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Bigas Luna (1946-2013)

Le réalisateur espagnol Bigas Luna est mort le 6 avril dernier mais vous êtes surement déjà informés de sa disparition. Nous, oui. Alors pourquoi en parler plus d'un mois après ?

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Tout simplement pour passer un (petit) coup de gueule contre les Cahiers du Cinéma que nous considérons par ailleurs comme la meilleure revue traitant de cinéma en France.

Comme tous les mois, dans les pages "Journal", situées au milieu de la revue, les avis de décès s'empilent et même si Jesus Franco bénéficie de quatre colonnes pour évoquer sa mort (par le journaliste Stéphane du Mesnildot, auteur de l'ouvrage Jess Franco, Énergies du fantasme), on ne peut qu'être surpris par les deux phrases venant annoncer aux lecteurs le décès de Bigas Luna.
"Le réalisateur espagnol, auteur de seize longs métrage tournés entre 1978 et 2010, est mortle 6 avril à 67 ans. Il avait révélé les comédiens Javier Bardem et Penélope Cruz, réunis à l'écran dans son principal succès, Jambon, Jambon, en 1992."

L'oeuvre de ce "cinéaste des excès ibériques", comme le souligne Thomas Sotinel dans son article pour le Monde, méritait davantage de la part des Cahiers. Est-ce le peu de visibilité des films en France ou est-ce tout simplement un désintérêt à l'égard d'une filmographie pourtant ô combien importante dans la construction de la société Espagnole de l'après Franco (le général) ?

Bref, deux phrases pour un homme passionné par la frontière entre la morale et le désir, c'est bien peu. Espérons qu'un éditeur dvd hexagonal est la riche idée de tomber sous le charme de ces films incandescents.

FILMOGRAPHIE
Di Di Hollywood (2009) // Yo soy la Juani (2001) // Son de mar (1999) // Volavérunt (1997) // La femme de chambre du Titanic (1996) // Bámbola (1995) // La teta y la luna (1993) // Macho (1992) // Jambon, jambon (1990) // Les vies de Loulou 1987 // Angoisse (1986) // Lola (1985) // Reborn (1979) // Caniche (1978) // Bilbao (1978) // Tatuaje (1978)

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Jesús Franco (1930-2013)

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A quelques heures près, on aurait pu croire à une mauvaise blague mais non, Jesús Franco est mort le 2 avril 2013, un peu plus d'un an après Lina Romay. Son cinéaste l'a rejoint dans l'au-delà pour recomposer ce duo mythique du septième art. Que dire sur cette figure emblématique du cinéma. Les blogs, sites et réseaux sociaux rendent le plus bel hommage qui soit, celui du souvenir et surtout donne l'envie à bon nombre de personnes de revoir (ou de découvrir) les bobines de ce chantre du cinéma érotique.
Avec sa disparition, et celle de Rollin et de Bénazéraf, c'est une certaine idée du cinéma, celui des salles de quartier, d'une production alors frénétique, des excès qui pouvaient donner des moments intenses de cinéma comme des œuvres de pure consommation mais avec toujours une sincérité et une liberté qui manque cruellement au cinéma actuel.

Jesús Franco, c'était ça :
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Nous avons le plaisir de proposer à la vente une sélection de films signés Franco sur theendsore.com

Damiano Damiani (1922-2013)

Qui d'autre que Jean-François Giré (peut-être Jean A. Gili), spécialiste en western européen, pour parler de Damiano Damiani, cinéaste italien qui vient de nous quitter à l'âge de 90 ans. On ressort pour l'occasion le livret inclus dans la première édition dvd de son film le plus emblématique El Chuncho.

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"Dans l'imposante production du western made in Cinecittà, les réalisateurs ont été à la fois des artisans consciencieux, d'habiles faiseurs ou de médiocres tâcherons ; la plupart ont touché à tous les genres du cinéma populaire transalpin. De temps à autre, des auteurs aux ambitions plus éclairées s'y sont brillamment illustrés, tel a été le cas de Damiano Damiani. Réalisateur de El Chuncho (sorti en Italie pour la première fois sous le titre espagnol Quien Sabe ?), il a débuté sa carrière par des films intimistes (Jeux précoces - 1960, l'île des amours interdites - 1962, L'ennui - 1963). A la suite du succès de son premier western, il a continué sur la lancée du film politique. En 1968, il a  été l'auteur d'une réalisation passionnante consacrée au phénomène de la mafia : La Mafia fait la loi, réunissant Franco Nero, Claudia Cardinale, Lee J. Cobb et Serge Reggiani.[...] En 1970, puis en 1971, Damiani a signé deux films politiques importants avec pour vedette Franco Nero (devenu entre temps une des stars du western) : Confession d'un commissaire de police au procureur de la république, et Nous sommes tous en liberté provisoire. En 1977, il a engagé Gian Maria Volonte pour Un Juge en danger, film d'une puissante force dramatique."
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"El Chuncho demeure l'une des réussites majeures du western politique réalisé en Europe au cours des années 60. De plus, son message a résisté au temps. Il fait encore écho aux manipulations politiques qu’exercent toujours les services secrets américains à travers le monde.
Le scénario a été adapté par Franco Solinas, scénariste engagé de films politiques particulièrement éclectiques ; certains d'entre eux souffraient d'une écriture didactique et d'une mise en scène démonstrative qui étaient dans l'air du temps. Solinas a été l'auteur des scripts de : La Bataille d'Alger (1965), Queimada (1969), État de Siège (1974), Mr Klein (1976), ainsi que de westerns-Zapata qui ont marqué l'épopée du western latin : El Mercenario (1968), Trois pour un massacre (1968)".
Une bonne nouvelle vient adoucir la peine avec la prochaine édition de la série TV, inédite en dvd et réalisé par Damiani, La piovra (1984).

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Michael Winner (1935-2013)

Cinéaste anglais, Michael Winner était une sorte d'alter ego européen d'un Sam Peckinpah, en plus pervers et sadique, une version Bis. Avec le même attrait pour la violence et le nihilisme, Winner a signé une poignée de film étonnants, étranges et bien plus palpitants que les critiques ont bien voulu dire à l'époque. Si son fait de gloire reste les trois premiers Death Wish avec Charles Bronson (à la qualité aléatoire pour des raisons bien différentes) les années 70 (son arrivée à Hollywood) furent particulièrement généreuse envers la filmographie de cet artisan sous-estimé. Michael Winner s'est éteint à l'âge de 77 ans.

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 L'Homme de la Loi (1971)
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Le Corrupteur (1971)

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Les Collines de la Terreur (1972) 

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Le Flingueur (1972)

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Scorpio (1973)

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Death Wish (1974)


Un client de feu la boutique physique nous a un jour raconté d'avoir lu dans les Cahiers du Cinéma cette phrase : "Michael Winner a touché à tous les genres, et les a tous pervertis".  Si quelqu'un pouvait nous confirmer, voire nous donner les références de l'article nous serions ravis. En outre cette phrase, nous la prenons comme un compliment tant Michael Winner durant sa période Hollywoodienne (mais pas que, voir l'extrait de son film Qu'arrivera-t-il après ? ci-dessous) a inséminé dans ses films un quelque chose de retors et de malsain faisant de lui le ver dans la pomme des studios à l'instar des cinéastes du Nouvel Hollywood.


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On vous recommande chaudement la lecture de cette ouvrage pour connaitre les nombreuses anecdotes des tournages et la vie de Michael Winner dont on retrouve les fameux propos de Charles Bronson sur Un justicier dans la ville.
"On our last day of The Stone Killer (Le Cercle Noir), Charlie said, 'What shall we do next ?' I'd been traipsing around for a few years with a script called Death Wish which nobody wanted. I said, 'The Best script I've got is Death Wish. It's about a man whose wife and daughter are mugged and he goes out and shoots muggers'. Charlie said, 'I'd like to do that'. I said, 'The Film?' Charlie said, 'No, Shoot muggers'." p198

Nagisa Oshima (1932-2013)

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Après Koji Wakamastu en octobre 2012, c'est au tour de Nagisa Oshima de rejoindre les étoiles disparues du cinéma Nippon. Auteur d'une quarantaine de long-métrages, Oshima créa l'événement et le scandale avec L'Empire des Sens (1976) avec des séquences de nudité très crues et des actes sexuels non (dis)simulés. Mais résumé la prolifique carrière de Nagasi Oshima a ce film serait oublier toutes les somptueuses œuvres faites sous le studio de la Shochiku comme Une Vie d'amour et d'espoir, son premier film.

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Surtout Nagisa Oshima est le précurseur de la Nouvelle Vague Japonaise (Yoshida, Imamura, Wakamatsu, Shinoda...) et deviendra avec Les Plaisirs de la Chair, l'un des premiers cinéastes à créer sa société de production afin de jouir d'une plus grande liberté.

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L'enterrement du soleil (1960) 
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Contes cruels de la jeunesse (1960)
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Été japonais : Double suicide (1967)

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Une ville d'amour et d'espoir (1959)

Les Plaisirs de la Chair (1965)

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Nuit et Brouillard au Japon (1960)

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 Le Retour des trois soulards (1968)

Disponible sur theendstore.com
> Trilogie de la jeunesse (Une ville d'amour et d'espoir, Contes Cruels de la jeunesse, L'enterrement du soleil).
> A propos des chansons paillardes
> Été Japonais : Double Suicide
> L'obsédé en plein jour
> Le retour des trois soulards
> Les Plaisirs de la chair

José Benazeraf (1922-2012)

Père fondateur du X français dans les années 70, José Benezeraf s'en est allé le 1 décembre dernier. Emmerdeur pour les uns, culte pour les autres, cet acharné de la pellicule (plus de 80 films) aura su marier la Nouvelle Vague avec les prémisses de l'érotisme des années 60, quelque part entre Godard et Jess Franco. Benazeraf était un cinéaste d'avant-garde dont les films encore méconnus ne désirent que les lumières d'un auteur pour être réévalué.

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Koji Wakamatsu (1936-2012)

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Quand l'embryon part braconner (1966)
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La Saison de la terreur (1969)
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 Naked Bullet (1969)
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Va Va Vierge pour la deuxième fois (1969)
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Running in madness, dying in love (1969)
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Sex Jack (1970)