Avertissement légal
Ne perdez plus votre précieux temps de consommateurice à répondre à vos correspondants, les plus exigeants fussent-ils quant à la teneur conceptuelle ou la qualité des propos échangés : Hétéronomix™ se charge de tout ! Syntaxe et orthographe garanties parfaites et évolutives au fil des décrets.
Approuvé par la norme AFNOR ISO 9001.
samedi 1 mars 2025
lundi 29 juillet 2024
Où un daim en chiale : un chat en doux lien, ou indien en lâche ?
(triple inversion de consonnes)
mardi 20 juin 2023
Le regret du phalloplaste contrepétophile spécialisé dans les soins intimes aux malentendants (fort mal en tendant) mais en manque de patientèle
« À chaque jour
suffit sa peine »
(« Rien n'altère autant les qualités matérielles de la voix que de contenir de la pensée : la sonorité des diphtongues, l'énergie des labiales en sont influencées. »
lundi 29 mai 2023
Proposition amicale…
… d'un vigneron sauternais à un chirurgien andrologique s'apprêtant à griffer une bête à l'heure de l'apéritif :« Goûtons donc ce blanc ! »
dimanche 16 avril 2023
lundi 5 décembre 2022
« J'encule Drago ! »
C'est ce qu'a sans doute proféré à moult reprises Harry face à la cheminée de la salle commune de Gryffondor dans la fabuleuse saga de J.K. Rowling, mais ça n'a rien à voir avec le présent sujet.
Ou, enfin… ma [le] foy si, mais seulement par association phonétique.
Car si la Belgique est le royaume du neuvième art, fort peu de Suisses qui s'y risquent parviennent à y percer.
Surtout quand on se nomme Jean-Luc Godard, aspirant bédéaste fou d'Astérix et du journal Pilote mais dont le nom même était une insupportable insulte à l'éditeur d'icelui.
Jean-Luc voulait par-dessus tout caser ses petits miquets, force lui a été d'admettre que c'était râpé d'avance — d'où le recul (hem, « Le désir s'accroît quand l'effet se recule », dixit Corneille).
« Astérix, il est temps de pleurex ! », qu'y s'est dit, notre JLG d'avant JLG.
Malheureux, définitivement dépité, démuni de ses pépites — son projet initial étant à bout de souffle — le petit Jean-Luc s'est rabattu sur un art moindre — le septième —, et chacun pourra ci-dessous décider quoi penser du « plus con des Suisses pro-chinois », décédé voici peu et à qui Albane Penaranda vient de consacrer une gentille rétrospective sur France Khü.
dimanche 18 septembre 2022
LE BEAU T'ARRIVE
Jamais j'avais entendu pareille invocation*.
Rimbaud aurait kiffé grave, foi de GWFW !
On est à tant d'années-lumière de l'extraordinaire interprétation de Ferré en 1982 — qui du coup en paraît quasi… stalinien !
Allez, toute cette émission de Laure Egoroff est d'une telle beauté époustouflante, je la rebalance ici :
* Comme on dit « incarnation », le fait de prendre chair. Ici, accomplir par la seule voix.
« Je sais bien que ces noms signifient autre chose dans l’usage commun. Mais mon dessein est d’expliquer non pas le sens des mots, mais la nature des choses, et de les désigner par des termes dont la signification usuelle ne s’éloigne pas complètement de la signification avec laquelle je veux les employer ; qu’il suffise que je le fasse observer une fois pour toutes. »
Spinoza, Éthique III, Explication faisant suite à la définition 20 des Affects (trad. Pierre-François Moreau, PUF, coll. « Épiméthée », 2020, p. 327)
mardi 20 juillet 2021
Les légions du vaccin
(hommage au beau sexe ?)
Cher gouvernement,
Vos insultes sous couvert de féliciter les vaccinés, ça commence à me fatiguer. Pas d’amalgame s’il vous plaît, j’ai pris le Pfizer, pas la carte d’En Marche, la France qui travaille pour vous, ce sera sans moi.
Je me suis pas vaccinée pour retourner bosser pour huit balles de l’heure et une amende à 135 balles si je rentre trop tard et que j’avais pas d’attestation pour l’apéro dînatoire d’En Marche.
Je suis vaccinée pour le Chaos vivant contre votre Ordre qui sent la Mort.
Je suis vaccinée pour ne contaminer personne dans les manifs.
Je suis vaccinée pour protéger les chômeurs quand on manifestera contre la réforme de l’assurance-chômage
Je suis vaccinée pour protéger les retraités quand on manifestera contre la réforme des retraites.
Je suis vaccinée pour protéger les amis en situation de handicap quand on manifestera pour l’individualisation de l’AAH, et puis des AESH pour les gosses.
Je suis vaccinée pour retourner occuper les théâtres et cette fois on sortira pas avant d’en avoir fini avec la société du Spectacle. J’aime pas spécialement Debord, mais encore moins Marlène Schiappa en train de réciter du Maurras chez Hanouna.
Je suis vaccinée pour pas tomber malade pile le jour où je fais grève et rater la manif.
Je suis vaccinée pour dire « Même pas mal » au flic qui m’arrachera mon masque dans une de vos nasses.
Je suis vaccinée pour manifester pour que les exilés puissent se faire vacciner. Et avoir des papiers et un hébergement au Ministère de la Défense, quand on aura viré tous les militaires d’extrême-droite, crois-moi y’aura de la place.
Je suis vaccinée pour pouvoir me confiner avec ma famille et qu’on me paye à rien foutre en bonne santé. Attends, c’était le seul bon côté du premier confinement, quand on y pense, rattraper un peu toutes les augmentations de salaire qu’on n’a jamais.
Je suis vaccinée pour empêcher les fascistes de pourrir nos manifs et ça vous arrange, dites pas le contraire, vous en riez avec vos potes de Valeurs Actuelles.
Je suis vaccinée pour cracher à la gueule des antisémites, qui vous comparent à des nazis, alors que vous êtes juste des capitalistes sécuritaires, autoritaires, injustes, inégalitaires, violents. Enfin, des capitalistes, quoi.
Je suis vaccinée parce que je crois à la science, certainement pas à Olivier Véran qui nous a dit de pas mettre de masques, ouais je me rappelle.
Je suis vaccinée pour faire vivre dans les luttes la mémoire des morts dans les EHPAD, qui seraient pas morts si les EHPAD avaient eu des masques, des moyens, de l’humain.
Je suis vaccinée pour rester vivante et raconter comment vous nous avez enfermés et punis toute l’année pour rien, quand il y avait des couvre-feux et qu’on pouvait plus aller acheter de pain après 18 heures, mais attraper le virus au taf et contaminer nos proches, on avait le droit.
Je suis vaccinée parce que je veux être solidaire des jeunes, le virus les touche peut-être moins, mais la précarité et l’enfermement comme seule alternative à contaminer leurs parents, c’est pas une vie et c’est celle que vous leur imposez.
Je suis vaccinée parce que j’ai eu la chance de le pouvoir, pas comme dans tous ces pays de la planète où les gens meurent parce que votre capitalisme ne leur donne pas accès au vaccin.
Je suis vaccinée parce que je suis pas laborieuse, justement. Je suis paresseuse, et joyeuse, et frondeuse, je veux tout gratuit, et un emploi fictif et un logement de fonction en urgence, comme tout un chacun et pourquoi pas moi et tous les gens au RSA .
Je suis vaccinée parce que je suis une assistée, je veux lutter pour des tests gratuits, le SMIC à deux mille euros et le RSA à mille deux à partir de treize ans. Ouais, ok, c’est utopique, en même temps à un moment j’avais voté pour vous pour faire barrage au fascisme, je vais pas être plus déçue qu’après ça.
Je suis vaccinée parce que je suis islamo-gauchiste et que je veux lire Le Capital dans les mosquées bondées.
Je suis vaccinée parce que je suis féminazie et que je veux imposer qu’on écrive « Macron Démission » en inclusive, ça doit bien être possible.
Je suis vaccinée parce que je suis woke, je racialise les mâles dominants, mais là je ferai tout pour que ce gouvernement arrête de prétendre qu’il est blanc comme neige.
Je suis vaccinée pour cancel culturer 24 heures sur 24, les ministres qui violent, heu tiens par exemple, pour commencer.
Je suis vaccinée parce que je veux tout le contraire du retour à la normale, t’as raison tiens, ta normale, c’est des lois Travail et des lacrymos dans la face.
Je veux le Chaos jusqu’à satisfaction de nos revendications, de toute façon nous voulons tout et nous prendrons le reste, et le vaccin avec, évidemment, hé tu nous as pris pour des fans de Dieudonné, on n’est pas cons quand même.
Je suis vaccinée pour la liberté, la vraie, celle d’être tous solidaires et en guerre contre ta société du marche ou crève.
Je suis vaccinée parce que je suis pas une perdrix anti-système de l’année, c’est pas demain que je vais vous arranger en allant défiler avec les trumpistes à la française.
Je suis vaccinée parce que je suis une rebelle, ouais, ouais, mais une vraie, et on est des millions à savoir qu’on vous fera encore plus chier avec la 5G, ça ira plus vite pour faire tourner les rendez-vous de grève et de manif.
Je suis vaccinée parce qu’on raconte que le vaccin fait pousser des dents en acier aux moutons, faites attention, les loups de la start-up nation…
Nadia Meziane, site Lignes de Crêtes, 18 juillet 2021
[Je me suis permis de rectifier quelques coquilles de typo]
samedi 2 janvier 2021
jeudi 4 mai 2017
La peine mineure ?
Maline, la peur ?
Narine le peut, mais
Mire un peu la haine :
Rime peu, la naine,
Minarets la peinent.
Le père l'anime,
Le pire l'amène.
(Et cramons Macron !)
samedi 6 février 2016
En prévision du 8 mars…
À quoi l'on peut ajouter :
mardi 2 février 2016
vendredi 8 mai 2015
J'en rosse tant…
mardi 30 décembre 2014
Telles couilles !…
jeudi 23 mai 2013
Invitation à gamahucher...
Les amateurs de grilles pourront aussi exercer leurs talents sur celle-ci, concoctée en binôme l'an dernier à partir d'une proposition initiale de Georges Perec.
jeudi 9 mai 2013
Militanticipateur
mercredi 6 mars 2013
Proposition de déambulations littéraires…
Et si l'on préfère à la neige qui poudroie l'herbe qui verdoie, on effectuera le trajet Annemasse-Roanne, qui évoque irrésistiblement — allez savoir pourquoi ! — le conte Barbe-bleue de Charles Perrault ou certaine chanson de Louis Chedid…
mercredi 22 juillet 2009
« L'étant t'accule »
Dans la mesure où l’être constitue le questionné et où être veut dire être de l’étant, c’est l’étant lui-même qui apparaît comme l’interrogé de la question de l’être. C’est lui qui, pour ainsi dire, a à répondre de son être. Mais s’il doit pouvoir révéler sans falsification les caractères de son être, il faut alors que, de son côté, il soit d’abord devenu accessible tel qu’il est en lui-même. Du point de vue de son interrogé, la question de l’être exige l’obtention et la consolidation préalable du mode correct d’accès à l’étant. Seulement, nous appelons « étant » beaucoup de choses, et dans beaucoup de sens. Étant : tout ce dont nous parlons, tout ce que nous visons, tout ce par rapport à quoi nous nous comportons de telle ou telle manière — et encore ce que nous sommes nous-mêmes, et la manière dont nous le sommes. L’être se trouve dans le « que » et le « quid », dans la réalité, dans l’être-sous-la-main, dans la subsistance, dans la validité, dans l’être-là [existence], dans le « il y a ». Sur quel étant le sens de l’être doit-il être déchiffré, dans quel étant la mise à découvert de l’être doit-elle prendre son départ ? Ce point de départ est-il arbitraire, ou bien un étant déterminé détient-il une primauté dans l’élaboration de la question de l’être ? Quel est cet étant exemplaire et en quel sens a-t-il une primauté ?


















