| Le soir du réveillon |
mercredi 27 décembre 2023
lundi 6 novembre 2023
samedi 28 octobre 2023
Promenons-nous dans les bois
près de la cabane des chasseurs, le petit plan d'eau photographié la fois précédente n'a guère retrouvé un niveau plus convenable. Peut-être la pluie qui finit par arriver en fin d'après-midi l'aura-t-elle un peu aidé ?
lundi 11 septembre 2023
mercredi 21 juin 2023
Jura 2023 (6)
Balade digestive dans le village avant le dodo. Agréable car tous les touristes sont partis. Seul un homme, au loin, répète sa litanie : "Chaminou, chaminou, chaminou". Et pas de réponse du minou ! Habituellement, les couchers de soleil sont splendides du haut de notre falaise. Nous n'y aurons pas droit cette année, sans doute à cause de promenades trop tardives.
samedi 1 avril 2023
L'Orage
Parmi les pommes d’or que frôle un vent léger
Tu m’apparais là-haut, glissant de branche en branche,
Lorsque soudain l’orage accourt en avalanche
Et lacère le front ramu du vieux verger.
Tu fuis craintive et preste et descends de l’échelle
Et t’abrites sous l’appentis dont le mur clair
Devient livide et blanc aux lueurs de l’éclair
Et dont sonne le toit sous la pluie et la grêle.
Mais voici tout le ciel redevenu vermeil.
Alors, dans l’herbe en fleur qui de nouveau t’accueille,
Tu t’avances et tends, pour qu’il rie au soleil,
Le fruit mouillé que tu cueillis, parmi les feuilles.
Émile Verhaeren
Orages
Tout à l'heure, c'était le soleil, qui a tenu le temps que j'aille jusqu'au dépose-livres près de l'école. Des livres historiques aujourd'hui : j'en ai choisi un, illustré, sur le Duce, Benito Mussolini.. Pourquoi pas ? Mais quand le lirai-je ? L'Italie ne me quitte guère.
Quelle humeur, ce temps. C'est comme la vie : un jour, nous sommes heureux, vivants, insouciants. Que peut-il arriver ? Et puis la foudre s'abat, l'être aimé meurt, les parents, nos amis les plus chers. Nous croyons que jamais le beau temps ne reviendra. Mais, dans combien de temps ?, la lumière filtre à travers encore quelques nuages, le cœur se réchauffe alors que nous croyions cela impossible. On oublie la voix, on oublie les sourires et les pleurs, parfois on se rend jusqu'à la pierre tombale pour y déposer quelques fleurs et arracher l'herbe qui y a poussé. Et puis l'on repart parce qu'on a des courses à faire, ou parce que l'on se sent ici inutile. Plus de gestes à effectuer, ces boucliers des émotions.
Enfants, lorsque l'orage s'annonçait, nous devions vite rentrer. Pas question de se mettre à l'abri sous un arbre. On nous avait dit que c'était dangereux. Alors, dans la cuisine, je regardais les nuances de l'averse , espérant y voir les lances électriques qui déchirent le ciel. Puis, si la foudre tombait à proximité, notre mère se couchait au milieu du lit parental (le père est au travail), et nous installe auprès d'elle, deux d'un côté, deux de l'autre. Plus question d'admirer le spectacle des nues. Le buis béni au jour des Rameaux est censé nous protéger en se consumant.
Lointain souvenir d'émerveillement.