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dimanche 21 février 2021

On est bien peu de chose

Hier matin, en parcourant les tweets, j'ai appris que Djo le chat était mort dans la nuit. Cette histoire incroyable se finissait si mal. Pauvre Pablo...

En buvant mon café après le repas, c'est par Maître Eolas que j'ai lu que Maître Mô venait de mourir et là je me suis statufiée de tristesse. Comment cet homme si drôle pouvait-il nous faire ça ! Comment lui, si présent, si humain, dont le blog m'avait enchantée, comment pouvait-il partir pfffuit, plus rien ?
Ce matin dans le Monde, j'apprends que cela faisait deux ans qu'il avait le cancer, et il me manque, moi qui ne l'ai connu que par internet, avec qui je n'ai échangé que de rares mots, qui me semblait évidemment immortel, même lorsqu'il évoquait son improbable mort.

Le soir nous recevions une voisine, avec qui nous avons sablé le champagne. Au diable le couvre-feu, cela fait du bien de retrouver une heure ou deux un semblant de vie sociale. Les amis de Maître Mô en sa mémoire aussi, mais je mentirais en disant que je l'ai fait pour lui, c'était prévu depuis deux jours. 

Et tout à l'heure, je vais m'occuper de mes balcons, couper les plantes mortes, gratter la terre, préparer le printemps. Je n'ai plus de jambes, j'ai l'impression qu'elles sont en coton depuis mon virus attrapé juste après mon passage au labo. Je ne peux pas faire grand chose debout, et mes bras eux aussi sont mous du g'noux, mais cela me fera croire qu'on est au bout de l'hiver.

Le ciel est bleu, le soleil rayonnant, il parait que nous attendons une nouvelle tempête de sable rouge...

jeudi 18 février 2021

la belle histoire du soir

 Je me remets doucement d'un virus attrapé il y a une vingtaine de jours, test Covid négatif, mais immense fatigue, douleurs incroyables dans tous les muscles, tous sans exception, au point de devoir plusieurs jours d'affilé prendre du doliprane pour tenir. Aucune fièvre, pas de rhume, juste cette fatigue incroyable et ses douleurs. Me reste maintenant une faiblesse dans les jambes et les bras, des maux de têtes légers, rien de dingue, je suis fatiguée voilà.

Alors, dès que ma journée de travail s'arrête, je me déconnecte, pousse mon écran, mon clavier et ma souris, retourne mon téléphone pro, et je vais m'affaler dans un fauteuil, pour faire défiler les tweets du jour. Dès que l'heure officielle de l'apéro sonne, je me sers un fond de verre et je sirote.

Hier soir un tweet retweeté par un vétérinaire m'a fait ma soirée. Une histoire qui a enchanté nombre de lecteurs apparemment. Qui m'a donné le sourire, loin des nouvelles affreuses relayées encore et encore.

D'abord j'ai cru que c'était Pablo le madrilène qui tweetait. "Tiens me suis-je dit, il a changé sa photo de profil" , et puis très vite j'ai compris qu'il s'agissait d'une jeune femme @pourquoipablo, qui était entrain de vivre une sorte de rêve en direct. Elle avait eu un appel d'un cabinet vétérinaire, l'informant que son chat avec été retrouvé blessé. Or, son chat était là, contre elle, à l'instant même. Peut être était-ce un chat qu'elle avait recueilli un temps, après avoir perdu il y a presque 4 ans le binôme de celui qu'elle caressait ? Mais elle ne se souvenait plus l'avoir pucé. Et puis ? L'espoir naissant, serait-ce son chat Djo adoré perdu lors d'un déménagement ?

Elle avait été appelée vers midi, elle devait attendre 14 heures, et elle racontait cette attente, l'espoir et puis la joie et la douleur de retrouver son animal chéri, gravement blessé. Bien sûr, s'il pouvait être sauvé, la blessure à la patte étant gravissime, cela lui couterait une fortune et elle avait mis un lien paypal, afin que ceux qui le voulaient, lui fasse un petit don. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, elle a eu près de cinq mille euros.

Alors tweeter une fois de plus ne décevra pas les rageux, ouin ouin pour un chat vous donnez de l'argent mais pour moi qui en ai besoin pour ceci, pour cela... Bref, il était temps de lâcher l'écran et d'aller faire ma cohérence cardiaque. 

Je me suis abonnée, pour rêver encore un peu, avoir des nouvelles de Djo, et puis, cette jeune femme est marrante, alors pourquoi se priver d'une belle histoire. 

vendredi 22 novembre 2019

photo n°22

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31-05-2014
Mes abonnements Twitter, à un moment, comptaient beaucoup de médecins pour lesquels je garde une admiration presque sans borne. Certes certains rencontrés m'ont un peu échaudée, mais sans jamais occulter ceux qu'ils ont sauvé JP, G., mon grand frère, mon père dernièrement et tant d'autres.

Sans doute aussi représentent-ils pour moi, une figure paternelle, qui malgré dix ans d'analyse, est toujours auréolée de gloire et de puissance (oui oui je sais, j'ai soixante deux ans, mais mon papa c'est mon papa...).
Pourtant, il y a déjà plusieurs mois, si ce n'est d'années, que je quitte des comptes, occulte des mots sur ma twittline, agacée par l'agressivité développée contre la médecine parallèle et les patients qui ont le culot d'aller voir des homéopathes, ostéopathes et autres dangereux psychopathes.

Je ne peux de loin pas affirmer que l'homéopathie a des effets réels sur la santé, mais, pour en avoir donné (en cachette bien entendu) à G. avant et juste après sa greffe, en avoir pris moi-même épuisée par plus d'un mois d'antibiotiques n'ayant rien réglé d'une sinusite, et qu'une seule prise d'un tube de pulsatilla m'ait remise sur pied, je me dis que l'effet placebo c'est pas si mal que ça. Je me tourne naturellement vers l'allopathie jusqu'à ce qu'elle atteigne ses limites, alors en désespoir de cause, je chercher ailleurs, et tant mieux si cela marche.

J'ai sans doute aussi beaucoup de chance d'avoir des gènes costauds.




lundi 11 novembre 2019

photo n°11

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17-05-2012
Et c'est en notant la date que je réalise que mes petits sapins de Twitter ont plus de sept ans, alors qu'il paraît qu'aujourd'hui, justement, je fête mes dix ans d'inscription.

Nous avions fait une jolie balade à Plaine-Joux, il faisait encore un peu frais, et nous nous étions arrêtés à un petit bistrot de montagne pour nous désaltérer. De la terrasse j'avais vu ces deux sapins, qui suivaient la courbe descendante d'une petite colline, surplombée par les Alpes dont le manteaux neigeux s'effaçait lentement. Immédiatement j'en étais tombée amoureuse, les photographiant de près, de loin, isolés puis entourés.
Un peu plus tard, alors que je peaufinais mon compte Twitter, j'ai trouvé que ces deux là seraient parfaits comme photo de profil.
Et depuis ils montent la garde, vigies de mes écrits.

mercredi 13 février 2019

Twitter

Je traîne, le soir, buvant un verre de rouge, sur Twitter, m'attardant sur les chats qui en font le sel depuis toujours ou presque.
Embruns, le fameux blogueur anti-chats, poste une photo d'un de ses chats, splendide et frondeur, que je m'empresse d'aimer en cliquant sur le coeur encore vierge. Et chacun alors, de la vieille époque, se régale de voir et se rappeler le temps où la seule ligue qui nous agaçait ou faisait mine d'agacer pour qui connaissait Laurent en vrai et supputait qu'un jour il succomberait, était le CCCI (le comité contre les chats sur Internet - merci Tarquine).

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Et voir tous ces chats m'amuse, me fait oublier quelques instants cet appartement si vide de présence féline. Hier cela faisait deux semaines qu'elle est morte, et aucun chat aperçu se baladant ou figé sur une photo, n'a ravivé ma peine. Cela me la rend plus douce même.
En août 2017, une de mes blogueuses et twitteuses préférées perdait elle aussi sa chère noiraude, jumelle de Chamade. Je m'en souviens parfaitement, j'ai eu ce jour là de la peine et j'ai tellement pensé à elle, sans imaginer heureusement que je vivrais dix sept mois plus tard la même douleur.
Le soir, alors que le soleil était encore suffisamment haut et chaud, nous avions pris un apéro sur le balcon, au milieu de notre potager, accompagnés de notre amatrice de crevettes. J'avais posté alors une photo de la gourmande, ne pensant pas à mal.

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Mais la photo à peine postée, j'avais reçu un message m'enjoignant de la retirer manu militari, pour ne pas faire de peine à celle qui venait de perdre sa compagne poilue. J'avais immédiatement obtempéré, fermé twitter, coupable.

Elle n'en a jamais rien su, et sans doute la connaissant, ne m'en pas tenue rigueur. J'ai pris ensuite quelques semaines avant de reposter une photo de Chamade.

Mais, franchement, Twitter sans chat, cela serait tellement triste et vide...

mardi 17 octobre 2017

sérénité

Je reste la plupart du temps très calme au téléphone, très très calme, au point que parfois je dois donner l'impression que je viens de me lever. C'est très très rare que j'élève la voix, il faut vraiment que la personne au bout du fil ait largement dépassée les bornes. J'élève la voix, mais je ne crie pas. Froidement, très très froidement, cinglante, je remets la personne à sa place, la préviens que je vais raccrocher, dis au revoir et pose le combiné sur sa base.
Ensuite vient l'épuisement.
Vidée émotionnellement, avec l'envie de sortir et d'oublier ce boulot à la con.

Hier, malgré le temps magnifique, l'humeur était électrique, mais moi tranquillement j'ai fait mon taf, calmement, personne n'aurait pu me faire sortir de mes gonds. Même Kriss, vraie pile électrique, à qui je posais une question sur une locataire au compte plus que négatif, et qui instantanément s'était mise à vociférer à l'autre bout du fil, exaspérée non par moi mais par le propriétaire qui laissait faire, m'a laissée de marbre. En raccrochant je me suis juste faite la remarque qu'il était dommage qu'entre collègues on ne sache pas garder ses nerfs.

Oui en ce moment je suis zen, au point que les nombreux états des lieux qui se profilent à l'horizon ne soulèvent plus une once d'anxiété.

Vous ai-je dit que doucement  je lâchais Twitter ?

mardi 3 octobre 2017

Sevrage

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Mon sevrage Twitter est encore plus rapide et plus simple que je ne l'imaginais.
Il suffit de combler le temps que j'y passais par autre chose : livre, blog, journal, vélo, simplement.
Je suis arrivée à midi hier encore vierge de l'horreur qui avait eu lieu à Las Vegas, certes je n'étais pas la première à l'apprendre, mais rien que cette matinée sans nouvelle violente m'a fait prendre conscience de la salubrité de la chose.
Je m'accorde encore un bref passage au réveil, à midi et le soir, sans m'attarder, un survol, pour rester un peu connectée, mais je sens bien que de ne plus retwitter, liker, répondre, me détache inexorablement de mes contacts. Je vais perdre sans doute les quelques personnes qui me suivaient, perdre aussi l'impression de faire partie d'une communauté, je m'y ferai certainement.
Hier alors que je supprimais de ma liste des impérissables, les liens vers des blogs morts depuis je ne sais combien de temps, je regrettais justement ces abandons au profit de twitter. Mais il est vrai que si l'on veut garder encore un peu de temps dans notre journée pour vivre en vrai, il faut savoir quitter internet un moment.
Mon compte Twitter va rejoindre mon compte Facebook, là et pas là, un lien aucazou.

ou pas...

mercredi 27 septembre 2017

prendre le temps

Le vingt deux septembre je me suis interdite de poster quoique ce soit sur Twitter "au moins une semaine, juste une semaine, rien, pas de like, pas de réponse, pas de retweet, pas de participation à un sondage rigolo, rien !".
Mhmm j'ai dû retenir cent fois au moins mon doigt qui, si facilement, clique sur coeur lorsqu'une photo de chat trop beau apparait, ou sur retweet lorsqu'un tweet me fait bondir. Au début malgré mon silence, j'empoignais mon Ipad dès que j'avais une minute devant moi, mais mon retrait a curieusement enlevé un peu d'intérêt à cette chose qui me bouffe de plus en plus le temps et développe mon agacement.
Hier je me suis surprise à poser l'Ipad sans avoir lu tous les tweets parus durant ma journée de labeur. Tout à coup je me suis sentie loin, loin de tous ces agacements, ces scandales répétés jusqu'à plus soif, ces querelles stériles, seuls mes vieux copains de blogs qui justement les ont délaissés pour ne poster quasiment plus que sur Twitter,  attiraient encore mon attention.
Pourtant cela reste pour moi l'essentiel de ma source d'information, celle qui me fait rebondir sur d'autres médias pour creuser et comprendre. Celle qui, avant tous les autres, m'apprend, me fait découvrir.
Sans doute va t-il falloir que j'écrème, abandonne, ne garde que les solides, les positifs, les constructifs. Que je me restreigne en ne consultant plus ma tablette au moindre temps libre.
C'est faisable, je suis de la génération où seul Libération m'ouvrait au monde, où le papier était le seul support pour envoyer des nouvelles, où la télévision frissonnait de son écran noir piqueté d'étoiles blanches en attendant le début de soirée.
J'ai tant de livres à lire...

mercredi 5 octobre 2016

ahh twitter


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le figuier sous le phare
Depuis que je fais du vélo, j'ai abandonné mes écouteurs (cela valait la peine de prendre un forfait plus cher pour avoir plus de connexion !!) mais du coup je suis déconnectée des infos, du moins jusqu'au soir où là je consulte twitter. 
J'ai appris l'agression qu'a subit Mme Kardashian une fois que tout twitter s'était déjà bien excité dessus.
Je ne connais pas vraiment cette starlette, je sais qu'elle existe, qu'elle est mariée à un rappeur, a des enfants, je n'ai pas suivi son ascension, un jour elle était là dans le paysage audiovisuel, j'ai vu son derrière conséquent, je sais que son père est maintenant une femme, elle est là et je m'en fou.

Et donc avant hier elle s'est fait braquer, ligoter et voler un petit paquet de bijoux. Twitter horrifié que l'on puisse avoir tant de bijoux, amusé qu'elle ait été ligoté, qu'elle ait eu peur, doutant que l'agression ait été réelle, le mauvais côté de twitter...

Mais, si cette femme possédait autant de bijoux, c'est bien parce qu'elle avait pu les acheter, en montrant ses fesses, et alors ? Il y en a qui sont prêts à donner de l'argent pour ça ils n'ont qu'à s'en prendre à eux mêmes.
Moi sa vie je n'en voudrais pas, ses bijoux non plus, et pour avoir été séquestrée durant neuf heures, menacée par un cinglé armé d'un flingue, je n'ai pas eu une seconde envie de me foutre de sa peur.

 Parfois twitter me lasse !

jeudi 23 juin 2016

de la violence sur touiteure

Je n'ai presque pas dormi cette nuit, un moustique agaçait mes nerfs, il faisait (enfin) trop chaud, des idées tournaient en boucle, alors j'ai saisi mon Ipad et remonté ma TL.

Il y avait une dame dont un de ces enfants était à l'hôpital, fracture du bras, souffrant atrocement et qui était ignoré par le personnel médical. Je ne connais pas cette dame, je tombe sur des réponses qui me font supposer qu'il y a une discussion, je ne dors pas vous dis-je, alors je la remonte. Que cette femme perde patience puisque l'on ne s'occupe pas de son enfant, je le comprends, j'ai vécu tant de temps auprès de mon G., il a tant souffert lui aussi, des mois durant. Pour la fracture, je connais aussi, la mienne, fracture de pouteau colle, avait déplacé toute ma main au centre de mon avant bras, dieu que j'ai souffert, hurlé, appelé au secours jusqu'à ce que l'on m'endorme. De ce temps, celui de G. malade, celui de mon accident de voiture, twitter n'existait pas, de toute façon je n'ai pas le réflexe de partager mes douleurs sur le réseau. Mais je lis et me souviens d'une journée de mars 93...

Notre service était rempli d'enfants nouvellement transplantés. Certains adoptant leur foie tranquillement, la plupart se battant pour le garder, faire en sorte que leur corps accepte cet organe offert, mais violemment rejeté. Parce que nos cellules sont difficiles à convaincre que l'étranger que l'on installe là est fait pour les aider à continuer à vivre. Bref, des parents unis dans ce combat et unis au fameux corps médical tant décrié en ce moment sur twitter.

Vient le week end où le service est de garde et déboulent alors des parents avec des enfants pleins de gastro et bronchiolite. Vous dire comme on était ravi de tous ces miasmes qui risquaient de fragiliser encore plus nos petits immunodéprimés !
Mais non seulement ils nous apportaient leurs enfants pleins de mouchoux et cacas mous, mais en plus ils vociféraient, engueulaient NOS infirmières si pleines d'amour. Il fallait s'occuper de leurs bébés en priorité, rien n'était fait assez rapidement, ils étaient PRIORITAIRES gueulaient-ils dans le service. Et nous, que l'on avait retranchés le temps du week end de garde, portes fermées, enfants scotchés au lit, nous nous faisions traités de mauvais parents ayant mis au monde des malades et c'était normal que l'on privilégie les leurs qui eux étaient des enfants nés bien portant. Deux mondes absolument différents. Celui qui vivait depuis des mois, des années avec les médecins et les infirmières, mains dans la mains, unis pour sauver nos enfants, et celui qui découvrait brutalement la maladie, la peur, l'angoisse et qui en voulait à la terre entière.
Nous étions hébétés de tant de violence.

Dimanche soir le service avait retrouvé son calme, les parents rentrés chez eux avec leurs morveux et du doliprane en poche, nous, portes ouvertes, nos enfants attachés à leur potence déambulant dans les couloirs colorés.

Je reste étonnée, encore maintenant, de cette violence agressive qui avait accompagné ce jour de garde et me dit qu'il est vraiment facile de vomir et exiger des médecins qu'ils soient à notre service lorsque l'on ne connait pas ce qu'ils endurent d'émotions et d'angoisses tout au long de leurs journées.

Des cons y'en a partout, mais j'ai rencontré plus de médecins compétents et attentifs, que de charlots imbus de leur personne voilà !

lundi 16 novembre 2015

La vie va

Se lever, regarder le café couler dans la tasse, voir le ciel bleu. 
Lancer une lessive,  savourer chaque geste, tranquillement. La vie continuera, cela fait si longtemps déjà que je sais qu'elle peut être cruelle, que tout peut s'arrêter d'un coup d'interrupteur.
Le mug posé sur le bureau encore encombré, écrire le billet quotidien, parfois rire d'un tweet,

Vu comment ils explosent trop tôt et à côté, je comprends pourquoi les kamikazes du Stade De France veulent des vierges inexpérimentées.

Être émue en entendant le Metroplitan Opéra entonner la Marseillaise,

[Vidéo] La Marseillaise résonne au de , dirigé par Placido Domingo
Permalien de l'image intégrée


Regarder ces photos de gamins, sourire aux lèvres, rechercher par leurs proches. Au fur et à mesure de la journée apprendre leurs morts. Tant de vies fauchées, tant d'avenirs massacrés, le coeur serré penser que l'on a de la chance d'avoir encore les siens.

jeudi 18 août 2011

C'est parti

A onze heures j'étais prête, ma valise et mon panier de tommes et reblochon sous le bras, JP m'accompagnant jusqu'à la voiture avait empoigné couette et oreiller. Mais à peine sortis de l'immeuble nous tombions sur l'infirmier venu faire les pansements de mon porteur de literie.
Attention me dit-il, j'espère que vous avez pris vos bottes et votre imperméable, parce que dans le Cantal il pleut ! Un natif de là-bas cela s'écoute, et du coup, reprenant et la couette et l'oreiller, toujours munie de mon panier et ma valise, je les laissais remonter dans l'appartement pendant que, cheminant, germait l'idée d'aller vite encore, acheter des bottes et pourquoi pas de la double crème de Gruyère.
A midi, je sortais de la Migros munie de bottes, crème de Gruyère, meringues et chocolat, direction Lyon, puis St Etienne, Clermond Ferrand et ses volcans. Premier péage, circulation fluide, les bouteilles de vins divers cliquetant à l'arrière. Fameux samedi noir me dis-je in petto, et ravie j'enclenche le régulateur...
"Dans quatre kilomètres autoroute coupée" dit le panneau sous lequel je viens de passer.
Ah ? Mais nonnn ! Si c'était le cas nous aurions été déviés bien avant le péage, message périmé sans aucun doute, roule jeunesse, musique à fond la route est vide...
Vide...
Virage... STOP !

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Devant

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Derrière

Une heure dans un trou sans réseau ! La poisse, impossible de twitter. La radio nous informe qu'un camping car a brûlé. Mes voisins me proposent des abricots, je regarde les dames qui font faire pipi à leurs chiens, les enfants courent entre les voitures, il fait beau, chaud, je suis loin de la pluie du Cantal, j'en profite, je suis en ouikène !

vendredi 18 mars 2011

L'art de l'eau pour alerter

Ce matin, Vinvin me fait découvrir cette très belle vidéo, vraiment très belle...



Pour aller un peu plus loin que la vidéo, c'est ici.

lundi 14 février 2011

Un monde parallèle.

Je souriais en lisant Daria, menée là par un twitt retweeté par Eric Freyss, je souriais en lisant ce billet.
Nous avions passé un bel après midi au soleil, à regarder les canards barboter, baguenaudant sur les quais. Nous avions même pris la navette pour traverser le lac. En rentrant j'avais fait un brin de ménage, dégelé une purée de brocolis que nous avions dégustée en regardant le Cercle puis le début d'un film qui ne m'avait pas plus accroché que cela. J'avais éteint la télévision et allumé l'ordinateur.
Je lisais donc, les aventures d'une fille qui racontait sur son blog des salades. Amusée je lisais, l'histoire défilait, Odile qui s'appelait Yaëlle puis Salomé, quels jolis prénoms vraiment. Je lisais et brusquement, brusquement arrive Noa !
Noa qui est morte d'une leucémie !
Sans doute me suis-je figée, ahurie, la bouche béante. NON !
Assommée, hilare, je fonce raconter à JP l'incroyable. Je ris, je ne sais pourquoi je ris tant. De m'être fait avoir comme une bleue ? Alors remonte ce souvenir passé de la triste, si triste histoire de deux sœurs jumelles dont l'une mourait un jour d'une leucémie et l'autre pleurait, entourée d'une multitude d'internautes eux aussi souvent touchés dans leur chair.
Comment avais-je atterri sur ce blog ? Il me semble qu'un appel avait été lancé sur un blog que je suivais, pour soutenir cette toute jeune fille qui se battait contre une maladie apparemment très virulente. Si l'on cherche bien j'y ai peut être laissé un message... ou non... deux ans mes souvenirs s'effacent.
Elles habitaient Metz, semblaient sur la voie d'une belle carrière sportive, l'une des deux avait eu un ami très proche qui s'était fait emporter par une avalanche... tous ces éléments mis bout à bout dans une recherche sur Google n'avaient rien donné... pourquoi donc avais-je cherché ?
Elle était morte. Sa sœur, ses amis, son amoureux racontaient, l'agonie, la mort, l'enterrement. Quelque chose m'avait dérangé et j'avais refermé la porte pour ne pas déranger ce deuil particulier, un peu malsain... ou non... chacun est libre de sa douleur.
Un jour j'étais retombée sur le lien, lu que la sœur cultivait le souvenir, avait repris le ski de compétition, était très entourée encore par toute une communauté chaleureuse de blogueurs, de parents d'enfant malade, je n'étais pas à ma place, je ne la connaissais pas et j'étais repartie définitivement.

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mercredi 14 avril 2010

Un chat...


Il n'y pas que le matin que les tweets me ravissent !
Voilà que l'ennemi juré des chats (dit-il !) Embrun pour ne pas le nommer, me fait découvrir cette vidéo...

mardi 29 décembre 2009

Coucou

Imageme revoilou !

dimanche 20 décembre 2009

Allez....

ImageOn file !

... à bientôt !

jeudi 26 novembre 2009

Il est foutu !

Pauvre Moukmouk qui vient de se faire adopter par une bestiole redoutable !

Et voilà tous les chats du monde, menacés depuis si longtemps de se faire rôtir, bouillir, hacher menu, qui dansent la java, le sourire s'étirant jusqu'aux oreilles.

dimanche 15 novembre 2009

Formation continue

Ne croyez pas que je suis inactive bien que mes silences ici même soient, il est vrai, de plus en plus fréquents. Mais, d'une part je suis en pleine formation tweeter avec comme professeur d'un côté Pablo et de l'autre plusieurs tutoriels pêchés sur la toile, et d'autre part, mon bureau Open space ne me permet pas vraiment pour l'instant de m'isoler pour pondre des billets un peu plus fouillés que ceux que vous pouvez lire en ce moment.

ImageEn effet, notre appartement très spacieux ne comporte pourtant que trois pièces. Un séjour-chambre-bureau des parents, deux chambres pour nos deux grands, salle de bain, buanderie, toilettes et hall, et enfin la cuisine qui pour l'instant me sert aussi de bureau. Dans le séjour, JP , à demeure, monopolise la grande table avec ses deux ordinateurs, ses trois écrans, le scan, la palette graphique divers disques durs, pas une once de place pour poser mon portable.
Et puis, je profite de la présence de C. tout simplement. Elle a, contrairement à son père, la faculté de discuter, de partager, d'écouter. G. étant de plus en plus occupé à l'extérieur (mais que cela cache t-il donc ???), c'est bien agréable d'avoir une compagne avec qui se balader et qui me fait voyager en me racontant sa vie étasunienne.

Il me faut juste repenser ma façon d'écrire. Ce n'est qu'une petite question de temps !



jeudi 12 novembre 2009

première étape...

Or donc, hier soir, je me suis inscrite sur Twitter ! Fidèle à son excellente éducation, Pablo m'a adoubée par un twitt de bienvenue. Qu'il en soit, ici, remercié sincèrement.

Oui, parce que voyez-vous, je me sens un peu gauche pour ne pas dire plus.

Ayant brusquement perdu toute imagination, incapable d'écrire la moindre petite phrase, je me suis entièrement consacrée à l'installation de mon nouvel espace.
Et, tout comme l'on se met à ranger frénétiquement la maison plutôt que de s'attaquer au dossier important à rendre au plus vite, j'ai cherché un peu partout comment mettre un fond d'écran, me concocter une petite image, baguenauder de-ci de-là (cahin-caha, va tranquille va...), tout, plutôt que de faire mon baptême en me jetant dans l'arène.
Bien sûr, j'ai cherché frénétiquement tous ceux que je pourrais connaître. J'ai donc followé à droite à gauche, priant le ciel qu'ils n'en sachent rien, croyant naïvement rester planquée, pour pouvoir tâter le terrain un moment, tout en restant invisible.
Raté ! J'ai compris très vite que l'on était averti de mes choix et du coup, adieu l'anonymat !

Des twitts j'en ai écris une multitude dans ma tête, en même temps cela me changeait de tous les billets que je construis tout aussi compulsivement, mais qui restent à l'état de limbe, tout au long de mes journées.

"Quelle était la substance réelle contenue dans la seringue de Roselyne ?"
"Arghhh premier cas de syndrome Guillain Barré après vaccination!"
"Pourquoi est-ce toujours en hiver que les radiateurs tombent en panne?"
"Le 11 novembre ne pourrait-il durer plus d'un jour ?"...

Bref, des twitts de première nécessité !

Je crois que je vais encore attendre un peu avant de faire le grand saut !