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jeudi 19 mars 2026

Liste des découvertes hasardeuses (3)

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Voilà
j'ai découvert il y a peu que Garnier le célèbre architecte de l'Opéra de Paris, a aussi conçu le tombeau de Bizet au Père-Lachaise et celui de Jacques Offenbach au cimetière Montmartre 
 
J'ai découvert il y a peu, le 7 novembre une musique de scène de Gabriel Fauré intitulée "Le voile du bonheur" pour un pièce en un acte écrite par Georges Clémenceau, et vraiment c'est très beau, d'une modernité incroyable. Je l'ai entendue à la radio et j'ai cru au départ que c'était l'œuvre d'un minimaliste contemporain américain
 
J'ai découvert il y a peu que "rêver" et "ressasser" sont des palindromes
 
j'ai découvert il y a peu  la voix et aussi le destin tragique de la chanteuse de Jazz, Teri Thornton,  connue pour le standard somewhere in the night
 
J'ai découvert il y a peu que ce qu’on désigne comme "été indien" sous certaines latitudes s’appelait autrefois ici dans nos contrées "été de la Saint Martin". Et comme je rencontre plus de Martin que d’Indiens c’est le terme que j'utiliserai désormais
 
J’ai découvert, il y a peu que Albert Schweitzer était le grand oncle de Jean-Paul Sartre. Je me suis demandé s’il était si fréquent que ça qu'il y ait dans une même famille, deux prix Nobel. Chez les Curie je crois, Marie en a eu un avec son époux et un toute seule, et Irène Curie et Frédéric Joliot Curie en ont obtenu un conjointement.
 
J'ai découvert il y a peu que la rupture d'objets aussi différents qu'une assiette ou un morceau de sucre obéissait au même principe. Le physicien Emmanuel Villermaux a établi une équation mathématique décrivant la distribution granulométrique (la répartition par taille et par fragments d'un objet brisé), quel que soit le matériau.
 
J’ai découvert il y a peu la différence entre les USA et un yoghourt. Si tu laisses un yoghourt seul pendant 200 ans, une forme de culture s’y développe
 
J'ai découvert il y a peu qu'on observe une augmentation des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des arythmies cardiaques pendant les célébrations de Noël et de fin d'année. En outre selon une étude présentée à la British Cardiovascular Society au début de l’année 2024, le risque de crise cardiaque serait plus élevé le lundi que les autres jours de la semaine.
 
J'ai découvert il y a peu que le premier concert du nouvel an uniquement composé de valses de Johann Stauss fils a été donné fin décembre 1939 sous l'occupation nazie à l'initiative du chef autrichien Clemens Krauss. Adolf Hitler a apprécié l'idée car il adorait les valses. Et finalement cette tradition a perduré jusqu'à nos jours.
 
J'ai découvert il y a peu l'existence d'une application chinoise lancée en mai 2025 connue sous le nom de Demumu – est définie comme un "outil de sécurité léger conçu pour les personnes vivant seules", et destiné à rendre «la vie solitaire plus rassurante". Concrètement, comment ça marche ? Les utilisateurs se connectent chaque jour et appuient sur un gros bouton virtuel vert, avec un fantôme dessiné au centre. et donnent ainsi la confirmation quotidienne à leurs proches qu'ils sont simplement en vie. Pour les esprits distraits ou simplement débordés, une notification de rappel est envoyée. Après deux journées consécutives sans clic sur le bouton, le logiciel envoie un e-mail au contact d'urgence, renseigné lors de l'inscription sur la plateforme. On vit décidément une époque épatante.
 
J'ai découvert il y a peu que le chanteur David Mc Neil qui, dans les années soixante dix chantait des chanson délicates en français avec un très léger accent anglais était le fils du peintre Marc Chagall, chose qu'il a toujours tenue secrète pour ne pas profiter de la notoriété de son père.
 
J'ai découvert il y a peu en consultant un site scientifique qu'au début du mois de juillet 2025,  un nid de guêpes radioactif a été découvert par des ouvriers lors d’une inspection de routine du site de Savannah River (SRS) près d’Aiken en Caroline du Sud, . Il était situé sur un poteau à proximité d’un lieu où sont stockés des millions de gallons de déchets nucléaires liquides et présentait des niveaux de radiation dix fois supérieurs à ceux autorisés par la réglementation en vigueur. "Le nid de guêpes a été pulvérisé pour tuer les guêpes, puis mis dans des sacs spéciaux pour déchets radiologiques", a écrit le ministère américain de l’Énergie dans un rapport publié la semaine dernière.
 
J'ai découvert il y a peu grâce au cinéaste cambodgien Rithy Panh que Knut Hamsun (Prix Nobel de littérature 1920) : se rendit en Allemagne en 1943 et rencontra le ministre de la Propagande Joseph Goebbels. De retour en Norvège, il envoya sa médaille Nobel à Goebbels en guise de remerciement pour cette rencontre. Goebbels fut très honoré par ce cadeau.

J'ai découvert il y a peu que "Le Banquet", de Platon, a été jugé trop "woke" pour l’université Texas A & M. Pour cette raison, un professeur de philosophie a été contraint de retirer son cours sur l’œuvre du philosophe grec.
 
J'ai découvert il y a peu l'existence de la burle, un vent du Nord qui souffle l'hiver dans le centre-sud de la France à l'est du Massif central sur les plateaux dénudés du Velay, d'Ardèche ou des monts du Forez. La température ressentie qui en découle est souvent particulièrement basse, et crée une ambiance glaciale. Lorsque la région est enneigée, la burle peut être responsable de la formation de congères.
 
J'ai découvert il y a peu dans une revue de vulgarisation scientifique que pendant la période d'abandon de la centrale de Fukushima, l'eau qui s'est infiltrée dans les déchets radioactifs restés dans les bâtiments des réacteurs, n'a pas créé un environnement inhabitable comme on pouvait s'y attendre. Au contraire, il s'y est rapidement développé un bouillon de culture susceptible de poser des problèmes. Les microbes peuvent en effet constituer un obstacle majeur lors du nettoyage lié au démantèlement des centrales nucléaires : non seulement de nombreuses espèces participent à la corrosion des métaux, mais en plus, leur prolifération peut troubler l'eau et réduire la visibilité. Le mélange d'eau de mer avec l'eau utilisée pour le refroidissement d'urgence de la centrale semble pourtant avoir favorisé la croissance d'un biofilm, une communauté de micro-organismes formant une surface adhésive et protectrice, sur les surfaces métalliques situées à l'intérieur de la salle. Il est possible que ce biofilm, en recouvrant l'amas de bactéries, leur ait conféré une protection supplémentaire contre les radiations.
 
J'ai découvert il y a peu que le motif musical écrit par Carlos d'Alessio pour le film "India Song" (ce qu'il y de mon point de vue de mieux dans ce navet pour intellos)  était un gros plagiat du morceau "softly as in a morning sunrise" composée en 1928 par Sigmund Rumberg pour l'opérette "The new moon" et depuis souvent repris par les musiciens de jazz, comme John Coltrane et aussi merveilleusement chantée par Abbey Lincoln

J'ai découvert il y a peu qu’en Suède, une machine intelligente a été construite qui permet aux corbeaux qui sont des animaux très intelligents d’échanger des déchets contre de la nourriture, transformant ainsi ces oiseaux en agents de nettoyage urbain.
 
 J'ai découvert il y a peu l’existence du syndrome de Kessler un scénario envisagé en 1978 par le consultant de la NASA, Donald J. Kessler, selon lequel le volume des débris spatiaux en orbite basse dû à la pollution spatiale atteint un seuil au-dessus duquel les objets en orbite sont fréquemment heurtés par d'autres débris. Ainsi se brisent-ils en plusieurs morceaux, augmentant du même coup et de façon exponentielle, le nombre des débris et la probabilité des impacts. Au-delà d'un certain seuil, un tel scénario rendrait quasi impossible l'exploration spatiale et même l'utilisation des satellites artificiels pour plusieurs générations.
 
J'ai découvert il y a peu que le philosophe Paul Virilio avait été dans sa jeunesse, maître-verrier et qu’il avait,  à la fin des années cinquante, réalisé des vitraux conçus par Rezvani, un autre grand génie toujours vivant, peintre, dramaturge, romancier, connu aussi pour les chansons qu’il a écrites sous le pseudonyme  de Bassiak qui furent immortalisées par Jeanne Moreau. Il est l'auteur compositeur du célèbre tourbillon de la vie qu'on peut entendre dans "Jules et Jim" de Truffaut. C'est lui d'ailleurs qui joue de la guitare
 
J'ai découvert il y a peu qu'au Japon un nombre croissant de personnes – surtout des femmes – épousent des personnages fictifs dans le cadre de mises en scène visant à brouiller les frontières qui séparent le jeu du réel. Au moins ces deux là sur la photo, qui s'effacent presque dans le crépuscule, sont-ils bien réels.
 
Je suis content de vivre sous des latitudes encore paisibles, d'être toujours curieux et même en mesure de m'étonner...

vendredi 24 octobre 2025

Matin d'Automne

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Voilà
Il est transi
De pauvreté
Ce matin d'automne.
 Yosa Buson
 
Cette photo a été prise du côté du cloître St Merri. J'ai récemment lu dans un livre d'Éric Hazan, intitulé "L'Invention de Paris", consacré à l'histoire et à la transformation de la capitale, mais aussi à la façon dont cette ville a été traversée par l'histoire, que, lors des journées révolutionnaires de Juin 1848, dans cette rue, où j'ai autrefois cadré une photo intéressante — je la juge ainsi, parce qu'elle continue de me plaire bien des années après — des barricades furent érigées ici, tout comme en Juin 1832, lors d'émeutes que Victor Hugo, évoque à la fin de son grand livre "Les Misérables". Aujourd'hui, les misérables dorment la nuit sous des tentes de fortune. Ils sont nombreux dans ce quartier à deux pas de Beaubourg et du centre Pompidou qui vient de fermer pour des travaux de restauration qui vont durer près de cinq ans dit-on.

vendredi 10 octobre 2025

Au fond d'un instant sans borne

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Voilà,  
"Vivre, c'est errer seul, vivant, au fond d'un instant sans borne. Pour un artiste, toute réflexion sur le temps débouche plus ou moins sur une sorte de panique métaphysique. C'est de cette panique que se nourrit sa création, le présent étant du passé en train de se faire, le passé un ancien futur qui n'a pas tenu ses promesses, le rêve éveillé ne sera jamais réalisé et les rêves de la nuit ne rejoindront jamais ceux du jour." (Laurent Terzieff)

samedi 19 juillet 2025

Inquiet comme un enfant

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Voilà,
pour penser, écrire, dessiner, bricoler des images, tenter de mettre en forme des idées — ce qui peut se révéler parfois chronophage et laborieux — il est souvent besoin de solitude. Mais il arrive que celle-ci pèse et devienne angoissante quand on n'a pas retrouvé un ou une presque-pareille qui soit dans de semblables dispositions. Et l'on se sent alors inquiet comme un enfant qui se réveille la nuit dans une maison vide. C'est à cela que je pensais, errant à une heure tardive parmi les rues désertes. Jusqu'à cette rencontre. 

vendredi 11 juillet 2025

Défilé nocturne

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Voilà,
En choisissant d’offrir aux Français un "défilé nocturne" pour le 14 juillet 1982, François Mitterrand avait fait le choix de l’innovation protocolaire. De façon symbolique, c’était une manière pour ce premier président socialiste de la cinquième république élu depuis un peu plus d’un an seulement, de marquer la singularité de son septennat.

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J'éprouvais alors un réel plaisir à saisir toutes ces personnes qui ne se préoccupaient absolument pas de moi tant elles étaient absorbées par le spectacle qui leur étaient offert. Ayant grandi dans l'armée, il va sans dire que je n'ai aucune appétence pour ce genre de manifestation, et j'ai toujours considéré les gens qui y trouvent quelque agrément, avec une certaine réticence.
 
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L'occasion était trop tentante d'une série de clichés à la manière de Lisette Model, où les gens sont toujours plus ou moins ridicules. J'ai appris il y a peu, qu'elle déclarait photographier les choses qu'elles ne comprenait pas, et que, "appuyer sur le déclencheur était pour elle une façon de poser une question, dont la photo lui révèlerait possiblement la réponse". Je n'en crois évidemment pas un mot. J'ai plutôt tendance à considérer que dans l'Amérique puritaine, et au moment où la tendance était à la photographie humaniste, il lui était difficile d'admettre publiquement qu'on pouvait être fasciné par les tares, la laideur, les anomalies, les difformités, les comportements étranges qui se manifestaient dans une société d'abondance de loisirs et de confort.  
Pour en revenir à ces photos de défilés qu'on trouvera rassemblées sous le libellé spectateurs de ce blog, elles ne sont pas franchement généreuses, c'est sûr, mais plutôt effrontées. C'était une façon de montrer que le socialisme, dont le slogan  — pompé sur Arthur Rimbaud — était "changer la vie", ne changeait –de ce point de vue – rien du tout. Le populo quel que soit le régime en place, était comme avant, et comme il sera toujours, forcément assez con pour être au rendez-vous et regarder "défiler et complimenter" l'armée française.

vendredi 6 juin 2025

Recharge rapide

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Voilà,
cette photo d'une station service avec sa borne de recharge pour véhicules électriques prise un soir, Boulevard Victor alors que je me rendais chez les amis Christine et Lionel, je ne peux m'empêcher de la mettre en relation avec une récente déclaration de Eric Schmidt Nous avons besoin d'énergie sous toutes ses formes, renouvelable et non renouvelable peu importe. Ça doit être là et rapidement. Moi et d'autres investissons dans des choses comme la fusion qui sont incroyables mais on n'y arrivera pas assez tôt pour répondre à nos besoins. Les gens planifient déjà des datacentres de 10 gigawatts. Pour donner un ordre d'idée, une centrale nucléaire moyenne aux États-Unis est de 1 GW. Combien de centrales nucléaires pouvons-nous fabriquer en un an pendant que nous planifiions ces datacentres de 10 gigawatts ? Cela donne une idée de l'ampleur de cette crise. Beaucoup de gens pensent que la demande d'énergie qu'exige notre industrie passera de 3 % À 99 % de la production totale. L'une des estimations que je pense la plus probable est que les datacentres nécessiteront 29 gigawatts supplémentaires d'ici 2027 et 67 gigawatts de plus d'ici 2030. Cela vous donne une idée de l'échelle dont nous parlons. Cette industrialisation se réalise à une échelle que je n'ai jamais vue de ma vie".

lundi 2 juin 2025

Liesse populaire

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Voilà,
donc samedi soir, c'était l'hystérie collective à Paris. Le club de la capitale a enfin gagné (de fort belle façon) la champions league d'Europe de football. Le journal Libération qui ne recule jamais devant un jeu de mots a titré "Paris vaut bien une liesse". 
A partir du début de ce mois, les chômeurs et les allocataires des minima sociaux font l'objet de nouvelles mesures coercitives, mais samedi soir, beaucoup de pauvres gens se sont extasiés devant les exploits de millionnaires en culottes courtes qui bénéficient de faveurs fiscales afin de ne pas succomber à la tentation de jouer dans des clubs étrangers. 
"Les gens" comme dit du côté de chez Mélenchon ont dansé, hurlé, se sont embrassés. Des gamins sur des scooters ont tiré des pétards pour fêter un club sponsorisé depuis quinze ans par le Qatar qui, durant cette période, a injecté presque cinq milliards d'Euros pour lui assurer un standing international. 
Cet argent ne choque personne. En fait tout le monde s'en branle, la victoire est belle. Qatar est écrit sur les maillots. Qatar qui peut acheter le président des États-Unis en lui offrant un avion, qui sponsorise l'islam politique du Hamas et des frères musulmans. Pourtant récemment en France, un rapport gouvernemental a été publié sur l'entrisme de ce mouvement dans de nombreuses associations, mais chut ! c'est la fête. 
Même Macron, qui n'est pourtant pas le maire de la ville a accueilli, à l’Élysée, les nouveaux champions du PSG.  Il est d'ailleurs probable que le club a décidé qu'il n'y aurait aucune rencontre avec la maire de la ville qui n'est pas en bons termes avec les dirigeants qataris.
Bien sûr le président du club était là. Macron était aux anges. Et vas-y que je t'étreins, que je te félicite, que je te prends par l'épaule comme si on était de vieux copains depuis longtemps. Peu importe d'ailleurs que Nasser al-KhelaÏfi se soit, selon un rapport de la DGSI (Service des renseignement français) et de l'IGPN (la police des police), livré à la destruction d'un ensemble de "documents, ordinateurs et téléphones contenant des données compromettantes concernant des informations relatives à l'attribution au Qatar de certaines compétitions sportives", et qu'il soit l'objet d'enquêtes diligentées par la justice française.

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Le peuple quant à lui n'existe que lors des grandes manifestations sportives. C'est là qu'il descend dans la rue. Pas pour obtenir plus d'argent pour les retraites, l'hôpital, la culture, l'éducation nationale, la justice. Je le constate à chaque grande victoire. Le peuple est non seulement aliéné mais aussi un peu con. Le peuple du foot rassemble — entre autres — des racistes blancs qui applaudissent des joueurs noirs ou maghrébins et de pauvres noirs et maghrébins qui s'extasient devant les exploits de milliardaires dont ils sont les followers sur des réseaux sociaux. Tous crient "ici c'est Paris, on est chez nous"
 
 
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Donc, alors que l'équipe parisienne menait déjà trois buts à zéro à un quart d'heure de la fin et que l'affaire était pliée, je suis allé faire quelques photos devant le bar "le Métro". Beaucoup de bruit et de fumée. Je ne suis pas resté bien longtemps. J'ai tendance à me méfier des enthousiasmes populaires. Au premiers feux d'artifices j'ai pris la poudre d'escampette.

mardi 7 janvier 2025

Malgré tout

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Voilà,
les fêtes de l'hiver sont finies. Le triptyque Noël - Nouvel an - Epiphanie est derrière nous. On continue de se souhaiter la bonne année — je joue le jeu moi aussi — mais on doit bien admettre que cela relève de la pensée magique. Tout le monde sent bien que cette année sera encore plus chaotique que la précédente. La situation mondiale n'offre pas de grand motifs de pavoiser. Celle de notre pays n'est guère brillante, et dans de nombreux autres ce n'est pas fameux non plus. On va essayer de ne pas se décourager, de continuer à faire des images, raconter des histoires, écouter de la musique, voir des expositions des films, lire de la poésie des romans, faire du théâtre. De dire merci pour ce qu'on peut encore trouver de beauté. Malgré tout. Malgré les périls nouveaux qui se dressent, malgré ceux qui persistent et que nous rappelle ce triste anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo.

mercredi 1 janvier 2025

Carré parfait et bonnes questions

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Voilà,
il paraît que le nombre de l'année qui vient est un carré parfait (45²) que c'est aussi le produit de deux carrés (9²x5²) ainsi que la somme de trois carrés (40²+20²+5²) et mieux encore la somme des cubes de tous les chiffres de 1 à 9.  Je ne sais pas si on peut en tirer une quelconque conclusion, et s'il y a lieu de s'en réjouir ou pas. D'un point de vue esthétique ou formel peut-être, pour peu qu'on ait la fibre mathématiques. Ce n'est pas mon cas. 
Pour l'année qui vient, j'essaierai donc — comme me l'a fermement intimé il y a peu ce Père Noël quelque peu autoritaire, et même vaguement menaçant — de me poser les bonnes questions, (et j'encourage mes lecteurs à en faire de même en consultant ce lien où je leur réserve une surprise)
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dimanche 1 décembre 2024

Pêle-mêle avec énigmes

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Voilà,
non loin de chez moi, apparition d'un nouveau mural en l'honneur du réalisateur Jacques Demy, qui vécut dans le quartier en compagnie d'Agnès Varda dont la maison se trouve rue Daguerre. "Les demoiselles de Rochefort" y sont célébrées comme il se doit, mais aussi "Les parapluies de Cherbourg", par Alice Wietzel dans un graphisme fin, sobre et coloré.
 
 
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Sinon ce trouble à cause de cet énigmatique j'aime ça et l’idylle aussi écrit dans un commentaire de ce blog sous une image qui ne suggère rien se rapportant à cela. Qui donc a pu rédiger ce message ? Y-a-t-il une allusion ? Je cherche une raison je suppose quelque nom. J'en viens même à soupçonner une intention cachée. Cela me laisse perplexe. Ce n’est peut-être somme toute qu’une faute de frappe qui aurait échappé à la vigilance de son anonyme dactylographe et que le correcteur orthographique aurait sublimé.  Ne vit-on pas dans un monde où tout ce qui s’écrit ou se voit est sujet à caution ? Des mots vont, des mots viennent comme de petits mercenaires sans foi ni loi. Et qui peut écrire "ça me serre le cœur" sous quelques mots rédigés à la hâte ou encore "écris sans nécessité j'aime lire pour rien". L'anonymat, même bienveillant, contrarie. 
 
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Ils ne manquent d'ailleurs pas les sujets de contrariété, de perturbation même, par les temps qui courent : le procès de Mazan, et toutes les répugnances qu'il dévoile depuis trois mois, les génocides en cours, les guerres qui se rapprochent, les démocraties qui se désagrègent, la bêtise et la corruption des politiciens, les désastres écologiques de plus en plus nombreux, l'incurie des pouvoirs publics pour les anticiper, la course à l'abîme, le Mal qui étend son ombre partout. Je ne parle là que de la sphère publique. Je me souviens de mon devoir de français du brevet d'études du premier cycle (j'avais quinze ans) : "S'informer est notre premier devoir". Oui bien sûr, mais comment faire quand le monde vous assaille à ce point. Toute la saleté de l'humanité sur des écrans lisses. On a envie de devenir mutique.
j'ai quand même trouvé une bonne nouvelle : une découverte prometteuse a été faite dans la lutte contre la pollution plastique : des larves de vers de farine capables de consommer du polystyrène. Elles rejoignent le petite groupe d"insectes capables de décomposer le plastique polluant. C'est la première fois qu'une espèce d'insecte originaire d'Afrique est capable de le faire. Je ne sais pas si ça suffira pour la semaine. 
 
 
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Mais bon, j'ai vu, de nuit, le joli jardin du Musée du quai Branly éclairé par Yann Kersalé. Et un peu de beauté ça met du baume au cœur, comme on dit

mardi 26 novembre 2024

Quand tombe la nuit

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Voilà,
"dans les ombres indécises d'une lumière qui va bientôt mourir, avant que la tombée du jour ne se change en nuit précoce, j'aime à errer sans penser parmi ce que devient la ville, et j'avance comme si tout était irréparable. Je savoure, avec mon imagination plus qu'avec mes sens, la tristesse diffuse qui me hante. Je marche au hasard, et feuillette en moi, sans le lire, un livre au texte intersemé d'images rapides, à partir desquelles je forme nonchalamment une idée qui n'aboutit jamais.
Certains lisent aussi rapidement qu'ils regardent, et terminent sans avoir tout vu. De même, je tire du livre qui se feuillette tout seul dans mon esprit une vague histoire inachevée, souvenir de quelque autre vagabond, morceaux de descriptions de crépuscules ou de clairs de lune avec des parcs au beau milieu et des allées où des silhouettes, vêtues de soie, passent et repassent.
J'indiscrimine à force d'ennui et d'or. Je marche tout à la fois dans la rue, dans la fin du jour et dans ma lecture faite en rêve, et ces divers chemins sont tous réellement parcourus. J'émigre et me repose - comme si j'étais à bord d'un navire déjà parvenu en haute mer.
D'un seul coup, les réverbères morts font coïncider leurs lumières subtiles des deux côtés de la longue rue qui dessine une courbe. Avec un choc, ma tristesse grandit encore. C'est que le livre est fini. Il reste seulement, dans la viscosité aérienne de la rue abstraite, un mince filet de sentiments, tout extérieur, comme un filet de bave du Destin stupide, qui tombe goutte à goutte sur ma conscience d'être.
Quelle vie différente que celle d'une ville où la nuit tombe. Quelle âme différente que celle d'un homme regardant tomber la nuit. Je marche, incertain et allégorique, être irréellement sensible. Je suis comme une histoire qu'on aurait racontée, et si bien racontée qu'elle aurait pris chair, mais sans bien pénétrer en ce monde-roman réduit à un début de chapitre : "A cette heure on pouvait voir un homme descendre lentement la rue de..."
Qu'ai-je à voir avec la vie ?
"
(Pessoa  Le Livre de l'Intranquillité 181) 

lundi 1 juillet 2024

Comme si de rien n'était (2)

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Voilà, 
dimanche soir, à Avignon, sur la petite place du cloître, si charmante.
Comme si rien ne s'était passé.

vendredi 26 avril 2024

Sun Sing Theatre

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Voilà,
j'ai pris cette photo en février 1994, et franchement je ne me souviens absolument pas pourquoi je traînais la nuit dans Chinatown.
"Le Sun Sing Theatre était une salle situé au 75-85 East Broadway, sous le pont de Manhattan, dans le quartier chinois de New York. Comme quelques autres cinéma en langue chinoise, il offrait aux immigrés chinois la rare possibilité de se rencontrer en toute sécurité, de se rapprocher de leur pays d'origine, de découvrir la culture de la génération précédente ou de participer à l'engouement pour le cinéma dans leur langue maternelle.
La salle a ouvert ses portes en 1911 sous le nom de Florence Theater. Elle accueillit d'abord des spectacles de vaudeville et des films yiddish. Au fur et à mesure que la population du quartier changeait, la nature des pièces a évolué. En 1942, l'endroit a été rebaptisé New Canton et a commencé à présenter des spectacles d'opéra chinois. Une troupe professionnelle d'opéra de Hong Kong, bloquée à New York pendant la Seconde Guerre mondiale, contribua à maintenir le théâtre en vie pendant dix ans grâce à des représentations nocturnes. En 1950, le lieu devient un cinéma et passe à la projection exclusive de films. C'est alors qu'il est rebaptisé Sun Sing Theater.
En 1960, la ville ayant prévu d'ajouter un pont supérieur au Manhattan Bridge, la démolition du théâtre est programmée. Mais les ingénieurs parviennent à trouver un moyen de bâtir les supports du pont tout en sauvant la salle à condition de réduire la jauge. Passant d'environ 900 à un peu moins de 700 places, le théâtre survit. En 1972 pour tenter de concurrencer d'autres marchés du divertissement en pleine expansion, tels que le karaoké, les jeux d'argent, les programmes en langue chinoise sur la télévision par câble et les locations de vidéo, la direction rétablit des spectacles sur scène. Le Sun Sing Theatre finit toutefois par fermer définitivement ses portes en 1993, en même temps qu'un grand nombre de ses semblables.
Le Museum of Chinese in America (MOCA) a conservé un certain nombre d'objets du théâtre, notamment des billets, des panneaux de signalisation, des timbres, des uniformes et un tableau de cartes de titre manuscrites utilisées pour suivre les expéditions de films vers différents théâtres". (article du Museum of Chinese in America)

dimanche 10 décembre 2023

Correspondance et mélanges

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Voilà, 
j'ai aperçu il y a quelques mois cette peinture murale dans un couloir de correspondance entre le métro et le réseau ferré de la SNCF, gare Saint Lazare vraisemblablement. J'avais complètement oublié cette photo. J’ai la prendre alors que je me rendais au Raincy  empruntant cette ligne E sans cesse en travaux depuis des mois, et si peu accessible le weekend.
 
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et puis aussi ça ; quand ? je sais, en décembre 2013 ; où ? au Raincy je suppose ; pourquoi ? je l’ignore. Sans doute que le lieu et le moment m’avaient alors saisi et que j’avais en retour voulu les retenir. A cause de l'ambiance un peu mystérieuse et cinématographique. Une sensation d'étrangeté aussi à me trouver à cette époque de l'année en un tel endroit encore assez peu familier qui allait le devenir pour bien des années.  
 

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 Sinon, cette citation retrouvée de Pessoa dans Le livre de l'Intranquillité
"Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c'est nous-mêmes. Cela est vrai à tous les degrés de l'amour".
 
 
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je suis épuisé
je suis si nombreux dans ma tête que parfois je me cogne à moi-même
je n'en peux plus de cette promiscuité
 

samedi 18 novembre 2023

Directeur de théâtre

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Voilà,
"un directeur de théâtre qui doit tout créer lui même de fond en comble, il doit même commencer par procréer les acteurs. Un visiteur qui se présente n'est pas introduit, le directeur est pris par d'importants travaux. Que fait il ? il change les langes d'un futur acteur".
Franz Kafka in Journal (18 février 1920) 

*
 
C'est précisément en me rendant vendredi soir, au théâtre dans la ville de Saint-Denis en travaux, (sans doute à cause des jeux olympiques, puisque le stade de France se trouve dans cette municipalité), que m'est apparue cette vision d'une palissade en mirolège, qui m'a laissé un instant déconcerté.

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Je n'ai pas immédiatement compris ce que je voyais et j'ai été saisi d'une légère angoisse, comme si j'étais l'objet d'une hallucination.

*
 
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Quelques mètres plus loin, j'ai aperçu cette fresque que j'ai photographiée à travers les grilles d'une porte d'entrée. Elle a été réalisée par le collectif AAAAA composé de femmes colombiennes âgées de 34 à 43 ans. Trois d'entre elles sont plasticiennes ayant en commun d'avoir suivi une formation d'architecte. Les deux autres sont danseuse et réalisatrice. Elles ont signé des fresques sur le territoires du grand Paris et réalisé une installation à la biennale d'architecture de Venise. Quand elles ne travaillent pas ensemble chacune mène sa propre trajectoire artistique. (Informations glanées sur le site de la ville de Nanterre)

mercredi 13 septembre 2023

Pas grand-chose

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Voilà 
"Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si triste. Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini. Il est venu tant de monde dans ma chambre. Ils ont dit des choses. Ils ne m'ont pas dit grand-chose." (Louis-Ferdinand Céline in "Mort à crédit")

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"Tout est beau dehors : l'air tiède, le chant des oiseaux, la musique indistincte. Il n'y a que moi qui n'en fais pas partie"  
(Peter Handke in "L'Histoire du Crayon")
shared with friday face off

dimanche 10 septembre 2023

Soir de fête

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Voilà,
vendredi soir après la victoire du XV de France contre une décevante équipe néo-zélandaise, indisciplinée, sans inspiration, sans fantaisie, jouant (en dépit de quelques rares éclairs de génie) un rugby prévisible, que même un entraîneur de division régionale pourrait décrypter, fait,  la plupart du temps de charges d'avants, de progression à une passe, d'up-and-under répétés, avec un alignement en touche médiocre et une mêlée plus poussive que poussante, bref une équipe loin des standards qui ont fait sa réputation (il est temps que Scott Robertson le prochain entraîneur, redore le blason de cette équipe, mal dirigée depuis quatre ans) je suis allé faire un tour du côté de la rue Princesse, autrement appelée rue de la soif, rendez-vous bien connu et très prisé des passionnés de rugby, qui se retrouvent là après les matches internationaux pour écluser des pintes de bières et des verres de vin. L'heure était déjà un peu avancée et le taux d'ébriété assez élevé. J'ai pris quelques photos, bien sûr des scaphandriers en train de trinquer collés sur une facades, amis aussi de ces supporters en marinière et béret basque, rappelant ces baigneurs de la fin du XIXme siècle. Ils étaient somme toute bien à l'image de cette cérémonie d'ouverture franchouillarde donnant une image de carte postale rétro à notre pays qui va à vau-l'eau. Comme l'a titré le journal "Libération" toujours friand de jeux de mots "allez le rance". Avec la célébration du jambon de pays, de la baguette, du pinard, de la France des campagnes.
 
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Comme si l'on avait oublié que c'est dans la France des campagnes que sont nés les gilets jaunes — peut-être y en avait-il parmi ceux qui ont hué le président tête-à-claques —, comme si le prix de la meilleure baguette n'était pas souvent décerné ces dernières années à des artisans boulangers maghrébins, comme si l'on ne vivait pas dans un pays où si tu es trop basané, tu peux te faire descendre sans sommation par les flics, comme si nous n'étions pas un pays faisant l'objet de la part d'Amnesty international d'une campagne d'information ciblée, comme si sous ces latitudes les principes démocratiques et les droits sociaux, l'équité et la justice, n'étaient pas chaque jour de plus en plus bafoués, et la corruption sans cesse plus apparente.
Mais l'ambiance était toutefois bon-enfant, joyeuse et conviviale. C'était après tout un soir de liesse et de communion. D'autres photos viendront sans doute, pour illustrer ces moments festifs. Pendant que le populo s'amuse, et supporte son équipe il oublie ses conditions de vie rendues plus difficiles par la cynique politique de ses dirigeants.

(...)

Sinon dans le cadre des travaux de restauration du Palais Garnier, l'Opéra national de Paris a invité l'artiste JR à habiller les échafaudages recouvrant la façade de ce temple de la musique et de la danse. Et c'est très réussi.

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Une gigantesque toile représente l’entrée d’une immense caverne ouvrant sur une perspective de roche et de lumière. On songe aux grands décors scéniques et aux trompe-l'œil des mises en scènes du XIXème siècle. Sont en outre représentés dans cette vision romantique les nombreux échafaudages présents, clin d’œil aux travaux réels et nécessaires qui servent physiquement de support à cette installation. C'est très beau et très spectaculaire, comme la plupart des travaux de cet artiste auquel il est souvent fait appel à Paris.

jeudi 24 août 2023

Across the cold heavens

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Once on our nighttime farm on a moonlight walk
the clouds pushed by a big western wind
became a school of whales swimming hard
across the cold heavens and I finally knew
that we walk the bottom of an ocean we call sky.  
(Jim Harrison)

dimanche 6 août 2023

Café la Liberté

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Voilà,
place Edgar Quinet, à l'angle de la rue de la Gaîté et du boulevard Edgar Quinet dans le quatorzième arrondissement, se trouve, une authentique brasserie parisienne qui n'a pas été trop transformée ni réaménagée. "La Liberté" fut en particulier fréquentée par Jean-Paul Sartre, qui à la fin de sa vie habitait dans les parages. C'est un endroit sans prétention, où j'aime particulièrement m'attarder. A une époque, le samedi, jour de marché j'y retrouvais ,après les courses, l'acteur Albert Delpy.  Comme c'est à un quart d'heure à pied de chez moi, j'y donne aussi quelquefois des rendez-vous. C'est d'ailleurs un endroit où les cafés abondent. Un jour, il faudra que je fasse une photo de l'un des garçons de cette brasserie dont la dégaine est assez singulière.
A l'intérieur de l'établissement se trouve cette fresque représentant une farandole de joyeux danseurs. Je n'en connais ni l'auteur, ni la date de réalisation.

 

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