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jeudi 28 novembre 2019

photo n°28

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03-04-2011
Il a au bout du bec, une toute petite goutte d'eau, sans doute vient-il de s'abreuver dans la cruche posée sur la table de la terrasse. Il fait déjà chaud et pourtant il est à peine six heures. Au bout du monde, en plein océan indien.
JP et C. dorment encore, je prends un café, à l'ombre, doucement cliquette le mobile fait de coquillages et de petites pierres blanchies, partout des oiseaux chantent.
J'ai posé mon livre sur la table, j'écoute les feuilles du palmier qui bruissent dans le vent doux, cherche du regard les petits lézards verts qui courent sur le mur.
Il n'y a là que la douceur d'un matin tranquille.

dimanche 10 novembre 2019

photo n°10

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14-04-2011
La terrasse est vide, évidemment puisqu'il est à peine seize heures, tous le monde traine encore sur la plage juste à côté, mais moi je suis morte du voyage, et je savoure la tranquillité de ce bistrot où chaque jour nous viendrons durant nos vacances. Les Bambous, à Rodrigues.
Nous étions arrivés sous le soleil, avions déjà bien crapahuté autour de la maison de C. et dans Port Mathurin, à peine atterri, l'enchantement opérait.
A la nuit tombée, qui tombe si tôt qu'à vingt heures il semble être déjà minuit passé, nous étions venus découvrir le QG de notre fille. C'est là je crois qu'elle avait presque découvert l'île, débarquant sans connaître personne, parachutée à ma grande peur, sur ce petit caillou qui n'apparaît sur Google Earth qu'en agrandissant, agrandissant et agrandissant encore l'image. Dix huit kilomètres de long, huit kilomètres de large, Mais !...  avais-je demandé sur Twitter, lorsque j'avais appris qu'elle allait vivre là-bas, Y-a-t'il au moins internet ?

Et là, sur ce petit point dans l'océan indien, nous avions découvert un paradis. Où la violence semblait n'avoir jamais trouvé sa place, où l'océan devenu lagon, caressait les plages, les papayes vertes se mangeaient rapées en salade et les poulpes, les pauvres, séchaient au soleil, pendu sur des fils, se balançant au gré du vent doux.

Un paradis que l'on aimerait jalousement garder secret.

samedi 27 juin 2015

L'Île rêvée

Au milieu de l'Océan Indien, Rodrigues mo maitresse, mo princesse...

dimanche 22 décembre 2013

Système

Pendant que tranquillement nous préparions Noël, que nous réglions quelques dossiers avant le départ en vacances, là bas sur son tout petit caillou, un cyclone violent et ignoré du monde s'amusait avec les arbres, les champs et les masures.

Elle, je la savais à l'abri, dans une maison de béton, entourée de copains et pourvue en eau, boissons et victuailles. Tant que son téléphone était rechargé nous avons pu un peu communiquer. Et lorsque le cyclone s'est éloigné, elle m'a rassurée d'un bref sms.

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Le tout petit point rouge dans le cyclone de gauche, c'est Rodrigues. 

Pour les cabanes accrochées aux pentes de cette petite île, le cyclone n'a laissé aucune chance.

Sur ce tout petit caillou l'enfer se déchaînait, mais le reste du monde s'en fichait. 

Ce n'est pas tant que le monde soit indifférent à ce cyclone qui me fascine, mais plus sur le fait que le monde peut s'écrouler quelque part ou pour quelqu'un, et que le reste de l'humanité continue à vivre. 
Lorsque la mort d'un proche vous happe dans l'indicible, que votre vie s'écroule,  le monde tranquillement chemine. Et c'est à ces instants là que l'on réalise que l'on est pas grand chose, un tout petit caillou perdu au milieu d'un océan, ignoré du monde.

jeudi 21 novembre 2013

Météo

Vous avez vu, là, juste à droite, la météo ?

C. a quitté Melbourne dimanche matin et depuis hier soir, après une halte à Maurice, la revoilà sur son île chérie pour quelques mois. Alors que chez nous la neige est tombée toute la nuit, elle a retrouvé enfin l'Eté, le vrai, absent depuis treize mois. 

Je n'ai qu'un mot ma fille, profite, profite tandis que nous allons nous ressortir nos Uggs, nos Mugs et nos tisanes.

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lundi 14 octobre 2013

Qu'importe

Le plus difficile dans mon travail, ce sont de loin les états des lieux de sortie. Evaluer ce que je vais devoir retenir au locataire. Quelle somme lui retirer de son dépôt de garantie parce qu'il aura abîmé, cassé, pas nettoyé, un bout de ce foutu logement.
Souvent je sens le locataire anxieux mais au fond de moi c'est le même branle-bas. Et chaque mot noté sur le papier risque d'être un mot qui se retourne contre lui ou contre moi. Parce qu'ensuite il y a l'entrée du nouveau locataire, et si quelque chose d'abîmé, cassé, pas nettoyé a été oublié, celui qui entre, demandera réparation. Et... cela me retombera dessus avec force (mon chef, le propriétaire et bien sûr le locataire sortant a qui l'on me demandera de retenir la somme nécessaire à la réparation mais qui légitimement dira qu'à sa sortie rien ne lui a été signalé). Et je plonge dans l'angoisse à l'idée de ne faire plus que ça ces prochains mois. Voilà !

Alors ce week end je me suis cajolée.

Samedi, alors que le ciel passait du plein soleil à gris souris, j'ai pris JP sous le bras et nous sommes allés nous balader vers Monnetier Mornex. Pas un seul champignon comestible, mais l'air doux de la forêt, le ravissement des cyclamens sauvage aux odeurs suaves, le pépiement des oiseaux, et l'étonnement de voir débouler dans les ravines, quelques vététistes dingues.

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Dimanche, pour faire venir à moi ces îles ensoleillées rêvées, j'ai cuisiné des haricots rouges de Rodrigues que G. m'avait rapporté. J'avais toutes les épices nécessaires pour faire ce plat Mauricien. Une merveille pour le palais et le moral.
Moral qui, grâce au bain parfumé d'huile de géranium et de lavande du matin, plongée dans L'armée furieuse de Fred Vargas, avait déjà repris un peu du poil de la bête.
Et le soir, nous sommes partis à Gaumont, voir Prisoners que G. venait de nous conseiller.

Au retour, à la nuit noire, nous avons vidé les grands sacs plein de papiers, de bouteilles et de boites de conserve, dans les conteneurs collés au cimetière, là où le bruit du verre se fracassant ne gênerait personne.
Un train lumineux est passé au dessus de nous, l'air était doux encore et le Salève endormi.

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C'était un beau week end.

mardi 8 mai 2012

Pour elle

Nous étions allés, le lendemain de notre arrivée, boire un délicieux granité de Jamalas chez Valérie, la pâtissière de l'île. C'est assis face au lagon, une brise légère agitant les feuilles d'un manguier, que nous avions vraiment commencé à savourer ces vacances au milieu de l'Océan Indien. Nous étions ses seuls clients, il était encore un peu tôt, et Valérie s'était mise aux fourneaux pour nous faire un des meilleurs petits déjeuners de notre vie.

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Son mari nous avait fait faire le tour de leur grand jardin, les poules très heureuses de leur nouvel enclos baguenaudaient sous le soleil déjà chaud. Nous avions froissé des feuilles de basilic qui dégageaient une odeur délicate d'anis. Elle nous avait rejoints, très fière de ce petit paradis où poussaient des salades, fruits et herbes aromatiques qui parfumeraient ses pizzas tant appréciées.
Nous y étions retournés avant de quitter l'île, pour acheter ses conserves de limon, piment-coco, confitures et gâteaux merveilleux.

Le jeudi 26 avril, Valérie s'est fracassée en tombant de sa terrasse.

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Alors, pour l'aider dans son combat, un album plein de gâteaux a été ouvert sur un coin de la toile.
Pour que son sourire brille à nouveau sur le mont Lubin, envoyons lui, nous aussi, par delà les mers, toutes nos ondes bénéfiques.

Edit : des gâteaux d'espoir pour Valérie
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Celui de Lce

vendredi 20 janvier 2012

Perturbations électorales !

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"Oh pour l'instant c'est comme l'hiver en Haute Savoie, sans la neige. Il pleut, le vent, hélas, décroche les mangues qui finissaient de mûrir, et la plage est désertée, les écoles fermées. Ce soir me dit ma fille du bout du monde, pas de boîte de nuit, tous le monde restera chez soi.

Dès le mail d'Oxygène lu (impossible de mettre le lien sur son blog réunionnais, il est en rade),  où elle m'avertissait qu'un cyclone était en préparation, j'appelle ma fille. Il est un peu plus de dix heures là bas, elle attend le bulletin cyclonique, nous bavardons un peu, déjà les coupures d'électricité se font fréquentes. Je te tiens au courant dit-elle avant de raccrocher.

A l'instant elle m'écrit : "Youhou, on passe en classe 3, je rentre chez moi :)"

Son vrai premier cyclone ! (je ne sais pas si je dois m'en réjouir...)


Edit : le titre était dû au fait qu'en raison de ce cyclone, tout ce qui avait trait aux futures élections était suspendu le temps du passage de la bête.

mardi 7 juin 2011

dans une rue si loin

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Je n'avais que mon iphone ce jour là, nous marchions dans Port Mathurin C. et moi, ou bien marchais-je seule ? Je ne sais plus, le temps file et me reste le souvenir de cette plaque, de guingois, rafistolée vite vite, comme si l'on craignait que les passants ne se perdent avant qu'un cantonnier ne la répare.
Mamzelle Julia m'avait fait penser à G. qui en aime une depuis fort longtemps.
Voilà donc une photo pour illustrer le sujet du mois à voir chez Gilsoub ou Jathenaïs au choix !

A vous de jouer maintenant !

lundi 9 mai 2011

L'envers

Ce n'est que lorsque le parking s'était vidé, que la circulation s'était tarie et que la fatigue ne me laissait plus le choix, que j'avais pris mon courage à deux mains : "Allez, on rentre à la maison !".
JP derrière, C. copilote et moi, accrochée au volant, concentrée à mort !
Ne pas oublier que j'ai derrière moi un coffre à rallonge, que l'on roule à gauche, que le levier de vitesse est à main gauche... les phares, tourner la clef, le moteur démarre, marche arrière len-te-ment, braquer len-te-ment, la route est vide, totalement vide. Hop déboiter, foncer en face et c'est parti.
30 milles à l'heure, ultra concentrées C. et moi ne pipons mot, JP se laisse balloter, à moitié endormi, il savoure, bien trop fatigué pour craindre ma conduite. Les quelques voitures croisées n'imaginent pas le danger potentiel, je roule et premier carrefour, tourne à droite et mets les essuie-glaces, traverse le carrefour et paf illico fonce à droite. A gauche Maman dit C. tendue à l'extrême. Oups oui, vite tourner le volant et reprendre le bon côté.
Le carrefour suivant, je signale à nouveau mon changement de route en mettant consciencieusement les essuie-glaces, zut et zut ! La fois d'après je mettrai le clignotant et les essuie-glaces en même temps, c'est plus sûr.
En feuilletant le routard quelques jours plus tard, je lirai que l'on reconnait les touristes français au carrefour, grâce aux fameux essuie-glaces enclenchés.
C'est un bon gros pick-up, qui grimpe sagement les pentes pentues, freine sans difficulté, mais dont la jauge signale que l'essence viendra bientôt à manquer. Demain première chose à faire, le plein. L'unique station de l'île, à Port Mathurin, est ouverte jusqu'à 15 heures, pour l'instant, épuisée mais heureuse d'avoir ramené à bon port ma fille et mon compagnon, je n'ai qu'une envie m'allonger et dormir.
La nuit, chaude, très chaude, très très chaude et animée par toutes sortes d'oiseaux et margouillats s'interpellant juste au dessus de la fenêtre passe vite, dès six heures (4 heures françaises) je me lève et retrouve sur la terrasse baignée de soleil, C. qui boit un thé.


A défaut de café que nous irons acheter tout à l'heure, je partage son thé. Le programme est simple, découverte de l'île mais avant tout chercher de l'essence, je crains par dessus tout de me retrouver à sec et ne serai tranquille qu'une fois la jauge à son maximum. En même temps je ne suis pas pressée pressée de reprendre le volant alors que l'île est réveillée.
Bon ! Petit déjeuner, douche rapide les pieds dans une bassine pour récupérer l'eau pour la lessive, défilé de mode de C. qui hésite entre toutes les tenues que nous lui avons rapportées de France, courage moussaillon, je reprends le volant sous la haute surveillance de C. qui n'est pas encore tout à fait rassurée.
Ah tiens ? La jauge est moins basse qu'hier, sans doute la chaleur qui dilate l'essence. Concentrée au maximum, les yeux ne cillant sous aucun prétexte, fesses serrées à l'extrême, je ne pipe mot, seul horizon le bitume, droit devant.
A la station je manœuvre lentement et me positionne devant la pompe, il faut annoncer le prix que l'on compte mettre. On se consulte, on évalue, va pour 3000 roupies que C. annonce au pompiste à qui elle tend les clefs. Il enfonce la gâchette, la distribution commence et "chpack" s'arrête. Il retente étonné "chpack" dit la gâchette qui refuse tout net de couler. Le réservoir est plein, archi plein, déborde même. Je regarde le tableau de bord... oups ! à droite la température, à gauche la jauge à essence qui est full-full.
Conduite à l'envers, voiture à l'envers aussi. Qu'on se le dise !

samedi 7 mai 2011

Léger comme l'air

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La photo du mois chez Gilsoub et Jathénaïs doit être légère comme l'air.

Sur la branche le petit attend sa mère qui vole au dessus du lagon en cherchant son repas.
Chez Gilsoub (ou Jathénaïs) vous y retrouverez la mère, en vol.

jeudi 5 mai 2011

prendre le volant

La terrasse des bambous, qui, je ne le savais pas encore, deviendrait rapidement notre QG, était pour l'instant vide de client. Cinq petites tables en bois décorées chacune d'un verre où lentement un trognon d'ananas accompagné d'une fleur de maïs prenait racine. A gauche de l'entrée, une ancienne planche de surf devenue tableau noir, sur lequel tous les matins, le serveur, lentement, écrivait à la craie les plats proposés. S'échappant des enceintes de la salle, de vieux tubes donnaient la touche ultime.
Ouf ! S'asseoir !
Jean Michel, lointain cousin de JMG Le Clezio dont il portait le nom, prit notre commande. Ti-punch demanda JP qui instantanément reprit vie, ti-punch pour C., évidemment dit-elle. J'hésitais, j'étais morte et je savais que tout à l'heure je prendrais le volant d'une voiture inconnue, sur des routes inconnues, dans le noir complet, et surtout, surtout, avec le volant à droite !
Pour moi donc ce serait un jus de fruit frais, des fruits de l'île, cueillis le jour même, un délice absolu.
JP et C. en étaient à leur deuxième ti-punch, nous picorions quelques croquettes de poulet en attendant que la cuisine ouvre, quand innocemment je dis, voyant passer en file indienne des gros 4X4 "Ce n'est tout de même pas un truc comme ça que tu as loué ?"
Si si dit-elle. Elle riait non ?
Non elle ne riait pas !
Un rutilant 4X4 vert bouteille, volant à droite, levier de vitesse à gauche. Je le regardais, les oreilles bourdonnantes d'angoisse alors que Papam me tendait les clefs en me donnant deux trois instructions.
Ma fille est folle pensais-je, jamais je n'arriverai à le conduire.
Toutes les deux riaient, tranquilles, Vas-y maman, essaye le ! Assis nonchalamment sur les barrières du parking, des garçons rigolards me regardent prendre le volant, juste ciel je voudrais être à mille lieues de là, C. et Papam l'une à côté de l'autre surveillent mes geste en bavardant. Je démarre, passe une vitesse, oups pas à droite le levier, je recule en tournant la tête à droite, GAUCHE crient en même temps les filles, j'ai failli écraser ma première autochtone !

Jésus-marie-joseph-sainte eugénie*-et-tous-les-anges  on est pas rendu  !

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(*) C. a raison, sans Ste Eugénie, l'incantation ne sert à rien !

mardi 3 mai 2011

Vers les Bambous

En descendant l'allée des Tamarins nous avons croisé quelques personnes la remontant, lentement. Un sourire, un hochement de tête, accueil discret qui serait la marque de ces habitants toujours courtois.
Quelques petites chèvres broutaient, une longe traînant mollement à leur suite, une poule, un chien mou lui aussi, tel un chewing gum collé au bitume, dormait sur le bas-côté, il faisait chaud.
En attendant l'hypothétique bus, dimanche soir 17h00, le soleil déclinant déjà, mourant de soif, nous sommes allés nous acheter, une bière pour JP, et un schweppes pour les filles. Dans la boutique, les petits gâteaux piment côtoyaient les pelles et les déodorants, les limons et les bananes, des boîtes de conserves, du lait en poudre, un vrai bazar de campagne. J'ai sorti une brassé de roupies, C. venue à mon secours a prélevé la somme demandée en créole.
Sur le pas de porte nous avons goulûment bu notre soda, regardant émerveillés ce ciel encore lumineux au soleil couchant. Un palmier en bord de route, sous la brise s'ébrouait, un chien aux larges oreilles pendantes semblait comme nous, attendre.

Au bout d'un petit quart d'heure il est arrivé, soupirant, gémissant, grinçant, freinant comme à bout de souffle. Un bus de marque IZUZU, né en 1994 si l'on en croyait son immatriculation (*). Repeint à neuf, décoré d'une guirlande colorée accrochée à l'avant, le chauffeur assis à droite, conduite à gauche ; nous paierons à l'arrivée m'a dit C. alors que je m’apprêtais à ressortir ma brassée de roupies.
Tout au long du trajet, les yeux rivés au paysage défilant derrière les vitres, luxuriant, bordant la mer gris bleue que le soleil finissait d'effleurer avant de plonger pour la nuit, la fatigue nous rendait presque hagards. Pour nous il était à peine 15h00, ici il faisait maintenant nuit noire.
Au terminus, gare routière, nous avions encore un bon gros quart d'heure de marche, le long du lagon, avec au bout la promesse d'un ti-punch, d'un bon repas et la voiture de location que nous avait trouvée C.

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JP semblait au bord de la tombe tant ses pieds le faisaient souffrir, mes tongs claquaient gaiement sur le bitume. Quelle bonne idée j'avais eue de vouloir louer une voiture dès ce soir !

(*) les deux derniers chiffres sont ceux de l'année où le véhicule est mis en circulation

lundi 2 mai 2011

Paysages rodriguais

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petit clic et beau voyage...
...en attendant la suite racontée.

jeudi 28 avril 2011

Atterrissage

Nous étions donc arrivés ! Un peu hébétés par ce long voyage, nous nous étions laissés conduire vers un taxi dont le chauffeur souriant nous attendait sous un laurier rose fleuri. C. avait pris les choses en main, nous irions d'abord chez elle et ensuite on verrait.
Le taxi avait serpenté le long du lagon, traversant une forêt d'eucalyptus, effleurant de son toit les bananiers, freinant pour laisser traverser quelques chiens nonchalants. C. et moi face à face bavardions, JP finissait sans doute sa nuit. Il faisait chaud malgré l'air qui s'engouffrait par les vitres ouvertes. Cela sentait bon.

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Il avait encore fallu sortir les lourdes valises, les rouler jusqu'à l'intérieur de l'appartement, nous vautrer dans le canapé et souffler.

Tout en sirotant un verre d'eau bien froide, en nage, nous avions regardé notre fille essayant l'un après l'autre les vêtements que j'avais choisis durant les semaines précédant notre voyage. Des robes, des robes, encore des robes et quelques paires de sandales. Elle virevoltait, lentement nous reprenions des forces.

Vers seize heures elle sonna la fin de la récréation, nous allions maintenant partir à la découverte de son petit caillou posé sur l'Océan Indien et surtout, prendre possession de la voiture qu'une de ses amies acceptait de nous louer le temps de ses vacances insulaires.

Il nous fallait encore descendre la longue route des Tamarins pour attraper le bus.

En route !

vendredi 22 avril 2011

en attendant

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J'ai, durant une bonne heure ce matin, malaxé des mots, sans réussir à en faire un billet publiable. La semaine a passé dans une sorte de brouillard, comme si je n'avais pas encore tout à fait atterri, entre ciel et mer, ciel et montagnes. Réveillée chaque matin avant l'aurore, de trois heures je suis passée petit à petit à cinq heures. Et ce soir il me semble que je suis à nouveau à l'heure française, prête enfin à me plonger dans mes souvenirs tout frais, pour vous raconter ce voyage.... mais là voyez-vous je repars... en Alsace.

Je vous laisse avec un avant goût des merveilles engrangées dans l'appareil photo.
Une sterne blanche, appelée à Rodrigues Zoizo la Vierge, et son petit scotché sur une branche, restant exactement là où l'œuf a été pondu (et collé) par la mère, pour ne pas tomber.

A bientôt !

jeudi 21 avril 2011

Départ

A 13h30 nous foulions enfin le sol de Rodrigues.
La veille j'avais travaillé jusqu'à dix-huit heures, fini de remplir les valises à midi sous l'œil inquiet de Chamade, et laissé les dernières instructions à G. avant de sauter dans la voiture.

Voilà !

A part l'escale à Maurice où nous nous sommes fait délester des deux bouteilles de Whisky achetées en duty free sous le prétexte fallacieux qu'elles faisaient plus de 100ml (la bonne blague), tout s'était très bien passé. L'avion dans lequel nous avons passé les 13 ou 14 heures de vol n'était pas celui prévu au départ, plus petit certes, mais tout de même côté hublot. Une heure de retard et un hublot qu'il a fallu occulter dès le décollage. Pourquoi ? Aucune idée ! Ce n'est qu'une fois le soleil levé et bien levé que nous avons eu le droit, enfin, d'ouvrir le volet et de contempler, tout en dégustant notre petit déjeuner, la mer de nuage tapissant l'horizon.

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A Maurice donc, nous avons fait en courant derrière une hôtesse, le tour de l'aéroport pour revenir à notre point de départ. Pourquoi ? Aucune idée ! Mais les haut-parleurs braillant nos deux noms, alors que nous trottions valise à la main dans les longs couloirs sans explication, nous menaçant de laisser l'avion pour Rodrigues partir sans nous, ont légèrement accentué notre fatigue.

Enfin, le front contre le hublot, dans le petit avion à hélices qui nous avait attendus, nous avons pu savourer la vue paradisiaque juste avant d'atterrir sur ce qui serait durant quinze jours, notre paradis. Un lagon bleu-vert, entouré d'une barre mousseuse de vagues brisées par la barrière de corail.

Le soleil, la mer, et notre fille dorée qui d'un sourire paisible a effacé notre fatigue et notre stress.

Les vacances pouvaient commencer !

mercredi 20 avril 2011

histoire d'eau

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Roissy-CDG six heures du matin 17 avril 2011... au retour

Encore un peu dans les nuages, grelottant dans mes tongs fleuries, après avoir arpenté de longs couloirs où malgré l'affluence ne résonnait que le bruit du roulement des valises tirées par les voyageurs endormis, je trouvai enfin les toilettes.
Je poussai la porte et, passant devant une rangée de lavabos, un robinet se mit à déverser une eau claire et mousseuse.

Sursaut !

Là-bas, à Rodrigues, l'eau est un bien précieux, que l'on utilise avec parcimonie. Pas de source sur l'île, uniquement la pluie bienfaisante que l'on recueille dans une multitude de cuves. Autant dire qu'un robinet qui déverse de l'eau juste parce que l'on est passé à proximité semble alors une aberration.

Très vite, dès notre arrivée, nous avons été prévenus. Certains gestes ne devraient plus être automatiques, comme tirer la chasse au moindre petit pipi, faire couler l'eau pendant que l'on se brosse les dents, prendre de longues douches en rentrant de la plage. C'est une chose que l'on intègre facilement. Vérifier si l'eau coule au robinet avant de se faire un shampooing, se renseigner si dans ce bistrot-là les chasses d'eau ne sont pas que décoratives, se rincer les dents avec de l'eau en bouteille quand la cuve est vide.

Alors, lorsque la pluie tombe, drue, faisant ployer les feuilles des bananiers, on se réjouit en imaginant les cuves qui se remplissent.

mardi 19 avril 2011

léger décalage horaire


Je me réveille, il fait nuit noire, 3h30 s'affiche sur l'Iphone...

Là-bas il est cinq heures et demi, le soleil est déjà levé, l'île réveillée. Hier soir (à dix neuf heures) je tombais de sommeil, levée depuis trois heures le matin et pas un ti punch pour garder les paupières ouvertes, la bouteille de rhum s'étant cassée dans la valise.

Demain, promis, je commence à raconter cette île merveilleuse où la tolérance et le respect sont rois.

lundi 18 avril 2011

Etre là bas...

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Sous les Filaos... alanguie... me laisser bercer par le clapotis des vagues léchant le sable blanc... juste à côté de ma fille dorée...

Je suis revenue