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dimanche 26 avril 2020
vendredi 14 février 2020
Et pourquoi pas la peinture ? (88)
Publicités murales peintes.
| Peintures Ripolin |
| Cirage Lion noir |
| Fromage Comté |
![]() |
| Thé de la sœur Borel |
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| Cognac Martel |
| Draperie des Alpes |
| Chocolat Menier |
| Dentifrice du docteur Pierre |
![]() |
| Huile Shell |
| Petit-Beurre Lu |
![]() |
| Solexine |
jeudi 16 janvier 2020
mardi 23 avril 2019
vendredi 30 mars 2018
Et hop !
Christophe Salengro, ça ne vous dit sans doute rien. Pourtant, je parie que vous le connaissez. Pour ceux, comme moi, qui ratent rarement Groland sur Canal Plus, en clair, le samedi soir, il était le Président "inmourable" de la Présipauté de Groland, et chaque semaine, me faisait rire aux éclats en compagnie de l'autre fondateur de l'émission en 1992, Christian Borde, dit Jules-Edouard Moustic. Sinon, vous vous souvenez sans doute de la pub Gerflor, il y a plus longtemps. Aujourd'hui, la dalle s'est décollée. Il avait 64 ans.
dimanche 29 janvier 2017
A la vôtre
A l'époque, pas besoin de choisir : on pouvait boire et conduire (un vélo). A votre santé !
jeudi 29 janvier 2015
Plus de pubs, enfin !
Impossible depuis quelque temps d'importer une vidéo depuis Youtube ou Dailymotion sans importer avec ses insupportables pubs qui viennent s'y incruster. Je viens, apparemment, de trouver la solution ce soir. Elle s'appelle "Adblock Plus" et le logiciel adéquat s'installe en quelques secondes. Si ça peut vous être utile à vous aussi...
lundi 17 décembre 2012
Fesses cachées
Où va se nicher la stupide pudeur! En ce moment passe sur les écrans un spot sur un parfum (ben oui, les fêtes approchent!) où l'on voit un beau mec sur un lit, en train de se réveiller et de découvrir que la femme qui était à ses côtés se dirige vers la porte. Galbe du fessier à troubler un mort (je parle de l'homme, bien sûr), attitude lascive mais, mais, mini slip blanc nous empêchant d'en savoir plus! Pourquoi?
Il y a quelques années, une autre publicité pour un autre parfum montrait le splendide petit cul du monsieur qui s'extrayait de son fauteuil pour faire quelques pas dans son appartement. Une autre aussi, pour une marque de slip, qu'ils avaient même affichée sur les bus: l'homme couché en faisait toute la longueur. Combien de passants (mâles ou femelles) ai-je vu se tordre la tête sur le côté pour l'apprécier encore davantage!
Cette époque serait-elle révolue? Plus de fesses? Plus de rondeurs affriolantes? A moins que l'on ait découvert chez les publicitaires que la semi-nudité est encore plus suggestive...
Il y a quelques années, une autre publicité pour un autre parfum montrait le splendide petit cul du monsieur qui s'extrayait de son fauteuil pour faire quelques pas dans son appartement. Une autre aussi, pour une marque de slip, qu'ils avaient même affichée sur les bus: l'homme couché en faisait toute la longueur. Combien de passants (mâles ou femelles) ai-je vu se tordre la tête sur le côté pour l'apprécier encore davantage!
Cette époque serait-elle révolue? Plus de fesses? Plus de rondeurs affriolantes? A moins que l'on ait découvert chez les publicitaires que la semi-nudité est encore plus suggestive...
lundi 3 décembre 2012
Publicité
C'est une publicité pour une nourriture (de luxe) destinée à nos amis les chats. Un monsieur mince, la quarantaine envoûtante, les tempes grises, le sourire charmeur, une barbe de quelques jours, en tenue décontractée d'intérieur, regarde à la télévision un match de football. Son chat qui a faim se met devant l'écran jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il veut.
Au début, la publicité s'arrêtait là. On rêvait (malgré le match de foot) de passer la soirée dans ce salon, sur le canapé, en compagnie du charmant quadragénaire, une fois le matou enfermé dans une autre pièce. On pouvait même s'imaginer la suite, sous la couette, à caresser ce menton, à frôler cette bouche, à.....
Mais voilà, on a rajouté deux secondes supplémentaires, pour un autre produit de la gamme. Et cette fois-ci, c'est madame qui nourrit l'animal. Et ça, oui, ça tue le rêve!
Au début, la publicité s'arrêtait là. On rêvait (malgré le match de foot) de passer la soirée dans ce salon, sur le canapé, en compagnie du charmant quadragénaire, une fois le matou enfermé dans une autre pièce. On pouvait même s'imaginer la suite, sous la couette, à caresser ce menton, à frôler cette bouche, à.....
Mais voilà, on a rajouté deux secondes supplémentaires, pour un autre produit de la gamme. Et cette fois-ci, c'est madame qui nourrit l'animal. Et ça, oui, ça tue le rêve!
jeudi 30 août 2012
vendredi 20 janvier 2012
Emprunts antiques
Le latin et le grec ancien seraient, selon beaucoup, des langues mortes! Tiens donc! Il suffit de regarder autour de soi pour s'apercevoir qu'elles ont encore de beaux jours devant elles, ne serait-ce que dans les marques de produits qui nous entourent. Les publicitaires y ont puisé et y puisent encore sans vergogne leur inspiration quand il s'agit de baptiser une création de l'entreprise qui les embauchent.
Un exemple plus précis? Prenons le domaine des constructeurs automobiles:
- la DS (Citroën), voiture mythique de retour sur nos routes, est une bonne introduction à ce monde divin de la mythologie puisque son sigle évoque, par sa consonance, le monde olympien et met l'accent sur les qualités hors du commun de cette voiture.
- Un modèle luxe de la DS fut nommé Pallas qui n'est autre que l'épithète le plus couramment apposé au nom d'Athéna. ( Choisi peut-être aussi pour le rapprochement immédiat que l'on peut en faire avec le mot palace, qui évoque, lui aussi immanquablement le luxe.)
- L'Ariane (Simca): cette fille de Minos et de Pasiphaé, sœur de Phèdre, tomba amoureuse de Thésée, à qui elle donna le fil qui lui permit de sortir du labyrinthe. Sans doute était-il difficile de se perdre avec ce modèle-là, même à une époque où le GPS n'était pas encore inventé.
- La Clio (Renault): muse de l'Histoire, sœur des huit autres filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne.
- La Fiat Ulysse: inutile de présenter, tout le monde connait. Pour de longs voyages avec retour à la maison.
- Eos (Volkswagen) emprunte son nom à la déesse grecque de l'Aurore.
L'alphabet grec est aussi très bien représenté:
- L'Alfa (écriture italienne de Alpha, première lettre de l'alphabet grec): premier modèle de Lancia (1907). Le constructeur poursuivra ensuite chaque année: Bèta, Gamma, Delta, Eta...
- La Lancia Kappa (10° lettre de l'alphabet grec).
- L'Opel Oméga (dernière lettre de l'alphabet grec).
D'autres emprunteront au lexique antique les noms de leurs modèles ou même de leur marque:
- Volvo: la marque suédoise rappelle le verbe latin "volvere": tourner.
- Audi: les allemands, eux, se serviront du verbe "audire": écouter, à l'impératif ("Écoute").
- La Renault Modus: en latin, la modération, bonne trouvaille pour un petit modèle.
- La Chevrolet Kalos met l'accent sur la beauté: cet adjectif en Grec veut dire "beau".
- Même les japonais s'y sont mis, avec la Micra ("petite" en Grec)
- Quand à la Fiat, même si l'on connait le signification de cet acronyme ( Fabbrica Italiana Automobili Torino), elle ne peut renier son origine latine: "Fiat": que cela soit!.
Et je ne vous parle pas des fromages, des produits de beauté, des vins, des parfums, ou même des médicaments. Une autre fois, peut-être.
Un exemple plus précis? Prenons le domaine des constructeurs automobiles:
- la DS (Citroën), voiture mythique de retour sur nos routes, est une bonne introduction à ce monde divin de la mythologie puisque son sigle évoque, par sa consonance, le monde olympien et met l'accent sur les qualités hors du commun de cette voiture.
- Un modèle luxe de la DS fut nommé Pallas qui n'est autre que l'épithète le plus couramment apposé au nom d'Athéna. ( Choisi peut-être aussi pour le rapprochement immédiat que l'on peut en faire avec le mot palace, qui évoque, lui aussi immanquablement le luxe.)
- L'Ariane (Simca): cette fille de Minos et de Pasiphaé, sœur de Phèdre, tomba amoureuse de Thésée, à qui elle donna le fil qui lui permit de sortir du labyrinthe. Sans doute était-il difficile de se perdre avec ce modèle-là, même à une époque où le GPS n'était pas encore inventé.
- La Clio (Renault): muse de l'Histoire, sœur des huit autres filles de Zeus et de la Titanide Mnémosyne.
- La Fiat Ulysse: inutile de présenter, tout le monde connait. Pour de longs voyages avec retour à la maison.
- Eos (Volkswagen) emprunte son nom à la déesse grecque de l'Aurore.
L'alphabet grec est aussi très bien représenté:
- L'Alfa (écriture italienne de Alpha, première lettre de l'alphabet grec): premier modèle de Lancia (1907). Le constructeur poursuivra ensuite chaque année: Bèta, Gamma, Delta, Eta...
- La Lancia Kappa (10° lettre de l'alphabet grec).
- L'Opel Oméga (dernière lettre de l'alphabet grec).
D'autres emprunteront au lexique antique les noms de leurs modèles ou même de leur marque:
- Volvo: la marque suédoise rappelle le verbe latin "volvere": tourner.
- Audi: les allemands, eux, se serviront du verbe "audire": écouter, à l'impératif ("Écoute").
- La Renault Modus: en latin, la modération, bonne trouvaille pour un petit modèle.
- La Chevrolet Kalos met l'accent sur la beauté: cet adjectif en Grec veut dire "beau".
- Même les japonais s'y sont mis, avec la Micra ("petite" en Grec)
- Quand à la Fiat, même si l'on connait le signification de cet acronyme ( Fabbrica Italiana Automobili Torino), elle ne peut renier son origine latine: "Fiat": que cela soit!.
Et je ne vous parle pas des fromages, des produits de beauté, des vins, des parfums, ou même des médicaments. Une autre fois, peut-être.
mercredi 23 novembre 2011
Adieu, Gutenberg
Avez-vous vu la pub sur le dernier petit gadget à la mode, indispensable, bien sûr, aux gens qui savent vivre? Un ordinateur où plus n'est besoin de clavier ni de souris, un ordinateur avec des oreilles qui vous écoute parler et se charge de retranscrire. Et bien sûr qui est devant cet ordinateur dans cette pub? Un gamin ! Ravi comme on ne peut pas l'être, sourire jusqu'aux oreilles ( les siennes, pas celles - virtuelles - de l'ordinateur!)! Gageons que ce miracle va se vendre mieux que des petits pains au moment des fêtes de fin d'année.
Et qui est-ce qui s'escagasse à leur apprendre l'orthographe, aux mouflets? Qui est-ce qui se tue le tempérament à leur faire aligner deux phrases à peu près compréhensibles dans leur langue pourtant natale? Qui est-ce qui tâche de leur faire passer leurs tics de langage? Et tout ça pour ça! Bonjour les dégâts à venir. Allez, Gutenberg, ta galaxie a du plomb dans l'aile...
Et qui est-ce qui s'escagasse à leur apprendre l'orthographe, aux mouflets? Qui est-ce qui se tue le tempérament à leur faire aligner deux phrases à peu près compréhensibles dans leur langue pourtant natale? Qui est-ce qui tâche de leur faire passer leurs tics de langage? Et tout ça pour ça! Bonjour les dégâts à venir. Allez, Gutenberg, ta galaxie a du plomb dans l'aile...
mercredi 7 septembre 2011
mercredi 27 juillet 2011
Trois façons de voir et d'entendre
PROKOFIEV - Roméo et Juliette - Danse des Chevaliers.
Ballet
Piano
Pub
Ballet
Piano
Pub
lundi 23 novembre 2009
Comment'pub.
Nouvelle façon de vous contacter pour vous vendre de la camelote: après les pubs dans les boîtes, les messages téléphoniques (principalement au moment de la sieste!), voici le commentaire sur les blogs. A la suite d'un de vos billets, on vous met un mot gentil, du style "Merci pour ce si beau texte!", on indique son nom en signature et, lorsque vous cliquez dessus, vous atterrissez sur une page de publicité vantant les mérites d'une baie cultivée au Brésil et qui fait maigrir, promis juré, comme jamais encore auparavant aucune autre poudre de perlimpinpin. Cette duperie, cette couillonnade s'appelle Acai. Vous y avez eu droit?
mardi 17 mars 2009
Oreilles rebattues.
Dans ma boîte aujourd'hui, une lettre de publicité qui me fait toujours sourire. Un ami autrefois avait cru malin de me faire une blague et de donner mon adresse à un organisme touristique spécialisé dans les croisières pour troisième ou quatrième âge argenté (je ne parle pas que de la chevelure) mais il a mal orthographié mon prénom et, depuis, la faute se perpétue à chaque courrier envoyé.
En général, ces lettres partent à la poubelle immédiatement après que je les aie ouvertes (je ne jette jamais de courrier non décacheté). Aujourd'hui, j'y ai lancé un coup d'œil rapide et je n'ai pas ri de ce que je lisais. Voici:
Chère Madame, Cher Monsieur,
Amateurs de beaux voyages et de tarifs privilégiés... il est temps de prendre le large vers un lieu protégé, où la fête est permanente et où vos rêves deviennent réalité.
Face à la crise dont nos oreilles sont rebattues, malmenant ainsi le moral des Français, les Fêtes Musicales en Mer sont le parfait antidote. D'autant que...
Le premier paragraphe m'a tout de suite fait penser à ces villages pour vieillards friqués, aux États-Unis, où le territoire est entouré de fil de fer barbelé ou de hauts murs et où ceux qui prétendent entrer sont savamment filtrés par un service d'ordre efficace au service de ces vieilles peaux ne demandant qu'à vivre entre elles.
Quant au deuxième, encore mieux: ainsi, on nous rebat les oreilles avec la crise? Voyez ces grands vilains qui ne font que parler du désagréable et ne laissent pas les gens être cons tranquillement! Le moral des Français est malmené par ces Cassandres jacasseuses? Il suffirait donc qu'elles se taisent, ces voix du malheur, pour que tout aussitôt l'Age d'Or se réinstalle dans nos chaumières! Aussi vous propose-t-on, puisque décidément il est bien difficile de ne pas rencontrer au moins une fois par jour ces "prédiseurs" d'Apocalypse , de vous boucher les oreilles, de vous bander les yeux et de partir vers "ce lieu protégé où la fête est permanente". Mais avant de partir, Chère Madame, Chère Monsieur, suivez bien mon conseil: n'oubliez pas de vous faire élargir l'anus! Ça fera moins mal quand ça pénétrera!
PS1:A ceux qui trouveraient mon billet trop vulgaire, je ferais remarquer que les mots familiers, comme friqués, vieilles peaux et cons , sont nettement moins nombreux que ceux relevant d'un niveau de langage soutenu, comme "rebattre" (et non rabattre) les oreilles, Cassandre, Age d'Or, Apocalypse. A moins qu'on ne considère bien sûr qu'anus et crise sont aussi de gros vilains mots. Mais là, je ne peux plus rien.
PS2: Je tiens à la disposition de ceux qui seraient intéressés par ce genre de voyage l'adresse de ce faiseur de rêves. Écrivez-moi un mail et vous aurez droit en prime à une recette excellente pour le préparatif avant le départ. Réussite garantie! Mais la maison se réserve le droit d'établir une certaine limite d'âge!
En général, ces lettres partent à la poubelle immédiatement après que je les aie ouvertes (je ne jette jamais de courrier non décacheté). Aujourd'hui, j'y ai lancé un coup d'œil rapide et je n'ai pas ri de ce que je lisais. Voici:
Chère Madame, Cher Monsieur,
Amateurs de beaux voyages et de tarifs privilégiés... il est temps de prendre le large vers un lieu protégé, où la fête est permanente et où vos rêves deviennent réalité.
Face à la crise dont nos oreilles sont rebattues, malmenant ainsi le moral des Français, les Fêtes Musicales en Mer sont le parfait antidote. D'autant que...
Le premier paragraphe m'a tout de suite fait penser à ces villages pour vieillards friqués, aux États-Unis, où le territoire est entouré de fil de fer barbelé ou de hauts murs et où ceux qui prétendent entrer sont savamment filtrés par un service d'ordre efficace au service de ces vieilles peaux ne demandant qu'à vivre entre elles.
Quant au deuxième, encore mieux: ainsi, on nous rebat les oreilles avec la crise? Voyez ces grands vilains qui ne font que parler du désagréable et ne laissent pas les gens être cons tranquillement! Le moral des Français est malmené par ces Cassandres jacasseuses? Il suffirait donc qu'elles se taisent, ces voix du malheur, pour que tout aussitôt l'Age d'Or se réinstalle dans nos chaumières! Aussi vous propose-t-on, puisque décidément il est bien difficile de ne pas rencontrer au moins une fois par jour ces "prédiseurs" d'Apocalypse , de vous boucher les oreilles, de vous bander les yeux et de partir vers "ce lieu protégé où la fête est permanente". Mais avant de partir, Chère Madame, Chère Monsieur, suivez bien mon conseil: n'oubliez pas de vous faire élargir l'anus! Ça fera moins mal quand ça pénétrera!
PS1:A ceux qui trouveraient mon billet trop vulgaire, je ferais remarquer que les mots familiers, comme friqués, vieilles peaux et cons , sont nettement moins nombreux que ceux relevant d'un niveau de langage soutenu, comme "rebattre" (et non rabattre) les oreilles, Cassandre, Age d'Or, Apocalypse. A moins qu'on ne considère bien sûr qu'anus et crise sont aussi de gros vilains mots. Mais là, je ne peux plus rien.
PS2: Je tiens à la disposition de ceux qui seraient intéressés par ce genre de voyage l'adresse de ce faiseur de rêves. Écrivez-moi un mail et vous aurez droit en prime à une recette excellente pour le préparatif avant le départ. Réussite garantie! Mais la maison se réserve le droit d'établir une certaine limite d'âge!
mercredi 21 janvier 2009
La chancelière.
Un de mes grands plaisirs, et des plus idiots, est de feuilleter les catalogues publicitaires que les grandes surfaces déversent régulièrement dans les boîtes à lettres, particulièrement le lundi, avec l'aide, rémunérée certes, de la Poste.
Je jette d'abord ce qui n'a aucune chance de m'intéresser, par exemple automobiles, pizzas, publicités uniquement sur des produits alimentaires ou envoi sur papier glacé de projets immobiliers ou de placements rentables par l'intermédiaire d'une assurance vie. Arrivés dans mon appartement, les prospectus choisis trouvent immédiatement leur place dans les toilettes: c'est en effet là qu'ils seront feuilletés. Ils peuvent y rester longtemps, sans que je m'en préoccupe. Peu importe, le but n'étant pas de profiter d'éventuelles bonnes affaires, mais de "rêver" sur ces feuilles.
Un jour, j'en ouvre un. Quand j'étais adolescent, ce qui me fascinait, bien sûr, c'étaient les photos d'hommes présentant les collections de slips et sous-vêtements divers. Je les trouvais tous très beaux et très excitants, même si, et c'était toujours le cas, l'image était très pudique. Même les hommes en caleçons longs (surtout?) me troublaient. Aujourd'hui, Dieu merci, j'ai grandi. Je ne dis pas que je n'y jette pas un œil, mais le détour est beaucoup plus rapide et le regard rarement accroché par une silhouette intéressante.
Non, je m'intéresse aux équipements sportifs (un peu pour la même raison, c'est vrai), à l'équipement informatique ou électronique, aux meubles, à presque tout. Le but n'est pas d'acheter mais de rêver dix secondes, comme je l'ai dit. Ou plutôt de laisser mon imagination vagabonder dans les intérieurs reconstitués où le couple idéal passe une vie de rêve sur canapé sans tâches, dans un univers où chaque objet a sa place, unique, même dans un semblant de désordre, et sa couleur, en rapport avec l'effet général recherché. Mon Dieu, comme l'on doit vite se lasser de ces atmosphères pré-digérées. J'imagine, jusqu'à m'en faire peur, leurs soirées, leurs dimanches, leurs rencontres, et je me dis toujours que j'ai bien de la chance d'échapper à cela.
Et tout à l'heure, j'ai eu une joie supplémentaire et nouvelle. En effet, côté vocabulaire, les mots que je ne comprends pas sont nombreux concernant les dernières technologies baptisées de borborygmes anglais. Mais j'ai découvert aujourd'hui un mot français que je ne connaissais pas, en tout cas dans ce sens précis. Savez-vous ce que c'est qu'une chancelière quand il n'est pas question de la dirigeante du territoire transrhénan qui borde nos frontières? Bien sûr, les nouvelles mamans ont plus de chance de trouver puisque l'objet en question concerne les bébés, mais, renseignement pris sur le dictionnaire, il peut aussi, un peu différent, faire le bonheur de personnes plus âgées frileuses. Le Larousse donne la définition suivante: "Sac fourré pour mettre les pieds et les tenir au chaud", en précisant qu'il s'agit d'un sens vieilli. Mais le terme semble avoir été repris pour désigner ces sortes de fourreaux douillets, adaptables aux poussettes, dans lesquels on glisse les tout petits lors de parcours extérieurs.
Voilà qui me contente, puisque j'ai la double joie d'apprendre un nouveau mot et de constater qu'un emploi vieilli de ce mot a retrouvé une seconde jeunesse.
Je jette d'abord ce qui n'a aucune chance de m'intéresser, par exemple automobiles, pizzas, publicités uniquement sur des produits alimentaires ou envoi sur papier glacé de projets immobiliers ou de placements rentables par l'intermédiaire d'une assurance vie. Arrivés dans mon appartement, les prospectus choisis trouvent immédiatement leur place dans les toilettes: c'est en effet là qu'ils seront feuilletés. Ils peuvent y rester longtemps, sans que je m'en préoccupe. Peu importe, le but n'étant pas de profiter d'éventuelles bonnes affaires, mais de "rêver" sur ces feuilles.
Un jour, j'en ouvre un. Quand j'étais adolescent, ce qui me fascinait, bien sûr, c'étaient les photos d'hommes présentant les collections de slips et sous-vêtements divers. Je les trouvais tous très beaux et très excitants, même si, et c'était toujours le cas, l'image était très pudique. Même les hommes en caleçons longs (surtout?) me troublaient. Aujourd'hui, Dieu merci, j'ai grandi. Je ne dis pas que je n'y jette pas un œil, mais le détour est beaucoup plus rapide et le regard rarement accroché par une silhouette intéressante.
Non, je m'intéresse aux équipements sportifs (un peu pour la même raison, c'est vrai), à l'équipement informatique ou électronique, aux meubles, à presque tout. Le but n'est pas d'acheter mais de rêver dix secondes, comme je l'ai dit. Ou plutôt de laisser mon imagination vagabonder dans les intérieurs reconstitués où le couple idéal passe une vie de rêve sur canapé sans tâches, dans un univers où chaque objet a sa place, unique, même dans un semblant de désordre, et sa couleur, en rapport avec l'effet général recherché. Mon Dieu, comme l'on doit vite se lasser de ces atmosphères pré-digérées. J'imagine, jusqu'à m'en faire peur, leurs soirées, leurs dimanches, leurs rencontres, et je me dis toujours que j'ai bien de la chance d'échapper à cela.
Et tout à l'heure, j'ai eu une joie supplémentaire et nouvelle. En effet, côté vocabulaire, les mots que je ne comprends pas sont nombreux concernant les dernières technologies baptisées de borborygmes anglais. Mais j'ai découvert aujourd'hui un mot français que je ne connaissais pas, en tout cas dans ce sens précis. Savez-vous ce que c'est qu'une chancelière quand il n'est pas question de la dirigeante du territoire transrhénan qui borde nos frontières? Bien sûr, les nouvelles mamans ont plus de chance de trouver puisque l'objet en question concerne les bébés, mais, renseignement pris sur le dictionnaire, il peut aussi, un peu différent, faire le bonheur de personnes plus âgées frileuses. Le Larousse donne la définition suivante: "Sac fourré pour mettre les pieds et les tenir au chaud", en précisant qu'il s'agit d'un sens vieilli. Mais le terme semble avoir été repris pour désigner ces sortes de fourreaux douillets, adaptables aux poussettes, dans lesquels on glisse les tout petits lors de parcours extérieurs.
Voilà qui me contente, puisque j'ai la double joie d'apprendre un nouveau mot et de constater qu'un emploi vieilli de ce mot a retrouvé une seconde jeunesse.
jeudi 16 octobre 2008
Boîtes aux lettres.
Ce n'est pas encore aujourd'hui que j'ai savouré le repos.
Grosse journée de cours (6 heures), suivie de corrections de copies pendant plus de trois heures en attendant le conseil de classe que je devais animer en tant que professeur principal (1 heure, parce que, l'ayant préparé, je l'ai mené tambour battant). Si je compte bien, cela doit faire dix heures pour aujourd'hui, sans, bien entendu, compter le temps du repas, celui des trajets et celui, ce soir, de trouver une place de stationnement.
Parti ce matin à 7h20, je suis entré dans mon appartement à 20h30: treize heures dehors. Je ne me plains pas du tout, j'ai aimé ma journée, efficace et dynamique. Je donne simplement un exemple à ceux qui pensent que, dans l'enseignement, on se la coule douce. J'ai pu voir qu'il pleuvait lorsque je suis sorti du bâtiment pour appeler J., à treize heures. Le reste de la journée, je ne sais pas le temps qu'il a fait.
En arrivant devant les boîtes à lettres, ce soir, j'ai eu l'heureuse surprise de voir qu'elle était vide de publicité (qu'elles étaient, plus exactement, puisque j'en possède deux, une à mon nom, l'autre à celui de Pierre). Bonheur rare ces derniers jours car d'ordinaire, particulièrement le lundi, elles débordent de publicités bourrées à en faire péter la porte: des pour les courses alimentaires, des pour les travaux de rénovation de l'appartement, des pour acheter mon appartement, des pour les pizzas, des pour l'électroménager, des Carrechan, des Aufour, des Casiprice, des Leaderno, etc, etc, etc.
Mais la nouveauté de ces jours derniers, ce sont les catalogues de jouets. Oui, mi- Octobre, on commence à mettre les petits souliers devant la cheminée. J'ai vu qu'Olivier Autissier en ressentait la même exaspération que moi. On va donc nous bassiner pendant deux bons mois avec ça! Et je parie même qu'il existera cette année des jouets bio, écolo ou commerce équitable. Bientôt les guirlandes apparaîtront dans les rues, et vogue la consommation abusive, pour ceux qui en ont les moyens bien sûr.
Il faudra bien un jour que je supprime la deuxième boîte. Je m'y sens prêt et recule encore le moment par souci du courrier qui arrive encore parfois au nom de Pierre. D'ordinaire des invitations lancées par des organismes avec qui il a travaillé et dont les fichiers informatiques n'ont pas été mis à jour. Cela, je n'en ai rien à faire. Parfois un courrier du notaire de sa famille, qui n'a pas encore compris que l'adresse pour ces envois avait changé. Je fais suivre à sa sœur qui, je l'espère, existe encore, ce que je ne peux certifier, n'en ayant plus jamais eu de nouvelles, ni de remerciements.
Une fois, une seule, une lettre d'une de ses amies perdue de vue qui lui souhaitait un prompt rétablissement après ses ennuis de santé. Elle avait indiqué son adresse. Je l'ai informé de la mort de Pierre. Pour cette lettre seulement, je ne regrette pas d'avoir laissé le nom et la boîte. Mais maintenant, cela fait plus de trois ans que Pierre n'est plus là et son nom reste, ainsi que sur la porte d'entrée. Ça n'a plus de sens. Je me sens prêt, je vais le faire.
Grosse journée de cours (6 heures), suivie de corrections de copies pendant plus de trois heures en attendant le conseil de classe que je devais animer en tant que professeur principal (1 heure, parce que, l'ayant préparé, je l'ai mené tambour battant). Si je compte bien, cela doit faire dix heures pour aujourd'hui, sans, bien entendu, compter le temps du repas, celui des trajets et celui, ce soir, de trouver une place de stationnement.
Parti ce matin à 7h20, je suis entré dans mon appartement à 20h30: treize heures dehors. Je ne me plains pas du tout, j'ai aimé ma journée, efficace et dynamique. Je donne simplement un exemple à ceux qui pensent que, dans l'enseignement, on se la coule douce. J'ai pu voir qu'il pleuvait lorsque je suis sorti du bâtiment pour appeler J., à treize heures. Le reste de la journée, je ne sais pas le temps qu'il a fait.
En arrivant devant les boîtes à lettres, ce soir, j'ai eu l'heureuse surprise de voir qu'elle était vide de publicité (qu'elles étaient, plus exactement, puisque j'en possède deux, une à mon nom, l'autre à celui de Pierre). Bonheur rare ces derniers jours car d'ordinaire, particulièrement le lundi, elles débordent de publicités bourrées à en faire péter la porte: des pour les courses alimentaires, des pour les travaux de rénovation de l'appartement, des pour acheter mon appartement, des pour les pizzas, des pour l'électroménager, des Carrechan, des Aufour, des Casiprice, des Leaderno, etc, etc, etc.
Mais la nouveauté de ces jours derniers, ce sont les catalogues de jouets. Oui, mi- Octobre, on commence à mettre les petits souliers devant la cheminée. J'ai vu qu'Olivier Autissier en ressentait la même exaspération que moi. On va donc nous bassiner pendant deux bons mois avec ça! Et je parie même qu'il existera cette année des jouets bio, écolo ou commerce équitable. Bientôt les guirlandes apparaîtront dans les rues, et vogue la consommation abusive, pour ceux qui en ont les moyens bien sûr.
Il faudra bien un jour que je supprime la deuxième boîte. Je m'y sens prêt et recule encore le moment par souci du courrier qui arrive encore parfois au nom de Pierre. D'ordinaire des invitations lancées par des organismes avec qui il a travaillé et dont les fichiers informatiques n'ont pas été mis à jour. Cela, je n'en ai rien à faire. Parfois un courrier du notaire de sa famille, qui n'a pas encore compris que l'adresse pour ces envois avait changé. Je fais suivre à sa sœur qui, je l'espère, existe encore, ce que je ne peux certifier, n'en ayant plus jamais eu de nouvelles, ni de remerciements.
Une fois, une seule, une lettre d'une de ses amies perdue de vue qui lui souhaitait un prompt rétablissement après ses ennuis de santé. Elle avait indiqué son adresse. Je l'ai informé de la mort de Pierre. Pour cette lettre seulement, je ne regrette pas d'avoir laissé le nom et la boîte. Mais maintenant, cela fait plus de trois ans que Pierre n'est plus là et son nom reste, ainsi que sur la porte d'entrée. Ça n'a plus de sens. Je me sens prêt, je vais le faire.
lundi 21 juillet 2008
Rencontres hasardeuses.
Deux nouveaux petits exemples d'une certaine inconséquence dans la publicité. Vous vous rappelez sans doute du "Nunc est bibendum" (Maintenant il faut boire) de chez Michelin pour lancer un de ses modèles de pneus.
On retrouve le même paradoxe ailleurs. Ainsi, en 1926, l'huile Spidoléine pour moteurs de voiture fait appel pour mieux se vendre à une déesse romaine relativement secondaire, Fortune. Le slogan: La Fortune graisse à la Spidoléine, faites comme elle. La vie de votre moteur en dépend. Or Fortuna (principe féminin, alors que Fors est le principe mâle du Hasard) est une déesse le plus souvent aveugle. Elle est d'ailleurs ici représentée les yeux bandés. Que fait-elle sur l'affiche? Elle graisse les roues de la voiture, en principe pour éviter un accident terrible à l'automobiliste. Moi, quand je repense au jour où, en allant au travail au volant de ma voiture, j'ai glissé sur une plaque d'huile, je ne peux pas dire que huile et pneu soient vraiment la solution de sécurité à préconiser. Et je n'avais pas les yeux bandés!
Autre exemple: un cendrier de verre, sans marque apparente de cigarettes, il est vrai, dont le fond d'un beau gris est occupé par le buste en relief de Hygie, la déesse grecque de la santé (son nom a donné le nom commun hygiène), fille d'Asclépios (Esculape chez les Romains). La rencontre est aujourd'hui hasardeuse!
(Ces exemples sont tirés du livre déjà cité Archéopub, la survie de l'Antiquité dans les objets publicitaires. Les interprétations sont miennes. Pour ceux qui voudraient un peu approfondir les mythologies, je conseille vivement ce que je crois être la Bible en ce domaine: Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, de Pierre Grimal, aux Puf (1951). Ou, pour des recherches très poussées, Le Dictionnaire de la Mythologie et des Antiquités grecques et romaines, de Pierre Lavedan (Hachette): ce dernier ouvrage, datant de 1931, est une somme magistrale sur le sujet, érudite et passionnante, la plus complète qui soit. Livre probablement épuisé et introuvable. Je ne dois le bonheur d'en posséder un qu'à l'intervention de Fortuna qui, un jour, a ouvert les yeux au moment où il le fallait, c'est à dire m'a fait être là alors qu'un ami peu regardant s'apprêtait à jeter ce livre à la poubelle!)
On retrouve le même paradoxe ailleurs. Ainsi, en 1926, l'huile Spidoléine pour moteurs de voiture fait appel pour mieux se vendre à une déesse romaine relativement secondaire, Fortune. Le slogan: La Fortune graisse à la Spidoléine, faites comme elle. La vie de votre moteur en dépend. Or Fortuna (principe féminin, alors que Fors est le principe mâle du Hasard) est une déesse le plus souvent aveugle. Elle est d'ailleurs ici représentée les yeux bandés. Que fait-elle sur l'affiche? Elle graisse les roues de la voiture, en principe pour éviter un accident terrible à l'automobiliste. Moi, quand je repense au jour où, en allant au travail au volant de ma voiture, j'ai glissé sur une plaque d'huile, je ne peux pas dire que huile et pneu soient vraiment la solution de sécurité à préconiser. Et je n'avais pas les yeux bandés!
Autre exemple: un cendrier de verre, sans marque apparente de cigarettes, il est vrai, dont le fond d'un beau gris est occupé par le buste en relief de Hygie, la déesse grecque de la santé (son nom a donné le nom commun hygiène), fille d'Asclépios (Esculape chez les Romains). La rencontre est aujourd'hui hasardeuse!
(Ces exemples sont tirés du livre déjà cité Archéopub, la survie de l'Antiquité dans les objets publicitaires. Les interprétations sont miennes. Pour ceux qui voudraient un peu approfondir les mythologies, je conseille vivement ce que je crois être la Bible en ce domaine: Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine, de Pierre Grimal, aux Puf (1951). Ou, pour des recherches très poussées, Le Dictionnaire de la Mythologie et des Antiquités grecques et romaines, de Pierre Lavedan (Hachette): ce dernier ouvrage, datant de 1931, est une somme magistrale sur le sujet, érudite et passionnante, la plus complète qui soit. Livre probablement épuisé et introuvable. Je ne dois le bonheur d'en posséder un qu'à l'intervention de Fortuna qui, un jour, a ouvert les yeux au moment où il le fallait, c'est à dire m'a fait être là alors qu'un ami peu regardant s'apprêtait à jeter ce livre à la poubelle!)
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