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Radley Metzger aka Henry Paris

L'année 2013 sera érotique et pornographique sur THE END et nous sommes heureux de commencer l'année avec quatre films pornographiques cultes disponible sur theendstore.com

Dans les années 60-70, posséder un pseudonyme était une chose très courante. Dès réalisateurs de westerns italiens qui américanisaient leurs noms pour favoriser les ventes à l'étranger en passant par Jesus Franco et son nombre incalculable de nom d'emprunt, le monde des films pornographiques regorgeaient également de nom et d'alias.

Grâce à internet et à IMDB en particulier, il est possible d’appréhender un univers malheureusement trop méconnu et d'exhumer des carrières entières, comme celle de Radley Metzger (re)connu pour une série de films érotiques mais moins pour ses films pornographiques. Ce chantre d'une imagerie érotique, sorte de Dolce Vita décadente a réalisé ses meilleurs œuvres (tous genres confondus) durant la période bénie des cinémas de quartier et salles spécialisées. Metzger comme bien d'autre, a du délaisser son nom au profit du nom d'Henry Paris afin d'évoluer dans l'univers du film X.

Entre 1969 et 1974, Radley Metzger signe les emblématiques Camille 2000 (1969),  The Likerish Quartet (1970) et Score (1974) prochainement sur theendstore.com en combo blu-ray/dvd. Trois films qui ont placé Metzger sur la carte du cinéma érotique. Après cette escapade européenne, Radley Metzger rentre au USA et décide de franchir la frontière entre érotisme et pornographie et le succès de Gorge Profonde (Deep Throat) en 1972 n'est pas étranger à ce basculement. Radley Metzger sous son alter-ego Henry Paris deviendra le fer de lance du "Porno chic".

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Première œuvre ouvertement pornographique, The Private afternoons of Pamela Mann (1974), exploité en France par la société Alpha France sous le titre Furies Porno pose les bases du cinéma d'Henry Paris. Extrait du dossier de presse français :
"Mrs Pamela Mann est belle. Très belle. Mr Mann est un beau mâle sympathique. Ils s'aiment. Cela est évident. Et leur entente physique et totale. Totale. Oui, mais elle a besoin d'être pimentée par des excitants extérieurs. Complices en tout, ils le sont encore dans ce domaine, Mr Mann engage un détective privé chargé de lui rendre compte de tous les faits et gestes de sa femme. C'est ainsi que Mr. Mann étant à son bureau, censé gagner la brioche quotidienne du ménage, Mrs Mann se livre à des actes tous plus stupéfiants les uns que les autres, depuis l'organisation savante de son propre viol - et quand nous disons viol c'est là un doux euphémisme - par ses domestiques, jusqu'à la séduction du détective lui-même. Nous vous taisons volontairement ses autres inventions, afin de vous en laisser la surprise étonnée. Mais il faut quand même vous dire que tout ce que fait Mrs Mann est filmé par une caméra complaisante et acrobate, et que c'est devant la projection de ces séquences que les étreintes du couple atteignent leur plénitude."
Tourné en six jours, The Private afternoons of Pamela Mann , est une réussite et le film devient un succès engrangeant des milliers de dollars de recette. Sur les cinq long-métrage pornographiques, Metzger ne cédera jamais à la facilité scénaristique, bien au contraire.

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Présenté dans une édition double dvd, The Private afternoons... bénéficie d'une restauration Haute Définition. En supplément, nous avons droit au film dans sa version intégrale "Hard" (83mn), un commentaire audio du réalisateur, la bande-annonce originale (6 minutes), une interview de Eric Edwards (40 minutes avec l'acteur à la filmographie de plus de 300 films X jouant le rôle de Frank dans le film). Mais ceci est complété par un deuxième dvd proposant la version Soft de 72 minutes, une interview de Georgina Spelvin (40 minutes avec l'actrice culte de L'Enfer pour Miss Jones aka Devil in Miss Jones, 1973) et des featurettes sur l'univers du film.

L'année suivante, Radley Metzger, toujours sous le pseudonyme d'Henry Paris, réalise Naked came the stranger. Adaptation de l'ouvrage de Penelope Ashe, L'étrangère est arrivée nue est un roman érotique qui fut l'une des meilleures ventes en 1969. Mais très rapidement on apprend qu'il n'existe pas de Penelope Ashe et qu'en réalité le livre fut écrit par quinze hommes et cinq femmes, tous journalistes. Metzger achète les droits du bouquin et décide de conserver le nom et la structure du scénario.

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Extrait de la quatrième de couverture du livre :

"Somptueusement belle, redoutablement intelligente, rompue à tous les jeux de l'érotisme, telle est Gillian Blake. Que va faire pareille femme quand elle apprend que son mari la trompe ? Divorcer ? Non, car Gilly et Billy Blake sont les « tourtereaux électroniques » d'une célèbre émission qui fait leur fortune à tous deux. Se venger ? Oui, et au centuple. C'est ainsi qu'à King's Neck — l'élégante banlieue new-yorkaise où le couple vient d'emménager — Gillian, l'inconnue qui est arrivée nue, vaincra successivement en combat très singulier un rabbin puritain, un décorateur homosexuel, un hippie drogué, un homme de la Mafia, et l'on en oublie… En cette suite de portraits pittoresques et de rencontres piquantes, l'auteur réussit une féroce satire de l'Amérique contemporaine."
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Le film rencontre de nouveau le succès, ayant le luxe de détrôner le long-métrage des Monty Python, Sacré Graal au box office New-yorkais. Pour en savoir plus on vous invite à vous procurer l'édition collector proposant outre le film dans une version "uncut" et restauré, un livret de 40 pages racontant l'histoire de ce film qui annonce le chef-d’œuvre de Metzger/Paris, The Opening Misty Beethoven.

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Extrait de la jaquette du film exploité en vidéo par Alpha France sous le titre Porno Paradise :
Un écrivain à la mode découvre à Pigalle, une jeune femme appelée Mitsy, et lui promet de la faire accéder aux plus hauts échelons de la société. Ils voyagent ensemble dans le monde entier, et bientôt Mitsy défraye la chronique dans tous les pays qu'ils traversent. Une aventure avec un producteur de films lui assure la célébrité internationale. En fin de compte, l'écrivain épouse Mitsy, mais c'est elle qui écrira le livre racontant ses aventures.
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Disponible en blu-ray et dans une édition double dvd, The Opening of Misty Beethoven a droit à un traitement royal rendant justice à ce monument cinématographique. Tourné dans trois pays (France, Italie et USA) sur un an, The Opening of Misty Beethoven est la quintessence du genre avant sa périclitation avec l'apparition de la vidéo.

Enfin finissons avec Maraschino Cherry (1978), dernière incursion de Metzer dans la pornographie et offrant un chant du cygne pour le cinéma porno.


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Extrait de la jaquette du film exploité en vidéo par Alpha France :
Croyant sa soeur "top model" à New-York, Penny quitte son Missouri natal pour lui rendre visite. Apprenant que Maraschino, en fait de mannequin, dirige un des plus beaux bordels de Manhattan, Penny décide de tout apprendre sur "le métier" dans l'espoir peut-être d'ouvrir une succursale de la maison de sa soeur dans sa ville natale. Maraschino lui relate donc les expériences de ses filles et de leurs clients. Finalement la leçon est tellement efficace que Penny décide de rester à New-York et c'est Maraschino qui partira ouvrir la fameuse "succursale".
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Dans ce dernier effort, les plus grands acteurs et actrices du genre répondent présent, dont Jamie Gillis (1943-2010), personnage principal du cultissime Water power (Traitement spécial pour pervers sexuel, Shaun Costello, 1977), Gloria Leonard, qui retrouve Metzger après The Opening... et que l'on a pu voir entre temps dans l'étonnant Odyssey the ultimate trip (Gerard Damiano, 1977). A ses côtés Annette Haven que les amateurs de X américain ont pu (re)découvrir en dvd avec V : The hot One (1978) et Soft Places (1978).

Avec des réalisations soignées et des scénarios étoffés, proposant de véritables moment de comédie, les films pornographiques de Radley Metzer sous le pseudonyme d'Henry Paris peuvent se targuer d'avoir donné au genre ses plus beaux fleurons et sont les preuves que le cinéma pornographique n'a pas toujours été qu'une industrie.
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Pour connaitre tous les bonus et les spécifications (par exemple The Opening of Misty Beethoven et Naked came the stranger sont sous-titrés en français), nous vous invitons à consulter notre boutique en ligne, theendstore.com.

L'âge d'or du X américain en dvd | Wild Side

Si j'avoue avoir une méconnaissance des films, l'univers du milieu pornographique est riche d'histoires passionnantes. C'est sans aucun doute pour de telles raisons qu'un cinéaste comme Paul Thomas Anderson (There Will Be Blood, Magnolia) a réalisé Boogie Nights, film s'inspirant de la vie de John Holmes, grand acteur de film X.

Depuis janvier 2010, Wild Side c'est lancé dans un pari (ce n'est pas le premier et sans doute pas le dernier), celui de sortir 20 films "cul(tes)" dans des éditions techniquement impeccables et avec des bonus irréprochables (seul bémol, certains films semblent être cut).
On ne peut que saluer Wild Side pour avoir eu le courage d'extraire 20 perles du cinéma plus habitué à côtoyer les étagères des sex-shop pour les mettre à la porté du plus grand nombre...enfin les adultes. Car n'oublions pas, et ce malgré les pochettes acidulées, que se sont des films pornographiques interdit aux mineurs.

Détails des six premiers titres disponibles à la boutique :
en bonus vous retrouverez des critiques* issues des Inrocks, des Cahiers du Cinéma et d'Impact (Mad Movies)

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Afin d’incorporer la très renommée troupe des Texas Girls Cheerleaders, Debbie et ses copines de collège décident de vendre leurs charmes aux élèves et aux professeurs. Leur enthousiasme débordant va vite semer la zizanie sur le campus.

Après Deep Throat, Debbie Does Dallas fut l’un des plus grands succès US en salles et pulvérisa tous les records de vente en vidéo. Cette comédie pétillante exauce bien des fantasmes de teenagers, comme se retrouver, après le match, entouré d’une nuée de pom pom girls sous les douches ou encore faire astiquer son bolide par ses voisines de classe, en liberté dans un car wash.

Bonus :
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Pom Pom X : entretiens exclusifs avec l’équipe du film (26mn)

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En réaction aux nouveaux codes de bonne conduite imposés dans leur université, quatre étudiants du "Uppa U Omega Fraternity" contre-attaquent en s’offrant les services d’une redoutable stripteaseuse qui percera au grand jour les perversions secrètes du proviseur et des riches donateurs.

Cette parodie d’American College, classique du campus movie réalisé par John Landis en 1978, va bien nettement plus loin qu’American Pie en terme de grivoiserie. Devant la caméra de Robert McCallum, qui fut aussi le chef opérateur d’Orson Welles, deux créatures sublimes décrochent leurs diplômes: la sculpturale Annette Haven dans le rôle d’une petite teigne et l’ogresse portoricaine Vanessa Del Rio en fausse religieuse qui dévore littéralement ses partenaires.

Bonus :
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Nos chaudes études : entretiens exclusifs avec Vanessa Del Rio et l’équipe du film (26mn)

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> Chronique de Jean-Baptiste Morain parue dans Les Inrockuptibles #742, Février 2010 - p.56

Porn in the USA
L’âge d’or du cinéma X américain ressuscité par une collection pas coincée du culte.

Second au box-office du X derrière Gorge profonde (1972), Debbie Does Dallas figure parmi les classiques du cinéma X américain.
Plusieurs raisons à cela : l’argument de cette comédie, qui se réfère à une institution populaire américaine (les pom pom girls de Dallas) ; le milieu décrit, très quotidien et réaliste (un collège américain, le football, les vestiaires), qui fit scandale à l’époque ; le titre comique (à triple entrée, puisqu’il peut à la fois signifier “Debbie va à Dallas”, “Debbie se fait un garçon prénommé Dallas” ou même “Debbie se fait toute la ville de Dallas”) ; enfin la nature de ses interprètes féminines (elles ont pour la plupart l’âge de leur rôle), et notamment – et surtout – celle de Bambi Woods, l’héroïne.
Depuis Debbie Does Dallas, sa première apparition au cinéma (elle ne tourna qu’une poignée de films), et sa disparition soudaine et totale des écrans et du milieu du cinéma porno au milieu des années 80 – est-elle morte d’une overdose ? est-elle devenue une bonne et sage ménagère du Midwest ? nul ne le sait –, elle n’a cessé d’alimenter tous les fantasmes, incarnant à elle seule le mythe de la pure salope ingénue.
Bambi Woods, jeune bourgeoise catholique, a 19 ans et un besoin urgent d’argent (elle se drogue) quand elle prend contact avec le réalisateur Jim Clark. Les producteurs sont immédiatement frappés par son naturel et sa désinhibition sexuelle.
Richard Bolla (alias Robert Kerman, futur acteur de Cannibal Holocaust), son unique partenaire dans Debbie, parle encore avec émotion des sentiments qu’elle semblait mettre dans une fellation (autre fantasme absolu).
Coed Fever, avec Annette Haven (qui sera la doublure de Melanie Griffith dans les scènes sexuelles de Body Double de Brian De Palma), est une parodie de jambes en l’air d’American College de John Landis, avec toute une bande de joyeuses et impétueuses coquines.

source : Les Inrocks.com

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Après son suicide, Justine Jones, une vieille fille sexuellement frustrée, est contrainte à errer dans les limbes du Purgatoire. Afin de mériter sa place en Enfer, on lui propose pour un court laps de temps de retourner sur Terre et de s’adonner aux plaisirs de la chair les plus extrêmes.

Premier film X de l’Histoire à oser explorer un sujet adulte et mélodramatique, Devil in Miss Jones est l’un des chefs-d’œuvre de Gerard Damiano, authentique auteur du genre. Ce film aux accents bergmaniens est sublimé par son actrice principale, Georgina Spelvin, dont la prestation bouleversante est digne des plus grandes stars du cinéma indépendant américain. Un joyau noir.

Bonus :
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Portrait de Gérard Damiano par le spécialiste du X Jacques Zimmer et des vedettes de l’époque Sharon Mitchell, Richard Bolla, Jamie Gillis… (26')

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Odyssey relate trois percées intenses dans la libido américaine des 70’s : les fantasmes d’un homme marié perdu dans une maison de passe psychédélique, les émois d’une femme qui révèle ses frustrations à sa psychiatre et les illusions perdues d’une jeune mannequin, devenue escort girl par dépit amoureux.

Toujours aussi ambitieux, Gerard Damiano, l’auteur de Deep Throat (Gorge Profonde) et Devil in Miss Jones, entraîne le spectateur dans les arcanes baroques d’un New York underground. Des audaces visuelles, des acteurs totalement investis et une réflexion existentielle sur le sexe font d’Odyssey the ultimate trip l’un des classiques du X américain parmi les plus originaux et les plus troublants.

Bonus :
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L’Odyssée sexuelle de Sharon Mitchell : révélations exclusives de l’actrice (26')

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>Critique de Stéphane du Mesnildot parue dans les Cahiers du Cinéma #655, Avril 2010 - p.58

Gerard Damiano, l'enfer du nouvel Hollywood

De Gerard Damiano (1928-2008), on garde souvent l'image d'un fin renard ayant réussi le coup cinématographique du siècle avec le premier grand succès du cinéma porno, Gorge Profonde en 1972. Édités par Wild Side, l'historique Devil in Miss Jones (1973) et le moins connu Odyssey (1977) prouvent qu'il fut d'abord un grand cinéaste, l'âme damnée du Nouvel Hollywood.
Toutes les restaurations numériques n'y pourront rien, la chair dans Devil in Miss Jones restera définitivement livide. Nous sommes loin des pornos californiens comme Debbie Does Dallas ou Coed Fever [...], comédies à la vitalité débordantes. A l'inverse de la charismatique Annette Haven, Georgina Spelvin est une femme au physique anodin, ni très jeune, ni très belle, presque sans qualités. Filmé avec délicatesse, ce corps qui va supporter toutes les scènes érotiques se donne au préalable à la mort dans une scène d'une crudité insoutenable. Damnée par son suicide mais encore vierge, Justine Jones obtient de l'enfer un sursis. Elle demande à retourner sur terre pour profiter pleinement et vivre dans la luxure [...].

Le Bergman du porno
A travers la damnation de miss Jones, le cinéaste critique le mythe principal du porno : la femme a la sexualité mécanique et, pour reprendre le titre d'un des plus célèbre films de Marilyn Chambers, insatiable. L'homme n'échappe pas non plus à la réification. Georgina Spelvin s'empare du pénis d'Harry Reems, interprétant un initiateur sadien, et le décrit en un hallucinant monologue. Au terme du long plan-séquence, l'acteur n'existe plus qu'à travers cet organe détaché de tout référent humain et prenant valeur de totem. Dans un des bonus, Damiano et surnommé " le Bergman du porno", ce qui est à peine une boutade : le cinéaste épuise bien davantage ses actrices par ses longs monologues, remarquablement écrits, que par les scènes sexuelles.
Quatre ans plus tard, Odyssey explore la solitude féminine en quatre portraits qui sont autant de monologues et de confessions. Le passionnant paradoxe du cinéma de Damiano est d'atteindre l'intimisme au cœur même de la pornographie. Odyssey commence par une épouse délaissé et s'achève par une porn star dont la sexualité s'arrête à ses tournages. Toutes partagent un même manque d'amour, traversées et détruites par le désir masculin. L'actrice finit par se donner la mort en se tirant une balle dans le vagin. Ses dernières paroles, sur son répondeur, sont adressés au public voyeur : Allez tous vous faire foutre !"
Une autre scène, étonnante, annonce Sexe, mensonges et vidéo. Un homme filme en vidéo sa femme qui, en se masturbant, le supplie de lui faire l'amour. Les yeux braqués sur le moniteur, l'homme, malgré ses sentiments ne parvient pas à la rejoindre. Comme une reprise de la damnation de miss Jones, l'écran vidéo, froid et distant, devient une autre cellule des Enfers. Alors même que le hard américain connait son âge d'or. Damiano anticipe son futur et les bouleversements profonds que la vidéo va entrainer. Redécouvrir aujourd'hui son cinéma oblige à lui restituer sa place dans l'énergie créatrice qui animait alors le cinéma américain des années 70.

source : Cahiers du Cinéma

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Desiree cherche à découvrir pourquoi elle provoque systématiquement le désir chez les hommes qu’elle croise. Empruntant diverses identités, elle tente bien de trouver un job décent, mais ses formes plantureuses et son incurable naïveté ont, à chaque fois, raison de sa bonne volonté. Elle se résoudra à accepter sa véritable vocation : porno star !

Parangon absolu de la ravissante idiote, Desiree Cousteau, née Deborah Clearbranch, doit son pseudonyme à son attrait pour le sexe en milieu aquatique. Ultime torpille de sa riche filmographie, Inside Desiree Cousteau est un pseudo-documentaire autobiographique où l’ingénue du porno U.S révèle l’intégralité de ses formes pneumatiques. Portrait d’une starlette insubmersible. Avec, en guest star, John C. Holmes et sa redoutable murène de 35 cm.


Bonus :
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The Loopy Tunes : entretiens avec l’historien du X Bill Margold et les actrices/acteurs Juliet Anderson, Sharon Kane, Mike Horner et Seka (26')

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Sandra Chase, un top américain riche et célèbre, est troublée par des flashbacks sexuels intenses. Elle se rend à Londres sur le tournage d’un film et se confesse à son entourage dans l’espoir de trouver un remède à ses phantasmes récurrents.

En 1980, INSATIABLE marque le retour en grande pompe de l’impératrice du X américain, Marilyn Chambers, l’héroïne de Behind the Green Door, après un détour par le cinéma traditionnel, notamment dans Rage de David Cronenberg. Décors high society, casting cosmopolite et séquences légendaires, dont une rencontre au sommet avec le king size John C. Holmes, alias Mister Boogie Nights, pour ce portrait quasi-autobiographique de "l’autre Marilyn".


Bonus :
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Lust in tranced elation : entretiens avec le chef éclairagiste Ernie Roebuck, l’historien du X Bill Margold et les acteurs Richard Pacheco et Serena (26')

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> Chronique de Gilles Esposito parue dans Impact #5, juillet-août 2010 - p.76-77

Confessions Intimes

La troisième vague de la collection L'âge d'or du X américain marie deux titres éclairant les diverses manières dont on peur broder une production autour de l'aura d'une porno star, sur la foi d'éléments biographiques plus ou moins abracadabrants. Inside Desiree Cousteau de Leon Gucci (1979) choisit la méthode du film à sketches, astuce bien connue permettant d'exploiter les séquences unes à unes dans les cabines de sex-chop. Dans la version long-métrage, l'homonyme du marin français (son pseudo vient de sa prédilection pour les accouplements aquatiques) s'adresse directement au spectateur pour introduite une demi-douzaine de saynètes. On l'y voit essayer différents métiers sans succès, mais avec grand plaisir, avant de trouver sa voie dans l'industrie du X.
Tourné l'année suivante, Insatiable de Godfrey Daniels (alias Stu Seagall), aussi auteur de péloches horrifiques) s'appuie pour sa part sur des circonstances historiques. Rendue instantanément célèbre par Derrière la porte verte, la regretté Marilyn Chambers effectuait là sa rentrée dans le X après un détour par le cinéma traditionnel, où elle avait été dirigée par David Cronenberg dans Rage. Elle joue donc le rôle d'une vedette hollywoodienne, riche héritière poursuivant sa carrière tout en tâchant de satisfaire un appétit sexuel quasi infini. [...]
Comme souvent dans les bonus de la collection, les intervenants évoquent sans complexe les tensions et la dureté du milieu, tout en donnant une description exaltante d'une époque où la drogue et l'argent coulaient à flots... entre autres liquides. [...]

Les prochains titres :

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Bob et Jess, deux potes chauds lapins, s’incrustent sur une croisière strictement réservée aux femmes, membres d’équipage inclus. Travestis pour passer inaperçus, ils ne tardent pas à semer la panique dans les cabines mais sauvent la mise en repoussant les assauts d’odieux pirates venus kidnapper une riche héritière.

Réalisé par la très fantasque Svetlana, SEX BOAT est une parodie savoureuse du feuilleton kitsch La Croisière s’amuse et multiplie les clins d’œil à Certains l’aiment Chaud de Billy Wilder. Le casting de ce harem flottant est particulièrement soigné. On remarquera notamment ans l’une de ces premières apparitions à l’écran, la légendaire Little Oral Annie, réputée comme son nom l’indique pour ses performances buccales hors du commun.

Bonus :
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Some like it very hot: Portrait de la réalisatrice Svetlana par les stars du X (Randy West, Kelly Nichols…) et les spécialistes Bill Margold et James Sullivan. (26mn)

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Pour s’incruster dans des villas somptueuses, deux pompistes se font passer pour des magnats du pétrole et contactent une agence immobilière réputée, le Hollywood Star Real Estate. Bonne pioche : les vendeuses sont prêtes à tout pour conclure une vente et éponger les riches clients.

Premier long-métrage écrit et mis en scène par Svetlana, l’une des rares réalisatrices du X américain, 800 FANTASY LANE est une comédie surréaliste bourrée de séquences « felliniennes » où s’ébat un aréopage de sylphides en rut.
Un pur trip sensoriel, comme en témoigne la scène où l’un des héros, sous influence narcotique, se retrouve affublé d’un pénis de plus 2 mètres de long !
Entre Hellzapoppin et Le Cirque du soleil.


Bonus :
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The Ways of Fantasy : Entretien avec l’ex-couple mythique du porno US, Jamie Gillis & Serena, ainsi qu’avec les spécialistes Bill Margold et James Sullivan. (26mn)

Ces deux nouveaux titres seront disponibles le 8 septembre.
Les douze autres films qui sortiront les mois prochains seront :

La blonde d’à côté (The blonde next door) de Lasse Braun (1982)
Les fourreuses perverses (Deep rub) de Leon Gucci (1980)
A quoi rêvent les jeunes filles ? (Desires within young girls) de Ramsey Karson (1977)
EASY ALICE de Bob Chen (1976)
THE ECTASY GIRLS de Robert McCallum (1979)
LEGEND OF LADY BLUE de A Fabritzi (1978)
Sans peur et sans culotte (Little Girls Blue)
Les derniers outrages (Plato’s – the movie) de Joe Sherman (1980)
SOFT PLACES de Joana Williams (1978)
TALK DIRTY TO ME 1 de Anthony Spinelli (1980)
TALK DIRTY TO ME 2 de Tim McDonald (1982)
Jeux sexuels d’une jeune fille gourmande ("V" the hot one) de Robert McCallum (1977)

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*Les articles sont reproduits dans un but informatifs. Si les auteurs ou les directions des rédactions souhaitent leurs suppressions, merci de bien vouloir envoyer un mail à [email protected]

X-Rated : adult movie posters

Pour le mois de juillet THE END a décidé de faire monter la température avec un ouvrage retraçant les plus belles heures des affiches de film érotique et pornographique des années 60 à 70.

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Introduction :

Les historiens considèrent que la pornographie moderne est née dans les années 1650. On retrouve des films classés X dès le début du cinéma, à la fin du 19ème siècle. A cette époque, on les appelait "exploitation movies" ou "stag movies", et ils étaient souvent utilisés dans les maisons de passe. Les films "en boucle" montrant des scènes de sexe répétées, étaient projetés pour exciter les spectateurs, de sexe masculin pour la plupart. De nombreuses actrices d'Hollywood, dont Marilyn Monroe, ont touché au cinéma érotique avant d'accéder à la notoriété. De même, des metteurs en scène comme le légendaire Francis Ford Coppola ont souvent travaillé sur des films soft porn au tout début de leur carrière.
Le vingtième siècle fut le théâtre d'une bataille constante entre l'industrie du divertissement et la censure, tout particulièrement pour les films classés X. De la fin des années 50 au milieu des années 70, la plupart des films pour adultes sortant aux États Unis étaient porno ou "stag". Ils étaient produits à l'étranger, souvent en Scandinavie ou en Extreme orient, et beaucoup étaient distribués sous l'étiquette "film d'art" pour tenter d'échapper à la censure.

Les années 1960 et 1970 sont considérées comme l'âge d'or du cinéma pornographique. Durant cette période, les budgets de production ont augmenté, ce qui a permis une amélioration générale de la qualité des films et des scénarios. De grand classiques ont ainsi vu le jour : Gorge Profonde (1972), Derrière la Porte Verte (1972), The Opening of misty Beethoven (1976) et Debbie Does Dallas (1978) furent quelques uns des nombreux grand succès au bo-office et surent séduire même les critiques. Deux films produits en France, Emmanuelle (1974) et Histoire d'O (1975), ont, de par leur succès, également aidé le cinéma porno à accéder à la commercialisation de masse.

Presque toutes les affiches de films X de cette époque furent conçues par des artistes inconnus, à l'exception de celle d'Emmanuelle pour laquelle les distributeurs firent appel au designer Steve Francfurt (p119). Frankfurt était le génie qui se cachait derrière de nombreuses affiches de films et l'auteur d'accroches comptant parmi les plus mémorables du cinéma; on peut ainsi lire sur l'affiche d'Emmanuelle : X was never like this". La pornographie, bien huilée, devenait chic. Pour la première fois, les films étaient montrés dans les cinémas conventionnels et attiraient un public jeune et à la mode; cette évolution a donnée naissance au terme "porno chic".

Un petit nombre de metteurs en scène semblent dominer le genre : Russ Meyer (p116 & 117), Radley Metzger (p107 & 156), Joseph Mawra (p44,45 & 61) et Joseph Sarno (p127 & 133) notamment, des noms devenus légendaires dans cette industrie. Meyer est tout particulièrement renommé pour sa fascination pour les femmes à la poitrine anormalement forte, et l'énorme succès rencontré par ses films laisse supposer que son public partageait cette attirance. Lorna (1964) de Meyer fut le tout premier film de cette catégorie à allier sexe et nudité totale.

C'est à cette époque que les premières grandes stars du cinéma porno ont vu le jour. Marilyn Chambers et John Holmes devinrent connus de tous. Holmes joua dans plus de 200 longs métrages porno et partagea la couche de 10 000 femmes, soit au moins une par jour. Alors que Chambers et Lovelace étaient célèbres pour leurs performances remarquables, Holmes était essentiellement réputé pour ses légendaires 35 cm !

Avec l'introduction du magnétoscope en 1976, le cinéma porno a pu entrer dans l'intimité des foyers. Les films se vendaient très bien, malgré leur prix initialement élevé. Les films classés X représentaient 25 à 40% des ventes de cassettes vidéo à la fin des années 1970, un chiffre remarquable puisqu'ils ne bénéficiaient d'aucune publicité. Les appareils audiovisuels se répandent durant les années 1980 et 1990, les affiches de films devinrent moins imaginatives. Aujourd'hui, pratiquement tous les films pornos sont destinés à être distribués sous la forme de cassettes VHS et DVD, ce qui rend superflues les affiches de films X.

Les affiches de films sont conçues de façon à attirer l'attention, créer un désir et inciter le public cinéphiles à entrer dans les salles de cinéma. C'est sans aucun doute le cas des affiches de films X. Parfois, elles visaient aussi à induire le public en erreur de façon flagrante. Metzger importa des films étrangers tels Day of Sin and Nights of Nymphomania (Mellem Venner - Hollande) (1963) et The Weird Love makers (Kyonetsu No Kisetsu - Japon) (1964) et les commercialisa comme des films américains pour s'assurer qu'ils attiferaient un plus large public. Le graphisme de l'affiche de The Weird Love makers est simple, avec une accroche mystérieuse : "They do everything". De telles affiches promettaient bien plus que le film ne pouvait offrir.

Aujourd'hui, cependant, ces affiches sont une source d'inspiration et d'information très riche pour les designers graphistes et les spécialistes des sciences sociales qui veulent révéler ce qui se passait réellement dans l'intimité des foyers.


Tony Nourmand et Graham Marsh

Au cours des 160 pages, l'amateur des films classé X et érotique retrouva toute l'inventivité des affichistes pour contrecarrer les diverses interdictions.
Des grands noms de l'industrie à d'illustres inconnus, les auteurs (Tony Nourmand et Graham Marsh) dévoileront une esthétique resplendissante aujourd'hui malheureusement disparue pour une catégorie de films toujours marginalisés.
C'est sans compter sur quelque éditeurs cou..courageux sortant le X du circuit traditionnel des sex-shops.

Présentation de quelques affiches de film issue du livre et disponible en dvd à la boutique :

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