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dimanche 12 janvier 2025

La paix à offrir (3/3)

 

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Nous nous percevons petites vagues, perdues sur l’immensité de l’océan, au milieu des autres vagues, dans un vécu de séparation, d’exclusion, de déconnexion. La vague se sent vulnérable quand elle est dans l’ignorance d’elle-même, mais, quand elle regarde en profondeur, au-delà de sa désespérance à se sentir si insignifiante, elle voit que son essence est l’élément «eau», une essence qu elle partage avec toutes les autres vagues. Tout change alors. Elle reste «elle», singulière et distincte, mais elle se sent en paix quand elle embrasse la calme magnificence de la réalité de son être. C’est ce qui se passe à cet instant, dans l’expérience partagée avec cette femme. Elle est la vague. Je suis la vague. Nous sommes indissociables de l’océan. Nous sommes l’océan. Nous n’avons jamais été ni perdus, ni exclus, ni déconnectés.

Au niveau ultime, n’y aurait-il plus de solitude ?

Je sors très apaisé de cette chambre et vais m’asseoir quelques instants dans un bureau isolé. J’ai besoin de réfléchir, de contempler ce qui s’est passé. Cette femme a trouvé en elle un espace de paix. Sans même en avoir conscience, elle me l’a offert en retour.

Je m’interroge. Et si l’inverse était vrai? Si je fais la paix en moi, de quelque manière que ce soit, par la méditation ou tout autre moyen, puis-je moi-même offrir la paix en retour à autrui, afin de le toucher intérieurement de la même manière que cette femme m’a touché? Pourrais-je y parvenir, sans rien faire d’autre que simplement cultiver mon propre espace intérieur ?

Il y a de la joie dans cette prise de conscience. La joie de constater qu’on peut spontanément faire du bien à ceux qui nous entourent par le simple fait d’aller à la rencontre de nous-mêmes.

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Dans cette perspective, me donner de la paix, du calme, prendre soin de moi, cesse d’être un mouvement égocentré où mon seul bien-être est la priorité, la seule finalité. J’inscris cette attention à moi dans une attention à toi, conscient que tout le bon que je peux générer en moi a le pouvoir de toucher ton cœur, sans même que je le veuille, sans même que tu le saches.

Faire vibrer mon diapason intérieur de ma plus belle note et te laisser entrer en résonance. Sans rien faire. Sans rien te dire. Cela ne vaut-il pas la peine d’essayer? Ne serait-ce pas là le sens des mots du Dalaï-Lama ?

« Fais la paix en toi et tu feras la paix dans le monde. »

Ce matin, je crois que cette dame qui va bientôt mourir vient de me les faire comprendre.

 Dr Christophe Fauré - S'aimer enfin (un chemin initiatique pour retrouver l'essentiel)
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mardi 18 juillet 2023

3 modes pour intégrer l'instant

 Apprendre à se connaître permet de mieux connaître les autres.

Et pour se connaître, voici 3 modes possibles que l'on peut pratiquer à chaque instant :

- La vigilance : voir la "tension vers" qui se crée en nous et nous éloigne de l'instant.

- Le oui à ce qui est : voir le refus qui est une "tension contre" la réalité présente.

- L'action juste : être unifié dans le choix que l'on fait, pour éviter la division sans cesse proposée par les pensées. 

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lundi 6 février 2023

Espace d'accueil

 

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Il est naturel d'éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.
Il est également humain de ressentir de la sympathie et de l'affection pour quelqu'un qui nous comble et participe à notre bonheur.
Lorsque vous vous engagez sur une voie spirituelle, vos ennemis sont déterminants quant à votre pratique.
Ils représentent une occasion et une chance uniques de progresser en vous aidant à développer la patience, la tolérance, l'amour et la compassion.
La tolérance envers ceux qui nous font du tord ne suppose en aucun cas de subir l'injustice.
Se montrer tolérant nécessite de mettre en place une action volontairement différente et dénuée de tout sentiment négatif comme la haine et la colère.
Nos amis ne nous permettent pas de cultiver la patience, cette force et cette détermination de l'esprit. Seuls nos ennemis détiennent cette capacité à nous éduquer.
Notre but n'est pas de devenir insensible ou indifférent en développant une attitude égale, envers tous les êtres.
Il faut avant tout poser de nouvelles fondations, créer un espace de liberté dans notre esprit.
C'est à partir de cet espace qu'il est possible d'engendrer des pensées et des émotions positives.
La patience est le seul moyen qui permet de dépasser la souffrance.
La forme de la patience la plus élevée consiste à accepter les épreuves avec joie.
Elle nous permet de développer la persévérance.
Le Dalaï Lama

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mardi 29 novembre 2022

Souvenir de fin de siècle

La marche du siècle du 30 octobre 1996 rassemblait beaucoup de personnalités. On peut même apercevoir Colette et Daniel Roumanoff derrière Arnaud Desjardins. Je vous ai sélectionné la partie avec Arnaud.


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lundi 28 février 2022

Conseils du Cœur : à ceux qui font la guerre.

 Sa Sainteté le Dalai Lama 

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Dans toute société humaine apparaissent des êtres malfaisants qui causent un grand nombre de problèmes, et il est nécessaire de disposer de moyens efficaces pour les empêcher de nuire. Lorsqu’il ne reste aucun autre choix possible, il faut bien se résoudre à utiliser la force armée.

Pour moi, une armée ne doit pas servir à propager une doctrine ou à envahir un autre pays, mais simplement à mettre fin, en cas d’absolue nécessité, aux agissements de ceux qui détruisent le bien-être de l’humanité et sèment le chaos. Le seul objectif acceptable d’une guerre est le bonheur de tous, et non des intérêts particuliers.

La guerre n’est donc qu’un pis-aller. L’Histoire nous montre que la violence engendre la violence et résout rarement les problèmes. En revanche, elle crée d’insondables souffrances. On voit aussi que lorsqu’elle paraît sage et logique pour mettre fin à des conflits, on ne peut jamais savoir si au lieu d’éteindre un feu on n’est pas en train d’allumer un brasier.

Aujourd’hui, la guerre est devenue froide et inhumaine. Les armes modernes permettent de tuer des milliers d’êtres sans prendre de risque soi-même ni voir les souffrances qu’on a provoquées. Ceux qui donnent l’ordre de tuer se trouvent souvent à des milliers de kilomètres du champ de bataille. Et les innocents, les femmes et les enfants qui ne demandent qu’à vivre sont ceux qui meurent ou sont mutilés. On se prend presque à regretter les guerres d’autrefois, où le seigneur marchait à la tête de ses troupes ; sa mort signifiait en général la fin des hostilités. Il faudrait au moins redonner à la guerre une dimension humaine.

À partir du moment où ils ont des armes, les hommes sont enclins à s’en servir. Mon point de vue est qu’il ne devrait plus y avoir d’armée nationale. Le monde devrait être démilitarisé, à l’exception d’une force multinationale qui interviendrait uniquement lorsque certains menaceraient la paix dans une région du monde.

Tout le monde parle de la paix, mais on ne peut réaliser la paix à l’extérieur si l’on héberge en soi la colère ou la haine. On ne peut pas non plus concilier le désir de la paix et la course aux armements. L’arme nucléaire est considérée comme un moyen de dissuasion, mais cela ne me semble pas une méthode sage ni efficace à long terme.

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Un certain nombre de pays consacrent des sommes colossales au développement de ces armes. Tant d’argent, d’énergie, de talent sont gaspillés alors que les risques de dérapage ne peuvent qu’engendrer de plus en plus de peur.

Mettre fin aux guerres est l’affaire de tous. On peut certes trouver le nom de gens qui sont à l’origine des conflits, mais on ne peut pas prétendre qu’ils ont surgi de nulle part ou ont agi seuls. Ce sont des membres de la société dont chacun de nous fait partie et dont chacun porte une part de responsabilité. Si nous voulons créer la paix dans le monde, créons-la d’abord en chacun de nous.

La paix dans le monde ne peut passer que par la paix de l’esprit, et la paix de l’esprit par la prise de conscience que tous les êtres humains sont comme les membres d’une même famille, malgré la diversité des croyances, des idéologies, des systèmes politiques et économiques. Ces derniers ne sont que des détails, au regard de ce qui nous rapproche. Le plus important est que nous sommes tous des êtres humains habitant une même petite planète. Ne serait-ce que pour survivre, nous avons besoin de coopérer les uns avec les autres, à l’échelle des individus comme à celle des États.

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mercredi 29 décembre 2021

Desmond Tutu : un cœur immense

 Desmond Tutu (1931-2021), un cœur immense mû par un courage et une bienveillance sans limites et un sens profondément humain de la justice.

J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois Desmond Tutu, et il était, comme pour tous ceux qui l’ont admiré et aimé, l’un des personnes les plus remarquables qu’il soit donné de connaître. Il alliait de manière unique un courage indomptable allié à une profonde bienveillance, entièrement dénuée de haine, et un sens profond de la justice fondé sur la compassion et sur l’aspiration de tous les êtres à éviter la souffrance, la persécution, la discrimination et l’injustice. Le tout était enrobé dans un merveilleux sens de l’humour et dans une humilité sans feinte. Il était profondément choqué notamment par le fait que l’on puisse subir des discriminations sur des caractéristiques acquises à la naissance, sur lesquelles nous n’avons pas le moindre contrôle, la couleur de notre peau et le fait d’être né femme par exemple. Il n’hésitait pas à critiquer sa propre religion lorsqu’il lui paraissait clair que cela était nécessaire.

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En 2012, au Forum Économique Mondial, lors de l’une de ces rencontres entre représentants des religions, Tutu déclara : « Je ne connais aucune religion qui affirme qu’il est admissible de tuer. » Je me permis de suggérer aux dignitaires ainsi réunis que ce point de vue fasse l’objet d’une déclaration commune sans équivoque, destinée aux fidèles des différentes religions. J’ajoutai que, venant d’un simple moine bouddhiste, cette idée n’avait guère de poids, mais proposée par l’archevêque Tutu, prix Nobel de la Paix, et appuyée par l’ensemble des représentants des grandes religions, elle avait une chance d’être entendue. La question fut éludée par les autres dignitaires religieux sous prétexte qu’il existait « une variété de points de vue à ce sujet… ».

Ce fut toujours un émerveillement d’être témoin d’une rencontre entre le Dalaï-lama et Desmond Tutu. Ils ne cessaient de se lancer des plaisanteries, de rire comme des enfants, tout en partageant avec leur auditoire des paroles aussi simples que profondes.

Le 1er juin 2006, à Bruxelles, le prix Light of Truth (« Lumière de la Vérité »), précédemment accordé à Elie Wiesel et à Václav Havel par la Campagne internationale pour le Tibet (ICT – International Campaign for Tibet), fut remis par le Dalaï-lama conjointement à l’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, pour son engagement en faveur du Tibet, et à la Fondation Hergé, représentée par la veuve d’Hergé, Fanny Rodwell, en mémoire du fameux Tintin au Tibet qui, d’une certaine façon, attira l’attention sur le Tibet à une époque où peu de gens s’en préoccupaient. Le Dalaï-lama passa une écharpe de soie blanche autour du cou de l’archevêque et lui remit une lampe à beurre tibétaine, symbole de la « lumière de la vérité ».

Lors de son discours, Desmond Tutu débuta en montrant une caricature parue dans la presse sud-africaine intitulée Tintin and Tutu in Tibet. Il ne manqua pas non plus de faire remarquer que le Dalaï-lama adoptait parfois un comportement espiègle et qu’il devait souvent le rappeler à l’ordre : « Tenez-vous bien ! On nous regarde, vous devez vous comporter comme un saint homme ! » Et d’ajouter : « Je remercie Dieu d’avoir créé un Dalaï-lama. Croyez-vous vraiment, comme quelqu’un l’a laissé entendre, que Dieu se dit : “Ce Dalaï-lama est drôlement bien. Quel dommage qu’il ne soit pas chrétien…” Mais vous savez, conclut Tutu, Dieu lui-même n’est pas chrétien ! »

Le Dalaï-lama rappela que la culture bouddhiste tibétaine n’était pas seulement l’héritage de six millions de Tibétains, mais qu’à notre époque elle pouvait apporter de grands bienfaits à des milliards de personnes. Il exhorta ses concitoyens et partisans à ne pas considérer les Chinois comme leurs ennemis.

Desmond Tutu, quant à lui, établit une comparaison explicite entre le mouvement anti-apartheid et la campagne pour l’autonomie du Tibet : « Il est impossible d’arrêter la marche vers la liberté », affirma-t‑il. Tutu appela également le gouvernement chinois à « faire ce qui s’impose » envers le Dalaï-lama et le Tibet. Il exprima l’espoir que la Chine en tant que pays émergeant et puissance politique mondiale devienne une « superpuissance championne de la promotion de la liberté dans le monde, et plus particulièrement au Tibet ». Il ajouta également : « Les méchants n’ont pas le dernier mot. Ils ont certes le pouvoir et les armes, mais ils ont déjà perdu… La justice, la bonté, la compassion et l’amour prévaudront. Rien ne peut résister à la liberté. »

Un jour d’avril 2008, le Dalaï-lama et Desmond Tutu bavardaient avant de se rendre au stade de Key Arena, à Seattle, aux États-Unis, où ils allaient développer le thème de l’importance de la compassion dans nos vies. On les informa que soixante mille personnes s’étaient rassemblées pour les écouter. Tutu se tourna vers le Dalaï-lama et lui lança : « Je ne suis pas jaloux… non, non. Mais quand même soixante mille personnes, qui attendent quelqu’un qui ne parle même pas correctement l’anglais. » Le Dalaï-lama pouffa de rire.

En mai 2015, lorsque Desmond Tutu se rendit à Dharamsala, en Inde, à l’occasion des quatre-vingts ans du Dalaï-lama, ils passèrent une semaine en tête à tête, à dialoguer sur la joie, la peur, la colère, la solitude, l’humilité, la générosité… L’archevêque confia alors au Dalaï-lama : « Je crois que l’une des meilleures choses qui me soient jamais arrivées est de t’avoir rencontré. » Desmond Tutu s’adressa à la foule des Tibétains, réunis sur la grande place, il dit, pesant chacun de ses mots comme il sait le faire : « C’est la personne la plus sainte que j’aie jamais rencontrée. »

Matthieu Ricard

N.B. La plupart de ces anecdotes sont extraites de Carnets d’un moine errant, Allary Éditions, 2021

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dimanche 11 juillet 2021

Apprécier notre humanité commune

 

Il est important de prendre conscience de l’interdépendance de tous les êtres et du monde qui nous entoure. Pour leur permettre de renforcer le sentiment d’être connecté au monde et à l’ensemble des êtres, le psychologue et thérapeute, Paul Gilbert, spécialiste de l’auto-compassion et de la compassion, propose à ses patients des visualisations comme celle-ci:

“Je vous invite à imaginer devant vous une mer d’un bleu superbe, chaude et calme, qui vient caresser une côte sablonneuse. Imaginez que vous vous tenez tout simplement debout avec de l’eau glissant agréablement sur vos pieds. Et maintenant, levant les yeux vers l’horizon, imaginez que cette mer est ici depuis des millions d’années, et qu’elle est, depuis, une source de vie. Elle a vu bien des choses dans l’histoire de la vie, et elle sait bien des choses. Maintenant, imaginez que cette mer vous accueille pleinement pour ce que vous êtes, qu’elle connaît vos combats et vos peines. Laissez s’établir entre vous et la mer, avec son pouvoir et sa sagesse, un lien privilégié, tout en acceptant pleinement ce que vous êtes.”

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La compréhension de cette interdépendance universelle est la source même de l’altruisme le plus profond. En comprenant à quel point notre existence physique, notre survie, notre confort, notre santé, etc. dépendent des autres et de ce que nous fournit le monde extérieur –remèdes, nourriture, etc.–il devient facile de nous mettre à leur place, de vouloir leur bien-être, de respecter leurs aspirations et de nous sentir intimement concernés par l’accomplissement de ces aspirations.

Comment peut-on alors ne pas prendre soin des équilibres naturels qui se sont mis en place au fil des millénaires ? Il est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais, de reconnaître l’incroyable richesse et la subtilité des liens d’interdépendance qui associent tous les acteurs et les forces dynamiques de la Nature.

Je souhaite vous partager un exemple très inspirant, que m’ont raconté mes amis de Karuna-Shechen, l'association humanitaire que j’ai co-fondée. Depuis cette année, Karuna étend ses programmes à une région très isolée du Népal, celle de la vallée de Ruby, nommée ainsi en référence à la pierre précieuse, car des gisements s’y trouveraient. Là-bas, des populations Tamang et Dalit cohabitent : c’est avec émerveillement que nos salariés sur le terrain ont rencontré ces familles de descendance tibétaine vivant en quasi autarcie. Éloignées des structures de santé et d’éducation, mais aussi des fournisseurs alimentaires, ils vivent nécessairement en harmonie avec leur environnement. Les animaux notamment y ont une place centrale : les locaux en rient eux-mêmes, disant que chez eux, il y a plus d’animaux que d’humains !

Ces populations ont ainsi une conscience accrue du lien qui les lie, eux les humains, avec tous les autres êtres vivants avec qui ils cohabitent. Ils cultivent la terre de manière durable et écologique, pour la préserver et leur garantir des vivres, pour eux mais aussi pour les générations futures. Ils élèvent et soignent leurs animaux, qui leur apportent du lait et leur permettent de cultiver les champs. Lorsqu’on demande à ces personnes si elles ne préfèreraient pas vivre dans un lieu plus proche de la ville, et de ses infrastructures, on répond : “pourquoi aller ailleurs, quand la terre ici nous apporte tout ce dont on a besoin ?”

Que peut-on retenir de personnes rencontrées dans la Ruby Vallée ? Il est indispensable de prendre conscience de l’interdépendance de toutes choses et d’assimiler cette vision du monde, de sorte que notre manière d’agir s’en trouve transformée. L’altruisme et la compassion sont intimement liés à cette compréhension de l’interdépendance, qui permet de mettre à bas le mur illusoire que nous dressons entre « moi » et «autrui », entre « je » et « nous », et nous rend responsables de notre terre et de ses habitants.

Comme l’explique le Dalaï-lama : Acquérir un sentiment de responsabilité universelle – percevoir la dimension universelle de chacun de nos actes et le droit de tous au bonheur et à la non-souffrance –, c’est acquérir une attitude d’esprit qui, quand nous voyons une occasion d’aider autrui, nous porte à la saisir plutôt que de nous soucier uniquement de nos petits intérêts personnels.


Matthieu Ricard
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lundi 3 mai 2021

Emotions saines et en mouvement.


Il n'y a rien à craindre des émotions, surtout pas dans le milieu spirituel. Il faut juste faire attention au fait qu'elles restent en mouvement et s'expriment avec une intensité respectant la fluctuation autour du juste milieu. (Fabrice Jordan)

Magnifique démonstration du Dalai Lama.
Voir le début de la vidéo...


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vendredi 26 février 2021

Le premier pas est vers soi.

 

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Avant de vouloir prendre soin d'autrui, il faut d'abord être capable de s'aimer soi-même. L'amour de soi ne s'appuie pas sur un sentiment de dette personnelle dont nous serions redevables envers nous-mêmes, mais simplement sur le fait que, par nature, nous aspirons tous à être heureux et à ne pas souffrir. Ce n'est qu'après avoir accepté cette bienveillance à l'égard de soi qu'il est possible de l'étendre à tous les autres.

Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Presses du Châtelet, Paris, 2002; Points Sagesse, Seuil, 2004.

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (B. 1936)

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mardi 26 janvier 2021

A l'aurore de la transformation

 

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[...] je suis convaincu qu'avec un entraînement régulier il est tout à fait possible de transformer son esprit dans un sens positif, en cultivant les pensées, les attitudes et les tendances qui sont bénéfiques à nous-mêmes et aux autres, et en réduisant celles qui sont nuisibles.


Extrait résumé et adapté de Les Voies spirituelles du bonheur, Presses du Châtelet, Paris, 2002; Points Sagesse, Seuil, 2004.

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (B. 1936)

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dimanche 8 novembre 2020

J'espère que...

 

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« J'espère qu'il fera beau », « j'espère que ça va s'arranger », « j'espère qu'il ne va pas tomber malade... ». Combien de fois dans la journée prononçons-nous cette petite phrase : « J'espère que... ». Il y a les grands espoirs, surtout en ce moment de troubles, et puis tous les petits du quotidien. Or le Dalaï-Lama, qui a tant de belles phrases sur la compassion, a dit plusieurs fois une phrase qui m'a choquée : « Pas d'espoir, pas de peur. » Je connaissais déjà le : « N'espérez rien, vous ne serez pas déçu », mais j'ai toujours refusé cette phrase la trouvant assez négative, comme un repli sur soi et justement l'expression d'une peur. Je ne pouvais croire que c'était ce que le Dalaï-Lama voulait dire. J'ai donc entrepris de creuser un peu.

Une attente anxieuse

J'ai d'abord essayé de voir quand j'espérais, et ce qui se passait ensuite. Eh bien, j'espère tout au long de la journée, et beaucoup de ces espoirs ne se réalisent pas ! J'ai alors essayé de trouver un fil conducteur ; parfois j'espère des choses qui ne dépendent pas de moi : un peu de soleil pour faire du vélo, par exemple. S'il pleut, je le regrette, mais c'est l'automne, et la pluie, c'est bon pour les sources ! Et puis il y a les choses qui dépendent de quelqu'un d'autre : « J'espère que cette personne va me téléphoner », « j'espère que je vais pouvoir louer cet appartement »...

Et là, ça ne se passe pas du tout pareil : j'attends avec plus ou moins d'anxiété et, si ça ne marche pas, je suis mécontente ou carrément en colère. Pourquoi après avoir promis de m'aider cette personne me laisse-t-elle tomber ? Je ne vois aucune bonne raison - mais il est évident qu'elle en voit, et que je ne les connaîtrai pas Pourquoi n'ai-je pas été choisie pour ce travail, cet appartement, cette opportunité ? Je rumine, je grommelle, j'explique dans ma tête à ces dites personnes ce que je pense d'elles, et ce n'est pas flatteur, bref, je suis de mauvaise humeur.

Le désir de me poser

J'ai le sentiment d'avoir perdu quelque chose qu'en fait je n'ai jamais eu autrement que dans mon idée. Il me semble qu'on me ce qui, pourtant, ne m'avait jamais été promis. J'ai un sentiment de perte, de manque. Peu importe ce qui m'arrive à côté, j'ai la certitude que tout pourrait être beaucoup mieux, que mes désirs sont là pour être comblés. Ah ! Nous y voilà : je ne suis pas satisfaite de ma vie en cet instant. Il y a plein d'améliorations à y faire . N'est-ce pas naturel, me demanderez-vous ? Eh bien, je n'en suis pas sûre. « Comment, n'espérez-vous pas que cette épidémie, ces guerres, cette misère prennent fin ? »

Oui, bien sûr, qui serait indifférent à tout cela ? Mais mes espoirs, ceux qui font naître chez moi anxiété, attentes et mauvaise humeur ne sont pas de cet ordre. Ils naissent d'une incapacité presque permanente à être satisfaite de ce que je vis dans ce moment ; ils expriment le désir de plus, de mieux et le ressenti constant d'un manque. « Comment ? Est-ce que ce n'est pas le désir d'améliorer notre vie qui justement nous fait avancer, étudier, travailler ? » Oui, c'est vrai, mais est-ce qu'il n'y a pas des moments où l'on pourrait simplement se dire : « Voilà, ce n'est pas parfait, mais comme c'est, ça va. » Et vivre sans attentes Aujourd'hui, j'ai envie de prendre les choses de ma vie comme elles sont, de me poser un peu, de ne plus chercher toujours autre chose. Et si vous n'êtes pas d'accord avec moi, eh bien, pour me rattraper, dans la prochaine chronique je parlerai de soleil et de la fin de cette maladie, enfin je l'espère !

Joshin Luce Bachoux
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source : magazine La Vie

mardi 28 avril 2020

Prendre soin...

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Parfois des amis me demandent de l'aide pour des problèmes dans le monde, ils me demandent d'utiliser des "pouvoirs magiques". Je leur réponds toujours que le Dalaï Lama n'a pas de pouvoirs magiques. Si j'en avais, je n'aurais pas de douleurs dans les jambes ou de mal de gorge. En tant qu'êtres humains nous sommes tous semblables et nous expérimentons les même peurs, les mêmes espoirs, les mêmes incertitudes. 
Dans la perspective Bouddhiste, tous les êtres sensibles connaissent la souffrance et les vérités de la maladie, du grand âge et de la mort. Mais en tant qu'êtres humains nous avons la capacité d'utiliser notre esprit pour maîtriser la colère, la panique et l'avidité. Ces dernières années j'ai insisté sur le "désarmement émotionnel", essayer de voir les choses de manière réaliste et claire, sans la confusion générée par la peur et la colère. Si un problème a une solution, nous devons essayer de la trouver, s'il n'en a pas, nous n'avons pas à perdre notre temps à y penser. 
Nous, Bouddhistes, nous croyons que le monde entier est interdépendant. C'est pourquoi je parle souvent de responsabilité universelle. L'apparition de ce terrible coronavirus a montré que ce qui affecte une personne peut très vite affecter toutes les autres. Mais elle nous rappelle aussi qu'une action constructive et pleine de compassion - que nous travaillions dans un hôpital ou que nous observions simplement la distanciation sociale - a le pouvoir d'aider beaucoup de gens. 
Depuis les nouvelles à propos du coronavirus à Wuhan, j'ai prié pour mes frères et soeurs en Chine et partout ailleurs. Nous pouvons constater maintenant que personne n'est immunisé contre ce virus. Nous sommes tous inquiets à propos de ceux que nous aimons et à propos du futur, à propos à la fois de l'économie mondiale et de nos foyers. Mais la prière ne suffit pas. 
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Cette crise nous montre que nous devons tous prendre nos responsabilités là où nous le pouvons. Nous devons associer le courage dont font preuve les médecins et les infirmières avec la science empirique pour commencer à retourner la situation et protéger notre futur d'autres menaces. 
Dans ce temps de grande peur, il est important de penser à long terme aux défis et aux possibilités de la planète entière. Les photos de notre monde prises depuis l'espace montrent qu'il n'y a pas de frontières sur notre planète bleue. Nous devons donc tous prendre soin d'elle et travailler pour prévenir les effets du changement climatique et des autres forces destructives. Cette pandémie nous alerte sur le fait que c'est seulement ensemble, avec une réponse coordonnée et globale que nous ferons face à l'ampleur sans précédent des défis actuels. 
Nous devons aussi nous rappeler que personne n'est libre de la souffrance et tendre la main à ceux qui manquent d'un foyer, de ressources ou d'une famille pour les protéger. Cette crise nous montre que nous ne sommes pas séparés les uns de autres - même lorsque nous ne vivons pas ensemble. Nous avons donc tous la responsabilité d'exercer compassion et aide. 
En tant que Bouddhiste, je crois dans le principe de l'impermanence. A la fin, le virus passera, comme j'ai vu passer des guerres et de terribles menaces durant ma vie, et nous aurons l'opportunité de reconstruire notre communauté planétaire comme nous l'avons fait de nombreuses fois par le passé. J'espère sincèrement que chacun puisse rester en bonne santé et rester calme. En ce temps d'incertitude, il est important de ne pas perdre l'espoir et la confiance dans les efforts constructifs que tant de gens ont engagés.
          Publié parTime Magazine le 14 avril 2020.

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vendredi 24 janvier 2020

Sur le chemin de l'émerveillement...

Au cours de ces dernières années, il s’est appliqué à partager la beauté " bien trop sous-estimée " de l’être humain. Si Matthieu Ricard voit comme une évidence la lumière de ses maîtres spirituels qui rayonnent l’éveil et la liberté intérieure, il s’émerveille autant d’un regard innocent d’enfant que du sourire édenté d’un vieillard tibétain. C’est en 2011 que paraissait son livre de portraits joyeux, 108 sourires. Cette galerie de bonheur, il avait choisi de la partager pour sortir du " syndrome du mauvais monde " qui voudrait que la nature humaine soit fondamentalement viciée.
Cette fois, c’est son amour inconditionnel pour "la part sauvage du monde", ainsi que l’exprime la philosophe Virginie Maris, qu’il diffuse à travers Émerveillement. Cent photos inédites des sommets himalayens aux sentiers de Patagonie, le tout accompagné de textes engagés, comme un cri du cœur pour nous rappeler les enjeux écologiques auxquels nous faisons face aujourd’hui. Des endroits où, devant l’immensité de l’espace, la méditation est aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous. Hommage à la beauté sous toutes ses formes.
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Racontez-nous de quelle manière s’est fait ce livre...

Matthieu Ricard : j’ai vécu un demi-siècle dans l’Himalaya et je rêvais depuis l’enfance de me rendre en Patagonie, en Islande. J'ai été émerveillé par la beauté de ces endroits. Je me souviens d’un matin où, me réveillant un matin sur les hauts plateaux d’Islande, j'ai vu la neige blanche sur la lave noire et j'ai ressenti l’émerveillement. Et si je n'imaginais pas publier un guide de ces régions, j’ai réalisé que ce terme me permettrait de réunir dans un même ouvrage les rivières gelées du Yukan et le delta de l’Irrawaddy en Birmanie. C’est une humble contribution à ce vaste mouvement qui vise à essayer, en dépit de la tiédeur des politiques et des intérêts pour les énergies fossiles, d’être un peu raisonnable et de ne pas trahir les générations à venir. 

Qu’est-ce que l’émerveillement pour vous ? 

C’est une notion très simple, que l’on ressent en présence de certaines personnes, ou dans certains lieux. Un moment de grâce où l’on se sent parfaitement bien au fond de soi-même. Il se traduit par un sentiment d’immensité intérieur ou extérieur : la vastitude du ciel, un paysage infini. Et l’immensité existe aussi dans le microcosme d’une mousse et des fourmis qui courent à droite à gauche.
C’est aussi l’effacement du Moi, soit le contraire de l’épidémie de narcissisme qui prévaut ces temps-ci. Le sentiment d’appartenance, d’interdépendance d’où naît la responsabilité universelle vis-à-vis des plus démunis, des autres espèces, des générations à venir… Tout cela prend brusquement une autre dimension lorsqu’on s’émerveille. On touche la texture de la lumière, des glaciers qui brillent. Il ne faut pas se fixer dessus, mais on peut quand même nourrir cet état et se le remémorer pour retrouver la paix intérieure. Le temps se dissout dans un moment de grande gratification intérieure. L’attention est soutenue sans effort. C’est joyeux.
Le contraire de l’émerveillement c’est le désenchantement, la lourdeur, la dépression, le renfermement sur soi, la rumination. L'émerveillé ne rumine pas. Il est dans la fraîcheur du moment présent, il n’a pas de crainte, de jalousie, d’animosité. L’émerveillement va de pair avec la liberté intérieure. 

Va-t-il également de pair avec l’amour ?  

Bien sûr, car lorsque les gens s’émerveillent, ils sont plus altruistes. C’est aussi bon pour les enfants qui doivent aller davantage en nature pour ouvrir leur cœur et leur esprit, comme l’explique la biologiste Rachel Carson dans Printemps silencieux. Des études californiennes ont également montré que les enfants au contact de la nature sont plus créatifs et imaginatifs pour résoudre des problèmes lorsqu’ils rentrent en classe, inspirés par la façon dont la nature complexe résout des problèmes. La revue scientifique britannique The Lancet a consacré un article sur le risque accru à la schizophrénie et la dépression pour les enfants des villes totalement coupés de la nature. Je pense aussi au livre The last child in the wood, de Richard Louv, qui fait état de cette déconnexion avec la nature. Enfin, des études japonaises montrent que marcher en forêt est bon pour la santé. Tout cela est prouvé, ce n’est pas un truc New Age ! 
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Comment s’émerveiller des petits riens du quotidien ? 

On peut s’asseoir sur un banc, dans un parc ou même chez soi pour observer l’émerveillement intérieur. Nous en avons largement disserté avec mes amis Christophe André et Alexandre Jollien dans le livre Vive la liberté intérieure. C’est l’un des états d’esprit mentaux les plus "émerveillants", car la liberté intérieure est scintillante, fraîche, plus sous le joug de pulsions d’attraction et répulsion, libre des toxines mentales d’animosité, de jalousie, d’arrogance, d’obsession, etc. 

Est-on égaux face à l’émerveillement, ou est-ce qu’il y a un apprentissage pour s’émerveiller jour après jour ? 

Je ne sais pas si des études ont été réalisées pour savoir si nous disposions tous des mêmes facultés d'émerveillement. En revanche je sais qu'en ce qui concerne le flow, l’expérience du flux (état mental décrit en psychologie positive par l'absorption totale d'une personne par son occupation, ndlr), certaines personnes entrent dans le flux plus facilement, tandis que d’autres peuvent être blasées devant un magnifique paysage.  

Les enfants ont cette faculté, par exemple ? 

On retrouve en effet dans les textes bouddhiques qu’un enfant a cette fraîcheur qui n’est pas prise dans les projections mentales qui nous font dire que cela doit être perçu comme beau ou laid. Ce sont des surimpositions que l’on ajoute à la réalité qui n’est ni belle, ni laide, ni rien du tout. Un enfant n’a pas de jugement, voit la beauté, n’impose pas d’étiquettes. 

Si vous étiez un paysage dans lequel vous aimeriez vous fondre, lequel serait-ce ? 

Le ciel intérieur de la compassion et de la sagesse de mon maître spirituel, voilà un petit paysage qui n’est pas habituel ! Nous avons un esprit assez fragmenté, rétréci, confus, c’est pour cela qu’on essaye de s’en sortir. Quelqu’un qui a atteint l’éveil a un esprit vaste, sans contrainte, libre des poisons mentaux. On dit que c’est comme l’espace dans un petit pot : lorsque les parois du petit pot se brisent, l’espace se fond en l’immensité du ciel. Il y a une pratique qui consiste à mêler son esprit limité au vaste esprit d’un maître spirituel. Cette union est l’émerveillement ultime. 

Y a-t-il une expérience d’émerveillement particulièrement forte que vous aimeriez partager avec nos lectrices ? 

Je pourrais parler de certains paysages incroyables au Tibet. Je me rappelle m’être assis un matin d’octobre au bord du lac Manasarovar, à 4300 m d’altitude. La température était tombée à - 10 degrés la nuit précédente. Au lever du soleil, fendant le silence absolument extraordinaire, j’entends sans les voir des canards écarlates. Et soudain, au loin, j’aperçois deux petits canards. C’est comme si le son avait volé sur la surface du lac. À ce moment-là, j’ai ressenti comme une fusion entre l’intérieur – l'expérience spirituelle – et l’extérieur – la nature – en méditation. 
Par ailleurs, mes plus forts moments d’émerveillement ont lieu sans aucun doute en présence de maîtres spirituels, le Dalaï-lama ou mes premiers maîtres, Kanguiour Rinpoché ou Khyentsé Rinpoché. Assis en silence en leur présence pendant des heures, c’est au-delà de toute description. 

L’émerveillement est-il une source d’émotions qui apportent la complétude contrairement à des plaisirs plus ordinaires ? 

Le bonheur n’est pas une succession ininterrompue de sensations plaisantes. Cela c’est une bonne recette pour l’épuisement, au contraire. Le bonheur est une qualité d’être intérieure qui se cultive avec chacun de ses attributs : bienveillance, liberté intérieure, force d’âme, présence attentive, etc. 

Qu’avez-vous envie de transmettre au monde aujourd’hui ? 

Je me sens plutôt comme un passeur d’idées. Récemment, on m’a par exemple poussé à concevoir une application de méditation, "Imagine Clarity". J’ai tenu à le faire sérieusement, sur la base des textes traditionnels et des paroles de mes maîtres en les rendant accessibles à des non-bouddhistes. L’idée est de cultiver la compassion ou la présence attentive, l’équilibre émotionnel, la présence éveillée, etc. J’essaie de mettre certaines choses à disposition d’un public occidental sans pour autant les dénaturer, les édulcorer ni en retirer la substance. Bien sûr on ne peut pas aller dans toute la profondeur et la vastitude de la voie bouddhiste, mais on a tous besoin de bienveillance !
Tous ses droits d’auteur sont reversés à son association, Karuna-Schechen, fondée il y a vingt ans. Elle met en œuvre des projets humanitaires pour les populations défavorisées d’Inde, du Népal et du Tibet. Chaque année les dons permettent d'aider 380 000 personnes dans le domaine de la santé, de l’éducation et des services sociaux, dans des endroits reculés où les ONG ne vont pas. 

Source : FemininBio

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mardi 19 juin 2018

Paix


La paix ce n’est pas quelque chose qui vient de l’extérieur ,
C’est quelque chose qui vient de l’intérieur,
C’est quelque chose qui doit commencer au-dedans de nous-mêmes...Chacun à la responsabilité de faire croître la paix en lui afin que la paix devienne générale.



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« Aimer autrui ne signifie pas que nous devons nous oublier. » 
 Le Dalaï Lama

lundi 21 août 2017

Etre Paix

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Photo prise à la Piscine de Roubaix - Sculpteur Sébastien


La Paix doit commencer au-dedans de nous-mêmes;
chacun doit la faire grandir en lui
pour qu'elle s'étende sur le monde.
 
Dalaï - Lama

mercredi 3 mai 2017

Mains ouvertes sur le chemin...

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Pensée de la semaine

Quand nous pensons continuellement ‟moi ! moi ! moi !” et ne parlons que de nous-mêmes, nous réduisons considérablement la dimension du monde que nous voulons nôtre, et les événements qui se produisent dans la sphère étroite de cet égoïsme nous affectent profondément et troublent à coup sûr notre paix intérieure. La situation est très différente quand nous nous sentons en premier lieu concernés par les autres, quand nous pensons que ces derniers sont si nombreux que nos préoccupations personnelles, en comparaison, sont négligeables. Si, de plus, notre désir est de résoudre leur souffrance, celle-ci, loin de nous décourager, ne fait que renforcer notre courage et notre détermination, à l'inverse de l'apitoiement sur soi qui nous déprime et sape notre courage.
Enseignements oraux donnés à Schvenedingen en Allemagne, 1998.

FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (b. 1936) 

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samedi 25 mars 2017

Thupten Jinpa : « Osons la compassion ! »


Thupten Jinpa est le traducteur officiel du dalaï-lama pour les États-Unis. Bouddhiste tibétain, il rencontre sa sainteté très jeune, à l’âge de 10 ans. À partir de ce moment, son destin sera lié à celui du grand chef spirituel. Après Plaidoyer pour l’altruisme de Matthieu Ricard (NiL, 2013) ou L’Amour qui guérit de Sharon Salzberg (Belfond, 201), c’est un troisième livre majeur sur la compassion que vient de publier Thupten Jinpa : N’ayons plus peur. Oser la compassion peut transformer nos vies aux éditions Belfond.
Dans cet entretien exclusif, accordé au Monde des Religions et Philosophies.tv, il explique comment retrouver un rapport simple à ce sentiment (aussi naturel, à ses yeux, que la colère ou la jalousie) qu’est la compassion. Et comment la cultiver au quotidien.




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samedi 3 décembre 2016

Rayonnement de l'action juste

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"Les pensées émises par un esprit bienveillant ont une puissance incroyable.

La physique contemporaine expose les principes de l'interdépendance fondamentale au niveau de la matière, mais aussi sur les plans subtils de l'esprit et des émotions.

Chacune de mes actions ,de mes paroles et de mes pensées dépose des empreintes de conscience qui traversent l'espace et le temps.

Mes actes hostiles viennent grossir les vagues de haine destructrice qui agitent l'océan des douleurs du monde.

Mes actes d'amour bienveillant voyagent comme des ondes de joie aux confins de l'univers "


Dalaï Lama


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