nous sommes donc partis chacun dans nos voitures, G. avec la Yaris, nous avec la Civic, JP avait fait une grosse sieste avant et bon, ce n'était qu'un vaccin après tout.

Nous avons récupéré à Mulhouse C., le lendemain arrivait ma soeur. La maison était froide mais pas glaciale, mon frère ayant chauffé durant tout le week end précédent, il faisait un petit 12°, et nous avons gardé nos vêtements jusqu'au couché.

Le lendemain JP était encore assez naze, nous sommes parties ma fille et moi, faire les grosses courses de Noël au Cora de Houssen, gigantesque mais agréable, puis un tour chez Picard pour les buches et quelques petits délices, et ensuite direction la gare pour chercher ma soeur.

Dans la nuit du 23 au 24, JP s'est mis à tousser, il avait dû prendre froid en arrivant dans la maison, oui il est fragile, les poumons en très mauvais état, je suis allée lui faire une tisane avec du miel de sapin. 

Le lendemain c'était Noël, en Alsace nous le fêtons le soir, et nous avions un énorme chapon que nous avons farci avec un foie gras frais et quelques marrons, enfourné pour trois heures dans le four à pain que G. avait chauffé. J'ai préparé du choux rouge aux marrons délicieux. Pendant ce temps, G. est allé coupé un sapin dans la forêt, et C. durant deux heures l'a décoré de dizaines de boules en verre coloré et a déployé la crèche avec tous les santons.

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Puisqu'il était déjà tard, une fois que nous étions tous joliment habillés, nous avons débouché le crémant offert par mon petit frère, et avons déballé nos cadeaux. Ensuite nous nous sommes régalés, le chapon (du Cellier des montagnes) était une vraie tuerie.

Le lendemain JP était toujours aussi fatigué, toussant, se mouchant, l'histoire du vaccin semblait moins plausible, et je m'étais réveillée encore plus fatiguée, mais comme depuis l'opération je suis vraiment à ramasser à la petite cuillère, cela ne m'alertait pas plus que ça. 

Allez, puisque ma soeur avait apporté des auto-tests, elle en a fait un à JP, et... il a viré immédiatement positif MERDE ! Allez à toi maman ont dit les enfants, et PAF positif ! Celui fait à G. étant négatif, on s'en est arrêté là sur le moment. On a revêtu nos masques que l'on a plus quitté jusqu'à notre départ. 

Aucune possibilité de faire un test PCR jusqu'à lundi, et le soir nous avons appris que G. était positif (*) et les autres non.

Je suis allée mardi vers onze heures faire mon test pour l'arrêt de travail, le résultat ne faisant aucun doute. C'est au moment où je me suis parfumée, avant d'aller au labo, que j'ai réalisé que je ne sentais plus rien. 

Si ça se trouve, nos voisins sont bien là, et empestent notre appartement...


*à ce jour, il n'a pas de symptômes à part la perte d'odorat mais qui semble revenir doucement. On croise si fort les doigts...

mercredi 14 avril 2021

Millilitres de chance

Cette année, quoiqu'il se passe, j'avais décidé que je prendrai mes vacances spéciales anniversaire. Celles de l'année dernière étant tombées à l'eau en raison du confinement strict, je n'avais gardé que le 8 avril comme journée hors du temps. Evidemment, à peine trois jours avant mes supposées vacances en Alsace, un nouveau confinement avait été décrété et sur le moment j'ai eu un vrai coup de déprime. 

Et puis, notre merveilleux épidémiologiste ayant dit à mots couverts que la maréchaussée serait conciliante, limite les yeux fermées jusqu'au lundi de Pâques au soir, nous sommes partis un peu avant 8 heures samedi, passant par la France pour éviter des problèmes à la douane. Week-end froid mais ensoleillé, loin du bruit, sans masque, sans couvre-feu dans le terrain, idéal pour se préparer aux jours suivants où, rentrée à la maison, j'ai totalement déconnectée du boulot, au point d'avoir eu l'impression d'être partie trois semaines. 

J'ai repris tranquillement mon poste lundi, un peu à l'agence histoire de voir ce que j'avais dans ma bannette, un peu en télétravail pour décanter mes mails et demandes diverses. Et puis, vers seize heures, alors que je commençais déjà à en avoir ras la casquette, ma collègue à l'accueil m'appelle : "Dis Valérie, ça n'a rien à voir avec le boulot, mais j'ai le pharmacien qui est là et me demande si on a une personne de plus de 55 ans, parce qu'il a une dose de vaccin sur le bras." vaccin... euh là tout de suite ? dans ma tête je n'ai pas vraiment le choix, si on m'apporte sur un plateau cette dose c'est que c'est un signe.
"C'est quel vaccin ? - le pharmacien répond que c'est l'aztrazeneka mais je sais déjà que je vais dire oui. Et je file à toute vitesse sur mon vélo pour profiter de cette opportunité inespérée, le premier jour où la vaccination est autorisée pour les biens portants un peu moins jeunes. 
Il m'attend, me pose des questions en rafale, non je ne suis pas enceinte, non je n'allaite pas, non je n'ai pas de fièvre non non non et pouf un petit coup de désinfectant, une piqure dans le bras "un peu plus mou s'il vous plait les muscles" et je repars après avoir donné mes coordonnées pour dans 6 à 8 semaines.

Le soir tout va bien, aucune douleur au bras, je zappe le doliprane qu'il m'a conseillé, des vaccins j'en ai eu quand même quelques uns, je n'ai jamais eu quoique ce soit comme réaction.

Et puis vers quatre heures je me réveille, j'ai froid, j'ai des nausées, j'ai mal partout, des picotements, l'impression de revenir deux mois en arrière quand j'ai eu ce foutu virus dont on n'a pas trouvé le nom, mais qui m'a mis à plat presque deux mois complets. Je prends un doliprane, impossible de me rendormir, je grelotte malgré un pull et deux couvertures. Je traine toute la journée, malade, fiévreuse, douloureuse, nauséeuse, prenant toutes les huit heures un comprimé. Le soir je file au lit tôt, m'endors en vrac et ce matin, ne me reste que le mal de tête lancinant. Je croise les doigts que cela s'estompe vite.

J'ai appris ensuite, que si j'ai eu droit à cette dose, c'est que le pharmacien avait déjà frappé à plusieurs portes des commerces alentours, et que tous ont décliné l'offre. Non non tout va bien a dit celui qui reçoit les clients masque sous le nez très lâche au point qu'il retombe souvent sous le menton. Non non non surtout pas ce vaccin dangereux à dit l'autre. Et le pharmacien en désespoir de cause, est venu frapper à la porte de l'agence fermée pour cause covid, et ma super collègue m'a appelée, je suis la seule éligible, tous les autres étant bien plus jeunes.

Maintenant il faudrait que JP puisse aussi l'être, mais c'est une autre histoire, personne ne veut prendre le risque en raison de ses antécédents allergiques. Pourvu qu'à Lyon où il doit se rendre la semaine prochaine, ils soient un peu plus courageux.

samedi 30 novembre 2019

photo n°30

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10-11-19
Je venais de déposer sur le bord de la fenêtre, une poignée de graines de tournesol. Les oiseaux qui voletaient alentour n'avaient pas encore repéré cette manne automnale, et j'attendais, buvant mon café au lait, dans une maison silencieuse, de voir le premier téméraire.
Les températures avaient brusquement chutées, le sol était couvert de givre, nous étions venus passer le onze novembre avec C. dans cette maison qui lentement se réchauffait.
Il n'aura fallu qu'une dizaine de minutes pour que le ballet incessant démarre jusqu'au soir, où ne restera qu'une ou deux cosses vides.
En partant nous avons laissé pendre aux branches des arbres encore couverts de feuilles, quelques boules de graisse bourrées de graines diverses.
Et lorsque nous reviendrons, pour fêter en famille l'année finissante, chaque matin nous garnirons ce restaurant à ciel ouvert, pour y voir se chamailler les sitelles torchepot, mésanges bleues et charbonnières, rouge-gorges, merles et autres minuscules troglodytes mignon.
Ainsi, au printemps, notre chorale colorée et agitée, réjouira nos matins de ses chants joyeux.

mercredi 27 novembre 2019

photo n°27

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24-12-2011
Il faudrait l'agrandir, la mettre en plein écran, pour que ces pétales devenues dentelles en toute fin de vie, soient magnifiées à leur juste valeur.
Il y a tout autour de la maison d'Alsace, et dans le pré qui la surplombe, des rivières d'hortensias, qui chaque année nous émerveillent. Rose le long des murs, bleus dans le pré et les clairières, pour devenir dorés puis translucides lorsque l'hiver est là.
Alors on se résout, avant le printemps, à couper toutes les fleurs et c'est dans un grand feu qu'elles s'envolent, en millier d'étincelles vers le ciel.

mardi 26 novembre 2019

photo n°26

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07-04-2013
La cigogne est l'emblème de l'Alsace, mon identité absolue, ancrée en moi depuis bien avant que je ne naisse, et pourtant...
Je ne crois pas, petite, avoir vu souvent des cigognes couramment, parfois en l'air, long vol majestueux, ou cherchant dans les champs quelque chose à becqueter, mais loin loin de l'image de Hansi, perchées sur les toits, se baladant sur les pavés des ravissants villages aux maisons à colombage.
L'Alsace éternelle et au dessus de tout, mon grand père me l'avait inscrite profondément dans mon coeur, nul autre région ne pouvait l'égaler, l'approcher.
Aussi, quelle ne fut ma stupéfaction de découvrir au fil de ma vie, des maisons à colombages aussi jolies que chez moi, mais à Dijon, Rennes, Montluçon et des cigognes planant au dessus des champs, se posant sur les nids accrochés aux pylônes bordant la route menant à La Rochelle, chez elles, libres.
Cela n'affectera pas mon amour pour L'Alsace, jamais, bien que je ne m'imaginerais mal y retourner pour y finir ma vie. 

mercredi 13 novembre 2019

photo n°13

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25-03-2008
Le voilà ce four à pain dans lequel nous cuisons tout !

Des branches bien sèches qui jonchent notre forêt servent de combustible. Je ne connais pas ses mensurations, facilement 2 mètres de profondeur et un bon mètre cinquante de largeur, peut être plus, mais assurément pas moins. Il est planté au centre de la pièce, gros cube autour duquel nous tournons pour aller d'une pièce à l'autre. Au dessus sont posées les porteries alsaciennes, moules à Kouglof, terrines à Baeckeoffe, terrines à pois...

La toute première chauffe n'est faite que pour l'amener à une bonne température, en hiver cela permet de tempérer la partie séjour et chambres, en été il faut ouvrir les fenêtres pour ne pas mourir de chaleur, mais cette maison humide de nature, plantée dans la montagne, ne peut que l'apprécier.
Une fois cette chauffe faite, en général dès notre arrivée, le four étant bourré de bois lorsque nous quittons la maison, il suffit de mettre une allumette pour que le bois bien sec s'embrase immédiatement. Tout au long du séjour et des menus prévus, il sera réchauffé encore et encore.
C'est tout un art pour qu'il soit à la bonne température, on ne cuit pas du pain comme on cuit une tarte, un poulet, des légumes.
Les années passant, ce four qui a été entièrement refait à l'ancienne par un artisan de la région, a été apprivoisé, chouchouté, et au fur et à mesure que la nouvelle génération grandit, le savoir est transmis pour que jamais il ne soit délaissé.

mardi 12 novembre 2019

photo n°12

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15-07-2017
Le kouglof maison, cuit dans le four à pain, parsemé de sucre glace et dont on devine les trois rangées d'amande.
La recette est celle de maman, qui l'a héritée de sa mère qui sans doute faisait celle de la sienne, depuis toujours la même. Des gros raisins de Malaga trempés dans le rhum, des oeufs, du beurre, du lait, de la levure de boulanger, de la farine, du sucre mais juste ce qu'il faut, et la pincée de sel. La pâte battue sur la grande planche en bois, puis levée au chaud dans une salle de bain, cachée sous un linge et mis en forme, pour enfin, lorsqu'elle est bien à niveau dans son moule ancien, glissée dans le four à pain, planté au centre du séjour.
Ce sont les garçons qui le font, toujours, soit mon grand frère, soit mon petit frère, maman leur a passé la main il y a fort longtemps, et lors de grands rassemblements, ou de vacances, l'un ou l'autre s'y attaque et réjouit toute la famille.
La matin il trône au milieu de la table, et l'on fait très attention pour que même les lève-tard en aient.
Chacun a sa façon de l'attaquer, certains commencent par le bas, le grillé, pour finir sur les amandes croquantes. D'autres privilégient les amandes, puis lentement le déguste en laissant la croute  parfois un peu trop noire.
Mais malheur à celui qui laisse malencontreusement tomber une amande, il y aura toujours un gourmand qui d'un geste vif la subtilisera, hop ni vu ni connu !

samedi 9 novembre 2019

photo n°9

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15-11-2011
Plantée dans la montagne, dominant le village d'où chaque matin nous entendons les cloches de l'angelus carillonner à peine l'aurore née. Plein Nord, humide, et si cela fait longtemps que nous ne sommes venus, certains murs dégoulinants.
Mais qu'est ce qu'on est bien dans cette maison, qui voit la famille changer, ceux qui partent, ceux qui arrivent et qui toujours l'aiment follement.
Il y a tout autour, la forêt, la nôtre, faite d'épicéas, de chênes rouges, de mélèzes et tout en haut, l'immense séquoia planté à la naissance de C.
Au printemps nous cueillons l'ail de l'ours qui tapisse tout le sol pentu et les morilles qui pointent leur nez, en été ce sont les fleurs des champs pour en faire des bouquets posés sur les larges bords des fenêtres et l'automne nous régale des  cèpes, trompettes de la mort, lépiotes, reine des reinettes...
On rentre du bois pour l'hiver, on tente de limiter les souris qui elles aussi, tout comme les fouines, se sentent bien dans cette maison qui respire la sérénité.
Il y a bien ce problème d'eau qui depuis plusieurs années, souillée par l'épandage, n'est plus potable, on s'adapte, il faudra, un jour trouver une autre source, le terrain en est plein.

Mais malgré cela, je n'ai connu personne qui n'a pas été immédiatement séduite par elle, personne !

samedi 31 mars 2018

ohhh

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le temps se couvre

vendredi 30 mars 2018

vendredi saint

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Le printemps, toujours en retard dans notre maison d'Alsace, laisse doucement s'éveiller les perce-neiges sous le vieux frêne.

lundi 1 janvier 2018

Bonne année

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Cela fait bien longtemps que nous n'avions passé le cap de la nouvelle année dans notre maison d'Alsace. Il pleut à verse mais les villageois font péter des feux d'artifice de toute part. C'est un festival à qui aura le plus beau et c'est très festif.
Nous on est bien, dans notre maison bien chaude, buvant un crémant d'Alsace bio après avoir dégusté une excellente soupe au potiron.
Tranquilles !

Bonne année à tous et que deux mille dix huit soit une année pleine de petits bonheurs et si cela est possible de très grands bonheurs aussi !

Je vous embrasse !!

dimanche 31 décembre 2017

derniers instants


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Noël
La maison est silencieuse, il ne reste plus que Chamade couchée sous un édredon de plume légère, JP et moi. Tous les autres sont rentrés chez eux, Paris, Toulouse, Rennes, Strasbourg... certains sont allés prolonger leurs vacances dans le Jura, dans le sud, nous sommes restés dans notre montagne, loin du bruit, entourés de biches, écureuils, mésanges, bouvreuils et autres volatiles.
Nous avons au frais un crémant d'Alsace, une petite terrine de foie gras, le wifi et des bouquins, la chaudière et le silence.
Tout au loin éclatent quelques pétards...