jeudi 30 novembre 2023
Péter autant qu'on veut
mercredi 29 décembre 2021
quatrième dose
Nous sommes rentrés d'Alsace sous la pluie, sans nous arrêter pour ne croiser personne, juste un petit pipi dans une aire tranquille et essence à une pompe loin de tout. Comme seul compagnon de voyage, le Delta si j'en crois mon PCR d'hier.
Cinq heures de route, mais l'impression d'avoir fait le tour du monde tant nous étions fatigués. Contents d'être seuls pour pouvoir enlever nos masques que nous ne quittions plus depuis que le test antigénique nous avait informés de notre contagiosité. Et puis bonne nouvelle, nos voisins du dessous sont en vacances, aucune odeur n'infecte notre appartement, un truc positif dans cette fin d'année chaotique.
Je m'étais fait faire ma dose booster le 16 décembre et JP le 21 (est-ce très malin, lui avais-je dit, de la faire faire juste avant Noël ?). Le lendemain il s'était réveillé fatigué, très fatigué, nous devions prendre la route direction l'Alsace pour fêter Noël avec les enfants et ma soeur venue de Paris. L., la compagne de G. nous rejoignant le 25 au soir. Que JP fasse une réaction à un vaccin est tellement dans l'ordre des choses que nous n'avons pas un instant tiqué. G. était arrivé le 17, pour passer une petite semaine avec nous et repartir avec ma Yaris que je lui offrais. Il était sorti plusieurs soirs voir des copains, il avait bien un rhume qui trainait mais tous le monde allait bien.
Nous sommes donc partis chacun dans nos voitures, G. avec la Yaris, nous avec la Civic, JP avait fait une grosse sieste avant et bon, ce n'était qu'un vaccin après tout.
Nous avons récupéré à Mulhouse C., le lendemain arrivait ma soeur. La maison était froide mais pas glaciale, mon frère ayant chauffé durant tout le week end précédent, il faisait un petit 12°, et nous avons gardé nos vêtements jusqu'au couché.
Le lendemain JP était encore assez naze, nous sommes parties ma fille et moi, faire les grosses courses de Noël au Cora de Houssen, gigantesque mais agréable, puis un tour chez Picard pour les buches et quelques petits délices, et ensuite direction la gare pour chercher ma soeur.
Dans la nuit du 23 au 24, JP s'est mis à tousser, il avait dû prendre froid en arrivant dans la maison, oui il est fragile, les poumons en très mauvais état, je suis allée lui faire une tisane avec du miel de sapin.
Le lendemain c'était Noël, en Alsace nous le fêtons le soir, et nous avions un énorme chapon que nous avons farci avec un foie gras frais et quelques marrons, enfourné pour trois heures dans le four à pain que G. avait chauffé. J'ai préparé du choux rouge aux marrons délicieux. Pendant ce temps, G. est allé coupé un sapin dans la forêt, et C. durant deux heures l'a décoré de dizaines de boules en verre coloré et a déployé la crèche avec tous les santons.
Puisqu'il était déjà tard, une fois que nous étions tous joliment habillés, nous avons débouché le crémant offert par mon petit frère, et avons déballé nos cadeaux. Ensuite nous nous sommes régalés, le chapon (du Cellier des montagnes) était une vraie tuerie.
Le lendemain JP était toujours aussi fatigué, toussant, se mouchant, l'histoire du vaccin semblait moins plausible, et je m'étais réveillée encore plus fatiguée, mais comme depuis l'opération je suis vraiment à ramasser à la petite cuillère, cela ne m'alertait pas plus que ça.
Allez, puisque ma soeur avait apporté des auto-tests, elle en a fait un à JP, et... il a viré immédiatement positif MERDE ! Allez à toi maman ont dit les enfants, et PAF positif ! Celui fait à G. étant négatif, on s'en est arrêté là sur le moment. On a revêtu nos masques que l'on a plus quitté jusqu'à notre départ.
Aucune possibilité de faire un test PCR jusqu'à lundi, et le soir nous avons appris que G. était positif (*) et les autres non.
Je suis allée mardi vers onze heures faire mon test pour l'arrêt de travail, le résultat ne faisant aucun doute. C'est au moment où je me suis parfumée, avant d'aller au labo, que j'ai réalisé que je ne sentais plus rien.
Si ça se trouve, nos voisins sont bien là, et empestent notre appartement...
*à ce jour, il n'a pas de symptômes à part la perte d'odorat mais qui semble revenir doucement. On croise si fort les doigts...
mercredi 4 août 2021
Des livre mais surtout un !
Ariane Chemin Marie France Etchegoin
Janine Boissart
vendredi 18 juin 2021
Histoire masquée
Or donc, depuis hier nous n'avons plus besoin de mettre un masque dehors. Et qu'est ce que cela change pour moi ?
vendredi 21 mai 2021
Question de connection
mardi 18 mai 2021
Alors ?
mercredi 14 avril 2021
Millilitres de chance
Cette année, quoiqu'il se passe, j'avais décidé que je prendrai mes vacances spéciales anniversaire. Celles de l'année dernière étant tombées à l'eau en raison du confinement strict, je n'avais gardé que le 8 avril comme journée hors du temps. Evidemment, à peine trois jours avant mes supposées vacances en Alsace, un nouveau confinement avait été décrété et sur le moment j'ai eu un vrai coup de déprime.
Et puis, notre merveilleux épidémiologiste ayant dit à mots couverts que la maréchaussée serait conciliante, limite les yeux fermées jusqu'au lundi de Pâques au soir, nous sommes partis un peu avant 8 heures samedi, passant par la France pour éviter des problèmes à la douane. Week-end froid mais ensoleillé, loin du bruit, sans masque, sans couvre-feu dans le terrain, idéal pour se préparer aux jours suivants où, rentrée à la maison, j'ai totalement déconnectée du boulot, au point d'avoir eu l'impression d'être partie trois semaines.
samedi 27 mars 2021
OSEF les consignes !
Ce matin, alors que dorment encore C. et JP, je parcours Twitter, toujours aussi anxiogène. Je fais l'effort depuis quelques temps, de lever le pied en m'interdisant d'y être constamment. Je ne cherche plus à être au courant de tout, j'ai éliminé nombre de comptes qui tout bien réfléchi, ne faisaient qu'aggraver cette impression pesante que jamais plus l'insouciance ne reviendrait. J'y lis qu'en fin de semaine prochaine nous serions sans doute un peu plus enfermés. Je cherche une raison de me réjouir quand même pour ma semaine de congé. J'espère toujours que nous pourrons aller en Alsace, voir l'éclosion du printemps.
Au bureau les cas contacts se multiplient, une collègue reçoit un coup de fil, se lève, plie ses bagages et file rapidement. Et quelques jours après revient testée négative. Mais entre temps, il y a en a déjà un ou deux autres qui eux aussi ont reçu un coup de fil, et qui attendent de pouvoir revenir. C'est devenu tellement naturel. On part, on revient, rien ne change, ceux qui se baladent le masque sous le nez continuent vaillamment à laisser leurs narines à l'air, d'autres sont sagement bien emballés. On sait maintenant qu'il est tout à fait inutile de demander le respect des gestes barrière. L'air absolument stupéfait et légèrement saoulé de celui à qui on demande de remonter le masque est tellement usant que l'on préfère simplement se reculer pour maintenir une distance plus grande.
Il y a les clients qui entrent sans masque, qui sortent un truc immonde et marron de leur veste, le pose de guingois sur le nez le temps de poser une question ou de donner un document et qui avant de sortir enlève ce qui semblerait avoir été un masque il y a longtemps, et le refoutent dans leur poche. Il y a ceux qui respectent totalement les consignes, prennent une dose de gel, gardent les distances. Et toujours, toujours, tous les clients, qui se décalent afin de ne pas être derrière la plaque de plexi posée sur le bureau de l'accueil pour poser les questions, tous, absolument tous !
Faut-il user son moral en tentant de faire respecter les consignes, alors qu'ici, à Annemasse, il semblerait que cela soit ringard de le faire ?
mardi 23 mars 2021
une certaine peur
J'étais allée, munie de mon attestation pro, faire rapidement un tour à l'agence pour y chercher un document. C'était la première fois que je bravais l'extérieur. Nous étions confinés, réellement confinés, et ce jour là, nous nous étions retrouvés à trois, rasant les murs, nous parlant à trois mètres les uns des autres, sans masque puisqu'il n'y en avait pas. Au retour, j'avais comme une voleuse, pris quelques photos du printemps qui démarrait sous un soleil insolent pour nous les enfermés.
Il n'y avait personne, vraiment personne dans les rues. Tout était arrêté, seuls les oiseaux s'en donnaient à choeur joie, une impression d'apesanteur, comme si l'air lui même restait en suspend, attendant que la vie revienne.
En rentrant je m'étais complètement déshabillée, changée, lavée de ce danger invisible qui tuait tous ceux qui bravaient l'interdit.
vendredi 19 mars 2021
Ah Putain !
Quand je pense qu'il y a un an nous apprenions que nous étions en guerre et que nous allions être confinés... et que tout cela recommence. Certes d'abord pour le nord et les gens qui habitent à Paris et tout autour, mais avec ce gouvernement de charlots, je crains que nous soyons bientôt nous aussi con...cernés.
J'avais prévu pour mes vacances d'anniversaire rituelles, de passer quelques jours à Paris, histoire de rapporter à C. quelques affaires qui attendent à la cave de retrouver un chez-eux, et surtout de revoir maman que je n'ai plus vue depuis septembre. Sans doute aussi aller diner avec ma soeur, enfermée dans un douze mètres carrés, coincée depuis des mois en télétravail, seule, et dont le moral doit plonger bien bien profond.
Une fois de plus le printemps est synonyme d'enfermement pour beaucoup, machinmacron savait depuis des semaines qu'il fallait, pour stopper l'ascension fulgurante du petit nouveau, enfermer tous le monde. Il a préféré attendre, attendre encore, au cas où le variant file à l'anglaise, ou bien que les vaccins fassent un effet (placébo ? puisqu'il est quasi impossible de se faire vacciner).
Mais pour moi, le plus pénible est cette impression de ne jamais jamais jamais savoir depuis un an, de quoi demain sera fait. Que trouvera encore ce gouvernement de cloches pour nous détruire la vie ? Les rumeurs distillées par les journalistes, les politiques, avec lesquelles on nous gave chaque instant, sont délétères. J'ai beau ne plus regarder les informations, couper le son dès que j'entends le mot covid, mon cerveau tourne en boucle sur ce manque de liberté.
Il va falloir que je trouve un autre exutoire que les apéros qui ne font qu'élargir les limites de mon moi.
jeudi 25 février 2021
Rebelote
Attention les filles, ai-je dit solennellement, je pose trois jours de vacances, préparez-vous au reconfinement !
Evidemment, je tente d'en rire, mais cette situation, le cul entre deux chaises, depuis un an maintenant, me pèse affreusement. Les premières vacances qui ont été annulées, devaient me laisser fêter mon anniversaire sous le soleil printanier alsacien. Mais le ciel nous étant tombé sur la tête, je n'avais pris qu'un jour, un mercredi si mes souvenirs sont justes, pour souffler les bougies en tête à tête avec JP. Et puis j'avais ensuite tenté une ou deux fois de poser des jours, mais le couperet tombait un ou deux jours avant, et j'annulais, mon compte se remplissant lentement de jours à prendre avant le mois de mai suivant.
Je lis, ce matin, que la région Grand Est (quelle merde aussi cette dénomination pour la plus belle des régions) serait concernée par un reconfinement, tout comme la région parisienne d'ailleurs. Et pourquoi ai-je pris ces trois jours de vacances ? Eh bien pour retrouver mes frères et mon père dans notre maison d'Alsace. Et qui est-ce qui vient de ces deux régions concernées ? Eh bien mon père et mes deux frères !
Sera-ce un confinement weekendien ? Nous enfermer les week-end, nous libérer pour le turbin ?
Je me souviens de la toute première fois que l'on nous a enfermés. Sortir relevait presque du suicide, quelle trouille pour mettre un pied dehors, se laver encore et encore les mains, changer de trottoir lorsque l'on voyait au loin arriver un autre piéton, se retenir de respirer, passer son chemin en croisant les doigts. Un an a passé, nous avons survécu, puisque nous sommes encore là, moi qui croyais que mes parents, JP et G. ne s'en sortiraient pas. Au deuxième confinement déjà, nous abordions plus sereinement le dehors, faisant juste attention d'avoir l'attestation qu'entre temps nous pouvions remplir vite fait sur le smartphone, pour ne pas grever son budget de ces 135 euros arbitraires. Nous avions le gel, les masques, le virus était là, mais la vie aussi, qui continuait.
Un troisième confinement, seulement les jours où nous pourrions souffler, oublier le boulot, sortir le nez au vent ? Une fois encore ne pas voir le printemps éclore ? Faire les cent pas sur le balcon, pour ceux qui ont la chance d'en avoir un. Rêver à un hypothétique vaccin dont on nous rebat les oreilles, à longueur de semaine, mais qui semble loin d'être accessible. Pensent-ils vraiment que cela va passer tranquillement ?
J'ai des doutes...
mardi 2 février 2021
janvier déjà...
mardi 26 janvier 2021
Ben alors !
samedi 2 janvier 2021
en avant toute
Avec le confinement, et les couvre-feux divers, j'ai lu, beaucoup. Quatre vingt un livre plus un démarré depuis des mois et que je lis lentement, très lentement. Le dernier d'Axel Kahn, m'a emmenée sur les chemins, tranquillement, me donnant l'envie de partir, sac au dos, crapahuter dans les montagnes alentours.
Je continue jour après jour, mes petits carrés de coton, le plaid de G. devrait donc voir le jour cette année.
J'avais bien commencé l'année avec près de dix kilos perdus, et puis... le confinement, les apéros, le stress, le manque fou de sommeil, tout cela m'a fait reprendre petit à petit six kilos. J'espère que cette cohérence cardiaque démarrée hier va remettre un peu d'ordre et que je vais retomber sur mes pattes.
Ma collègue née comme moi en 57 est partie le 31 décembre à la retraite. JP me tanne pour que je fasse de même, mais là, présentement, je n'en ai pas envie, du tout. Alors lundi, je repartirai vers mes locataires, mes propriétaires qui m'ont gâtée encore pour Noël de chocolats dont certains faits maison. Je m'énerverai, je rirai, me moquerai gentiment, jusqu'à ce que j'en ai marre.
Demain est un autre jour...
jeudi 10 décembre 2020
Les jours s'en vont, je demeure...
Le 20 G. a prévu de venir nous voir, suivi de près par C., nous passerions nos fêtes ensemble, tranquilles, sans folie, juste nous 4, sagement.
En attendant, je tricote, chaque soir un carré de coton, Pénélope à son ouvrage...
mercredi 11 novembre 2020
Les gens qu'on aime #7
mardi 3 novembre 2020
Rebelote
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| l'âne d'Oléron qui fait des bisous |
dimanche 1 novembre 2020
Première bonne nouvelle du mois
mercredi 28 octobre 2020
du rose, du gris
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dimanche 24 mai 2020
télétravail
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| Capucines du balcon |
Le premier mois a été d'un calme impressionnant. Plus de problèmes de plomberie, d'électricité ou autre, et mis à part un immeuble où il a fallu calmer les rages de certains résidents ne supportant pas les cavalcades d'enfants confinés, j'ai vraiment eu l'impression que la vie était devenue parfaite pour ceux qui à longueur de temps me sollicitent pour le moindre bobo.
Alors, même si la culpabilité que je combats à longueur d'année me titillait, j'ai pris mes quartiers d'été sur le balcon. Le matin je faisais sagement une demie-heure de yoga, je pédalais sur mon stepper, je respectais à la lettre les règles diététiques hormis l'apéro du soir.
Le deuxième mois a vu l'arrivée d'un portable professionnel qui a permis de me joindre plus directement. Personne n'en a abusé, et j'ai là aussi institué une règle absolue, couper le son hors des heures de boulot.
Je garde la règle stricte du : huit heures trente je m'installe, douchée, habillée, concentrée. Midi je me déconnecte et reprise à treize heures jusqu'à dix sept heures où je ferme tout et quitte la chambre. Le week-end je pousse mon matériel pro et je passe en mode libérée-délivrée avec machine à coudre prête pour la création.
Eh bien ce n'est pas si mal. J'ai un temps exécré cette façon de travailler, mais depuis que j'ai une journée à plein temps à l'agence où je peux faire tout ce qui est compliqué à la maison, d'autant plus que nous avons à nouveau la liberté de sortir sans attestation, je reconnais que je commence à me dire qu'une ou deux journées en télétravail serait une bonne façon de finir ma vie professionnelle.
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| mon bureau chez moi |










