Francie Hallé est décédé à la Saint Sylvestre, lui qui aimait tant les arbres !
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Francie Hallé est décédé à la Saint Sylvestre, lui qui aimait tant les arbres !
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2026
« Kawahara, qui ne parle pas beaucoup, a dit :
"Qu'est-ce que ça peut faire si les fleurs se fanent ?
Il suffit qu'elles tiennent aujourd'hui." »
Inaba Mayumi, La péninsule aux 24 saisons
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Parce que se préoccuper déjà de « ce qui sera » alors que, « ce qui est » n’en est même pas encore à « n’être plus », revient à se précipiter de vivre par mort anticipée.
Alors, entre d’un côté, les rétrospectives de l’année sur le point de se clore et, de l’autre, les projections de l’année qui s’apprête à éclore,
Que chacune et chacun d’entre nous puisse honorer la flamme vivante – tantôt puissante, tantôt vacillante – dressée et dansante au cœur de soi à laquelle,
quels que soient les passages de relais et les transitions traversées,
nous pouvons à tout instant nous relier pour nous soutenir et nous orienter de la façon la plus juste dans les quêtes et cheminements qui sont les nôtres.
Et, qu’ils soient stables ou fluctuants, quels que soient les diamètres et les couleurs de notre cercle,
quels que soient tout ce dont il est constitué, ce qui s’y fait, ce qui y fond, ce qui en fuit,
puissions-nous à tout instant y reconnaître le centre et l’axe vivants qui d’instant en instant se cherchent et se trouvent en nous.
Marie Ghillebaert
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| Claude Le Moal, La véritable histoire d’Adam et Eve enfin dévoilée, tome 1 ----- |
Nous allons passer d'une année à l'autre...
Ce sera l'occasion de reconnaître que depuis trente ans ...quarante ans ... soixante ans ... quatre-vingt ans ... nous passons de l'inspire à l'expire et de l'expire à l'inspire.
Le passage ! Il semble qu'il y a dans cette action le fondement de ce qu'on appelle l'être. Être c'est devenir ; devenir c'est être.
Quant au devenir, il ne se réalise pas dans le temps-pensé mais dans le temps-vécu.
Le temps-vécu ? Ce moment au cours duquel je Inspire ; ce moment au cours duquel je Expire.
Quel âge avez-vous ? Cinquante deux ans! Quel âge à votre respiration ? Quel âge a cette action vitale d'autant plus mystérieuse qu'elle est infaisable ? Y aurait-il en chacun de nous une réalité qui n'a pas d'âge quel que soit notre âge ? Une réalité qui ne serait attachée ni au passé (qui a été et jamais plus ne sera) ni au futur (qui est à venir peut-être).
Nous n'allons pas nous torturer les méninges dans l'espoir de rationnaliser le sens de la Saint Sylvestre. Nous n'allons pas prendre de bonnes résolutions que nous ne tiendrons sans doute pas.
Nous allons nous entraîner à vivre bien le moment présent, quelle que soit l'activité qui sera nôtre dans le cadre de la vie de tous les jours.
Une transformation de notre manière d'être et de notre manière d'agir qui nécessite un EXERCICE.
Parmi lesquels le plus simple de tous : ZAZEN.
Le chemin est la technique ; la technique est le chemin.
La difficulté lorsqu'on pratique zazen ou des exercices qui ont leurs racines en Orient et en
Extrême-Orient, est de donner à la technique la première place. "Les gestes doivent venir en premier, c'est seulement après que se révèle le sens des choses" dit le maître dans l'art du thé à son élève. C'est également vrai lorsqu'on pratique le tir à l'arc (Kyudo). Et cette loi de l'exercice devrait attirer l'attention des personnes qui pratiquent et enseignent le Yoga ou le Taïchi-Chuan, par exemple.
Pratiquer un exercice comme zazen exige aussi de donner au corps la place qui est la sienne : la première. Il s'agit bien entendu du corps que nous sommes (Leib) et pas du corps objectivé, du corps outil (Körper).
D'expérience je sais que lorsqu'on commence la pratique d'un tel exercice certaines choses sont difficiles à comprendre. C'est en pratiquant que petit à petit le sens de telle ou telle exigence s'éclaire.
C’est une caractéristique de l’esprit occidental que de toujours vouloir comprendre mentalement, intellectuellement une technique en imaginant que c’est la seule manière d’arriver à la réaliser. Nous allons apprendre et approfondir une autre approche de l'exercice que la compréhension.
Nous allons, comme l'indique un maître qui enseigne l'Aïkido, "Avaler la technique! Ce que vous avalez, aussitôt vous le digérez! Et ce qu'on digère nous transforme".
Ah ! J’allais oublier un exercice qui n’est pas un exercice mais une rupture avec ce qui est, inconsciemment, notre manière d’être habituelle : « Détendez-vous dans les épaules » ! Ne cherchez pas à détendre quelque chose : les épaules ; ça ne sert à rien. Détendez-vous, en tant que personne qui est tendue dans les épaules et qui, par cette manière d’être en tant que corps vivant (Leib), révèle un manque de confiance en soi. Se dé-tendre dans les épaules est un geste de confiance de l’homme entier.
C'est le moyen de découvrir le pouvoir salutaire de la respiration naturelle, cette action vitale infaisable qui révèle la présence de notre vraie nature.
Bonne année !
Jacques Castermane
Je pense que pour lutter contre ces effondrements nous ne devons pas prendre les armes de l'adversaire parce que vous deviendriez l'adversaire.
Il faut lutter simplement avec une puissance aimante, une attention, un regard et, j'oserais même dire, une bonté, mais la bonté il faut l'entendre comme une chose forte.
C'est un mot qu'on a mis à la porte, c'est un mot qu'on a transformé en gueux, en mendiant et qu'on traite comme tel, mais la bonté comme je la définis, c'est la pointe acide de la pensée, c'est une pensée vitale sur le monde et c'est une pensée armée, ça ne rigole pas la bonté!
Voilà comment je répondrais au désenchantement morne partout répandu."
- Christian Bobin
Extrait d'une émission de la Grande Librairie
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Il y a un point qui est important, c'est d'arrêter de se dissocier. Il y a toujours un discours du mental qui vient dire : "Je suis comme ça" ou "Je devrais me comporter comme ça", etc. On a l'idée de comment on devrait être, ou de comment on devrait se comporter, et c'est plus ou moins problématique. À un moment donné, est-ce qu'on ne pourrait pas tout simplement juste être ce que l'on est ? C'est ça aussi l'authenticité : je suis ce que je suis.
J'arrête d'être "deux" en fait. Le deuxième est toujours en train de me dire que comme je suis, ça ne va pas de toute façon : "Les autres attendent ça de moi", "Je ne suis pas à la hauteur", "Je ne suis pas assez spirituel", "Je ne devrais pas montrer ça", etc. Ce sont des discours du mental. Et l'Être est un peu à l'oubli là.
Donc, être "un".
On revient à "Je ne sais pas".
Je ne sais pas comment je dois être.
Je me découvre dans l'instant.
Je n'ai pas de personnage à défendre, pas d'image à défendre. Oui, par moments je vais réagir, et par moments je vais être silencieuse. On n'est pas obligé d'élaborer une histoire, de tout personnaliser. Par moments ça ne parle pas ici. Par moments c'est comme ça. C'est juste un type de langage, mais par moments on peut sentir comment on s'en tient : "Ah, ça respire", "Ah, c'est triste", "Ah, il y a de la colère"... Et quand on personnalise moins, c'est presque moins problématique déjà.
Il arrive un moment où ça suffit de vouloir être un autre ! De vouloir avoir une autre histoire, de vouloir être moins réactif, moins agité, moins en colère, d'être plus ouvert, d'être plus ceci et cela. Mais l'Absolu n'a pas fait d'erreurs quand il a mis en place cette forme ! Et pour Lui il n'y a pas d'erreurs. C'est uniquement le discours mental qui pense qu'il y a des erreurs.
Donc, honorez cette forme, avec ses limites, son aspect humain et son essence absolue. Cette forme se montre comme ça, elle est obligée de se montrer avec ses limites ; dès qu'on prend une forme on se limite. Donc, on a tous nos limites. Et si je vous dis cela, c'est pour petit à petit identifier cette voix du mental. J'aime beaucoup Byron Katie qui l'appelle "la salle de torture mentale", et elle n'a pas tort. Cette voix qui est tout le temps en train de nous dire que ce que l'on fait, c'est pas bien, ça ne va pas, c'est pas comme ça. Et bien sûr, les autres pareil, mais de toute façon, on traite les autres comme on se traite soi-même, il n'y a pas de secret.
On peut être soi, mais sans en faire un truc narcissique, on peut être soi de manière humble. Se dire : "Je vais arrêter d'avoir honte d'être moi-même, de penser que je ne suis pas assez, ou que je suis trop". Tous ces critères n'ont aucune valeur, puisque pour certaines personnes je suis trop, pour d'autres je ne suis pas assez... On ne s'en sort pas ! Alors on peut se dire : "Je suis ce que je suis", mais sans devenir rebelle non plus.
Tout simplement, je suis ce que je suis, et l'autre est ce qu'il est. Et si j'appréciais tout ça, plutôt que de tout le temps vouloir le transformer, et se dire : "Tiens, je vais apprécier ce qui est là". C'est simple, c'est l'amour. ♡
~ Nathalie Delay
Stage dans la Drôme, mai 2022
(extrait d'une vidéo)
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Grâce à des technologies de grande qualité, pensées pour servir la vie, nous devons ré-orienter notre créativité vers de nouvelles productions intelligentes, inspirées par le souci d’augmenter nos aspirations au bien-être par l’art de la simplification : des productions durables et utiles.
Cela implique, bien entendu, de recentrer nos modes de vie vers d’autres objectifs que servir encore et encore la machinerie économique : remettre l’humain et la nature au centre de nos préoccupations."
-Pierre Rabhi-
"La tristesse de Gaïa", Actes Sud, 2021
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"Les paroles de Jean-Yves Leloup ne cherchent jamais à convaincre ni à expliquer. Elles invitent à ralentir, à se souvenir, à écouter autrement, à faire confiance à une intelligence plus vaste que le mental. Une intelligence faite de douceur, d’humilité, d’attention.
Une vraie source de sagesse et d’inspiration à déguster juste avant Noël pour renouer avec notre lumière intérieure !"
Une faiblesse que de dire oui? On a besoin de force pour consentir, de courage pour dire oui au risque, oui au danger, oui à l'aventure, oui à l'autre, oui à l'amour quand il se présente, oui à l'amour quand il demande des efforts, oui à la Révélation, oui à Dieu."
( Le Défi de Jérusalem - Eric-Emmanuel Schmitt )
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Aujourd’hui, je vous parle d’un point très particulier, qui n’est pas un point d’acupuncture.