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mardi 15 mars 2016

Y tofu pour faire un monde bio !


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Vers le 191 boulevard Voltaire, mars 2016.
Jadis ce fut une station d'essence, puis c'est devenu un marchand de parquets,
et maintenant, ceci, évidemment.

jeudi 15 janvier 2015

Un jour, il y aura autre chose que le jour


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Merci à Des Nouvelles du Front d'avoir reproduit ce dessin, et à PJB de me l'avoir signalé



Un jour
Il y aura autre chose que le jour
Une chose plus franche, que l’on appellera le Jodel
Une encore, translucide comme l’arcanson
Que l’on s’enchâssera dans l’œil d’un geste élégant
Il y aura l’auraille, plus cruel
Le volutin, plus dégagé
Le comble, moins sempiternel
Le baouf, toujours enneigé
Il y aura le chalamondre
L’ivrunini, le baroïque
Et tout un planté d’analognes
Les heures seront différentes
Pas pareilles, sans résultat
Inutile de fixer maintenant
Le détail précis de tout ça
Une certitude subsiste : un jour
Il y aura autre chose que le jour.


Boris Vian, Un jour (1951)

mercredi 12 mars 2014

Outré mollo


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Mon compère Vincent de la librairie Entropie, quelque peu interloqué, m'a transmis ces messages qu'il a découverts sur son répondeur en ouvrant sa boutique jeudi 6 mars.
Ils avaient été téléphonés le matin même par un très cher ami commun, entre 07h15 et 09h20 du matin, apparemment au sujet d'un billet inconsidéré de Feu sur le quartier général.
Moi qui connais depuis un sacré bail les turpitudes stalino-debordiennes du camarade Jérôme*, ça ne m'a guère plus ému que ça (je parle du billet en question), beaucoup moins en tout cas que les beaux morceaux d'Anthony Braxton ou de Billie Holiday que lesdits messages m'ont permis d'entendre…



* Pour les frasques antécédentes de l'ex-Colonel, on se reportera aux archives des Moissonneuses.

lundi 12 août 2013

Abasourdissante vie moderne ! (3)

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Voici quelque temps, je me suis mis à fréquenter régulièrement l'excellent blogue Dans l'herbe tendre, satellite de l'émission du même nom (et non pas éponyme, désolé) qui passe tous les premiers mardis du mois sur la radio Canal Sud, à Toulouse.

De fil en aiguille, constatant que je partageais avec l'un des tenanciers de ce blogue — un dénommé "Michel-Simon" — un même goût pour la chanson française dite "à textes" et notamment orientée vers la tradition anarchiste, je me suis mis à correspondre avec lui par mèle.
Nous avons rapidement compris que nous avions des amis communs (réellement, pas au sens de Fesse-Bouc), mais sans pour autant nous connaître l'un l'autre directement.

Le 31 juillet, j'étais en train de rédiger un message à son intention, pour lui expliquer comment on peut proposer une émission directement sur la plate-forme Blogger lorsque déboule chez moi l'ami Kamel, un litron frais dans chaque main.
Et là, tilt ! il me revient que Kamel et moi connaissons un autre Michel-Simon (prénom peu courant, on en conviendra), qui habite comme nous dans le XXIe arrondissement de Paris.

Tout en poursuivant la rédaction de mon message, avec en prime ce rafraîchissant Chardonnay pour le moins bienvenu, je demande à Kamel qui rêvassait :
— « Mais dis donc, toi qui as à Toulouse cette amie, P., ne connaîtrais-tu pas là-bas un autre Michel-Simon ?
— Michel-Simon ? Bien sûr ! C'est P. qui me l'a présenté. Elle cherchait pour lui une édition du Monde à l'envers de Christopher Hill et j'ai réussi à lui en trouver une assez rapidement. »

Comment ça s'appelle, déjà, cette théorie foireuse qui stipule que moins de huit chaînons de connaissances nous relient à n'importe qui dans ce pauvre monde ?

mercredi 26 juin 2013

Ôtez les faunes, que reste-t-il ? (2)


Le précédent message au sujet des chansons ayant trait au téléphone a suscité diverses réactions plus ou moins judicieuses, que je me permets de rappeler ici :


(merci, M'sieu Pop !)


(merci, Florence !)


(merci, Carole !)

… et remerciements à PJB pour Memphis Tennessee, versions Chuck Berry et John Cale :





Grâce à Kamel :



Suggéré par PJB, appuyé par Carole :



Et toujours sur les conseils (d'ailleurs téléphoniques, mais pas chantés…) de PJB : Don't Let Me Hanging On The Telephone, de Blondie encore, dans sa propre interprétation puis dans celle des Nerves…





… et ce Telephone Thing, par The Fall (clip et version lailleve) :





et puis Vernon Reid, toujours via PJB :



Et merci à Carole, derechef, pour cette rareté (désolé, impossible pour l'instant de récupérer le code d'intégration).
Ah si, peut-être qu'en bidouillant un peu le code HTML… :



Une autre contribution de M'sieu Pop :



Et encore deux morceaux dégottés par Pop9 :





Grâce à Kamel, encore une fois :



De la part de Babeth, cette bluette déjantée que j'avais complètement oubliée depuis des lustres :



Une autre suggestion de Babeth :



Et puis toujours par le biais de Babeth, cette catastrophe musicale — sans doute la pire lie du répertoire de Christophe, qui semble en pincer à l'époque pour la princesse de Monaco :



Une trouvaille du Tenancier :



À propos de catastrophes musicales, cette aberration exhumée par Florence est particulièrement atterrante :



Voici la V.O. de Suzanne Fellini, bigotement affadie par Sheila :



Et du coup, depuis les suggestions IouTioube associées au morceau de Suzanne Fellini, je suis tombé sur ce truc qui sonne pas mal, même si je ne comprends rien aux paroles :



Ah, mais bon sang ! me revient soudain en mémoire ce tube abominable de 1977, en pleine vague féministe :



Et Babeth nous rappelle cet autre tube des années soixante-dix, absolument évident :


Je demeure évidemment preneur pour d'autres suggestions…

jeudi 11 avril 2013

Le point culminant de l'offensive...


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LE POINT CULMINANT DE L'OFFENSIVE DU SPECTACLE

Cette image fut assez remarquée quand elle passa, en octobre 1967, sur la chaîne protestante de la télévision hollandaise. Son directeur, qui se trouve être un ancien prédicateur, déclara alors : « Nous voulions montrer que des femmes nues peuvent être très belles ». On peut admettre que là, l'inversion spectaculaire de la vie réelle avait atteint un indépassable sommet. Dans leur assurance grandissante, les experts des mass média se proposent de révéler au bétail qui les contemple une vérité dont on semble croire qu'elle lui aurait autrement à jamais échappé; et ils se flattent de cette contribution au progrès culturel des foules qu'ils sont persuadés d'avoir réduites à une passivité définitive et absolue. Et, bien sûr, on leur livre cette réalité, après les autres, précisément sous la forme où elle échappe à tout usage concret, à toute communication réelle, derrière la vitrine du spectacle inaccessible qui « a pris en charge la totalité de l'existence humaine ». Comme pour confirmer la pensée dialectique de Clausewitz, le spectacle, au moment où il a poussé si loin son invasion de la vie sociale, va connaître le début du renversement du rapport de forces. Dans les mois suivants, l'histoire et la vie réelle sont revenues à l'assaut du ciel spectaculaire. Et cette contre-offensive ne s'arrêtera pas avant la fin du monde de la séparation.

Peu après le décès voici deux mois de Kevin Ayers, un ami fondu entre autres de Soft Machine et fin connaisseur de l'I.S. s'est mis à visionner pas mal de vidéos anciennes et il est tombé sur ceci, à son intense stupéfaction :



Phil Bloom, donc, le 28 juillet 1967. Non, plutôt le 9 octobre 1967 en temps spectaculaire, selon un site qui semble plus fiable que Ouiquipédia (voir les commentaires, et merci à Xavier pour cette rectification).

Une précurseuse de la Théorie du Bloom ?

vendredi 22 mars 2013

Un commerce de bonheur

C'est un des lieux qui m'est cher, une boutique comme il n'y en aura très bientôt plus nulle part, un foutu capharnaüm où ça sent bon le vieux papier, le café chaud et le tabac (hé oui ! les fumeurs y sont bienvenus…), un endroit vivant où l'on peut faire diverses rencontres, souvent fructueuses, discuter à loisir, boire des coups plus que de raison et, parfois, trouver son bonheur — presque toujours inattendu, mais comme disait l'autre avant de se rétracter, « le plaisir s'accroît quand l'effet se recule »…
Un bazar de millions de pages dont la désorganisation apparente reflète à l'évidence l'état mental foutraque du tenancier du lieu…

Bientôt cela deviendra une boutique de fringues branchées ou de trucs téléphoniques, d'ongles américains, que sais-je… en tout cas de néo-machins-choses.
Deux cents ans que le métier de libraire d'ancien n'avait pas trop subi les avanies de ce qu'ils appellent « le progrès », et paf ! en moins d'une décennie tout disparaît.
Ah, pardon ! voilà que je vais passer pour un conservateur, voire un réactionnaire, presque un fassiste…
Hé bien foutre ! je m'en tape et je préfère vivre ivre de livres.


Librairie d'occasion par efilms

Addendum du 27 mars :
Un ami m'a raconté aujourd'hui que dans la vraie vie, toutes choses égales par ailleurs, ça se passe souvent comme ceci à la librairie Entropie :



« You could try me… »

jeudi 17 novembre 2011

Ouatchahooouuu !

Encore un site de la mort qui tue, comme disent les djeunzes (ou peut-être plus, d'ailleurs : je ne suis plus guère), un machinternet qui permet de télécharger des milliers d'albums complètement improbables : Mutant souds, que ça s'appelle.

Au hasard, ce truc indispensable, souvent insupportable mais absolument introuvable (quoique si, au final…) du fils de Boris Vian, Patrick, qui avait monté le groupe Red Noise « durant les événements de mai 68 » (Ouiquipédia dixit) : Sarcelles-Lochères (1970)

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sur quoi on peut entendre ce Galactic Sewer Song :



Ou encore le Petit précis d'instruction civique :



À télécharger ici
(et l'album suivant, Bruits et temps analogues, de 1976, est également disponible sur ce site fichtrement prolifique)

mercredi 16 novembre 2011

La beauté n'a pas d'âge, sauf moyen…

René Zosso : Dessus la mer il y a un pré



… et moins d'un jour plus tard on est en mesure de proposer ceci, grâce à certain Anonyme plus mutin que mutique — quoi qu'il en dise :



Addendum du 18 novembre : enfin, voici la version a capella du même Grand vent de Laïs, signalée en commentaire par ledit Anonyme et qu'il a eu l'obligeance de nous transmettre. Elle est en effet  nettement supérieure :

lundi 17 août 2009

« I gotta get out of here ! »

Complètement déjanté, ce Charlemagne Palestine ! Mais au fond, le sommes-nous moins que lui, à tourner sans fin dans cette île virtuelle ?