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Alexander Kluge, le radical

Depuis le 24 avril, la Cinémathèque de Paris consacre un cycle à l’œuvre du cinéaste allemand Alexander Kluge. Contemporain d'un Fassbinder qui fut au même titre qu'un Wenders les arbres qui cachaient la forêt du cinéma allemand, Alexander Kluge viendra présenter ses films et faire une leçon de cinéma samedi 27 avril. Une partie de sa filmographie est éditée en dvd et disponible auprès de THE END. Plus d'informations après ces quelques extraits de la présentation de Pierre Gras.


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"[...]Né en 1932, d'abord juriste travaillant pour l'Ecole de Francfort et collaborateur d'Adorno, Kluge tourne ses premiers courts métrages au début des années 60, avant de signer le Manifeste d'Oberhausen qui annonce la « mort du vieux cinéma » et sa confiance dans les forces du « jeune cinéma allemand », de Schlöndorff, Fleischmann, Reitz, Schamoni, Nestler. Le cinéaste-juriste en sera bientôt le principal défenseur auprès des pouvoirs publics afin de favoriser les aides à la création d'œuvres peu appréciées de l'industrie du divertissement. Ses deux premiers longs métrages, Anita G. (1966) et Les Artistes sous le chapiteau : perplexes (1967) imposent un style utilisant le morcellement narratif, l'insertion d'images d'archives et la dérision et ils créent deux premiers portraits de femmes rebelles, essentielles à l'œuvre.
Puis suit une série de courts métrages expérimentaux et didactiques, avant le retour à partir de 1973 au long métrage, avec Travaux occasionnels d'une esclave puis Dans le danger et la plus grande détresse, le juste milieu apporte la mort, où la fiction magistralement éclatée est toujours tissée d'inserts, de plans documentaires et de citations. En 1975, Ferdinand le radical revient à la forme plus classique d'un apologue quasi-brechtien afin de décrire le délire sécuritaire contemporain. Son héros, responsable de sécurité trop perfectionniste, organise des attentats pour convaincre ses chefs de la nécessité de politiques répressives. 
Kluge est peu après le maître d'œuvre de trois films collectifs essentiels. En 1977, L'Allemagne en automne forme la réponse des cinéastes à la violence terroriste et celle de l'Etat, qui ont culminé quelques mois auparavant dans l'assassinat du patron des patrons allemands, le détournement d'avion à Mogadiscio et la mort en prison des dirigeants de la Fraction Armée Rouge. Dans cette œuvre, Kluge filme les obsèques officielles de Hans-Martin Schleyer et celles d'Andreas Baader et Gudrun Ensslin, tandis que Volker Schlöndorff met en abîme l'Antigone de Sophocle et que Rainer Fassbinder se filme avec son amant et avec sa mère. Contre Franz Josef Strauss, candidat de la droite la plus conservatrice à la chancellerie, Le Candidat est ensuite un film de combat. Enfin, l'admirable Guerre et Paix sollicite en 1983 documentaire, archives, fiction traditionnelle et saynètes burlesques pour condamner la course aux armements et décrire la situation de l'Allemagne divisée prise entre les deux blocs.
Jusqu'en 1986, fidèle au principe d'alternance de divers types d'œuvres qui fait partie de son projet, Kluge réalise par ailleurs quatre longs métrages consacrés au deuil impossible de l'histoire allemande, à la dislocation des relations amoureuses dans le monde contemporain, et à l'assaut du temps capitaliste contre le temps humain. Films complexes tissés de matériaux hétérogènes, ce sont La Patriote, Le Pouvoir des sentiments, L'Attaque du présent contre le temps qui reste et Informations diverses. "
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DVD 1 - Anita G. (Abschied von gestern) 1966, 84mn- Prix Spécial du Jury, Mostra de Venise 1966 (Bonus : Nachricht vom Filmfestival in Venedig 1966, 1mn / Brutalität in Stein 1961, 11mn /  Ein Liebesversuch 1998, 15mn An Vertov 1998, 1mn)
DVD 2 -Travaux occasionnels d’une esclave (Gelegenheitsarbeit einer Sklavin)1973, 87mn (Bonus : Lehrer im Wandel 1963, 11mn / Sam remembers Papa Kong 2006, 1mn)


ImageDVD 1 - Les Artistes sous les chapiteaux : perplexes (Die Artisten in der Zirkuskuppel: Ratlos) 1968, 100mn - Lion d’Or, Mostra de Venise 1968 Hinrichtung eines Elefanten 2000, 15mn 5 Stunden Parsifal 1998, 1mn
DVD 2 -L’indomptable Leni Peickert (Die unbezähmbare Leni Peickert) 1970, 33mn Reformzirkus 1970, 127mn (TV) Die traurige Nachricht 2006, 1mn


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DVD 1 - L’Attaque du présent sur le temps qui reste (Der Angriff der Gegenwart auf die übrige Zeit) 1985, 106mn (Bonus : Blinde Liebe (entretien avec Jean-Luc Godard) 2001, 24mn /  16 Minutenfilme 2007, 17mn / Zwischen Mitternacht und der vierten Nachtstunde 2006, 1mn)
DVD 2 - Informations diverses (Vermischte Nachrichten) 1986, 96mn (Bonus :  Frau Blackburn, geb. 5. Jan. 1872, wird gefilmt 1967, 13mn / Ein Arzt aus Halberstadt 1970, 29mn / Besitzbürgerin, Jahrgang 1908 1973, 11mn / Jedes Mal nach dem Untergang 2006, 1mn)


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DVD 1 - The Big Mess, Germany 1971 (90mn) (Bonus : Triebwerk-Husten, 1996 (11mn) Learning Process With a Deadly Outcome, 1998 (1mn) )
DVD 2 - Willi Tobler and the Decline of the 6th Fleet, Germany 1972 (78mn) (Bonus : Der Tag ist nah, 1997 (15mn) Raumfahrt als inneres Erlebnis, 1999 (15mn) Das gab's nur einmal, 2006 (1mn))

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 DVD 1 - La Tour Eiffel, King Kong, et à la femme blanche (Die Eiffelturm, King Kong und die weiBe Frau) : un magazine typique de la période de démarrage des travaux télévisuels réalisés par Alexander Kluge pour une chaîne TV indépendante. Toutes les possibilités traditionnelles d'expression dans le cinéma et de nombreux types de télévision sont expérimenté: montage, collage, exposition multiple, l'entrelacement narratif. Il traite de l'opéra, de la Révolution française, de la tour Eiffel, chansons à succès de 1932 et Walter Benjamin…
DVD 2 - L’homme sans tête (Mann ohne kopf) regroupe 13 œuvres réalisées pour la télévision entre 1994 et 2007.

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Die Oberhausener. En 1962, à l’occasion du 8e Festival International du court métrage d’Oberhausen, un groupe de jeunes cinéastes se réunit pour protester contre la production cinématographique allemande de l’époque : « le cinéma de papa est mort ! » La proclamation du « Manifeste d’Oberhausen » marque le début du Nouveau Cinéma allemand. Édité à l’occasion du 50e anniversaire de ce manifeste, ce double DVD présente 19 courts métrages réalisés entre 1958 à 1964 auxquels ont participé un ou plusieurs cinéastes signataires du manifeste en tant que producteur, réalisateur, directeur de la photographie ou monteur. L’édition propose également deux documentaires (réalisés en 1965 et 1968) sur le Nouveau Cinéma allemand, un livret trilingue et une extension ROM (essais et documents). Flms : Alexander Kluge, Edgar Reitz, Ferdinand Khittl, Franz-Josef Spieker, Haro Senft…
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Tous les films sont en version allemande sous-titré français. Le référencement sur theendstore.com se fera dans quelques jours.
Pour connaitre un élément de prix, merci de contacter theendstore(at)gmail(point)com ou contact(at)theendstore(point)com.
Tous les horaires de la rétrospective sont sur le site internet de la Cinémathèque

Imamura documentariste

Après l'exceptionnel L'évaporation de l'homme, documentaire qui virait à la fiction par peur d'un procès, l'éditeur Choses Vues continue d'exhumer les œuvres méconnues de l'(énième) enfant terrible du cinéma japonais avec quatre documentaires revenant sur le passé trouble du Japon pendant la seconde guerre mondiale et sur l'après.

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Présentation de l'éditeur :
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Après l’échec de Profonds désirs des dieux (1968), Imamura renoue avec le documentaire en réalisant L’Histoire du Japon d’après-guerre raconté par une hôtesse de bar (1970), véritable contre-histoire du Japon vu par le bas de la société. Ce nouvel échec commercial ruine Imamura et le contraint à se consacrer exclusivement pendant près de 10 ans à la réalisation de documentaires pour la télévision.
Imamura, pour qui le thème de la guerre est central dans son œuvre, tourne alors une série de films sur les citoyens japonais abandonnés, avec la volonté d’aller au-delà de l’histoire officielle. En 1979, il revient à la fiction avec La Vengeance est à moi avant de recevoir deux Palmes d’or à Cannes, la première pour La Ballade de Narayama (1983), la seconde avec L’Anguille (1997).

Après la guerre, un certain nombre de soldats japonais ont préféré ne pas rentrer au pays. Imamura part à leur recherche en Malaisie puis en Thaïlande afin de comprendre pourquoi ils ont préféré rester sur place, comment ils ont vécu leur “après-guerre”, ce qu’ils pensent de leur patrie.
Beaucoup d’anciens soldats ont une attitude très critique vis-à-vis du Japon. Présent à l’image, Shôhei Imamura, qui s’abstient de tout jugement, parvient à libérer la parole de ces sans-grades. Trente ans après les faits, il recueille des témoignages essentiels et précieux sur l’histoire du Japon impérial.

Au détour d’une conversation, on apprend, par exemple, qu’en Malaisie, plusieurs centaines de soldats nippons refusèrent la capitulation et rejoignirent l’armée communiste malaise pour continuer à combattre anglais et américains, jusqu’en 1947 ! Le réalisateur recueille de nombreux témoignages sur l’état d’esprit qui régnait au sein de l’armée impériale (bien loin des thèses officielles), sur la sauvagerie de cette guerre (et donc du ressentiment des populations autochtones à l’égard du Japon), sur le sentiment, de certains, d’avoir été manipulés, sacrifiés et finalement abandonnés.

À noter au passage, le témoignage glaçant d’un ancien soldat, (”Matsu la brute” - un nationaliste pur et dur) qui se vante d’avoir participé à des crimes de masse perpétrés contre des civils chinois mais aussi d’avoir exécuté d’un coup de pelle des conscrits nippons “mauviettes”. La figure même de l’Empereur (”de ce pays de salauds !” lance un ancien soldat devenu pacifiste) - ex-dieu vivant - n’est pas épargnée…

Dans les années 70, pour le gouvernement d’alors, le problème n’existait pas : soit les combattants étaient revenus du front soit ils étaient morts. L’expression « mikikanhei », terme qui désignait « ces soldats qui ne sont pas revenus », était prohibée dans l’administration.

Finalement, la télévision privée japonaise commanditaire refusera de diffuser la série En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus tant les films s’écartaient de l’histoire officielle (la chaîne craignait la réaction des annonceurs publicitaires, dixit Imamura). Le public japonais découvrit ces films 15 ans plus tard.

Dans le 3ème film de cette série, le cinéaste fait revenir au Japon ” Matsu la brute “, rencontré deux ans auparavant. Il est accueillit à l’aéroport par une horde de photographes, tel un fantôme surgissant du passé… d’un passé refoulé. Après 33 années d’exil, il retrouve sa sœur, ses vieux amis, un pays qui le déçoit aujourd’hui et où ” les habitants ne pensent qu’à l’argent “. Il découvre qu’il a été opportunément déclaré mort — l’homme est littéralement “un revenant” —, puis retrouve son frère aîné qui le méprise et qui doute de ses blessures militaires. S’ensuit un terrible happening familial… Lors d’un entretien avec Imamura, l’ancien soldat rejette cet Empereur - autrefois vénéré - qui a abandonné « ses enfants ». Il décide finalement de retourner vivre en Thaïlande. 

DVD 1 :
En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus, n°1 La Malaisie (Mikikanhei o Otte) - 1971
En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus, n°2 La Thaïlande - 1971
La brute revient au pays natal (Muhomatsu Koyo ni Kaeru) - 1973

Au début du XXe siècle, il y avait environ 2000 prostituées japonaises dans les pays d’Asie du Sud-Est. Cette époque correspond au développement industriel du Japon vers ces pays. Considérées comme “produits japonais exportés”, ces femmes ont rapporté quelques centaines de millions de yens au Japon. La plupart d’entre elles, d’origine très modeste, ont été kidnappées ou trompées sur le but réel de leur voyage, puis forcées de travailler dans des conditions misérables. Devenues de petites vieilles ridées et rieuses, quelques survivantes témoignent devant la caméra d’Imamura.
Finalement, la télévision privée japonaise commanditaire refusera de diffuser la série En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus tant les films s’écartaient de l’histoire officielle (la chaîne craignait la réaction des annonceurs publicitaires, dixit Imamura). Le public japonais découvrit ces films 15 ans plus tard.

DVD 2 :
Ces Dames qui vont au loin, (Karayuki-san) - 1973

coming soon : theendstore.com

Prix : 19 euro

Pour commander par chèque, contactez-nous par mail à theendstore@gmail(POINT)com ou contact@theendstore(POINT)com

Imamura, inédits en dvd

L'éditeur Choses Vues, via son blog, vient d'annoncer la sortie du film documentaire L'évaporation d'un homme en dvd (1967) ainsi que Les Pirates de Bubuan (1972) en bonus pour le 8 novembre 2011. Mais avant d'acquérir le dvd, vous pouvez découvrir le film en salle car il ressort le 3 août prochain.

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M. Oshima, un agent commercial de trente ans, a disparu. Sa fiancée lance un avis de recherche et part avec une équipe de tournage pour enquêter sur cette disparition. Au fil des recherches se dessine le portrait d'un homme rustre, timide, peu efficace dans son travail, qui aimait boire et séduire. Celui-ci n'a plus donné signe de vie après avoir empoché une somme d'argent qui devait revenir à son entreprise.

Période méconnu du réalisateur japonais doublement palmé à Cannes pour La Ballade de Narayama (1983) et de l'Anguille (1997), L'évaporation d'un homme témoigne de toute l'inventivité du cinéaste. Mêlant allégrement des techniques cinématographiques pour réduire la barrière entre la réalité et la fiction, on peut dire qu'il faisait bien avant l'heure du docu fiction. Cette sortie salle et dvd nous permet d'évoquer la publication voilà déjà quelque temps d'un livre passionnant sur la carrière du réalisateur Japonnais : Shohei imamura : Évaporation d'une réalité au édition de L'Harmattan* par Bastian Meiresonne.

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Imamura est un corrupteur - à la fois séducteur et homme déplaisant. Poil à gratter du cinéma nippon, il a cherché à représenter la quintessence de son pays. Quitte à bousculer les codes de la bonne conduite et les apparences trompeuses. Imanura s'intéresse au tréfonds de l'âme humaine. Tout au long de sa filmographie, il s'est évertué à voir au-delà du masque forgé par la société pour révéler les instincts bassement humains. Cette volonté transparaît clairement dans sa manière de réaliser.

Voilà ce que l'on peut lire dans l'ouvrage à propos du documentaire :

Pour les besoins de son Ningen johatsu (L'évaporation d'un homme), il va mener sa propre enquête en interviewant toutes les personnes en relation avec le disparu, accompagné par la fiancée de ce dernier. N'ayant pas réussi à trouver d'autres personnes prêtes à s'investir dans un tel projet, il va faire appel à l'acteur Shigeru Tsuyuchi, qu'il présente comme étant un vrai détective privé. Coup de génie, car contre toute attente, les frontières entre la réalité et la fiction vont rapidement s’entremêle. Imamura va tirer profit de la situation en tentant de "manipuler" sa protagoniste principale pour "provoquer" d'autres rebondissement. Il va notamment semer le doute quant à une probable implication de la sœur l’héroïne. La dernière scène du film sera le terrible affrontement entre les deux femmes. Au plus fort de leur dispute, le cinéaste fait tomber les pans d'un décor de studio, en affirmant que le film n'était que pure fiction. Imamura dit avoir eu cette idée en cours de tournage pour remettre en question la mince frontière séparant la réalité de la fiction ; certains témoins affirment, qu'il s'agissait avant tout d'un subterfuge pour mieux pouvoir se défendre devant le tribunal. Effectivement traine en justice par l'actrice principale pour propos diffamatoires, le réalisateur s'en tire, du coup, sans aucune peine.
Réalisé à peu de frais en coproduction avec la société indépendante ATG, le film est racheté à la dernière minute par la Nikkatsu pour le buzz entourant la sortie du film. Judicieuse décision, car le long métrage sera un nouveau succès retentissant
[...]

p.39-40

Il nous parait important de prendre en compte sa période "documentaire" tant ces quelques années semblent être la période charnière qu'il lui permettront d'envisager et de conduire son métier vers une autre voix.

A la question sur la fascination de Shoeihei Imamura pour le documentaire, son fils répond :

"Il faut savoir que mon père a été un vrai fils à papa. Ce n'est pas qu'une rumeur, mais un fait avéré. De descendance relativement aisée, il a réussi à échapper à l’enrôlement dans l'armée durant la seconde guerre mondiale en se faisant muter sans un lycée technique. Quand il est revenu à Tokyo à la fin de la guerre, il n'y avait que le marché noir. C'était la dure loi de la survie et il ne fallait surtout pas se poser de questions quant à savoir si on allait se faire tuer ou pas. Mon père a dû observer les gens pour ne pas se faire "repérer" ; il fallait qu'il reproduise exactement leurs gestes, savoir comment lever un verre pour boire ou comment se rincer le visage le matin. s'il s'est mis à imiter les gens autour de lui, ce n’était pas pour le travail, mais pour vivre et survivre.
Ensuite mon père est devenu réalisateur. un métier dans lequel il faut savoir refléter le quotidien des gens. [...] il appelait ses acteurs des "faux vivants". Je pense que cette expression lui était venue à l'époque du marché noir et de ses premiers pas comme réalisateur.
L'évaporation de l'homme a été une véritable expérience pour lui. Quand il a tourné ce film, je pense qu'il a dû se dire, qu'il avait enfin trouvé des "vrais vivants", qui n'avaient rien à voir avec les "faux vivants". C'est pour cela qu'il s'est tourné vers le documentaire. Le fait généralement répandu comme quoi il en avait marre des acteurs n'est donc pas l'unique raison de sa reconversion.
Hirosuke Imamura

Le film bonus Les pirates de Bubuan (1972) qui accompagnera L'évaporation d'un homme, raconte la vie d'une petite communauté dans l'archipel philippin racketté par des pirates de l'île voisine. Immamura filmera avec son équipe chaque camps. Dès que nous avons le visuel, nous le partagerons sur notre page Facebook et sur le blog.

Source : Choses Vues

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* Deux autres titres dans la même collection sont disponibles auprès de THE END : Kinji Fukasaku : un cinéaste critique dans le chaos du XXième siècle et Gozilla, une métaphore du Japon d'après guerre.