jeudi 6 novembre 2025
Réalité sans âge
dimanche 19 octobre 2025
Croire
Voici, de manière sonore, les dernières phrases du livre d'Amélie Nothomb, intitulé Soif, où elle donne la parole à Jésus :
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dimanche 12 janvier 2025
La paix à offrir (3/3)
Nous nous percevons petites vagues, perdues sur l’immensité de l’océan, au milieu des autres vagues, dans un vécu de séparation, d’exclusion, de déconnexion. La vague se sent vulnérable quand elle est dans l’ignorance d’elle-même, mais, quand elle regarde en profondeur, au-delà de sa désespérance à se sentir si insignifiante, elle voit que son essence est l’élément «eau», une essence qu elle partage avec toutes les autres vagues. Tout change alors. Elle reste «elle», singulière et distincte, mais elle se sent en paix quand elle embrasse la calme magnificence de la réalité de son être. C’est ce qui se passe à cet instant, dans l’expérience partagée avec cette femme. Elle est la vague. Je suis la vague. Nous sommes indissociables de l’océan. Nous sommes l’océan. Nous n’avons jamais été ni perdus, ni exclus, ni déconnectés.
Au niveau ultime, n’y aurait-il plus de solitude ?
Je sors très apaisé de cette chambre et vais m’asseoir quelques instants dans un bureau isolé. J’ai besoin de réfléchir, de contempler ce qui s’est passé. Cette femme a trouvé en elle un espace de paix. Sans même en avoir conscience, elle me l’a offert en retour.
Je m’interroge. Et si l’inverse était vrai? Si je fais la paix en moi, de quelque manière que ce soit, par la méditation ou tout autre moyen, puis-je moi-même offrir la paix en retour à autrui, afin de le toucher intérieurement de la même manière que cette femme m’a touché? Pourrais-je y parvenir, sans rien faire d’autre que simplement cultiver mon propre espace intérieur ?
Il y a de la joie dans cette prise de conscience. La joie de constater qu’on peut spontanément faire du bien à ceux qui nous entourent par le simple fait d’aller à la rencontre de nous-mêmes.
Dans cette perspective, me donner de la paix, du calme, prendre soin de moi, cesse d’être un mouvement égocentré où mon seul bien-être est la priorité, la seule finalité. J’inscris cette attention à moi dans une attention à toi, conscient que tout le bon que je peux générer en moi a le pouvoir de toucher ton cœur, sans même que je le veuille, sans même que tu le saches.
Faire vibrer mon diapason intérieur de ma plus belle note et te laisser entrer en résonance. Sans rien faire. Sans rien te dire. Cela ne vaut-il pas la peine d’essayer? Ne serait-ce pas là le sens des mots du Dalaï-Lama ?
« Fais la paix en toi et tu feras la paix dans le monde. »
Ce matin, je crois que cette dame qui va bientôt mourir vient de me les faire comprendre.
mardi 3 mai 2022
Question sans réponse
" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur
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mercredi 20 avril 2022
Silence
"A celui qui a goûté le silence, les discussions banales, les débats et autres colloques deviennent insupportables, vite étouffants.
Le silencieux, le solitaire ont besoin d'air, d'espace, parce que dans le silence, dans la solitude, ils ont fait l'expérience de l'immense.
Dès lors, tout le reste semble étriqué et vain.
La "communication" obligatoire, l'injonction de "s'exprimer" à tout propos apparaissent grotesques: c'est toujours le moi prétentieux qui bavarde et s'expose, qui obstrue le vaste pays intérieur."
Jacqueline Kelen
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jeudi 25 novembre 2021
Courbé sous l'existence...
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vendredi 29 octobre 2021
Mélodie intérieure
"Que tu sois environné par le chant d'une lampe ou la voix de la tempête, par le souffle du soir ou le gémissement de la mer, toujours veille derrière toi une vaste mélodie, tissée de mille voix, où de temps à autre seulement ton solo trouve place.
Savoir quand tu dois intervenir dans le chœur, c'est le secret de ta solitude : de même que c'est l'art de la relation véritable : se laisser tomber de la hauteur des mots dans l'unique et commune mélodie."
Rainer Maria Rilke 1875-1926, Notes sur la mélodie des choses
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mardi 20 octobre 2020
Pour ne pas oublier le sens !
la bande son est extraite de l'émission de France Inter "Grand bien vous fasse" dont le thème était "La société du sans-contact…"
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dimanche 11 octobre 2020
Solitude bienfaisante
« Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même: on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, bref à « communiquer » et à s’intégrer, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine. Plus tard, il voyagera en groupe ou au moins avec quelqu’un. Très vite aussi, s’il ne choisit pas de s’incruster chez ses parents, il se mettra en ménage ou bien se mariera puisqu’on lui a appris que l’homme ne doit pas rester seul. Dépossédé de lui-même, l’être humain devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’esprit de famille, la camaraderie, le sens de la communauté. De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individu de demeurer seul, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même. Ainsi, dans le monde moderne contemporain, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude. (et cela est encore plus évident avec l’envahissement exponentiel des réseaux sociaux).
vendredi 9 octobre 2020
Ces personnes victimes de solitude...
Le radeau de la Méduse
vendredi 10 juillet 2020
L'ici est arrivé...
vendredi 26 juin 2020
Sésame, rouvre-toi
Voici un essai, un début difficile de décryptage intérieur:"....samedi 12 juin 17 heures. J'ai envie pleurer .....
............ C'est la seule chose dont j'ai envie
C'est le sésame ouvre-toi,
la seule porte d'entrée sur cette étrange partie " organique "
qui émerge après trois mois de confinement...Elle est en moi,
elle est moi,je suis enceinte d'elle...
Elle est moi et en même temps tellement étrangère à ce que je suis....
La seule chose qui me touche, c'est qu'en acceptant sa destruction intime, cela me permet d'un peu m'approcher d'elle.......
Je veux simplement mieux la connaître. Apprendre à mettre des mots sur ce qui se vit là...pour moi, pour les personnes âgées qui m'entourent. Pour accéder parfois à la porte d'entrée de cet " autre '' qu'est ma voisine de table...Apprendre à rencontrer son sourire figé...
Oser ses yeux vides qui errent dans le vide...
Ne pas avoir besoin de l'aider
voir ses yeux.
C'est tout...
Ne rien vouloir
non, simplement voir;
Nicole
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dimanche 5 avril 2020
Préservons la flamme...
jeudi 2 avril 2020
Confinement : les conseils des moines (4)
Conseil n°3 : Du silence
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mercredi 25 décembre 2019
Noël en profondeur
J’ai la chance d’aimer la solitude.
Dans le passé, la maladie et la dépression m’ont donné le goût de la descente dans les profondeurs.
Et puis les enseignements traditionnels sont venus, les murs qui masquaient les mondes invisibles se sont lézardés, et la Présence s’est ouverte dans une autre profondeur.
La Nativité est pour moi le lieu-même de cette autre profondeur -un dépouillement, qui est plénitude de l’essentiel.
J’entre avec gratitude et volupté dans la solitude et le silence où s’apprivoise au fil d’un temps incertain le murmure de la source d’Eau Vive...
« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. » (Antoine de Saint-Exupéry)
Là où crèche le silence, le poids de la solitude est un ancrage en ciel comme en terre, seuls les anges répondent...
...
Je vous souhaite à chacun et chacune une douce descente au cœur de l’hiver jusqu’au jaillissement de la Lumière des Mondes...
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| Vierge à l’Enfant, cathédrale d’Évry |
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mercredi 29 mai 2019
Ame forestière...
Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez, vous! – vous m’avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.
La contemplation m’emplit le cœur d’amour.
Vous m’avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l’esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l’œil dans l’herbe profonde,
L’étude d’un atome et l’étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m’avez vu fuir l’homme et chercher Dieu!
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s’élance,
Et je suis plein d’oubli comme vous de silence!
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, – je vous atteste, ô bois aimés du ciel! –
J’ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encor tel que le fit ma mère!
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,
Ravins où l’on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt! c’est dans votre ombre et dans votre mystère,
C’est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m’endormirai.
lundi 17 juillet 2017
samedi 18 mars 2017
L'ermite Frère Antoine
"N'attrape indigestion que qui s'est trop goinfré, n'est victime de vol que qui est attaché,
ne peut perdre la vie que qui n'est pas défunt, ne peut être vexé que qui se croit quelqu'un.
Personne absolument ne peut être déçu, que qui mise sur quoi faut pas compter dessus.
Pour avoir en tout temps une joie brevetée, mets ton bonheur en ce qui est à ta portée.
Nul ne peut tomber dans la peine ou l'affliction, qui ne se soit laissé bercer par l'illusion,
s'il germe dans ton cœur le plus menu chagrin, personne autre que toi n'en a semé le grain.
Cela qui est mordable seul peut être mordu, cela qui est perdable seul peut être perdu.
Et plus vite tu perds ce qui est périssable et plus vite ta tête émergera du sable.
Sors du sable ton bec, petite sœur autruche, et au cas où ta tête heurterait une cruche,
si ça sonne le creux n'en croit pas pour autant que c'est la cruche qui est vide forcément.
Ce que tu as perdu n'est pas bien regrettable, car tout ce qui se perd n'est pas vraiment valable,
si t'avais mis dedans bien trop d'éternité, dis donc y'en a encore beaucoup plus à côté."
-Frère Antoine
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dimanche 30 octobre 2016
Roseline de Romanet : infirmière en soins palliatifs, une école de vie
Infirmière à la Maison médicale Jeanne-Garnier, à Paris, cette ex-bénédictine s'attache à prendre soin de la personne dans toutes ses dimensions.
« Je n'oublierai jamais cette rencontre. Elle eut lieu à Jeanne-Garnier dans la chambre d'un patient dont le visage était couvert de nodules. M'approchant de lui, je fus saisie par son regard qui semblait crier : « Comment pouvez-vous prendre soin de moi qui me présente à vous sous une apparence aussi laide ? » Je ne pouvais pas le laisser sans réponse. Après lui avoir prodigué des soins, je me suis permis de lui dire : « Je ne vous connais pas bien, et je vais peut-être être maladroite, mais, au-delà de votre apparence, c'est la beauté intérieure de votre être que je soigne et que je vois. Aujourd'hui, vous êtes aussi digne qu'il y a trois mois quand vous n'aviez pas un seul nodule. » J'ai ensuite embrassé sa joue abîmée. Loin de toute mièvrerie, ce baiser venait signer ma parole. Le visage de l'homme a soudain été transfiguré, il est passé des ténèbres à la lumière. En larmes, il m'a soufflé dans un sourire radieux : « C'est extraordinaire. » Au travers de cette personne, c'était le Christ que je soignais. Plus un visage est défiguré, un corps abîmé, plus j'ai à cœur de rétablir le patient dans l'estime qu'il a de lui-même.
Je suis devenue infirmière en soins palliatifs après avoir passé 15 ans chez les Bénédictines, à Paris. En 2004, je quittai cette congrégation qui était en crise. Ce départ fut extrêmement douloureux. Mais ce n'était pas être fidèle à ma vocation que d'y rester, en laissant la situation se dégrader. Ayant été moi-même burinée par les épreuves, ayant vécu la perte de repères, pour finalement me relever grâce à Dieu, j'ai eu à cœur ensuite de me tourner vers les personnes vulnérables qui affrontent la fin de leur vie. J'avais soif d'être source de paix et de solidité pour ces patients qui cherchent à retrouver l'unité de leur être, là où la maladie a fait voler en éclats leur sécurité, leur vie de famille, personnelle, professionnelle. En tant qu'infirmière, je suis appelée à prendre soin de la personne dans toutes ses dimensions. J'ai l'immense privilège d'avoir accès non seulement au cœur, à l'intelligence et à l'esprit, mais aussi au corps. Or, le spirituel et le charnel vont ensemble. Toucher le corps c'est toucher la personne dans son intimité la plus profonde et cela rejaillit dans tout son être. Bien souvent, le patient en fin de vie pense qu'il n'est plus digne, plus utile ; il se sent rejeté. La manière dont je vais lui prodiguer des soins, le sécuriser, l'apaiser, le regarder comme un être unique, infiniment respectable est déterminante pour le conforter dans son identité de sujet jusqu'au bout.
Côtoyer au quotidien la perspective de la mort, la souffrance des patients, des familles, ne peut laisser indemne. Jeanne-Garnier est pour moi une école de vie où l'on accepte de se montrer en vérité. L'expérience de la fragilité et l'approche de la mort agissent comme des loupes sur les enjeux existentiels, à côté desquels nous passons parfois : quel est le désir qui m'habite ? Quel a été le sens de ma vie ? Et aujourd'hui ? Quelle est ma relation à l'autre ? À l'Autre ? Aussi, je suis sans cesse placée face à mon impuissance : même si la personne va mourir, je ne dois pas le vivre comme un échec personnel mais emprunter le chemin de l'humilité et m'en remettre toujours à plus grand que moi. Tout l'enjeu est de prodiguer en équipe des soins, tant physiques, psychiques que spirituels, afin que la personne garde, jusqu'au bout, la meilleure qualité de vie possible. La confrontation avec l'extrême fragilité m'apprend à vivre intensément l'instant présent. Je pense à ce garçon âgé de 20 ans qui, un an après la mort de sa mère, lut lors d'une célébration un texte bouleversant : « Je vous en supplie, n'oubliez pas deux choses : de dire "Je t'aime" et "Merci" aux personnes qui vous sont proches. » Ces paroles, il les avait adressées tous les dimanches à sa mère. Et c'étaient elles qui lui avaient permis de tenir face à l'injustice de la maladie.
Nous pleurons mais nous rions aussi beaucoup à Jeanne-Garnier. J'y goûte par moments une intensité de joie que je ne retrouve pas dans le monde. Quelque chose de l'ordre de la surabondance. À défaut de pouvoir rajouter des jours à la vie, nous essayons, personnels soignants et bénévoles, de rajouter de la vie aux jours. De faire prendre conscience que la fragilité ne nous rend pas moins vivants, au contraire. La fin de vie est un moment de crise, un kairos où le drame advient. Mais de ce drame peut jaillir la lumière, notamment au travers d'échanges extrêmement profonds entre les patients et leurs proches. Je me souviens de cet homme qui écrivit à sa femme : « Ce sont les dix mois les plus beaux de notre vie, les plus beaux de notre amour. » Je revois aussi cette mère de famille dont le projet initial était de passer quelques jours seulement à Jeanne-Garnier, afin que nous l'aidions à mettre en place une hospitalisation à domicile. Au bout de trois jours, elle a supplié le médecin de la garder. Lorsqu'une amie de Jeanne-Garnier lui a confié qu'elle aurait aimé la rencontrer en d'autres circonstances, elle lui a répondu : « Je ne sais pas. J'ai vécu tant de choses depuis deux semaines. Jamais nous ne nous sommes autant parlé mon mari, mes enfants et moi. »
Nous portons tous en nous une dimension spirituelle, que nous soyons croyants ou non. Je me souviens de ce patient qui disait : « Je suis un athée aimant ! » Son visage rayonnait de bonté. Par cette parole, il révélait quelque chose de son rapport à l'existence. Certains ne prononceront jamais le mot Dieu durant leur séjour à Jeanne-Garnier tout en ayant un vrai sentiment d'accomplissement de leur vie : ils ont été aimés, ils ont aimé, ils ont eu une profession intéressante. Ils partent sereinement. Et leur parcours intérieur n'en sera pas moins extraordinaire par la manière dont ils se seront attachés à faire le bien, à emprunter un chemin de pardon, à transmettre le meilleur à leurs enfants.
Je perçois dans la fin de vie un mystère de solitude. Plus que l'angoisse de mourir, c'est en effet la peur d'être seul qui prédomine. Un bénévole m'a confié qu'un jour, en réponse à la parole « Ce que vous vivez est difficile », le patient rétorqua : « Oui, mais vous êtes là. » Mystère de la présence, de la gratuité, de la communion dans le silence. Mystère de la rencontre, jusqu'à l'ultime. »
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source : La Vie 2016
dimanche 2 octobre 2016
perdre pour entrer en grâce...
«La connaissance de l'Être est impartie à ceux qui ont tout perdu et se trouvent dans la solitude la plus totale et capables de l'accepter. C'est également à ce moment même que, d'une façon inattendue, du plus profond de leur total dénuement leur arrive la grâce insoupçonnée de se sentir entourés, protégés et vivifiés d'un amour qui n'est pas de ce monde.»
Karlfried Graf Durckheim , (1896 - 1988),
mystique et philosophe allemand ,
Spiritualité Nouvelle
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