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L'étrange festival 2014

On aurait pu vous donner 20 bonnes raisons de vous rendre à l'étrange festival cette année.
On aurait pu lister 20 films à découvrir sur grand écran.
On aurait pu vous raconter 20 anecdotes sur l'étrange festival.
On aurait pu évoquer 20 cinéastes qui ont été découverts à l'étrange.

Mais le fait est que vous n'avez sans doute pas besoin qu'un obscur blog vous motive pour LE festival français de genre.

Mais si vous ne savez pas ce qu'est "L'étrange", L'étrange, c'est l'assurance d'être marqué par le sceau de la différence, être arraché de notre zone de confort de spectateur formaté aux images. L'étrange est une thérapie visuelle, un passage obligé pour tout cinéphile qui veut retrouver le gout de l'aventure cinématographique.


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Pendant dix jours l'étrange festival propose au cinéphile novice ou expérimenté d'arpenter les recoins les plus (mé)connus du cinéma de genres.
La vitrine est comme toujours réjouissante avec la présence de Godfrey Reggio, Gaspar Noé, Richard Stanley,  voire exaltante avec Sono Sion et Alejandro Jodorowski.

Voici notre sélection :

A GIRL WALKS HOME ALONE AT NIGHT / Ana Lily Amirpour / 2014
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Dans une ville-fantôme iranienne, un vampire erre à la recherche d’une victime...
> Jeudi 11 septembre 2014 à 19H45
> Vendredi 12 septembre 2014 - 22H00

HYENA / Gerard Johnson / 2014

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Michael, policier londonien désabusé, a bien du mal à affronter les réseaux albanais et turcs qui se développent de plus en plus. Pour faire face, il se décide à passer de l’autre côté de la loi…
> Vendredi 12 septembre 2014 à 20H00
> Samedi 13 septembre 2014 à 17H00

WHITE SHADOW / Noaz Beshe / 2013

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Alias, un jeune albinos tanzanien, part chez son oncle après avoir été témoin du meurtre de son père. Il devra apprendre à survivre en communauté...
> Vendredi 5 septembre 2014 à 21H30


source : L'étrange Festival

Torso / Sono Sion

Ils se sont fait attendre mais nous les avons enfin reçu et le plaisir n'en est que plus grand. Le fanzine Torso est disponible sur theendstore.com.

Si nous proposons peu de fanzines sur le site, nous avons toujours défendu ce support (et parfois même rêvé d'en créer un mais c'est une autre histoire). Les années passent et si certains sont morts comme Trash Times (qui restent encore aujourd'hui comme l'un des tous meilleurs d'un point de vue rédactionnel mais surtout visuel grâce à une mise en page très réussie) d'autres continuent malgré l’émergence d'internet et sa prolifération de sites dédiés au cinéma de genre d'offrir un autre regard, un autre style de critique. On peut citer Medusa, Le Bissophile, Diabolik Zine (que l'on aurait bien aimé proposer sur THE END mais nos mails sont restés lettre morte) et Peeping Tom qui est l'un des plus fouillis et qui a permis un apéro à la boutique dont l'auteur de ses lignes se souvient avec nostalgie.

Fin des flashbacks et passons à ce neuvième numéro de Torso et premier à être entre nos mains. La première impression (souvent la bonne) est la qualité de la couverture (dos carré, papier cartonné brillant). Étonnant et impressionnant pour 8 euro, surtout quand on connait le coût parfois très lourd pour imprimer (photocopier ?) un zine. Ici par de rencontre improbable (et jouissive) entre films porno et classiques du cinéma français mais une étude méticuleuse d'un auteur par encore adoubé par le public mais les critiques qui comptent à nos yeux l'ont déjà élevé au rang des cinéastes qui comptent.

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SION SONO CIRQUES ÉTRANGES
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Biographie (Julien Oreste) / p.4
Suicide Club : Dans la chambre des plaisirs (Adrien Clerc) / p.8
Substance Mort. Le Suicide Club existe-t-il ? (Julien Oreste) / p.13
Sono Sion et la J-Horror (Julien Sévéon) / p.17
Interview avec Sono Sion /p.21
Strange Circus - La caravanne de l'étrange (Romain Le Vern) / p.25
Interview avec Sohei Tanikawa / p.29
Le Regard Hilare (Love Exposure, Cold Fish & Guilty of Romance) (Julien Oreste) / p.33
Interview avec Yoshihiro Nishimura / p.37
Cold Fish (Chritopher Bianconi) / p.39
Eprouver le temps (Julien Oreste) / p.42
Guilty of Romance (Adrian Clerc) / p.47
Himizu (Romain Le Vern) / p.53
Himizu, Suicide circle (Julien Oreste) /p.55

Travail particulièrement soigné pour un fanzine digne de professionnels, et la présence de certaines plumes bien connues des amoureux de cinéma déviant comme Romain Le Vern (ex Trash Times, ex DVDrama, ex Critikat et aujourd'hui sur TF1 news) ou encore Julien Sévéon (auteur de l'indispensable Le Cinéma Enragé et journaliste pour Mad Movies) n'est pas étrangère à la qualité globale de l'ensemble.

Nous pouvons que souhaiter longue vie à Torso et espérer que les prochains numéros seront du même acabit.

Independenza ! Part 22 : Zylo

Dans le milieu de l'édition le gâteau se divise bien souvent entre les "gros" labels et les indépendants. Si les (vrais) indépendants n'ont ni le portefeuille, ni la visibilité, ils compensent en participant à l'éclosion et /ou à la confirmation de nouveau talent.

Zylo fait partie de ces éditeurs présents depuis des années mais qui ont trouvé une reconnaissance depuis peu grâce à la sortie de films artistiquement réussis. Une belle raison pour acceuillir cet éditeur sur THE END.

Leur principale nouveauté du mois de mars est le film Guilty of Romance de Sono Sion qui sort enfin en vidéo, deux ans après sa présentation à l’Étrange Festival de Paris (quid de Cold Fish ?) et son exploitation en salle l'été dernier.

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Izumi est mariée à un célèbre romancier romantique mais leur vie semble n'être qu'une simple répétition sans romance. Un jour, elle décide de suivre ses désirs et accepte de poser nue et de mimer une relation sexuelle devant la caméra. Bientôt, elle rencontre un mentor et commence à vendre son corps à des étrangers, mais chez elle, elle reste la femme qu'elle est censée être. Un jour, le corps d'une personne assassinée est retrouvé dans le quartier des "love hôtels". La police essaie de comprendre ce qui s'est passé.
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"Sono Sion retrouve la grande dimension formaliste et expérimentale du cinéma japonais des années 60 et 70 : c'est le visible lui-même qui cède et les couleurs qui explosent sur les corps." Stéphane du Mesnildot / Cahiers du cinéma
"Un reboot érotique et bruyant des romans porno japonais des années 70, éclaboussé par la fureur noire de Sono Sion, dont le cinéma n'avait jamais paru si violemment désespéré, intensément nihiliste." Romain Blondeau / Les Inrockuptibles
Jusqu'à présent l’œuvre du cinéaste japonais se faisait rare en dvd, du moins en ce qui concerne la France car l'étranger ne s'était pas privé de nous donner de quoi patienter en attendant d'éventuelles sorties. Notre patience a été récompensé puisque après Suicide Club et Suicide Club 0 (également disponible sur theendstore.com), Guilty of Romance amorce un changement que l'on espère durable. La prochaine édition en combo blu-ray / dvd de Love Exposure chez HK Vidéo et la diffusion en salles de Land of Hope le 27 avril laisse penser que le réalisateur se voit enfin offrir un peu de reconnaissance dans notre pays.

L'édition dvd Zylo est dépourvue de bonus mais propose les deux montages du film. Une version courte, celle exploitée en salles cet été et la version longue que l'auteur de ces lignes a pu découvrir à l’Étrange Festival en 2011.

Pour accompagner cette nouveauté déjà disponible sur notre boutique en ligne, nous avons sélectionné les  meilleurs titres de leur catalogue dont certains évoqueront de très bons souvenirs aux festivaliers de l'étrange festival et du PIFFF.

Lauréat du Meilleur Film de la première édition du Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF), Bellflower est un premier film bluffant d'inventivité et d'ingéniosité (les divers trucages, voire la création de caméra ont été faite par le réalisateur) mais surtout un grand film d'amour et d'amitié.

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Deux meilleurs amis Woodrow et Aiden passent tout leur temps libre à la construction de lance-flammes et d’armes de destruction massive en vue d'une apocalypse mondiale. Mais quand Woodrow rencontre une jeune femme charismatique et tombe follement amoureux, lui et Aiden vont rapidement être intégrés dans un nouveau groupe d'amis, et partir pour un voyage mêlant amour et haine, trahison, infidélité, et une extrême violence plus dévastatrice que n'importe lesquels de leurs fantasmes d'apocalypse.
"Météore romantique et anarchique, "Bellflower" possède toute la générosité et l'énergie que l'on peut attendre d'un premier film." Stéphane du Mesnildot/ Cahiers du Cinéma
En supplément, nous retrouvons un making of, une présentation de la Medusa (voiture qui a contribuer à populariser le film) et les différentes affiches refusées. Une belle édition pour un film au potentiel culte indéniable.

Autre film a avoir bénéficié d'une projection en avant première lors d'un festival, en l’occurrence l’Étrange Festival en 2011, Walk away Renée de Jonathan Caouette, second long-métrage du réalisateur après Tarnation en 2003.
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« Je suis né et j’ai été élevé à Houston, Texas, où j’ai grandi pour la plus grande partie avec mes grands-parents pendant que ma mère Renée, atteinte de psychose schizophrénique, faisait des allers / retours dans les hôpitaux. J’ai aussi passé du temps dans des familles d’accueil où j’ai souffert de négligence et de maltraitance. Filmer et raconter sont devenus une façon de dissocier, et de m’évader de ma vie. En prenant une caméra quand j’étais enfant et en l’utilisant comme un bouclier pour illuminer mon univers, j’ai trouvé une façon de survivre. Filmer les choses était une manière de dialoguer avec moi-même. » « Adolescent, mes premiers essais de cinéma étaient de grossières, violentes, horribles et atmosphériques mésaventures que je tentais d’investir d’une certaine qualité hallucinogène. J’ai essayé de les rendre drôles, parce que je pense que l’humour est une manière de surmonter les obstacles de la vie (mon travail est également inspiré par des chanteuses soul comme Mavis Staples ou des comédiens comme Richard Pryor et des réalisateurs tels que John Cassavetes, Lars Von Trier et Alejandro Jodorowsky). Ces différentes obsessions m’ont mené par hasard vers les films d’auteurs européens que j’estime et qui m’influencent. J’y ai inclus des compositions harmonieuses mais tranchantes avec une mise en scène néo-réaliste et de l’humour. Mes premiers travaux étaient basés sur des légendes urbaines, des slashers, mes cauchemars, mes rêveries diurnes. Mon travail est de diriger mes films vers des lieux mystérieux et de leur donner vie. Je considère tous mes films comme des fictions documentaires, des « histoires vraies » rêvées. Mon but est de faire des films qui soient un happening, une rencontre, une conversation et je l’espère, un signal émotionnel. »
"Au rythme d'un road-movie qui mène la petite famille de Houston à New York, le film déplie ainsi les grandes étapes de la vie de Renée, brouillant les frontières temporelles dans un montage bouleversant où les chromos heureux d'hier viennent heurter les images d'un présent exsangue." Romain Blondeau / Les Inrocks
"Le meilleur de ce documentaire, c'est sa science-fiction qui tient aux séquences où le jeune Américain injecte des chimères psychédéliques, mais aussi et surtout à son propos de fond : toutes nos vies sont des vies parallèles, et aucune ne peut prétendre être un modèle dominant." Gérad Lefort / Libération
Enfin pour finir, retour au Japon avec Hanezu, l'esprit des montagnes de Naomi Kawase, réalisatrice de Shara en 2003.
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Dans la région d’Asuka, berceau du Japon, Takumi mène une double vie : tranquille avec Tetsuya son mari, passionnée avec son amant Kayoko, sculpteur qui lui fait découvrir les plaisirs simples de la nature. Takumi apprend qu’elle est enceinte. L’arrivée de cet enfant est l’occasion pour chacun de prolonger son histoire familiale et ses rêves inassouvis. Mais bientôt, Takumi devra choisir avec qui elle veut faire sa vie. Comme au temps des Dieux qui habitaient les trois montagnes environnantes, la confrontation est inévitable. 


"Comme elle sait si bien le faire, Naomi Kawase dessine ces personnages à travers des gestes quotidiens, trajets à pied ou à bicyclette à travers des paysages délicats ou grandioses, tâches quotidiennes filmées au plus près." Thomas Sotinel / Le Monde

Retrouvez toutes les informations et spécifications dans notre boutique en ligne theendstore.com

Sono Sion, Monsieur Chaos

Aussi étrange que cela puisse paraitre, seulement deux films, Suicide Club et Noriko's Dinner Table, de Sono Sion sont disponibles en dvd en France et ce, malgré un noyau de fan de plus en plus large. Étrange car cela fait quelques années que chaque long-métrages du cinéaste nippon fait la joie des festivals de genre comme des plus renommés (dont le dernier festival de Venise avec la présentation remarquée de Himizu ou Cannes pour Guilty of Romance).

Lors de l'édition 2011, de l’Étrange Festival Paris, nous avons pu découvrir les films Guilty of Romance et Cold Fish. Deux morceaux de cinéma extrêmes, dérangeants et intrigants. Deux films qui sont autant de descentes aux enfers dans la vie calme et paisible de gens normaux qui voient leurs vies basculées dans la violence, dans l'absurde à la limite du point de rupture. Toute la force du cinéma de Sono Sion réside dans sa capacité à mélanger les univers sans jamais se laisser dominer par eux.

Et dire que ce n'est que la partie visible en France. Pour découvrir le reste de sa filmographie, il faut (comme trop souvent) se tourner vers l'import afin de pouvoir se rendre compte (si besoin est) que Sono Sion, de notre point de vue (de THE END comme celui que l'on pourrait qualifier d'Occidental) est la plus belle promesse du cinéma nippon. Ce qui est moins évident dans son pays natal. Les longs-métrages aussi divers que Love Exposure, fresque de quatre heure sur le fanatisme religieux, Exte, film d'horreur original et très réussi basé sur un postulat pourtant risible, des cheveux "démoniaques" et les deux films évoqués plus haut qui sont déjà disponibles sur support vidéo. A quand une rétrospective de son œuvre en France ?

Surtout quand on sait que les cinéphiles italiens ont eu la chance et le privilège d'assister en novembre dernier à un hommage à Sono Sion lors du Torino Film Festival (TFF) alors qu'aucun films du metteur en scène est disponible en vidéo. A cette occasion, le blog italien Sonatine, spécialisé dans le cinéma Japonais, a publié en partenariat avec le festival de Turin la première monographie consacrée à Sono Sion.

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Le livre fait 159 pages et retrace après une présentation biographique de Sono Sion, tous les films du cinéaste, un par un. On retrouve également un entretien passionnant d'une dizaine de pages sur aussi bien les influences du réalisateur, que son utilisation de la musique ou bien son point de vue sur Fukushima, la société japonaise. Voici quelques extraits de l'ouvrage :
(cliquez sur l'image pour lire le texte)

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Oui, le premier frein à l'acquisition de ce livre est sa langue. Mais si vous avez un niveau scolaire en italien (comme votre serviteur ici présent) vous n'avez qu'une envie : vous procurez cette ouvrage à moins qu'un éditeur français (Rouge Profond ? IMHO ? Bazaar & Co ? Le Lézard Noir ?) se décide à nous proposer une publication sur ce cinéaste chaotique.

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Si vous êtes intéressé par l'acquisition de cette ouvrage (environ 20 euro), manifestez-vous auprès de nous afin qu'on rentre en contact avec l'éditeur et ainsi proposer le livre en France. >theendstore@gmail(POINT)com

L'Étrange Festival de Paris : Jour 1

Premier jour, premières séances. Découverte du forum des images, ses méandres, ses recoins et ses salles. Sans le vouloir, notre sélection de films avaient plus de point communs qui n'y parait.

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El Infierno - Luis Estrada (2010)
Benjamín, un émigré mexicain qui après avoir passé 20 ans de prison aux États-Unis, est reconduit dans son Mexique natal qui s’apprête à fêter les 200 ans de son indépendance et les 100 ans de la révolution. Mais il n’en croit pas ses yeux : ses proches sont tous trempés de près ou de loin dans le trafic de drogue et le pays a sombré dans la violence et la corruption. Très vite, Benjamín n’a d’autre choix que de se mettre sous la coupe du chef de la drogue de “San Miguel (N)Arcangel”, petit village près de la frontière américaine. Mais tout ne va pas se passer comme prévu...

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Guilty of Romance - Sono Sion (2011)
Izumi est mariée à un célèbre romancier romantique mais leur vie semble n'être qu'une simple répétition sans romance. Un jour, elle décide de suivre ses désirs et accepte de poser nue et de mimer une relation sexuelle devant la caméra. Bientôt, elle rencontre un mentor et commence à vendre son corps à des étrangers, mais chez elle, elle reste la femme qu'elle est censée être. Un jour, le corps d'une personne assassinée est retrouvé dans le quartier des "love hôtels". La police essaie de comprendre ce qui s'est passé.

Ces deux films, bien que séparés par un océan entretiennent un dialogue pertinent sur l'influence de nos sociétés sur notre comportement, comment nos us et coutumes canalisent nos personnalités jusqu'à la rupture.
El Infernio peut être vu comme un énième "Rise & Fall" à la Scarface ou à la American Gangster, l'attrait du film réside dans sa touche "Mexicano". C'est-à-dire grosse moustache, musique Mariachi, Tequila et brune incandescente. L'autre particularité (et sa force) est l'humour noir envers tout ce "cinéma". Chaque personnage n'est pas dupe de sa fin et rare sont qui s'en sortent vivant. Le plan final rajoute une pierre contre le gouvernement Mexicain sur l'impossibilité du pays à pouvoir s'en sortir dans un pays gangrené par la corruption et les narcotrafiquants. Bref, quelques images fortes pour un discours à charge contre les autorités Mexicaine mais en définitive, le film reste un divertissement anodin et ce malgré les polémiques qu'il a pu engendrer dans son pays.
Guilty of Romance est une plongée vertigineuse dans les tréfonds de l'identité d'une personne asservi par des années de soumission à son mari. Comme pour El Infierno, le réalisateur joue avec les codes du pays pour mieux les dynamiter et les faire voler en éclat. Avec sa narration éclatée et sa durée de 2h20, Guilty of Romance fait l'effet d'un tourbillon qui vous aspire, qui vous tire vers la noirceur de l'âme humaine. On retrouve, mais en plus petite dose, un humour très noir, pour ne pas dire morbide qui participe au malaise et au trouble. L'affiche du film avec ses miroirs brisés sont autant de vies éparpillées, de reflet d'une société ankylosé d'un passé bien trop lourd pour les nouvelles mentalités.