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lundi 6 octobre 2025

Une part vivante !

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"L'ère du détachement hautain, de toute forme de distanciation et de cynisme est close. Nous savons désormais (ou alors il serait temps que le message de la physique quantique après plus d'un siècle nous parvienne !) que nous sommes chacun part vivante de cet univers, cellule d'un seul corps, et que chacune de ces cellules porte l'entière information de la vie. Une responsabilité immense et émouvante à la fois nous incombe, à chacun. Chacun de nous est l'univers en miniature !

Certains croient encore pouvoir se protéger, se mettre à l'abri, se sauver seuls ! Pure aberration. Lorsque je m'autodétruis, c'est la création que je détruis et que j'insulte. Lorsque j'honore ce monde et en prends soin, je le sauve ! Ce que savent depuis le début des temps les poètes et les mystiques, ce sont les scientifiques aujourd'hui qui nous le confirment.

Aussi la vocation de l'homme d'aujourd'hui est-elle cette conscience agrandie. Attention, néanmoins, de ne pas entrer dans le découragement devant l'immensité de la tâche : je n'ai charge que de la petite part du monde qui m'est confiée - et pas de tout à la fois bien sûr ! Et si je fais vivre et rayonner cette enclave, il y a contagion ! De plus, ce n'est pas la réussite qui importe le plus, mais la générosité de la tentative, la persévérance, l'ouverture du cœur. "

Christiane Singer - "Montre-toi vivant: en dialogue avec Christiane Singer"

Christiane Singer et Léonard Appel / Peinture: Pablo Picasso 1881-1973

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lundi 29 septembre 2025

lundi 8 septembre 2025

L'Un personnel

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 Le "complot divin" : Pour qu'une action, une parole, une pensée, une décision arrive, c'est la totalité de l'univers qui est à l'œuvre, sous un angle particulier, et c'est ça le côté unique (que l'on prend pour être "personnel").

Didier Weiss

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(merci à Yannick David pour cette citation unique)

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mercredi 28 mai 2025

Vibrations

 Chères amies, chers amis,

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Tout parle, tout vibre,

sortons du cadre étroit de la rationalité et de l’objectivation pour retrouver contact avec la vibration originelle.

Osons ressentir son doux frémissement au cœur de chacune de nos cellules. Il ne s’agit pas d’un concept métaphysique mais d’une réalité sensible, concrète. Laissons-nous toucher sans créer de frontière artificielle entre nous et le vivant.

Ressentons dans notre chair la vérité profonde de la vie, source originelle de l’univers.

 - Nathalie Delay

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dimanche 2 mars 2025

François Cheng : méditation sur la vie révélée

 Dans son nouvel opus publié chez Albin Michel le 3 mars 2025, Une nuit au cap de la Chèvre, l’écrivain et académicien d’origine chinoise François Cheng offre une méditation poétique sur notre présence au monde, sur l’univers et sur la mort, dont voici en exclusivité des extraits.

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L’Univers est. Une Puissance-créatrice l’a fait advenir. Il se présente à nous sous forme du Cosmos, au sein duquel se déploie une entité spécifique : la Vie. Première constatation qui frappe l’esprit : l’aboutissement de cette Création n’est pas la réalité physique du Cosmos, mais la Vie. 

Certes, le Cosmos nous émerveille par sa splendeur sans égale et sa vastitude sans bornes, alors que la Vie se développe dans un espace plus que restreint, même si bien d’autres planètes que la nôtre pourraient être habitées. Cette écrasante disproportion de volume ne doit pas faire oublier, à l’inverse, une différence de substance tout aussi écrasante.

La voie de la Vie

Alors que le Cosmos ignore sa propre existence, la Vie, elle, vécue par nous, est douée de conscience. Nous, les humains, connaissons la réalité de l’univers physique jusqu’à un certain degré, et surtout, nous sommes capables de nous interroger sur notre destinée en son sein. Le mouvement du Cosmos est mécanique et répétitif ; la voie de la Vie, en revanche, est en devenir, comportant étapes et étages qui ouvrent sur de possibles dépassements qualificatifs. Elle est d’un autre ordre.

Je suis donc là et j’observe. La magnificence produite par les milliards de galaxies aux feux entrecroisés m’impressionne, me stupéfie. Que de fois pourtant, face à la sublime scène d’un soleil levant ou d’un couchant, nous pouvons nous dire : « Cela est sublime parce que nous, humains, l’avons vu. Sinon tout serait en pure perte, tout serait vain. » Je prends soudain conscience que nous sommes, à notre niveau, l’œil ouvert et le cœur battant de cet univers. Si nous sommes à même de penser l’univers, c’est que véritablement il pense en nous.

Alors me vient l’évidence d’une question. Oui, nous sommes en droit de nous demander : « De la part de la Puissance-créatrice qui a fait advenir le Cosmos et la Vie, quel serait le “dessein” ? Pourrait-elle se contenter des astres qui tournoient indéfiniment sans le savoir ? N’aurait-elle pas besoin de “répondants”, d’êtres doués d’une âme et d’un esprit, comme nous le sommes, capables d’entrer en échange avec elle, donnant ainsi sens à sa Création ? »

L’aventure de l’être

C’est pleins d’une déférence sacrée cependant que nous obtenons du Cosmos des connaissances de base. Nous apprenons que la dimension réelle de l’univers est l’infini et que les lois de son fonctionnement sont fondées sur la rectitude : elles sont constantes, dignes de confiance aussi bien dans l’infiniment grand que dans l’infiniment petit, grâce à quoi les conditions de l’avènement de la Vie ont été rendues possibles.

À partir de là, force nous est de constater qu’en réalité la seule aventure en cours, chargée de promesses, est celle de l’Être. De cette aventure, nous les humains, nous sommes partie prenante. À nous d’assumer cette quête au jour le jour, à travers des tâches recelant une sourde grandeur, à la fois nobles et dures.

Nobles, parce que nous résonnons par nos créations à l’appel de la transcendance, et que certains d’entre nous, tendant vers un amour sans réserve, nous élèvent vers l’idéal du don. Dures, parce que nous devons affronter toutes les souffrances que peuvent causer les calamités, les maladies, les accidents, et surtout le Mal qui, plantant en plein centre de l’aventure ses tragiques méfaits, est en mesure de la faire échouer complètement.

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Sublimes dépassements

Car le Mal a été rendu possible par l’intelligence et la liberté dont nous jouissons ; quand elles sont à son service, elles creusent un abîme sans fond jusqu’à menacer de détruire l’ordre de la Vie même. Enfin, par-delà toutes ces souffrances demeure un fait incontournable : chacun de nous, après avoir reçu le don de la Vie, est appelé à faire face un jour à sa propre mort.

Disons sans tarder que la Mort n’est nullement une force extérieure qui viendrait anéantir le processus de la Vie. Elle résulte d’une loi imposée par la Vie elle-même afin que la Vie puisse se renouveler et se transformer. C’est la Mort qui fait que la Vie est vie, en nous poussant vers l’urgence de vivre, en vue d’une forme d’accomplissement ou de sublimes dépassements. Tapie au creux de notre conscience, elle est la part la plus intime, la plus personnelle de notre être.

Elle rend tout unique dans notre existence, unique chaque minute de notre temps, unique chaque acte de notre entreprise, unique notre existence. Elle se révèle ainsi le moteur le plus dynamique de ce que nous faisons. Elle confère, en fin de compte, une valeur inaliénable à chaque vie : ainsi Malraux a-t‑il pu dire qu’apparemment une vie ne vaut rien, et que pourtant rien ne vaut une vie.

Accès à la transformation

Par une compréhension erronée de la Mort, surtout en cette vie moderne marquée par le déracinement, nous sommes loin d’une attitude juste envers elle. En refusant de dévisager la Mort en sa vérité et en restreignant notre existence à « ce côté-ci », nous nous enfermons dans un permanent état de peur, de rejet étriqué qui ne fait qu’accentuer notre angoisse.

Dans toute grande ville, on constate la dégradation de l’ultime phase de la vie des personnes. On meurt souvent dans l’isolement et l’anonymat, au grand désarroi des proches. Fuyant leur sentiment de culpabilité, ceux-ci s’abritent derrière un écran de fausse sécurité en abrégeant le temps de « faire le deuil ». Une sentence générale s’affiche au fronton de notre société : toute vie se termine « en queue de poisson ».

La mort d’un être est-elle un plongeon instantané dans le néant ? Nous avons tendance à le penser tout en ayant raison de ne jamais nous y faire. S’être engagé corps et âme dans l’aventure de l’Être, et puis se voir effacé sans laisser de traces comme si de rien n’était ? J’affirme le contraire, comme l’a fait le poète Rainer Maria Rilke : la Mort est un Ouvert ; elle donne accès à la transformation.

La mort, quand elle survient, chaque fois nous ébranle par son abyssale signification : le défunt — ou la défunte — nous apparaît aussitôt dans l’âpre éclat de son unicité irréductible. Épurée d’un coup des contingences et de tout ce qui est superflu, sa présence rendue à l’essentiel nous rappelle la nature sacrée de l’Être, et par là, éveille en nous la conscience ineffable de notre propre existence.

Une communion d’âme à âme

S’instaure alors, entre le disparu et les vivants, une communion d’âme à âme, transparente, éclairante, tendue vers la transcendance. Le disparu, par sa présence même, nous invite à ne pas oublier que nous ne venons pas de nous-mêmes, que nous sommes, chacune et chacun, le résultat d’un immense don de la part de la Puissance-créatrice qui est garante de l’Ouvert.

Au sein de l’humanité, un jour, Quelqu’un a accompli le geste absolu, indépassable, le geste décisif qui a changé la nature et le sens de la Mort. En se laissant clouer sur la Croix, il a affronté le mal — non seulement le mal de ses bourreaux, mais le Mal en soi, le Mal radical. Et dans le même temps, il a affirmé l’Amour inconditionnel, puisque, sur la Croix, s’adressant au Père, il a dit : « Pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font. » Cette parole faisait écho à ce qu’il avait déjà proféré : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

D’un geste unique, il a tenu les deux bouts de la Vérité : il a vaincu le Mal radical par l’Amour absolu qu’il incarne. Sa mort ouvre la Voie de la Vie qui ne périra plus ; le lien entre l’ordre humain et l’ordre divin est rétabli. Plus précisément, il nous est permis de dire qu’une relation filiale est renouée. Nous sommes les héritiers à qui incombe le devoir d’assurer la marche de la Vie. Ici, je crois entendre la lointaine prédiction du Tao : « Celui qui cède à l’amour en se donnant au monde, à lui sera confié le monde. » 

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Un oiseau qui soudain s’envole

À 15 ans s’éveilla en moi la révélation de la poésie. Surgis d’une source inconnue, des mots alignés, chantants, signifiants, illuminants, telles les coulées d’une lave, traversaient le souterrain de mon être.

Puis vint le jour divin. Dans une aube délavée par une brusque averse, sur la colline habillée de hauts pins dont les aiguilles scintillent de perles irradiantes, un oiseau qui soudain s’envole fait entendre les échos d’une chute toute proche. Une présence, aussi souveraine que maternelle, se penche sur l’adolescent tremblant d’émotion.

D’une voix résolue, elle lance un appel : « Chante, et tu seras sauvé, et tout sera sauvé. » Désormais, même au moment du plus imminent risque de perdition, retentirait en moi cette voix d’injonction qui m’empêcherait de succomber au néant.

Que l’univers créé vaille d’être célébré, c’est l’évidence. Que la Vie vaille d’être révélée, c’est l’évidence aussi. La Vie foisonnante, enivrante, provocante, exaltante, à la fois joyeuse et tragique, avec ses envols parmi les nues, ses êtres qui tentent de survivre au fond du gouffre, ses douleurs étouffées, ses émotions tues, sa part invisible et transfigurante qui se prolonge au-delà de la mort.

Le poète digne de ce nom reçoit mission non seulement de dire, mais d’accompagner toutes les âmes espérantes par son chant. Il ne doute pas que si les humains sont reconnaissants au Créateur de les avoir créés, le Créateur, lui, sait gré aux humains de prendre en charge les épreuves. »

(Pages extraites d’Une Nuit au cap de la Chèvre, de François Cheng, chez Albin Michel.) 

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source : La Vie

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dimanche 29 décembre 2024

Intelligence non artificielle

 Paul Watson nous rappelle avec intelligence notre véritable position dans l'univers. 



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dimanche 6 octobre 2024

Ame tranquille

 

« À quoi sert à l’homme de gagner l’univers entier s’il vient à perdre son âme ? »

Celui qui cherche à gagner l’univers est toujours en guerre ; c’est par la guerre, la force, la volonté de puissance qu’il pense obtenir l’univers, le tout qu’il cherche.

On connaît les résultats ! Cette terre qui devrait être un jardin dont l’homme prend soin, comment est-elle devenue un champ de ruines et de cendres ?

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Si l’homme cherchait d’abord son âme ? Son âme qui est sa beauté, sa générosité, sa tranquillité, son silence…

Son silence surtout, son humilité ou sa vacuité, là où l’univers tout entier se donne…

Pouvons-nous encore rétablir des sillons d’eau vive dans les décombres ?

Retrouver notre âme et l’âme du monde dans ce chaos qui oublie l’étoile pour laquelle il fut créé. La simple lumière qui chaque jour éclaire et dissipe nos ombres ; cette tranquillité, ce silence perdu ou oublié. Ces yeux toujours ouverts qui donnent de l’âme au corps et à tout ce qui existe.

 Jean-Yves Leloup, octobre 2024

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samedi 4 mai 2024

Je suis attaché

 

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Quand on pose la question "Pourquoi ?", alors on cherche une cause. Et la découverte de la cause peut prendre du temps. Vous me dites que l'attachement est dangereux, une corruption. Je vois votre logique, j'accepte votre logique, je vois que ce que vous dites est vrai mais au final, je suis toujours attaché !

Q : Je pense qu'il faut une sorte de crise profonde...

K : Ah, alors j'attendrai après le temps ! Mais je ne veux pas que le temps dissolve mon problème. Et le temps ne dissolvera pas mon problème.

Vous me dites que l'attachement est une corruption. Vous me l'expliquez très logiquement. Je vous écoute. Je ne demande pas : "Pourquoi je ne change pas ?" Je suis toujours attaché... Je ne demande pas : "Pourquoi je ne lâche pas prise ?" Si je demande pourquoi, je cherche une cause. Et ce qui a une cause, a une fin. Vous me direz que la cause est ceci et cela et cela... Je ne chercherai donc pas la cause.

Je sais que je suis attaché, je vous ai écouté, j'ai écouté votre logique, votre clarté, je dis oui, c'est parfaitement vrai. Mais à la fin, je suis toujours attaché — c'est tout ce que je sais.

Cela ne m'intéresse pas d'y mettre fin. Je m'accroche juste à cela : je vois que je suis attaché. Je ne demanderai pas pourquoi je suis attaché, mais simplement : "Je suis cela".

Je pense qu’il est désastreux de se demander quelle est la cause. L'univers n'a pas de cause, c'est nous qui avons des causes. Si je peux ne pas penser en termes de cause, de temps, alors : "Je suis attaché".

Cette réalité-même du "Je suis attaché" opère.

Je n'ai rien à faire !

Comprenez-vous ?

~ Jiddu Krishnamurti

(extrait d'une vidéo - Brockwood Park, 1981)

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jeudi 28 mars 2024

21 messages

 21 messages à transmettre à chaque membre de la génération suivante :

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1. – Tu es un être désiré. Tu es ici parce que l’Univers l’a décidé.

2. – Ressens que tu es libre d’être ce que tu es, ne laisse personne te mettre d’étiquette, ni t’imposer de scénario qui ne correspond pas à ton authenticité.

3 . – Chaque ancêtre de ton arbre est un cadeau à l’intérieur de toi qui doit être utilisé en ta faveur et en faveur de tout l’Univers.

4.  –  Apprend à ne pas demander d’amour, aime simplement.

5. – Crois aux petits miracles quotidiens et sois attentif aux coïncidences, car il y a en elles des messages cachés qui peuvent te guider sur le bon chemin.

6. –  Chaque jour, fais un acte généreux envers un proche.

7. – S’il y a eu des traumatismes dans ton arbre généalogique, guéris-les en agissant.

8. – Laisse-toi guider par ton corps, il est sage. Il t’alertera dans les situations que tu dois éviter, en te faisant ressentir de la tension ou du malaise. Il te dira aussi quand tu seras aligné avec ce que tu es, en te faisant ressentir une relaxation et du bien-être.

9. – Ne contamine pas ton corps avec des toxines ou une mauvaise alimentation.

10. – Quand tu le pourras, sois indépendant. Travaille en utilisant ta créativité et deviens adulte.

11. – Écris un poème chaque jour.

12.- Cherche et provoque des situations qui te font rire.

13. – Aie tendance à partager, à collaborer et à être solidaire.

14. – Quand tu as des problèmes, tu peux les analyser, tu peux en parler, mais sois certain que tant que tu n’agis pas, la transformation ne se produit pas.

15. – Ressens de la GRATITUDE pour tous les cadeaux que l’Univers te fais.

16. – Rappelles-toi qu’en ce plan d’existence, rien ne périt, mais se transforme.

17. – Lis, étudie, connais… expérimente par toi-même.

18. – Ne t’attache pas au matériel. Ne consomme que ce dont tu as besoin.

19. – Ne t’attache pas non plus à quelque croyance que ce soit. Ton corps se renouvelle chaque jour, fais en sorte que tes idées aussi.

20. – Sème chaque jour les  graines qui te viennent du dedans ou de l’extérieur. Ces graines peuvent être des mots, des caresses, de la beauté, des actions. De ces graines germent plus de sagesse, d’amour, d’art et de santé.

21. – Que le territoire qui est au-delà de ton corps, de ta maison, de ton quartier, de ta ville… de la planète et de l’Univers, fasse l’objet de tous tes soins.

Alejandro Jodorowsky

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jeudi 8 février 2024

Liberté intérieure

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 La liberté ne veut pas dire : faire ce que je veux ; la liberté veut dire : être libre de moi, devenir un espace illimité où l’Univers puisse être accueilli. 

La liberté, c’est être coupé de toute adhérence à soi, ne plus coller à soi, ne plus se subir soi-même, mais faire de toute la vie un don dans un pur élan d’amour.

Maurice Zundel




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mardi 24 octobre 2023

Voyage au centre de soi

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Cesse de vouloir être important ; que tes pas ne laissent aucune trace. 

Voyage seul comme le Tao au pays du grand silence.

Si un homme traverse une rivière et qu’une barque vide heurte sa propre embarcation, 

il ne sera pas offensé ou courroucé, quel que chaud puisse être son sang.

Mais si la barque est dirigée par quelqu’un, il se peut qu’il s’échauffe, hurlant et jurant, simplement parce qu’il y a un rameur.

Prends conscience que toutes les barques sont vides quand tu traverses la rivière du monde, et rien ne pourra t’offenser.

Tchouang-tseu

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Tu ne peux parler de l’océan avec une grenouille qui vit dans un puits : elle est limitée par l’espace qu'elle habite.

Tu ne peux parler de la glace avec un insecte né en juin : il est limité par une seule saison.

Tu ne peux parler du Tao avec une personne qui pense qu'elle sait quelque chose : elle est limitée par ses propres croyances.

Le Tao est vaste et insondable. Tu ne peux comprendre qu'en allant au cœur de toi-même.

Tchouang-tseu

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Sans le concept d’un autre, il n’y a pas de moi séparé.

Sans le sens d’un moi, rien ne peut être vu comme autre.

Il existe une force qui conduit les choses, mais je ne sais pas ce que c’est.

Elle n’a ni forme ni substance, agit sans rien faire,

maintient l'univers entier en ordre, et semble aller parfaitement bien sans moi.

Tchouang-tseu

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mercredi 20 septembre 2023

A toute vitesse dans l'immobilité de l'absolu...

 Vous pouvez au moins regarder le début pour voir qu'il n'y a pas besoin de bouger car nous voyageons déjà à une vitesse incroyable. Et en voyant cela, je pense que l'importance de la présence de l'homme devient relative.  Par contre, nous pouvons admirer le simple fait de vivre dans ce mystère planétaire, solaire et galactique...


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mercredi 26 juillet 2023

Cette vie... et au-delà (2)

 

La conscience d’être mort, associée à un profond sentiment de paix

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La sortie du corps s’accompagne d’un sentiment de raix, de sérénité, de légèreté, de liberté qui contraste avec es conditions souvent traumatiques ayant conduit à l'EMI (accident, noyade, etc.). Si la douleur physique était présente juste avant le début de l’expérience, celle-ci disparaît totalement dès les premiers instants de l’EMI :

"Après la violence de la collision de la voiture, la douleur s’est évanouie en un instant. Je ne ressentais absolument rien ! Je n’avais plus mal. J’étais incroyablement paisible. "

«Je me sentais comme libéré d’un énorme poids, en paix comme jamais je ne l’avais été. C’était une impression extraordinaire ! »

« En voyant mon corps étendu dans le salon après mon arrêt cardiaque, j’ai pris conscience que j’étais morte... mais ça ne me faisait pas grand-chose. Je n’étais pas triste, mais au contraire c’était très calme, très paisible. C’était comme une évidence de me retrouver dans cette situation... C’est vraiment dur de vous expliquer quel sentiment cela me procurait... mais c’est comme si je rentrais à la maison. Je me sentais en totale sécurité. »

La perception d’un tunnel et d’un environnement décrit comme « paradisiaque »

« Puis, je me suis retrouvé comme propulsé, ou aspiré, à vive allure dans une sorte de tunnel... enfin, je n’en voyais pas vraiment les parois mais je sais que c’était comme un long tunnel. C’était sombre mais pas du tout effrayant. J’avais l’impression d’aller à toute vitesse vers un point très lumineux qui était tout au bout et qui grandissait au fur et à mesure que je m’en approchais. Je ne sais pas pourquoi mais j’étais en confiance, comme si je savais ce qu’il y avait à son extrémité... je savais que j’étais déjà venu là. Cela m’était curieusement familier. »...

La rencontre avec un être de lumière

Autre élément essentiel des récits d’EMI : la rencontre avec un «être de lumière». C’est ainsi que le nomment bon nombre de personnes. Les noms qu’on lui attribue sont multiples et sont le reflet des croyances individuelles : certaines personnes l’appellent « Dieu », d’autres l’associent à une figure emblématique comme le Christ, le Bouddha, le Prophète, un archange, etc. Quoi qu’il en soit, il est clair que toutes décrivent une seule et même réalité. Or, cette rencontre est un aspect déterminant des EMI car elle semble à l’origine des changements profonds qui surviennent chez les personnes ayant fait cette expérience.

« J’étais propulsé à vive allure dans ce tunnel et, à son extrémité, je me suis retrouvé dans une intense lumière. C’était très brillant mais pas du tout éblouissant. Et cette lumière était “quelqu’un”. Je savais que j’étais en présence d’une parfaite entité de lumière, débordant d’une compassion et d’un amour infini, un être de sagesse qui me voyait dans tout ce que j’étais. Cet être n’était qu’amour et il n’y avait rien d’autre que l’amour qui existait, comme si cela était la seule et unique texture de l’univers. »

«J’ai pris alors conscience d’une immense Lumière qui m’enveloppait complètement. Elle pénétrait mon âme, qui se trouvait comme dans un bain d’amour. Elle était extrêmement intense mais sans m’éblouir. C’était une présence avec une personnalité distincte. Elle était paisible, et d’elle émanaient amour et pardon. Je ressentais auprès d’elle un sentiment de complète sécurité, comme jamais je ne l’ai ressenti. C’était la perfection. Tout était là, dans cette Lumière... »

« Il en émanait un amour qui surpasse celui que peut donner un parent, un conjoint ou un enfant. C’était mille fois plus grand, mille fois plus beau et plus profond ; c’était la combinaison de toutes les formes d’amour qui peuvent exister. J’aurais pu rester en sa présence jusqu’à la fin des temps... »

La revue de vie

La rencontre avec l'être de lumière mène à ce qui semble être un autre aspect essentiel de l'expérience de mort imminente : la revue de vie.

« En un instant, j’ai vu ma vie se dérouler devant mes yeux! C’était comme un film mais en 3D. C’était tellement intense, tellement réel ! Ça remontait en arrière : des événements les plus récents jusqu’aux plus anciens, quand j’étais bébé. »

« L’être de lumière s’est estompé et j’ai aussitôt vu défiler toute ma vie, comme s’il souhaitait me montrer ce que j’avais fait de mon existence. Cela me semblait très intentionnel de sa part, pour que je comprenne et que j’apprenne. Je revoyais les situations les plus importantes de ma vie, elles étaient intactes et je les revivais avec toutes les pensées et toutes les émotions que j’avais ressenties à ce moment-là. Je revoyais le meilleur et le pire de moi-même... J’ai compris que rien - absolument rien - n’est oublié : tout est inscrit quelque part dans l’univers et j’en faisais à nouveau l’expérience dans ses moindres détails. »

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livre de Christophe Fauré - Cette vie et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort.

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vendredi 30 décembre 2022

Univers qui bouge avec nous

 Tout est changement. Comme les pas hésitants de l'enfant qui apprend à marcher, le but est la recherche d'un équilibre pour découvrir le monde. A travers le yinyang, c'est un espace intérieur qui s'ouvre, peuplé d'animaux qui nous entraînent dans de multiples directions...

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samedi 3 décembre 2022

Enfant vivant.

 

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Seul le coeur aimant et franc de l'enfance
Peut contempler toute la beauté du monde
Dans l'éclosion d'une fleur
Ou au lever du soleil.
Seuls les jours fragiles et neufs de nos enfances
Peuvent s'ouvrir à toutes les sagesses du monde
Et en partager les trésors.
C'est l'enfant toujours vivant en nous qui nous sauve.
Federico Jôkô Procopio
Le zen





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"L'univers d'un enfant est original, nouveau et magnifique, riche en merveilles et en enthousiasme. Pour la plupart d'entre nous, c'est notre malheur que cette lucidité, cette aspiration authentique, vers ce qui est beau et sublime, soient affaiblies ou même soient perdues avant même que nous ayons atteint l'âge adulte. Si j'avais la moindre influence sur la bonne fée qui est supposée présider au baptême de tous les enfants, je lui demanderais d'offrir à tout nouveau-né, à son entrée dans le monde, un sens de l'émerveillement si indestructible qu'il persisterait toute la vie, tel un antidote infaillible contre l'ennui et le désenchantement des dernières années, les préoccupations stériles face à des choses factices, l'aliénation des sources de notre force."
Rachel Carson
Le sens de la merveille
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dimanche 3 avril 2022

Le "je" du corps

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 «Le "je" dans les premiers stades de son déve­loppement implique seulement celui qui réside dans le corps. Tout le monde considère le corps comme une entité séparée, et cela seul produit des conflits. Si l'on pouvait penser en termes de "nous", il n'y aurait pas de conflit venant de "mien" et "tien". C'est pourquoi la première chose que l'on enseigne à un petit enfant lorsqu'il arrive à la maison de son guru est la suivante : "Tu n'es pas une entité isolée. Tu ne peux pas vivre seul ; ce n'est qu'en vivant ensemble avec tous les autres qu'on trouve force et joie."

Maintenant ce sens du "moi, ensemble avec les autres", ce sens du "nous" doit se développer et prendre la place du petit "moi". Pas "moi", mais "nous", de façon que l'intellect de chacun puisse apprendre à observer et à comprendre ce "nous" ; de façon à ce que chacun apprenne à développer en lui-même le sentiment, non de "son" propre intérêt mais de "notre" intérêt, que c'est dans "notre" intérêt que réside "mon" propre intérêt. C'est cela en vérité la signification de la Gâyatrî, c'est de s'extraire des liens de l'intérêt personnel mesquin et de s'immerger dans la vastitude (expanse) du "nous". Ce "nous" qui englobe tout et contient l'univers entier.»

Swami Prajnanpad

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jeudi 3 février 2022

Quatre regards

 

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Nous vivons sur la même terre, sous le même ciel, mais nous vivons dans des regards différents et chacun de ces regards, de ces « points de vue », constituent des mondes et des consciences qui parfois s’affrontent.

Changer le monde, c’est changer de regard ; pour rencontrer le monde de l’autre, il faut entrer dans son regard ou partager celui qui nous est propre.

On peut distinguer quatre grands types de regards ou de visions du monde.

1 - Un regard « physique », sensoriel, observateur, scientifique, qui, lorsqu’il y a consensus quant aux modes de perception, peut aboutir à ce qu’on appelle un monde « objectif ».

2 - Un regard réflexif, analytique, qui interroge et analyse les données reçues par les différents modes de perception sensoriels ou techniques ; ce regard peut aboutir à ce qu’on appelle le monde rationnel où le philosophe trouve sa place aux côtés du scientifique.

Le monde perçu, analysé, rationalisé et objectivé est considéré par un certain consensus contemporain comme étant le seul monde réel.

Mais il existe pourtant d’autres regards et appréhensions du monde, qu’on ne peut pas oublier ou négliger :

3 - Un regard affectif ou inter-relationnel où le monde n’apparaît pas seulement comme objet, mais comme présence ; présence vivante avec laquelle nous pouvons établir une relation affective, fraternelle et amicale.
Tel sera le regard de François, de Rumi et des saints de toutes les grandes traditions spirituelles de l’humanité.

La terre, l’univers ne se donnent pas seulement à connaître à l’œil des sens et à l’œil de la raison, mais aussi à l’œil du cœur, et c’est le cœur qui en découvrira l’harmonie, le sens et la beauté. Le regard de la philocalie, qui remercie et célèbre le Réel sous toutes les formes, ne détruit pas le regard de la science et de la philosophie, il les accomplit.

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4 - Il y a encore un autre regard, regard silencieux, contemplatif, l’œil de l’intuition, qui pressent l’unité d’une Conscience qui se manifeste dans la diversité des mondes perçus, analysés, objectivés, célébrés : la Conscience même qui rend tous nos regards capables de vision. Le champ de lumière toujours invisible qui ne fait qu’un avec tout ce qui est vu et qui rend possible tous nos points de objectivés, célébrés : la Conscience même qui rend tous nos regards capables de vision. Le champ de lumière toujours invisible qui ne fait qu’un avec tout ce qui est vu et qui rend possible tous nos points de vue (objectif et subjectif), c’est-à-dire toutes nos créations, imaginations, conceptualisations, représentations du monde.

À ces « quatre yeux », ces quatre regards, il faudrait ajouter un cinquième qui serait l’œil de la synthèse, celui qui intègre les quatre grands regards que nous avons évoqués. On pourrait ainsi l’appeler l’œil du Réel, car c’est le Réel qui se connaît lui-même, à travers ces différents modes de perception, de réflexion, d’affection et d’intuition.

Ces quatre regards posés sur le monde vont entraîner quatre formes d’écologie, quatre façons de gérer et de soigner notre environnement considéré comme notre maison ou comme notre corps élargi. On le sait, l’étymologie « oiko », d’écologie, renvoie à la « maison » à notre façon d’habiter la terre.

Extrait de "Vers une écologie intégrale" de Jean-Yves Leloup
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mercredi 19 janvier 2022

Amour de lune ou d'univers

 

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Une légende raconte que le soleil et la lune étaient amoureux.
Mais cet amour était impossible car la lune naissait, et le soleil s'endormait.
Alors, dieu dans son infini bonté à créé l'éclipse pour prouver
qu'il n'existe aucun amour impossible dans ce monde.


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