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vendredi 26 juillet 2019

Rencontre avec René Chapus, un « amoureux » de Ramdas


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A la lecture de sa vie, ses écrits et ses carnets de pèlerinage, j'ai visité cette délicatesse de la sagesse de l’Inde dans sa simplicité : accepter, se réjouir, et voir la beauté du monde et aimer. J’ai rencontré un « amoureux » de Ramdas : René Chapus. René m’a livré son ressenti de RAMDAS et les expériences vécues lors de son passage dans l’ashram Anandashram en Inde dans lequel il a séjourné plusieurs jours. René explique sa rencontre avec celui qu’il nomme ‘Papa Ramdas’ par la découverte d’un livre : ‘Carnet de pèlerinage’.

À l’âge de 35 ans alors que sa vie est totalement engagée dans la politique et le matérialisme, il tombe sur ‘les Carnets’ en furetant un jour chez un bouquiniste lyonnais. Il est bouleversé par la photo de Ramdas. Il achète le livre, dont il ne se séparera plus jamais. Il entame une recherche spirituelle au sein de la voie Art’As, et durant cet apprentissage vers la sagesse, René se rend 6 mois en Inde. Il séjourne pendant deux semaines à Anandashram. Il était parti en Inde dans l’objectif de cette Rencontre. Il considère aujourd'hui quelle a eu lieu. Il parle de Ramdas comme d’un sage, un être qui n’a renoncé à rien. « Il se remplit de tout, il dit OUI à tout. Son message est très simple : le cœur en Dieu et les mains à l’ouvrage. »

De son séjour à l’ashram il conserve des souvenirs forts, comme des expériences fondatrices qui construisent progressivement le socle d’une intériorité.
Il a d’abord été touché par l’Accueil sur ce lieu, l’attention à l’autre. Cet accueil, cette ouverture l’ont frappé dans cette résonance avec l’enseignement : le OUI à tout et à tout le monde, le OUI à la Vie.


Les choses n’ont pas pour autant été faciles durant les premiers jours. Ce fut une initiation puissante dans laquelle il s’est engagé fortement sans mesurer tout de suite l’intensité de ce qu’il vivait. Il décrit s’être investi totalement dans la pratique du mantra, jusqu’à ressentir une profonde violence, une colère... Une résistance extrême. Une partie en lui voulait y aller, vivre l’expérience, la partie qui résistait venait le narguer. Ce tiraillement intérieur fut comme un miroir à accepter, jusqu’à trouver le juste rythme de sa pratique au sein même de l’ashram. «J’avais plongé trop vite, trop fort. On ne peut pas forcer le rythme, c’est la Vie qui en décide. Ceci dit, la partie qui résiste en nous n’est pas l’ennemi, mais l’adversaire à connaître et qui va te permettre de découvrir ta force ».

De tout cela, il garde dans ses cellules l’importance de trouver toujours le rythme juste. Et surtout il en retire l’essentiel de ce qu’il transmet dans l’association d’entraide spirituelle qu’il a fondée depuis : un OUI qui grandit et s’incarne.
Oui à la situation,
Oui à ce que je suis, à ce que JE SUIS,
Oui à ce que j’ai à faire. ■


Image René Chapus, Fondateur de l’association ACT www.asso-act.net

 « Ramdas se rendit partout où il était porté à aller, églises, mosquées, etc. Il va partout, non pour retirer de l'inspiration mais parce qu’il ne ressent aucune différence. Ramdas n’appartient à aucune croyance, église ou secte. S’il avait appartenu à quelque croyance ou secte particulière, sa liberté aurait été limitée. Maintenant il peut embrasser l’univers entier, si ses mains sont assez grandes. Mentalement c’est ce qu’il fait. Il voit les Hindous, les Musulmans, les Chrétiens, les Zoroastriens, les Bouddhistes et les autres comme des enfants de Dieu. Pourquoi devrait-il se confiner dans une religion, une croyance ou une secte particulière ? Tel est le centre de la foi de Ramdas. »


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Reflets n°16 - 2015

jeudi 25 juillet 2019

Swami Ramdas, le pèlerin de l'amour

 Né en 1884 dans l’une des plus prestigieuses familles brahmaniques, à trente-huit ans, il décide de se vouer entièrement au Seigneur Râm. Laissant femme et enfant, vêtu de deux pièces de coton, avec pour seules possessions vingt-cinq roupies et trois livres, la Bhagavad Gitâ, le Nouveau Testament et une biographie de Bouddha, il part en Sannyasin sur les routes de l'Inde,

Il va suivre la voie d’amour. Voyant le Divin partout et en chacun il devient Swâmi Râmdas, « le serviteur de Râm ». Au bout du chemin, il fondera Anandashram, « l’ashram de la joie », qui accueille encore aujourd’hui de nombreux pèlerins.


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Le destin de Ramdas

Sa biographie révèle un homme avec une vie, au départ, ordinaire : des études aux Beaux-Arts, un mariage, un enfant... Au demeurant, très jeune il se passionne pour des lectures spirituelles et au contact de la Bible il se laisse enchanter par la définition chrétienne « Dieu est amour ». Il va approfondir les enseignements du Christ et de Bouddha avec ce grand idéal de l’amour divin qui enflamme son cœur. Son cœur bat pour une foi fertile ; il voit Dieu comme le père de tous les membres de la race humaine, principe universel, source de tout ce qui existe. Son cœur se prosterne devant un tel Dieu. Il n’éprouve pas une grande attirance pour les religions, les rites et les cérémonies.

Un mariage le lie à Rukmabaï, une femme cultivée avec un penchant fortement religieux. Elle est pour lui « une partenaire digne et dévouée » comme le notent ses biographes indiens. Ils auront ensemble une fille qu'il affectionne particulièrement.

A ce moment de sa vie, il s’investit dans une entreprise de teinture et d’impression de saris qui prend vite de l’envergure. En même temps son esprit s’oriente de plus en plus vers le Divin et il répète constamment le nom de Dieu. Il se prive de repas le soir et de confort domestique.

A 38 ans, il choisit cette vie de Sannyasin* : « Maintenant l’heure est venue où je dois quitter cette prison d’or où mon cœur vit encagé. Pour trouver la vérité, dorénavant je la chercherai pour l’amour des hommes, et je la trouverai ». Son choix de vie de Sannyasin l’engage à se consacrer entièrement à la méditation et au service de Sri Râm, à observer la chasteté absolue et à nourrir son corps au moyen d’aliments recueillis par Bhiksha (aumône que recueillent les moines mendiants).

Durant 2 ans il va cheminer sur les routes de l’Inde sacrée se laissant porter et voyant le Divin partout, en tout et en tous. C’est le témoignage de son parcours spirituel qui est décrit dans « Carnet de pèlerinage », où, de jour en jour, il s’en remet à Dieu pour le guider. La voie d’amour que suit Ramdas est faite de renonciations à soi-même qui se transforment en une adoration du cœur tournée vers Dieu : le servir passionnément, lui donner la place essentielle dans sa vie, obligeant son Dieu à devenir son maître et à l’accepter comme esclave. Toute la première partie de ce témoignage est l’histoire de cette obéissance progressive. La deuxième partie nous guide au cœur de l’expérience spirituelle, et révèle tout cet humour, cette joie, cette trace d’être qui inspire les hommes.

Quand le pèlerin achève ses pérégrinations, il s’établit dans un ashram, l’ashram de la joie. Les premiers disciples viennent à lui. Il meurt en 1963. Il est toujours possible de visiter Anandashram pour y séjourner et recevoir l’enseignement de RAMDAS.

L’enseignement dispensé dans cet ashram repose sur 4 piliers :
le pouvoir du mantra
l’appel du maître
la pratique de la méditation assise
l’amour, le service.


par Maryline Hubaud
Revue Reflets 2015

*Sannyasin : Le sannyasin mène une vie errante, renonçant à l’action et consacrant sa vie à ia réalisation de Soi.

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samedi 5 décembre 2015

Action juste...


"N'oubliez pas, nous affectons tous le monde à chaque instant, que nous le voulions ou pas. Par nos actions et nos pensée, parce que nous sommes tellement profondément interconnectés les uns les autres. Travailler sur notre propre conscience est la chose la plus importante que nous faisons à tout moment, et être amour est l'acte créateur suprême". 

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 Ramdas


mercredi 14 juillet 2010

Illusion du monde ... avec Swami RamDas

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" Pour Ramdas le monde n'est plus une illusion. Il est arrivé à le regarder comme la propre expression de Dieu en forme et en mouvement. Il se révèle comme une gigantesque image de Dieu débordante de vie divine."

lundi 3 décembre 2007

Comment échapper à la souffrance ...

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"La souffrance n'est jamais l'expression de l'événement, mais de la façon dont j'y réagis. Si les événements avaient la capacité de nous faire souffrir, nous ne pourrions pas nous en libérer et, face à une situation donnée, tout le monde souffrirait de la même façon. Par exemple, face à un cancer, l'un se crispera dans le refus et ajoutera de la souffrance intérieure à la douleur physique, ce qu'évitera celui qui accueillera la maladie. Cela change tout quant au résultat final, car toute épreuve refusée écrase, quand une épreuve acceptée nous traverse et nous grandit.
Se soumettre à ce qui est n'est pas de la passivité. Tout lâcher dans les mains des grandes forces de la vie, c'est la réponse absolue à toutes nos souffrances. Le maître indien Swâmi Ramdas, tout comme le pèlerin russe et François D'Assise, s'en remettait complètement à la Providence. L'un et l'autre se contentaient de prier, sans jamais savoir où ils allaient dormir, ni ce qu'ils allaient manger. J'ai pensé pendant longtemps, moi qui avais tellement d'angoisses, qu'il fallait beaucoup de courage pour maintenir une telle attitude. Je ne le crois plus. Ils se sentaient tout simplement en confiance. Ce n'était pas un acte de courage mais un acte de soumission heureux. Ils se sentaient en sécurité avec le divin. Dès lors, il n'y a plus la moindre peur à avoir."


André Rochette
Le courage de se « laisser faire »
Puisé dans : "Le courage de changer de vie" de Anne Ducrocq chez Albin Michel

vendredi 10 août 2007

Swami Ramdas : l'effort et le non effort

Tout d'abord, un extrait de "Ashrams" de Arnaud Desjardins puis une histoire de grenouille...
ImageArnaud Desjardins écrit:
«Ce soir, un nouveau venu s’est encadré dans la porte toujours ouverte sur la campagne. Sans âge, grand, très droit, imposant, un crâne minutieusement rasé, un étrange regard perçant et impassible, partout on se retournerait sur lui. Il fascine et effraye en même temps.
Il ne se prosterne pas devant Ramdas: à peine une salutation des mains jointes. Quelques mots d’un swami qui l’accompagne et le présente à Papa [surnom affectueux donné à Ramdas] nous apprennent que c’est un yogi réputé qui s’insère dans une chaîne d’initiés fameux et a lui-même plusieurs disciples.
Il s’est assis au fond de la salle. Je ne peux détacher mon regard de lui et, pendant un moment, je me détourne de Ramdas. J’ai l’impression inquiétante que le pouvoir et la maîtrise qui se dégagent de cet extraordinaire yogi ont une puissance qui manque à Papa, si simple, si souriant, si enfantin. La joie inépuisable, la paix, l’amour, bien sûr, bien sûr. Mais la connaissance et le contrôle des énergies subtiles, des forces qui traversent notre univers, les mondes intermédiaires dont parle toute la tradition de l’ésotérisme, l’éveil des possibilités latentes en l’homme, les pouvoirs transmis secrètement de maître à disciple. Tout cela dont j’ai souvent entendu témoigner, je l’ai devant les yeux contenu en cet homme inhumain et surhumain. Un monde mystérieux et déroutant s’ouvre devant moi, auquel je ne pensais plus bien que j’en sache assez pour savoir qu’il existe. Et me voici face à face avec lui.
Mais je ne peux regarder plus longtemps vers le fond de la salle. Il faut bien que je me tourne du côté de Papa.
Ce que je vis me laissa le souffle coupé. C’était clair, évident, éclatant, lumineux: je venais de me détourner d’un rêve et j’avais l’éveil devant moi. Certes je ne niais pas que ce yogi eut atteint un accomplissement fantastique. Mais dans le rêve, dans le rêve. Tous les plans occultes, qu’on les appelle astral, subtil ou causal, sont encore Maya, encore Maya. Oui, nous dormons, nous dormons, et devant moi, rayonnant, sublime, Vérité, Joie, Amour, le petit vieillard édenté est éveillé.
A côte de l’humble Ramdas, le grand yogi, tout simplement, n’existait pas.»

Arnaud Desjardins, Ashrams - Grand Maîtres de l’Inde, Albin Michel, coll. Spiritualités vivantes, 1982.

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