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vendredi 31 janvier 2025

Sciences extrêmes

 

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" Les sciences ont deux extrémités qui se touchent : la première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L'autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu'ils ne savent rien, et se rencontrent dans cette même ignorance d'où ils étaient partis. 

Mais c'est une ignorance savante qui se connaît. Ceux d'entre eux qui sont sortis de l'ignorance naturelle, et n'ont pu arriver à l'autre, ont quelque teinture de cette science suffisante et font les entendus. Ceux-là troublent le monde et jugent plus mal de tout que les autres."


Source :
Maurice Zundel
L'homme passe l'homme.

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mercredi 20 septembre 2023

A toute vitesse dans l'immobilité de l'absolu...

 Vous pouvez au moins regarder le début pour voir qu'il n'y a pas besoin de bouger car nous voyageons déjà à une vitesse incroyable. Et en voyant cela, je pense que l'importance de la présence de l'homme devient relative.  Par contre, nous pouvons admirer le simple fait de vivre dans ce mystère planétaire, solaire et galactique...


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mardi 25 juillet 2023

Cette vie... et au-delà (1)

 

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J'ai lu pendant ma semaine de retraite (où j'ai pu être plus conscient de la conscience) le livre de Christophe Fauré - Cette vie et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort (sortie Novembre 2022). Voici une série d'extraits qui sera ma série de l'été...

...Tel est le déroulé complet d’une EMI. Toutes les personnes ne vivent pas cette expérience dans sa totalité. Comme le souligne le Dr Chris Roe, professeur de psychologie à l’université de Northampton (Royaume-Uni), « chaque NDE est unique et peut inclure n’importe quelle combinaison de phases. Les phases peuvent se produire dans n’importe quel ordre. Aucune caractéristique n’est commune à toutes les EMI ». Certaines personnes, par exemple, ne passent que par le stade de sortie du corps, quand d’autres ne perçoivent que des proches décédés et réintègrent leur corps, sans traverser les autres étapes. Il semblerait que plus l’expérience est complète, plus les changements ultérieurs chez la personne sont profonds. Ainsi, l’impact sera moindre sur celle qui n’a connu qu’une sortie du corps - elle sera sujette à moins de transformations intérieures sur le long cours - que sur celle qui a vécu la totalité du processus.

Revenons en détail sur chaque élément caractéristique de l’EMI.

La sortie du corps — out-of-body expérience (OBE)

Elle survient le plus souvent dans une situation où la personne est en danger : un accident entraînant une défaillance cardiaque, un infarctus, un incident au cours d’une intervention chirurgicale... La personne prend soudain conscience qu’elle n’est plus dans son corps physique, alors qu’elle le perçoit sur le sol ou sur la table d’opération. Elle est parfaitement consciente de la situation. Ses sens sont extrêmement vifs, aiguisés, sans aucune confusion. Elle voit son corps apparemment sans vie et n’en éprouve pas de frayeur particulière. Durant une telle expérience, certaines personnes affirment même avoir éprouvé un certain détachement, un certain désintérêt à son égard.

« La première chose dont je me souviens, c’était que j’étais sorti de mon corps. Comme si je flottais au-dessus de lui. Il y avait beaucoup de monde autour qui essayait de le réanimer mais je me sentais très détaché par rapport à lui. C’était comme si je regardais un vieux vêtement que j’avais mis autrefois mais dont je n’avais plus l’utilité. Je me sentais plus vivant que jamais. Sans douleur, sans besoin d’aucune sorte. J’étais juste “là”, présent dans cette paix qui m’enveloppait. C’est là que j’ai compris que nous ne sommes pas notre corps ! »

«Je me suis soudain retrouvée à environ deux mètres au-dessus de mon corps. Je ne l'ai pas immédiatement reconnu. L’équipe médicale s’agitait sur lui. Et puis d’un seul coup, j’ai su que c’était moi... ou plutôt que c’était mon corps parce que “moi”, je n’étais plus dans ce corps ! »

La personne se rend progressivement compte que les gens qui se trouvent autour d’elle ne l’entendent pas, ne la voient pas, alors même qu’elle essaie de communiquer avec eux. Elle capte parfois leurs pensées. Si elle se trouve dans un environnement hospitalier, elle voit les tentatives de réanimation des médecins pour faire repartir son cœur. En tant que témoin direct de cette scène, elle sera par la suite en mesure de décrire avec une grande précision ces procédures, même si elle était inconsciente à ce moment-là, en arrêt cardiaque, les paupières souvent closes - voire fermées avec des compresses et du sparadrap - et sans activité cérébrale lui permettant d’enregistrer la moindre information sensorielle.

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samedi 24 juin 2023

Les fleurs nous écoute

 Le Glossophage de Pallas est une espèce de chauve-souris cubaine qui survole les fleurs. Elles se régalent de leur nectar, qu'elles viennent pomper avec leurs langues à toute vitesse, sans même se poser. 

Certaines fleurs sont capables d'appeler les chauves-souris : les chercheurs ont découvert qu'une fleur de vigne avait adapté la forme de sa feuille de manière à ce qu'elle puisse renvoyer les ultra-sons à l'oreille de la chauve-souris pour indiquer sa présence. Grâce aux appels de la feuille de vigne, la chauve-souris peut en visiter deux fois plus en une nuit et la plante gagne un pollinisateur efficace... Un bel exemple de synergie.

Quelle partie de la fleur lui permet d'écouter ?

Une étude a fait le buzz dans la communauté scientifique récemment : une équipe israélienne a mis au jour un autre système de collaboration. Les chercheurs ont diffusé les bourdonnements d'abeilles mellifères dix centimètres au-dessus d'une centaine d'onagres, une herbacée aux petites fleurs jaunes. Résultat : la production de nectar a explosé et en à peine trois minutes, la concentration en sucre des plantes a augmenté de 20%. Cette technique permet à la fleur d'attirer d'autres insectes pour peu qu'elle en ait entendu un seul, et ainsi disséminer efficacement son pollen.

L’équipe a reproduit l'expérience en enlevant un ou plusieurs pétales : la fleur ne réagissait plus au bourdonnement. Les pétales des fleurs feraient donc office d'oreilles. C'est sûrement pour cette raison que de nombreuses fleurs ont une allure d'antenne parabolique, idéale pour recevoir et amplifier les ondes sonores... même si pour l'instant ce phénomène n'a été identifiée que chez une seule espèce.

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S'agit-il vraiment d' "oreilles" ?

N'allons pas trop loin dans l'anthropomorphisme - on parle d'"oreille", mais les plantes n'ont pas d'oreilles comparables à celles des animaux. Elles possèdent plutôt des détecteurs de vibrations qui sont répartis dans toutes les cellules de l'organisme - et même dans les racines, comme on l'a vu avec le maïs. 

La discipline de la phytoacoustique est aujourd'hui en plein essor. Les chercheurs doivent à présent comprendre les processus moléculaires ou mécaniques à l'origine de ces écoutes et traitements du son. Certains scientifiques pensent que les plantes pourraient également être affectées par les bruits que nous émettons. 

En attendant, il y en a une qui n'a pas l'air de s'en plaindre : Desmodiym Gyrans, la plante qui danse.  On a encore du mal à savoir pourquoi mais les sons déclenchent chez elle des mouvements rapides de ses feuilles, et en rythme s'il vous plait. 

source : radio France et les 4 saisons

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mardi 6 juin 2023

Entretien avec Hubert Reeves par Gilles Farcet


Poétique de l’astrophysique - 

(je continue à poster de précieux entretiens, parfois très anciens dans le temps comme celui-ci - voir la photo  !)

 Si Hubert Reeves ressemble aux astronomes barbus des bandes dessinées, son discours n’a rien de caricatural : ses propos séduisent par leur prudence, leur mesure et leur rare éloquence. A l’heure où science et conscience aspirent à se réconcilier, la démarche d’Hubert Reeves s’impose d’elle-même.

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Gilles Farcet : Comme probablement la plupart de vos lecteurs, je ne possède que peu de connaissances scientifiques, et pourtant vos livres me fascinent. Leur succès ne proviendrait-il pas, entre autres, de notre désir de renouer avec le monde ?

Hubert Reeves : Oui, absolument. Il y a chez les êtres humains un besoin d’unité, un besoin d’appartenance qui est à l’origine de toutes les religions. Dans toutes les civilisations, on constate l’existence d’un certain système religieux. On pourrait, je crois, définir l’homme comme un « animal religieux ». Au XIXème siècle, un certain discours scientifique, le discours positiviste, a prétendu que les phénomènes religieux étaient des phénomènes d’infantilisme. Vous connaissez la fameuse pyramide d’Auguste Comte qui distingue l’âge de la religion (l’enfance), l’âge de la philosophie (l’adolescence) et l’âge adulte qui est celui de la science. Il fallait donc, comme on sort de l’enfance, sortir de l’optique religieuse, relationnelle, pour s’en tenir à une connaissance purement factuelle et nier ce que l’on appelait autrefois « l’ancienne alliance ». Cela n’a pas marché. Il est évident que la religion n’est pas morte. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le renouveau religieux partout dans le monde ; renouveau qui se manifeste par les sectes, l’ésotérisme, le retour à l’Orient… Cette réaction vient, je crois, du fait que l’être humain avait l’impression que la science ne lui parlait plus de lui et de l’univers, sinon d’une manière tout à fait impersonnelle. Or, ce que la science moderne redécouvre et que j’ai essayé d’exprimer dans mes livres, c’est qu’elle nous parle aussi de nous : elle nous raconte notre histoire. La réalité, que l’on croyait éternelle, est en fait en changement et le scientifique se retrouve donc historien. C’est ce qui est arrivé aux biologistes qui ont découvert l’évolution : le chercheur s’aperçoit que c’est sa propre histoire qu’il est en train de découvrir. Il existe donc un discours scientifique qui redonne à l’homme sa place dans l’univers. On pourrait appeler cela une nouvelle astrologie : l’astronomie relie à nouveau l’homme aux étoiles, non pas en lui disant qu’elles déterminent sa vie mais en lui montrant que c’est à cause d’elles qu’il est apparu. L’homme descend des étoiles. C’est en ce sens que la science nous parle de nous. Je crois que c’est en partie cela qui a fait le succès non seulement de mes livres mais de beaucoup d’autres ouvrages, comme ceux de Carl Sagan. Je pense – c’est en tout cas ce que me disent mes lecteurs – que ce succès provient également du fait que je m’efforce de ne pas dissocier deux visions différentes de la réalité, la vision poétique et la vision scientifique. J’ai voulu montrer que ces deux regards ne sont pas incompatibles mais au contraire s’associent et qu’il est même très agréable de les associer ; on peut être rêveur, contemplatif, et ce sont là des dimensions importantes de l’être humain, tout en demeurant critique et scientifique, ce qui n’est pas moins important. L’intelligence y trouve son compte, mais aussi la sensibilité. Enfin, les gens me disent souvent qu’en lisant mes livres, ils se sentent intelligents, capables d’accéder à des domaines qu’ils pensaient ne jamais pouvoir aborder. Et cela fait en même temps le procès de l’éducation : il est curieux que l’éducation ait pour résultat que la grande majorité des gens ne se sentent pas intelligents… Un grand nombre de gens se jugent incapables de comprendre la physique et la chimie, après des années et des années passées au collège. Il y avait là un manque, et brusquement , ces mêmes personnes redécouvrent leurs capacités intellectuelles.

Gilles Farcet : Je voudrais revenir sur l’aspect poétique de vos livres. Certaines des expressions scientifiques que vous employez sont en effet très poétiques : vous parlez de « grand ailleurs », de « hasard bridé », de la « transparence de l’univers »… Le charme de vos livres n’opère-t-il pas particulièrement lorsque le lecteur non initié, comme moi, cesse de comprendre sur le plan du signifié et se laisse mettre en orbite par les mots, porter par le signifiant ?

Hubert Reeves : Je ne serais pas tout à fait d’accord avec vous pour dire qu’il ne comprend plus, car il y a une compréhension qui vient de l’image des mots elle-même. Si la poésie est inutile sur le plan analytique, elle se révèle par contre extrêmement utile sur le plan synthétique ; le choc des images peut être très efficace pour donner une image d’ensemble d’une réalité, même scientifique. Par exemple, j’ai longtemps cherché le titre de Patience dans l’azur. Je trouvais des choses comme L’évolution cosmique, L’histoire de l’univers… Et je me disait : « Non, ça ne rend pas tout ce qui est contenu dans un tel sujet ». Il fallait un titre synthétique, contenant de multiples résonances ; je voulais quelque chose qui parle du temps, du ciel, qui décrive une sorte de gestation, de croissance, etc. Et lorsque je me suis souvenu de ces vers de Valéry, ils m’ont paru beaucoup plus efficaces pour une compréhension d’ensemble que n’importe quel autre titre.

Gilles Farcet : Dans vos livres, vous montrez que la science frôle souvent les limites du langage et de la logique. Longtemps déifiée, la science apparaît alors dans sa fragilité…

Hubert Reeves : Oui, la science n’épuise pas la réalité ; elle n’est qu’un regard sur la réalité, lequel se situe à l’intérieur de certaines limites qu’il ne peut, par définition, dépasser. De nombreux scientifiques pensent encore qu’un jour la science expliquera tout. Cependant, même si vous arrivez à comprendre ce qui se passe dans votre tête en termes de réactions chimiques lorsque vous écoutez les quatuors de Beethoven, vous n’en avez pas pour autant expliqué le phénomène.

Gilles Farcet : Ne craignez-vous pas de voir votre livre accommodé à toutes les sauces ? Des gens pourraient utiliser certains de vos propos, se prévaloir de la caution scientifique de vos livres pour tenter de justifier les théories les plus fumeuses…

Hubert Reeves : Je prends les gens pour des grandes personnes et je n’essaie pas de les ménager. Le mieux que je puisse faire, c’est de leur dire les choses telles que je les vois. Ils en feront ce qu’ils voudront. En fait, Patience dans l’azur a été utilisé par des gens totalement différents. Les lecteurs ont tendance à trouver dans un livre ce qu’ils désirent y lire. Un jour, j’ai reçu une critique d’un groupe maoïste : ils trouvaient le livre fabuleux, y voyaient presque l’ouvrage qui fondait l’idéologie communiste et ils ajoutaient : « le seul tort de l’auteur, c’est de ne pas avoir cité Lénine » ! Évidemment, je reçois des lettres de quantité de curés, d’hindous, qui me disent que « cela prouve le christianisme » ou que « cela prouve le shivaïsme », etc. Tout cela m’est égal. Mais il y a par contre des choses que je refuse. Par exemple, il existe une ligue pour la défense de l’athéisme, du genre de celles qui fleurissaient au XIXème siècle. Ils se baladent en brandissant de grandes pancartes et organisent des expositions à la gloire de l’athéisme. Ils m’ont demandé la permission de citer des pages entières de Patience dans l’azur qu’ils considéraient comme un excellent plaidoyer en faveur de l’athéisme ! Je leur ai dit : « Non, je ne suis pas d’accord, car vous voudriez utiliser mon livre à des fins idéologiques et bien que je ne sois personnellement pas croyant, au sens traditionnel du terme, je respecte les croyances des autres et n’ai aucune raison de m’inscrire dans un tel courant, si virulent, si passionnel. »

Gilles Farcet : A propos de religion, Fritjof Capra a écrit Le Tao de la physique, un best-seller où il établit des parallèles entre certaines écritures orientales et les découvertes de la science contemporaine. Vous-même citez à plusieurs reprises quelques textes bouddhistes ou hindouistes. Croyez-vous comme Capra et certains de vos collègues que la science redécouvre actuellement des données autrefois perçues intuitivement et exprimées par les auteurs des Upanishads ou du Tao Tö King ?

Hubert Reeves : Sur ce point, je suis assez méfiant. Je prends beaucoup de distance par rapport à Capra ou à d’autres physiciens qui se situent dans ce courant, car je vois là une confusion dangereuse. A chacun sa religion, mais il me paraît excessif de considérer tout cela fondé sur la science. Pour moi, Les Upanishads, comme les traités de zen ou la Bible, ne sont pas des livres de science mais des ouvrages de sagesse. Ils n’ont pas été composés pour nous apprendre comment les choses se sont passées mais pour nous aider à vivre. Contrairement à ce qu’affirme la Bible, nous savons que le monde n’est pas né en sept jours ; mais cela n’a pas grande importance et les valeurs du christianisme ne s’en trouvent pas diminuées. L’erreur consiste à prendre ces textes pour des traités scientifiques. Capra a perçu avec raison l’existence d’une certaine sensibilité commune à la physique moderne et à la pensée orientale. Il n’est d’ailleurs pas le premier à le faire : Heisenberg, Niels Bohr, Oppenheimer ont remarqué cela avant lui. Mais Capra s’aventure plus loin en optant pour la sagesse orientale contre le cartésianisme occidental. Or, chaque civilisation me paraît avoir apporté des choses valables et aucune ne détient le monopole de la vérité ou de la sensibilité adapté à la réalité. Certains aspects de la physique sont effectivement proches de la vision orientale. D’autres, par contre, sont tout à fait occidentaux et rejoignent la pensée cartésienne ainsi que la pensée platonicienne qui demeurent très importantes pour ce que nous appelons la physique à notre échelle. J’éprouve donc une certaine sympathie à l’égard de ces points de vue, mais je trouve que Capra va trop loin et préfère m’en tenir aux propos de Heisenberg, Bohr ou Oppenheimer.

Gilles Farcet : Contrairement à Jacques Monod, vous attribuez à la nature un certain dessein, une certaine intelligence, tout en prenant soin de préciser que nous entrons là dans le domaine de l’interprétation, laquelle varie suivant le tempérament, la sensibilité…

Hubert Reeves : Tout le monde se pose effectivement cette question de l’intention dans la nature, mais les réponses apportées ne peuvent être que personnelles dans la mesure où deux personnes confrontées aux mêmes faits parviendront à des conclusions totalement différentes. Si vous possédez une sensibilité de type lyrique, poétique, mystique ou religieuse, vous serez porté à lire derrière tout cela une certaine intention et vous aurez raison de le faire : il s’agit de votre interprétation, en accord avec votre sensibilité. Mais cela ne vous autorise pas à ériger un bûcher afin de brûler votre collègue qui ne pense pas comme vous, car se serait retomber dans ce vieux dualisme du « vrai » et du « faux »… Cette notion de la « Vérité » constitue un défaut largement occidental et fait bien rire les Orientaux, surtout les adeptes du zen pour lesquels il s’agit d’une illusion. L’Église y est d’ailleurs pour beaucoup car la tradition scolastique a entretenu ce dualisme du « vrai » et du « faux » et les scientifiques n'ont fait qu’adopter cet héritage. Aujourd’hui, il arrive que des savants prennent en quelque sorte la place des scolastiques et jettent l’anathème sur tel ou tel… N’oublions pas que l’interprétation reste toujours personnelle.

Gilles Farcet : A la fin de Poussières d’étoiles, vous écrivez que le subjectif est bien plus important que l’objectif. Croyez-vous que l’intuition joue un grand rôle dans la carrière d’un physicien ?

Hubert Reeves : Absolument. Dans la recherche scientifique, l’intuition est fondamentale. La science se fait surtout avec des « flashes ». A un moment donné, on a une intuition, on comprend quelque chose. Après coup, on essaie de vérifier son intuition. C’est là qu’interviennent les tests, le laboratoire, mais on procède rarement de manière déductive. Au contraire, face à un problème, on se trouve complètement coincé, sans la moindre idée de la réponse et on essaie n’importe quoi. C’est exactement l’art d’Einstein qui s’y entendait à merveille pour mettre en question les choses à première vue les plus fondées, les plus logiques. Il faut beaucoup tâtonner, viser à l’aveuglette… L’intuition me paraît essentielle pour le progrès de la science, mais il ne suffit évidemment pas d’avoir des idées. Encore faut-il les soumettre aux tests…


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jeudi 19 janvier 2023

Bonheur et liberté

 

Matthieu Ricard aborde ces 2 thèmes.

Vivre la simplicité heureuse...

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source : Femmes actuelles


vendredi 21 octobre 2022

Bâillements

 

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Souvent après un shiatsu, il y a des bâillements. La zone cérébrale impliquée n'est toujours pas identifiée.

L'un des effets à noter du bâillement est qu'il relaxe. Ce comportement réflexe agirait comme un stimulateur permettant de se reconnecter à notre environnement. (Source : science et avenir )

Je vous conseille d'entrebâiller la porte de la détente en ouvrant la bouche. Vous pouvez même en profiter pour étirer la langue...

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mardi 13 septembre 2022

mercredi 15 décembre 2021

vendredi 10 septembre 2021

Arbre qui chemine...

 

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Le palmier baladeur ! Jai du mal à y croire...Le palmier « Socratia Exorhiza » est unique car il se déplace d'un endroit à un autre jusqu'à atteindre des endroits plus ensoleillés.


Son mode de cheminement est que de nouvelles racines poussent au premier plan, et les anciennes meurent et ainsi de suite.
La distance parcourue en un an peut être de 20 mètres.
On le trouve au Nicaragua, au Costa Rica et au Panama.






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mardi 6 juillet 2021

Vibration qui nous unit

 Memnon Uzan - Mathematics of Vibration

Quand le son prend forme...


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dimanche 6 juin 2021

Les microbes sont nos amis...

 

Voici deux extraits du documentaire, diffusé sur Arte, concernant notre microbiote.

Je pense de plus en plus que le milieu extérieur est un miroir de notre milieu intérieur. La déforestation et la destruction de la nature sont en fait les images de la déforestation et de la destruction du microbiote.

Je n'ai pas retenu la partie sur les effets de la césarienne pratiquée de plus en plus dans certains pays et vous ai mis les parties sur les antibiotiques et l'alimentation

C'est à voir !




Si vous souhaitez voir le document en entier, 
vous pouvez utiliser le lien en commentaire pour le charger...

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samedi 5 juin 2021

Même longueur d'onde


Tout ne serait que vibration, fréquences et résonnances ?


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samedi 29 mai 2021

Violence et cerveau

 

Que se passe-t-il dans notre cerveau lorsque nous explosons de colère ?

[Interview] Se mettre en rage, voir rouge, péter les plombs : ces phénomènes physiques que nous connaissons tous prennent naissance dans notre cerveau. Plongée dans ces circuits neuronaux bien mystérieux avec le neuroscientifique américain Douglas Fields.

Un jour, alors qu’il se trouvait à Barcelone, en Espagne, Douglas Fields a fait lui-même l’expérience d’un déchaînement de colère. Ce matin-là, accompagné de sa fille alors âgée de 17 ans, ce neuroscientifique est victime d’une tentative de vol en pleine rue. Il surprend le pickpocket et le plaque aussitôt au sol avec rage avant de récupérer son portefeuille. Comme en pilotage automatique. D’où lui venait cette violence inouïe ? Pour répondre à cette question, il a écrit un livre, Why we snap ? (non traduit en français), dans lequel il décrypte les mécanismes cérébraux inconscients qui nous font voir rouge.

Pouvez-vous décrire ce qui se passe dans le cerveau d’une personne qui a un accès de violence ?

Casser une assiette sous l’effet de la colère ou briser un club de golf après avoir raté un coup sont des actions violentes impulsives et soudaines qui dépassent notre volonté consciente. Nous avons tous cette capacité inscrite dans notre cerveau. Celle-ci est nécessaire à notre survie d’un point de vue biologique.

En tant qu’espèce, nous devons nous protéger, sécuriser nos familles et nos ressources dans la perspective de la lutte pour la survie dans la nature, là où le cerveau humain a évolué. Des études récentes ont identifié les circuits cérébraux spécifiques qui sont responsables du comportement violent.

Le centre de ces circuits se trouve au plus profond de notre cerveau, dans une région où les comportements automatiques et essentiels à la vie sont contrôlés, comme l’alimentation et la sexualité. Cette partie du cerveau (l’hypothalamus) échappe à notre conscience qui est, elle, générée dans la couche externe du cerveau, le cortex cérébral.

Problème : notre cerveau conscient est beaucoup trop lent pour répondre rapidement et de manière efficace à une menace soudaine. Nous disposons donc de ce mécanisme très rapide et inconscient qui permet de déclencher une agression en réponse à une menace. Lorsqu’une personne craque soudainement et avec violence, ce sont ces circuits neuronaux conçus dans un but défensif qui s’activent, mais souvent de manière inappropriée.

Vous écrivez que la conduite automobile est un moment particulièrement sensible. Pourquoi ?

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Nous ne pétons les plombs que dans certaines situations bien précises liées à notre survie. J’ai identifié neuf déclencheurs des comportements violents, que j’ai nommés les « lifemorts ». L pour life (« vie ») lorsque notre vie est menacée ; I pour insult (« insultes ») lorsque notre honneur est touché ; F pour family (« famille ») lorsque nos proches sont en danger ; E pour environment, lorsque notre territoire est envahi ; M pour mate (« conjoint ») lorsque nous risquons de perdre notre partenaire ; O pour organization, quand l’ordre de la société est remis en question ; R pour resources, lorsque nos besoins fondamentaux ne sont plus comblés ; T pour tribe (« tribu »), quand une menace pèse sur notre groupe et S pour stopped, lorsque nous nous sentons piégés physiquement.

Or la conduite peut déclencher les neuf Lifemorts ! Par exemple, quand une voiture vous fait une queue de poisson et envahit votre voie (E). Ou encore lorsque l’ordre de la société est remis en question par le conducteur à côté qui ne respecte pas le code de la route (O). Quand nous sommes bloqués pendant des heures dans un embouteillage (S)…

Attention, ces circuits neuronaux nous sont très utiles : nous en avons vraiment besoin. Ce sont d’ailleurs les mêmes circuits qui sont responsables de l’héroïsme désintéressé, comme lorsqu’une personne vient en aide à une autre menacée, au risque de perdre elle-même la vie.

Il peut donc se passer la même chose dans le cerveau d’un meurtrier et dans celui d’un héros… Pourquoi certains arrivent-ils alors à se contrôler quand d’autres sont débordés par leur agressivité ?

Cela dépend d’abord du contexte et de la situation. En période de stress chronique, le seuil d’activation des déclencheurs de l’agression s’abaisse. Et c’est logique ! Le système de détection et de réponse aux menaces du cerveau se trouve alors en état d’alerte.

Le stress chronique est ainsi le principal facteur de risque de violence. On peut donc tenter de prévenir ces accès de colère. Dire à quelqu’un qui est très stressé ou qui voit rouge de se calmer est rarement efficace… Le mieux est de commencer par prendre conscience que nous sommes plus susceptibles de nous emporter violemment lorsque nous sommes soumis à un stress chronique.

Il faut donc prendre des précautions supplémentaires. Le fait d’arriver en retard au travail, par exemple, augmente le stress et la probabilité de faire une crise de rage au volant. Mais on peut éviter d’être en retard au bureau en s’organisant mieux ! D’autres stress, en revanche, échappent à notre contrôle : les difficultés financières, la maladie, les problèmes relationnels. Lorsque nous vivons un grand stress, il est important d’être conscient que nous sommes davantage susceptibles de perdre le contrôle.

Pensez-vous que certaines personnes sont plus enclines à la violence que d’autres ?

Oui, les hommes d’abord : 95 % de tous les prisonniers violents sont des hommes. Dans de nombreuses espèces, les mâles sont agressifs. C’est vrai pour les primates et pour les humains.

Ensuite, certaines personnes sont plus prédisposées à la violence que d’autres. Le cortex préfrontal (situé derrière le front) contrôle les circuits de détection des menaces et d’agression du cerveau. Or, ce circuit peut très bien être altéré par des blessures, des maladies, des facteurs génétiques, des expériences vécues au début de la vie et des drogues.

La plupart des crimes violents impliquent d’ailleurs une toxicomanie. L’imagerie cérébrale montre un taux très élevé d’anomalies dans ces régions du cerveau chez les prisonniers violents par rapport aux prisonniers non violents ou au grand public. Il est aussi important de reconnaître que ce circuit de contrôle des impulsions et de l’agressivité n’est pas entièrement développé chez les adolescents.

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Ce fonctionnement cérébral n’est pas adapté à la société moderne…

Nous avons le même cerveau qu’il y a 100 000 ans, mais nous vivons dans un environnement totalement différent, pour lequel notre cerveau n’a pas été conçu ! La vie moderne, avec ses communications à grande vitesse, ses déplacements et sa promiscuité, augmente les risques de déclencher les circuits neuronaux de la violence de façon anarchique.

Le déclencheur T (tribu, groupe) de la violence en est un exemple. Il y a des milliers d’années, les humains connaissaient probablement chacun des membres de leur groupe. Une rencontre avec un groupe étranger constituait en soi une menace. Le déclencheur T est à l’origine de la violence dans les gangs, de la violence religieuse, raciale et du terrorisme. La communication instantanée via Internet, et les transports à grande vitesse augmentent les possibilités de rencontre entre des personnes différentes, donc les risques de violence.


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dimanche 27 septembre 2020

Conscience tragique.

"Le rêve est fascinant : il concerne tout le monde et on en sait si peu..." 

Et dans le cerveau, que se passe-t-il quand on dort?

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"Il ne faut pas voir le cerveau endormi comme au repos, encore moins éteint. Il travaille tout autant qu’à l’éveil : il garde les informations utiles et supprime les autres, fait des synthèses et des rapprochements entre des souvenirs identiques, les distribue dans le cortex pour qu’ils deviennent pérennes, fait de la régulation émotionnelle…
Il procède à un gros tri destiné à faire de la place et du sens pour le lendemain. Et pour cela, il a besoin de se mettre en veilleuse. Il ne conserve que la capacité à identifier s’il y a besoin de se réveiller ou non. Et tout cela, il l’accomplit de façon totalement différente de l’état de veille, ce qui permet un équilibre entre une pensée rationnelle et une pensée associative, émotionnelle. La nuit, les modes de raisonnement ne sont pas linéaires ou logiques - les contraires sont possibles. Cerveau éveillé, cerveau rêvant… Nous avons besoin des deux.
Ce monde qui n’accorde de la valeur qu’à la conscience, à la logique et pas du tout à l’inconscient, à la rêverie, c’est dramatique."

Perrine Ruby
Chercheuse en neurosciences
source : Sciences et avenir 2020


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mardi 14 juillet 2020

lundi 2 mars 2020

“Par la méditation, le monde devient ma famille” (1)

Comment prendre soin de nous, des autres et de la Terre ? En commençant par méditer pour cultiver notre bienveillance et réveiller notre sentiment de responsabilité. C’est la conviction du chercheur en psychologie Ilios Kotsou, à découvrir lors de la journée Méditation organisée par La Vie le 16 mai prochain au Grand Rex à Paris.

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Qu’est-ce que la méditation ?
Une science de l’attention, qui permet d’observer avec lucidité et bienveillance la mécanique de nos émotions pour les transformer en ressources. Personnellement, c’est par la question des émotions et des douleurs de la vie – notamment le décès de mes parents quand j’avais 16, puis 17 ans – que je suis revenu vers la méditation et que j’ai découvert la puissance de cette pleine attention. J’ai vu tellement de personnes, dont un ami proche qui s’est suicidé, se débattre dans des émotions compliquées et une vraie souffrance psychologique, que j’ai voulu comprendre, en observant ce qui se passait en moi et chez les autres, comment se reconnecter à nos ressources intérieures et dépasser nos difficultés à vivre.
Qu’est-ce qui vous a aidé dans ce parcours ?
Des lectures, d’abord, m’ont beaucoup éclairé, comme celle de Milton Erickson, fondateur de l’hypnose ericksonienne. Ce psychologue atteint de poliomyélite a mis ses souffrances et sa résilience au service des autres. Il rejoint le constat du bouddhisme quand il observe que, face aux automatismes négatifs qui entravent notre capacité à vivre, chacun possède au plus profond de lui un réservoir d’énergies personnelles pour modifier sa façon d’être. La méditation nous apprend à observer avec bienveillance les mécaniques émotionnelles dans lesquelles on s’enferme pour trouver une autre liberté. Des rencontres dans la tradition bouddhiste tibétaine, aussi, m’ont enseigné sur le fonctionnement de l’humain.
La méditation nous apprend à observer avec bienveillance les mécaniques émotionnelles dans lesquelles on s’enferme pour trouver une autre liberté. 
Tout jeune, vous aviez fréquenté une communauté au fonctionnement sectaire…
Oui, et je craignais, à cause de cette mauvaise expérience de jeunesse, tout ce qui est gourou et prise de pouvoir. J’étais donc un peu en recul avec la tradition spirituelle, et c’est la science qui m’a réconcilié de manière laïque, rassurante, avec la méditation et m’a permis d’habiter ces pratiques autrement. Les thérapies de pleine conscience, d’acceptation et d’engagement (ce qu’on appelle « la troisième vague » en psychologie comportementale) se caractérisent par un vrai pragmatisme de l’expérience tout en prenant en compte l’importance de la présence et de la compassion inhérentes aux traditions spirituelles. C’est une réconciliation rassurante entre les sciences objectives et les approches altruistes. Qu’on soit bouddhiste, chrétien ou athée, on peut se retrouver dans ce double besoin de faire vivre notre relation à la vie intérieure et de regarder l’autre avec compassion. Moi-même, je vois aujourd’hui en Bouddha la figure d’un médecin qui cherche à comprendre la cause de la souffrance et à y trouver remède.
Alors que beaucoup ont pris leurs distances avec la pratique religieuse, les sciences contemporaines semblent confirmer notre besoin de spirituel…
Oui ! Et ce qui est formidable, c’est que la recherche scientifique réhabilite l’expérience subjective et nous réconcilie avec la vie intérieure. Grâce à l’imagerie médicale, on peut voir quelqu’un méditer tout en enregistrant l’activité de son cerveau pour en constater les effets positifs. Il y a désormais un dialogue très fructueux entre les neurosciences et les sciences contemplatives, qui a rationalisé l’accès à la méditation et a encouragé toute une pédagogie pour mettre de la spiritualité dans le quotidien de nos vies.
Cet outil de bien-être peut-il nous rendre plus attentionné aux autres ?
Oui, car il existe des correspondances entre la bienveillance pour soi et la bienveillance pour autrui. Si je ne me juge pas, si je suis moins rigide et intolérant envers ce que je n’aime pas chez moi, je le serai aussi pour les autres. Méditer, ce n’est pas juste de l’attention, mais de « l’attention attentionnée ». Si la science s’est d’abord intéressée aux bénéfices de la méditation sur la santé, le stress, la dépression, elle se penche désormais sur sa dimension éthique. Des recherches montrent que les liens sociaux sont les premiers facteurs du bonheur. Les plus généreux, on le sait, sont les plus heureux !

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dimanche 5 janvier 2020

Le service des mages...

C’est la fête des Rois Mages …C’est beau la science!
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Justement l’histoire des Rois Mages est la rencontre de la Science , et pas n’importe laquelle : l’Astrophysique,  et de Celui qui allait « rompre le Temps » , comme on rompt le Pain, Jésus (avant et après Jésus-Christ , rupture du temps linéaire) . C’est la même réalité : rompre le Temps , rompre le Pain. Rompre le Pain signifiera une solidarité absolue : celle de la Communion . Rompre le temps linaire signifiera un renvoi au temps d’Éternité, celui de la Communion. D’où la fameuse galette des ROIS dans laquelle se cache le mystère du temps... 
Les anciens nous transmettent que le choix de Liberté consiste à se décider pour le Ciel ou l’enfer. La devise de l’enfer selon un grand nombre de cultures, c’est: « je ne servirai pas » , « ne comptez pas sur moi pour « servir » . L’enfer, ce n’est pas plus tard: c’est tout de suite, lorsqu’il y a « non service », ou plus souvent, impression qu’ « on ne sert à rien », «  que ça ne sert à rien ». Une sous devise de l’enfer c’est : « j’asservis : les autres sont « mes choses ». Une autre sous devise de l’enfer c’est : «  je m’asservis ». Enfin une ultime devise de l’enfer c’est : « je me sers ».  Or les sciences les plus avancées nous apprennent que si l’univers existe au moins tel que nous le percevons , c’est en raison des lois dites d’Associativité (Astrophysique ) ou  de Solidarités essentielles  (Botanique Jean-Marie PELT) . Tout est service dans l’Univers, monde des Rois mages. Le « non service »  : l’enfer,  est donc un non-lieu, un endroit qui n’a pas sa place, ni dans le Temps, ni dans l’Espace. Il s’exprime par le non partage,la possession,l’asservissement de soi et/ou de l’autre, l’inutilité,  le désespoir que ça ait servi à quelque chose…

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Le « Ciel » ce n’est pas plus tard, c’est tout de suite aussi , quand «  tout »  sert  le « tout est Grâce »  . 
Or avec Noël: l’incarnation de la Parole en Jésus-Dieu (Serviteur) , tout devient service, même le pire: le massacre des Innocents.  On retrouve ces notions en Sciences. Lorsque vous étiez un tout petit embryon , vos mains comportaient des palmes. Votre programme génétique a envoyé  aux cellules qui allaient faire vos doigts  le un message suivant : « Continuez à croître pour être au service de la vie »  et les cellules qui allaient faire vos doigts  ont continué à croître pour faire vos doigts. Tandis votre programme génétique a envoyé un message aux cellules qui faisaient les palmes: «  Acceptez de mourir pour être au service de la vie »  et les cellules qui faisaient les palmes ont accepté de disparaître pour être au service de vos mains. Les mains sont le même "méridien" que le cœur (pour être simple!). Cet exemple , parmi mille et mille autres, montre que l’enfer : le non service, n’est même pas la mort , c’est inclassable , c’est pourquoi ça dépasse le petit être humain.C’est pour cela que ça renvoie à Dieu Lui-même comme Lieu de Mystère.  
Les Rois Mages règnent sur des domaines conduits par l’Étoile... Les constellations… Ils règnent en Serviteurs de la Révélation. Ils sont également les Serviteurs de l’exil vers l’Égypte… sans même le savoir… et même en « Serviteurs »  du pire: le massacre ordonné par Hérode!! Bientôt Jésus, dont le nom veut dire «  Dieu sauve » , permettra que les pires horreurs finissent « au service », finissent par trouver un sens pour ceux et celles qui Le vivent comme Sauveur… car, « solidarités essentielles : «  Nos larmes coulent sur les joues de Dieu »

Prière de Ravensbruck

"Seigneur, ne te souviens pas seulement des hommes et des femmes de bonne volonté mais aussi de ceux qui n'en furent pas. Ne te souviens pas seulement des souffrances qu'ils nous ont fait subir mais aussi des fruits que nous avons portés grâce à ces souffrances : notre amitié, notre loyauté, notre  humilité. Souviens-toi du courage, de la générosité, de la grandeur d'âme qui ont jailli de tout cela. Et quand viendra pour eux l'heure du jugement, permet que tous ces fruits que nous avons portés leur soient comptés en pardon."

Extraite du livre "Le développement de l'homme en huit étapes" de Denis et Matthew LIN et Sheila FABRICANT (DDB)

MTBC

samedi 4 mai 2019

L'arbre à définir ?



Déjà posté en 2008, je vous partage cet extrait de nouveau... avec la voix de Michel Bouquet.
D'autres suivront...

source : le magnifique film de Sophie Bruneau et Marc Antoine Roudil, intitulé "Arbres" (un voyage immobile)

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