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Arrow, les prochaines nouveautés

Le planning du mois de mars 2012 de l'éditeur anglo-saxon vient de tomber et THE END ne pouvait laisser passer pareil occasion de vous dévoiler l'intégralité des sorties prévues pour ce printemps. Certes, les premiers titres annoncés sont moins porteurs que des Argento, Fulci ou Lustig mais le soin apporté au bonus et aux packagings font de ces futures éditions des "must have", qui plus est en blu-ray pour 2 titres :

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Commençons par Les Oies Sauvages (1978) de Andrew V. McLaglen, célèbre pour ses westerns La loi de la Haine ou Rancho Bravo. The Wild Geesse (en V.O.) marquera le retour au premier plan du film de mercenaire et ce grâce à un casting 4 étoiles, Richard Burton, Roger Moore, Richard Harris et Hardy Krüger. La fin de carrière de McLaglen témoigne de ce revival du film de commando puisqu'il signera la suite du mythique film de Robert Aldrich, Les Douze Salopards et d'autres films de militaires baroudeurs.

En bonus cette édition blu-ray proposera 3 couvertures réversibles, un poster, un livret écrit par Ali Catterall (auteur du livre en anglais "British Cult Movies Since the Sixties") mais surtout un nouveau transfert Haute Définition, un commentaire audio de Sir Roger Moore, du producteur Euan Lloyd et du réalisateur de seconde équipe John Glen (il est également réalisateur de 5 James Bond dont Dangereusement Votre et Octopussy).

Restons au pays de sa majesté avec Who Dares Wins (1982) sorti en France sous le titre Commando.

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Réalisé par Ian Sharp, plus habitué à tourner pour la télévision, nous ne connaissons que peu de choses à propos de ce film si ce n'est qu'il s'agit comme pour Les Oies Sauvages d'une production Euan Lloyd que l'on retrouve dans les bonus. Le casting nous révèle la présence de deux figures légendaires du cinéma, Ingrid Pitt (1932-2010) et Richard Widmark. Si Ingrid Pitt restera à jamais la Comtesse Dracula dans l’emblématique film de la Hammer, ici, elle tient un rôle bien secondaire. Tout le contraire de l'immense acteur Richard Widmark (1914-2008) qui restera à jamais affilier aux plus beaux polars US des années 50 (Panique dans la rue mais surtout les Forbans de la nuit de Jules Dassin).
Côté interactivité, Arrow met comme toujours les petits plats dans les grands avec une avalanche de bonus et permettra de découvrir ce film dans les meilleurs conditions.

Reversible sleeve with 3 original poster artworks and newly commissioned artwork cover
- Double-sided fold-out artwork poster
- Collector’s booklet featuring brand new writing on the film by Ali Catterall, author of British Cult Movies Since the Sixties
BLU-RAY CONTAINS:
- High Definition Presentation of the film
- Audio commentary with producer Euan Lloyd and director Ian Sharp
- The Making of Who Dares Wins, featuring Euan Lloyd, Ian Sharp, Lewis Collins, Judy Davis and more!
- The Last of the Gentleman Producers: A Documentary on the life of the legendary producer Euan Lloyd, featuring Sir Roger Moore, Ingrid Pitt, Kenneth Griffith and more!

Quant au film suivant, The Deadly Spawn, les plus habitués du blog et des éditeurs indépendants n'auront pas manqué de se souvenir qu'une édition française existe pour ce film signé Le Chat qui fume. Un long-métrage aux effets spéciaux pour le moins soignés au vue d'un budget qu'on imagine riquiqui. La première sortie de l'éditeur français était déjà remplie de supplément et bien Arrow propose encore plus. Détails ci-dessous

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- Digitally remastered windowboxed transfer in the original full frame aspect ratio
- Reversible sleeve with original and newly commissioned artwork by Craig Kraaken
- Double-sided fold-out artwork poster
- Collector’s booklet featuring brand new artwork by Craig Kraaken, writing on the film by Calum Waddell and Tim Sullivan (2001 Maniacs) and an interview between Tim Sullivan and Special Effects Director John Dods.
- Two Audio commentaries with writer and producer Ted A. Bohus and editor Marc Harwood.
- A Comic-style prequel with its own musical score
- Alternate opening sequence with new effects and credits
- In the Workshop of S/FX Director John Dods
- A selection of archive TV interviews featuring the filmmakers
- Stills gallery featuring behind-the-scenes images, pages from the script, artwork and more!
- Outtake Reel
- Audition Tapes
- Original Theatrical Trailer


Mais en ce qui nous concerne LA sortie de ce mois de mars sera la disponibilité dans leur sous collection "Arrow Drome" du film que bon nombre de nostalgique de la VHS ont gardé précieusement : Pyromaniac (1980) de Joseph Ellison. Premier film de Joseph Ellison, qui ne signera par la suite qu'un seul et autre long-métrage Joey en 1986. Don't go in the house en VO est une sorte de démarcation de Maniac de William Lustig et de Deranged d'Allen Ormsby.

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Voici ce que l'on pouvait lire sur la jaquette vidéo du film :
"Maman était méchante avec moi... Alors elle a été punie. Maintenant je sais que les femmes sont mauvaises alors je dois les punir..."


Ambiance glauque, meurtres au lance flamme, cette (petite) production des années 80 devenue culte avec l'essor de la VHS aura droit - on l'espère - à un traitement princier quant à la qualité d'image et de son car au niveau des bonus, le cinéphile devra se contenter d'un livret signé Anthony Timpone (auteur de divers ouvrages sur le cinéma horrifique) et d'une batterie de bandes-annonces.

source : Arrow

ArrowDrome, des rééditions et de la Blaxploitation

Cela fait quelques semaines que nous n'avons pas évoqué la collection Arrowdrome de l'éditeur anglais Arrow et il était temps d'y remédier. Dans cette première salve de titres bon nombre sont des rééditions de films précédemment sorti en blu-ray dans de superbes packagings et aujourd'hui disponible en dvd à prix raisonnable. Vous comprendrez donc que l'ont passe rapidement sur ses sorties pour évoquer LE titre qui nous intéresse.

> Obsession de Brian De Palma
Interview avec Brian De Palma, Cliff Robertson et Genevieve Bujold, bande annonce cinéma et livret signé Brad Stevens
> The Bird With the Crystal Plumage de Dario Argento disponible en France chez Wild Side
> The Funhouse de Tobe Hooper
Interview du réalisateur, bande-annone et livret de Kim Newman (Videowatchdog, Sight and Sound).
> The Cat O' Nine Tails de Dario Argento également disponible chez Wild Side.
Interview du réalisateur, bande-annonce et livret de Alan Jones, biographe de Dario Argento.

Passons maintenant au titre de Février 2012 qui nous intéresse avec Penitentiary (1979) de Jamaa Fanaka (et non Sanaka comme sur la vhs française Carrere Video & Mariko).
ImageA la suite d'une altercation dans un bar, Martel Cordone est incarcéré...

Écrit, produit et réalisé Jamaa Fanaka (de son vrai nom Walter Gordon), Penitentiary est une descente sans concession dans l'enfer carcéral. Si le déroulement du scénario peut paraitre classique, le film reste encore aujourd'hui atypique et (d)étonnant. De part leur durée ou par le sujet filmé, certaines séquences du film étonnera le cinéphage habitué de film de prison. Comme l'affrontement tendu et violent de plus de 10 minutes entre notre héros (Leon Isaac Kennedy) et son codétenu (Badja Djola) dans leur cellule alors que les autres prisonniers pensent à un viol ou la vision troublée d'un boxeur k-o de son adversaire en travesti, Fanaka place le sexe au centre de son film.

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Plus étonnant est l’absence de clivage ethnique pour la simple et bonne raison que la prison est composée à 99% de noir. Pourtant dans tout bon film de Blaxploitation il y a toujours une scène (ou plusieurs) ou le blanc est un horrible esclavagiste moderne et le policier forcément facho, adepte de la ratonnade. Ici, au contraire c'est grâce aux blancs que notre héros retrouvera la liberté. Est-ce une faiblesse ? non, puisque le long-métrage ne cesse d'adopter des angles originaux pour évoquer la vie dans un pénitencier.
A l'exception de la scène d'ouverture et de la séquence de fin, le long métrage se situe dans l'enceinte de la prison (lieu qui servit au tournage de Freddy de Wes Craven). Mais pour autant le film comporte des (petites) bouffées d'air avec les travestis, la tenue des prisonniers (des jeans "pat d'eph") et des séquences de danse sur de la musique soul ou funky. A noter que la bande originale du film a été écrite par Frankie Gaye, frère de Marvin, dont c'est la seule incursion dans la Blaxploitation.

Déjà édité en zone 1 en édition spéciale, ce zone 2 uk (sans version française, ni sous titres) comporte comme suppléments un commentaire audio de Jamaa Fanaka, des bandes-annonces et un livret écrit par Calum Waddell, journaliste et auteur de Jack Hill: The Exploitation and Blaxploitation Master. Mais le bonus le plus important est l'ajout de la séquelle Penitentiary II (L'oeil du tigre en V.F.) avec Mr. T. Voilà de quoi donner envie de découvrir ce film plaisant et percutant.

Frankenhooker en blu-ray !

Pas une semaine, pas un mois sans que le label anglais Arrow Films face l'actualité dans la blogosphère cinéma et pour cause, chaque sortie crée l'événement. Et ce n'est pas leur prochain titre qui risque de calmer les ardeurs des cinéphiles. Puisque le 5 décembre prochain, le film culte (parmi tant d'autres) de Frank Henenlotter, Frankenhooker aura droit à une édition hautement défini !

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Depuis que sa fiancée est morte déchiquetée dans un terrible accident de tondeuse à gazon, Jeffrey, inspiré par la mythe de Frankenstein, n'a qu'une obsession : redonner vie à sa promise. Ayant sauvé la tête de cette dernière, il décide de lui donner un corps de rêve. Pour cela il écume les fonds de New York et organise une soirée "explosive" avec des prostituées qui éclateront les unes après les autres, lui livrant pêle-mêle leurs meilleurs morceaux pour reconstituer sa dulcinée. Mais quand l'orage lui donnera vie, le rêve deviendra cauchemar.

Le film est également annoncé en blu-ray en zone A par Synapse mais à la vue des bonus de l'édition anglaise, il ne fait (quasiment) aucun doute que l'édition Arrow enterre la sortie du label américain et ce grâce à une quantité de bonus exclusif !

Reversible sleeve with original and newly commissioned artwork by Graham Humphries
Double-sided fold-out artwork poster
Exclusive collector’s booklet featuring brand new writing on the film by Calum Waddell
BLU-RAY CONTAINS:
Brand New High Definition Transfer of the film (1080p)
SPECIAL FEATURES: - UK exclusive audio commentary with director Frank Henenlotter and star James Lorinz
UK exclusive introduction to the film by actor James Lorinz (1080p)
Your Date’s on a Plate: The Making of Frankenhooker: UK exclusive 'making of' documentary featuring director Frank Henenlotter, star James Lorinz and special effects artist Gabe Bartalos (1080p)
A personal UK exclusive tour of the Gabe Bartalos effects lab in Los Angeles, California (1080p)
A Salad That Was Once Named Elizabeth: Patty Mullen Remembers Frankenhooker
A Stitch In Time: The Make-Up Effects Of Frankenhooker
Turning Tricks: Jennifer Delora Remembers Frankenhooker
Original theatrical trailer


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Cette relecture déjanté du mythe de Frankenstein est une véritable merveille de cinéma rigolo trash. A l'instar de ces précédents films, Elmer le remue méninge, Basket Case ou du récent Sex Addict (Bad Biology, disponible auprès de THE END en dvd), Frank Henenlotter, nous propose un cocktail détonnant d'humour gore arrosé
d'une satyre de notre société du superficiel.

Russ Meyer, l'intégrale !

Que les obsédés sexuels français se calment ! Que les cinéphiles amoureux des poitrines XXL sèchent leurs larmes car malheureusement l'intégrale Russ Meyer (1922-2004) n'est pas sous titré dans notre langue pour la bonne et simple raison que le coffret provient de l'excellent éditeur anglais Arrow Films.

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Précédemment disponible dans un coffret tout aussi énorme que les poitrines des actrices des Russ Meyer, Arrow offre un coffret relifté, aminci et bien plus pratique à ranger pour le collectionneur en manque de place. Ajoutez à cela des nouveaux bonus, l'amateur du cinéma généreux de Russ Meyer devra mettre la main à la poche pour acquérir ce qui semble être le coffret ultime pour appréhender l’œuvre de ce cinéaste indispensable.

Détails des bonus :
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> livret du biographe et ami de Russ meyer, David K. Frasier (auteur du livre Russ Meyer, The Life and Films) avec des interviews jamais publiées de King Leer (surnom de Meyer)
> commentaire audio des Pussycats pour Faster Pussycat Kill Kill
> Commentaire audio de Russ Meyer sur Vixen, Supervixens, Beneath the Valley of the Ultravixens (Ultra Vixen en V.F.) et Faster Pussycat Kill Kill
> Vixen Featurette
> Album photo d'Erica Gavin
> Featurette sur Kitten Natividad
> Interview de Kitten Natividad
> Interview de Russ Meyer par Jonathan Ross
> Featurette avec Raven Delacroix
> Go Pussycat Go
> Bande-annonces

Pour les plus réfractaires à la langue anglaise, les éditions simples de Motor psycho, la saga Vixen, Faster Pussycat Kill Kill sont toujours disponibles, mais ce n'est que la partie émergée de la filmographie de Russ Meyer. Espérons qu'un éditeur français (indépendant ?) décide de proposer le restant de sa riche carrière. Comme nous sommes dans l’espérance, souhaitons qu'un jour, un éditeur français se décidera à rééditer ce livre écrit par Jean Pierre Jackson en 1982 et qui reste à ce jour l'un des plus complet dans la langue de Molière.

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"Russ meyer ou 30 ans de cinéma Érotique à Hollywood" raconte l'histoire étonnante de ce genre encore sous-évalué, depuis les bandes naïves ou clandestines des débuts jusqu'aux films pornographiques d'aujourd'hui, passant successivement par le film nudiste, de strip-tease, le "nudie", le film "sexy" et le "soft-core".
Et surtout, ce livre est une première mondiale ! Il présente enfin au public le meilleur, le plus connu et le plus original des réalisateurs érotiques américains : RUSS MEYER. Fruit d'une amitié personnelle avec ce cinéaste provocateur et drôle, cet ouvrage éclaire à la fois tout un pan de l'histoire du cinéma américain et jette une lumière inédite sur certains aspects de la vie hollywoodienne.


Pour finir, nous ne résistons pas à vous proposer deux critiques de film signées Luc Arbona extraites des pages télé des Inrockuptibles mais qui parlent en creux plus de style et de thématique que des films en soi. Quant à nous, Russ Meyer - maitre d'un cinéma pop- était un cinéaste avant-gardiste voire progressiste, peut-être même le réalisateur féministe par excellence.

Montagnes Russ
Quand un cinéaste monomaniaque et fétichiste réduit son style à une image, son art tien de l'idolatrie religieuse. Meyer en Wagner de la pop culture.
Au début, il y avait l'ennui. Un désert infesté de scorpions et de vipères, quelque part très à l'Ouest, du côté de la vallée de la Mort. Un jour, une baraque s'est installée. Des strip-teaseuse aux seins extraordinaires en sont sorties. Elles se débattaient avec quelque chose d'invisible comme gênées par leurs encombrants poumons. Elles se cabraient, se déhanchaient sur un air de twist, furieuses mais ravies. Russ meyer est arrivé. Fasciné par ces amazones catcheuses prêtes à l'attraper par les couilles, le cinéaste n'a plus eu qu'une obsession : faire des images, multiplier les panoramiques, célèbre ces walkyries de fête foraine. Quand il est question d'un film de Russ Meyer, quel qui soit, il est quasiment impossible de dépasser tous ces clichés. Normal, son cinéma, véritable iconologie des poitrines explosives pourrait se résumer à une avalanche de clichés. [...]
Avec une constance religieuse, de 1959 à 1976, Russ Meyer n'a jamais eu qu'une obssession : faire rentrer Las Vegas dans un soutien-gorge. En cela, le cinéaste s'impose comme un prêtre païen, véritable Wagner californien de la pop culture.


Combien de fois faut-il faire l'amour ? [Common Law Cabin (1967)] in Les Inrockuptibles #461 - sept/oct; 2004 p.109

Western Femelle
"Je ne déteste pas les muscles, mais le pognon c'est mieux !" Cette réplique, tout droit sortie de la bouche haineuse de Varla, la brune tueuse aux seins bandés comme des zeppelins de Faster Pussycat ! résume toute la grâce malsaine de ce chef-d’œuvre incontestable de Russ Meyer [...]. C'est sur cette grammaire de la soif de toute puissance que repose le film : J'en veux ! J'en veux tout plein ! De la baston en plein soleil, des gros calibres à la ceinture, de la sueur, du cuir, de la poussière : Faster, Pussycat ! reprend tous les gimmicks du western et réinterprète les codes de ce cinéma de propagande destiné à chanter la geste mythique de la conquête de l'ouest. Il remplace les machos burinés à cheval par des survireuses déchainées au volant de Porsche-fusées. Au beau milieu du désert, dans une fermette isolée, débarquent trois de ces femelles furieuses au rimmel impeccable, véritables kalachinovs à vagin, résolues à envoyer des dérouillées à tout ce qui bouge. C'est ultra efficace. Normal, les ressorts sont exactement ceux du western, ceux d'une propagande / publicité qui ne fait que sublimer une seule et même rhétorique : de la violence avant tout chose. Vas-y Minette, Tire ! Tire ! Il serait même tentant de se mettre à genoux devant l'esthétique sauvage de ce film : le grain gris-bleu de sa photo impeccable, son iconologie cuir crypto lesbienne, ses contre-plongées vertigineuses, ses chorégraphies de jiujitsu, etc. De Mondino à Kill Bill en passant par les Cramps, un film qui s'impose comme un western matrice.

Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! in Les Inrockuptibles #480 - Février 2005, p.102

source : Arrow / Les Inrockuptibles

ArrowDrome, de l'érotisme et du giallo

Même si les deux nouveaux ArrowDrome sont disponibles dans notre beau pays, nous ne résistons pas à vous dévoiler les jaquettes toujours aussi graphiques de Tokyo Decadence (1991) et L’oiseau au plumage de cristal (1969).

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Sam Dalmas est un écrivain américain. Venu habiter à Rome en espérant pouvoir y vivre de sa plume, il doit très vite déchanter et se résoudre à écrire des ouvrages de vulgarisation pour gagner sa vie. Il est environ minuit à Rome. Il rentre chez lui, parcourant une rue déserte où seule une galerie futuriste est éclairée. Distraitement, il y jette un coup d'œil, puis s'arrête brusquement, et se précipite: au fond de la galerie, un homme vêtu de noir et une jeune femme luttent sauvagement, l'éclat d'un couteau brille entre eux... Essayant de lui porter secours, il est piégé par les deux portes automatiques de la galerie d'art et ne peut qu'observer pendant que l'assaillant s'enfuit. La police arrive sur les lieux du drame et cherche vainement l'issue choisie par l'agresseur pour fuir. Suspicieuse, elle confisque le passeport de Sam…

Sorti en blu-ray en juin dernier toujours chez Arrow, L'oiseau au plumage de cristal de Dario Argento fait son apparition en dvd dans la collection ArrowDrome. En ce qui concerne cette édition, le nombre de bonus est nettement inférieur à celui de l'édition blu-ray puisque celle-ci comportait les compléments suivants :

A Crystal Classic: Luigi Cozzi Remembers Dario’s Bloody Bird
Sergio Martino: The Genesis Of The Giallo
The Italian Hitchcock: Dario Argento Remembers The Bird With The Crystal Plumage
Exclusive collector’s booklet featuring brand new writing on the film by Alan Jones, author of Profondo Argento
Four sleeve art options with original and newly commissioned artwork;
Two-sided fold-out poster.


Pour l'édition dvd, nous aurons droit à une interview de Dario Argento et un livret signé Alan Jones, auteur de "Profondo Argento".

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Ai, jeune Japonaise romantique, rêve du grand amour. Pour conquérir l'homme de sa vie, une voyante lui conseille de porter une topaze rose au doigt. Ai est aussi une call girl spécialisée dans le sadomasochisme, une perle qui se soumet aux désirs les plus extravagants de sa clientèle... Tokyo Decadence est la récit de sa dérive dans une capitale japonaise secrète, violente et folle, où la volonté de puissance et d'enrichissement menacée par l'ombre du krach n'est tempérée que par une recherche éperdue du plaisir. Dans cette société décadente où tout est rapport de force, Ai semble nous dire, à l'instar du Marquis de Sade, que "tout, dans la vie, est affaire de délicatesse".

L'édition de Tokyo Decadence, film du scénariste d'Audition de Takashi Miike, ne comporte qu'un un livret de Robin Bougie (Cinema Sewer) et des bande annonce de la collection ArrowDrome. C'est toujours plus qu'en France ou le film possède deux éditions mais aucune ne proposent de véritable bonus. Et pourtant il y aurait beaucoup de chose à dire sur le réalisateur / écrivain Ryu Murakami.

Romancier punk depuis 1977, il a réalisé cinq films depuis 1980. Topazu est son quatrième. Murakami réussit comme personne à construire une petite heure d'apologie du bondage et de la strangulation, du bruit du vibro et du silence après, de la goutte rouge sang perlant sur le bras entre deux filaments spermeux. Pour cela, en génie du casting, il a choisi pour camper la prostituée Ai la fragile Miho Nikaido, actrice et épouse d'Hal Hartley. Soumise au film comme quelqu'un qui n'attend, pour exister, qu'une raison supplémentaire de souffrir, embarquée dans les rêves des autres, elle endure sans piper mot cet enfer reptilien, lentement déroulé, défoulé et effeuillé comme un catalogue. Entre autres apogées de la caresse, le chic de la dissolution du monde étant ici de boire à l'arrière d'une voiture du champagne en mangeant des asperges, tout cela pour aider la montée du shoot. J'aime ce film humoristique pour ses mauvaises raisons. Il propose à cette actrice possible un http://www.blogger.com/img/blank.gifprogramme limpide : se tenir blanche et droite comme un peuplier dans un porno capitaliste.
Philippe Azoury in Les Inrockuptibles

Enfin pour terminer, si vous ne le savez pas, lors des émeutes du mois dernier à Londres, un entrepôt qui abriter une partie des stocks d'Arrow Films a été détruit par les flammes. Certaines éditions blu-ray et dvd seront épuisées prochainement... avis aux collectionneurs.
Following the riots in north London which left the Sony distribution centre smouldering, this senseless attack has unfortunately meant that Arrow stock along with that of many distributors went up in flames. We are working hard to ensure that new stock is manufactured as soon as possible. At this juncture we will be changing some of our releases. Arrow Video DVD versions of Dawn of the Dead, Day of the Dead, A Bay of Blood, Deep Red and Battle Royale will not be reprinted but will be re-issued as ArrowDrome releases.

ArrowDrome, les nouveaux titres !

Après les deux premiers titres annoncés ici pour septembre prochain, les films du mois d'octobre sont déjà en pré-commandes. Au menu de cette salve : Cheerlearders (1973) et The Devil's kiss (1975).

Image A l'abri dans les caves d'un ancien château, des fanatiques spécialistes des sciences occultes, se livrent à des expériences diaboliques, visant à ressuscitée les morts. Ils volent un corps récemment enterré et, après avoir invoqué les forces du mal, parviennent à lui redonner vie, Un sinistre plan est en marche

The devil's kiss aka La perversa caricia de Satán aka Le baiser du Diable est le premier film réalisé par Jordi Gigó (co-réalisateur de El jovencito Drácula disponible en dvd z2 sstf). Les plus friands de série B / Z auront sans doute déjà vu le disque français lors de sa sortie éclaire.

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Wild 70s fashion and fashionable devilry collide with every cliché in the gothic horror manual for a wild ride into sleazy retro Euro-terror. Prepare to feel the wicked caresses of Satan...

En bonus, Arrow nous proposera une bande annonce des films d'horreurs Eurociné et (surtout ?) un livret signé Stephen Thrower, l'auteur de la bible Nightmare USA sur les productions indépendantes des années 60 et 70.

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The Cheerleaders aka A nous, les majorettes aka Les cheeries font des ravages est une comédie érotique réalisé par Paul Glikler qui aura une carrière éphémère ( 3 films dont le dernier est Le Marais de la mort avec Ken Wahl [1981]). Au vues des critiques disponibles sur le net, le film est une curiosité lourdingue à réserver aux plus endurcis.

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Debbie may have done Dallas, but the girls of Amorosa High are game enough to take on the whole country in The Cheerleaders, a classic 70s sex comedy where the laughs come thick and fast and the gym knickers come off even quicker.
For the bold and brassy girls of the cheerleading squad, taking one for their football team comes naturally so when rivals need to be taken down, there’s only one solution... seduce them into exhaustion. Now the game girls are on a sex-crazed mission to ride their rivals to victory in a politically incorrect comedy that shocked the world!
Lesbian sports mistresses and square-jawed jocks... No one is safe from the amorous advances of the hottest squad of horny good-time girls in the USA. Meet The Cheerleaders!


En bonus, nous retrouverons un second film, Revenge of The Cheerleaders (1976) de Richard Lenner, des bandes annonces et un livret signé Robin Bougie, illustrateur, éditeur, auteur pour le magazine Cinema Sewer (un pro zine qui mêle ciné BIS, porno et illustration pour le moins explicite).