![]() |
| vache en galet au Grand Bornand |
Depuis quelques jours j'ai un virus fatiguant, pas au point de rester au lit, mais écourtant mes nuits de façon assez drastique. Toute l'agence le traîne, visages brouillés, mouchoirs à porté de main, nuits chamboulées, nous tenons, la plupart, il n'y a pas lieu de prendre des arrêts mais les mines sont un peu chafouines.
J'ai enfin pu lancer les travaux de réfection de mon immeuble brûlé, d'abord la dalle qui doit être renforcée, puis l'électricité et peinture. Les portes fenêtres sont commandées et il manque encore la porte du local dans lequel le feu a pris, à changer. Je fais les comptes, les assurances ont taillé sévèrement dans certains devis et je dois voir ce qui peut ou non être fait sans que le budget explose. Une des entreprises ayant perdu un jeu de clef, j'ai eu la surprise de découvrir qu'un squatteur s'était tranquillement installé dans la chaufferie, avec télévision, matelas, sacs à dos remplis de babioles vraisemblablement volés. Evidemment il a fallut immédiatement changer le cylindre pour éviter qu'il fasse une connerie, mais il a encore le trousseau et s'est installé dans les caves, en faisant la nuit des fêtes avec je ne sais qui. Je dois faire changer le cylindre d'accès aux caves pour éviter maintenant qu'il fasse des dégâts, mette le feu, utilise les caves comme toilettes. J'ai hâte que tout soit remis en ordre, que la porte d'immeuble ferme enfin, et je vais faire poser des caméras pour ne pas avoir à revivre ce truc.
Janvier c'est aussi l'anniversaire d'Hervé qui aurait eu soixante neuf ans le 24, celui de ma nuit de cauchemar il y a quarante ans et le violent rejet de la greffe de G même jour mais dix ans plus tard.
Et aujourd'hui je croise les doigts pour que la mobilisation contre la réforme des retraites soit encore plus importante que celle du 19.








