Affichage des articles dont le libellé est Moi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moi. Afficher tous les articles

vendredi 19 décembre 2025

Une recette traditionnelle

Celle en tout cas que j'applique depuis l'adolescence quand, comme je le disais, j'ai un coup de mou : je fais le ménage ! (Ma recette précédente, c'était d'écouter des heures du Barbara, mais ça ne marchait pas, bien au contraire !)

Donc, après une bonne et longue grasse matinée (à quoi bon se lever plus tôt ?), un petit déjeuner où le panettone a remplacé les pains au chocolat (n'oublions pas que Noël approche, mais comment l'oublier ?), je me lance. La cuisine. D'abord le placard sous l'évier où, comme chez tout le monde, je suppose, je cache les poubelles (tout venant, cartons, verre), et les produits d'entretien (liquide vaisselle, anticalcaire, vinaigre blanc, etc. J'ai balancé quelques vieilles éponges (ça peut toujours servi. Eh bien non, pas la peine d'insister quand ça n'a pas servi depuis des décennies...) et flacons quasi  vides, replié correctement les serpillières, enlevé la poussière qui s'était déposée et remis en place de la façon la plus cartésienne. 

Ensuite le grand placard près de la fenêtre, placard qui va du sol au plafond (soit trois mètres, alors inutile de vous expliquer le bazar qui s'y est réfugié depuis 34 ans ! D'autant que Maria n'est plus là pour me rappeler à l'ordre. Bon, soyons réaliste : je n'aurai pas le temps de tout faire avant que la fatigue ne gagne. Alors je vais agir avec ordre sans taper dans tous les coins comme à mon habitude. Les rayons du haut, c'est ce qui sert très peu. Alors, je commence par le milieu en direction du bas. Au milieu, il y a ce qui sert tous les jours : bols, assiettes, verres (vin, eau et pastis). Un peu en dessous poêles, cocotte-minute, casseroles et moules à gâteaux. Tout en bas, des casiers à bouteilles (vin, bières et apéros ou digestifs). Là aussi, certaines, entamées, datent un peu trop (mais si, mais di ! Incroyable mais vrai !) 

Et là, une découverte : une vieille bouteille de liquore strega, une liqueur italienne a liqueur Strega (Liquore Strega) est une liqueur italienne aux herbes avec une saveur unique et une couleur jaune vif distinctive. C’est un digestif (ou amaro) issu d’une recette secrète qui comprend environ 70 plantes médicinales, notamment le safran, la menthe et les baies de genévrier. Elle vient de la ville de Bénévent, en Italie, et est également connue sous le nom de " liqueur des sorcières ". (strega veut dire sorcière en italien)

J'ai failli la jeter illico et puis, en la remuant j'a vu qu'un fond restait, réduit à la consistance d'un sirop épais. J'ai voulu savoir et ai placé la bouteille la tête en bas (fermée bien sûr) puis, fatigué, suis parti faire une petite sieste. Au réveil, pourquoi attendre ? J'ai goûté (au goulot). Mama mia, che sapore ! En regardant de plus près, je vois qu'elle avait coûté 19.20. Des francs, donc, ce qui la date! Elle a sans doute été achetée dans cette merveilleuse épicerie italienne que nous avions tout près de notre ancien chez nous et qui, depuis, a hélas disparu. Une bouteille du 20° siècle donc. Un bonheur, enfin. 

Rassurez- vous : il en reste encore une larmichette que j'essuierai  ce soir, après mon repas. Je penserai à vous, promis !

Image


jeudi 18 décembre 2025

Un petit coup de mou

Depuis quelques jours. Je n'ai envie de rien. Le ciel : tantôt bleu, tantôt gris, sans que l'on puisse prévoir quand cela change et si le vent va rafraichir le fond de l'air. Des balades où l'on retrouve toujours les mêmes gens, au même endroit, à la même heure. Pas le courage d'aller plus loin. Avec qui ? Et pour quoi faire ? Moi qui suis pourtant curieux de nature, ne plus avoir envie de pousser la porte. Un livre qui n'en finit pas, une série télé pareil. Pour l'instant, je ne prévois rien et deviens fou si l'on prévoit pour moi, comme ce repas à midi dans un excellent restaurant où j'écoutais à peine ce que me racontait un couple d'amis. Je n'étais pas là, mais où étais-je ? Peut-être n'ai-je pas fini de digérer les téléphones de la semaine dernière.

Image

  

dimanche 9 novembre 2025

Liste de mes griefs (4)

Il est temps de lever la voile sur le mystère caché dans la dernière phrase de mon dernier article, car je sais bien que vous ne tenez plus. Eh oui, un jour, tout changea. 

D'abord, nous eûmes un nouveau prof, venu tout droit du sud-ouest et donc pas totalement imprégné de foot. Il nous fit faire du basket, du hand et surtout du rugby ! Basket et hand au lycée, rugby au "plein-air". ainsi que du hockey sur gazon. Et là, j'ai tout adoré, en particulier le hand et par dessus tout le rugby ! 

De plus, ayant redoublé ma classe tout en continuant de grandir, l'intello s'était transformé en mac digne d'affronter les anciennes grandes gueules machistes ! Au point, à la fin d'un trimestre, de finir premier en EPS. Babas, les mectons. Moi aussi d'ailleurs ! Eh oui, j'avais de grandes jambes pour la course, pour les sauts en longueur et en hauteur. Et on y regardait à deux fois avant d'essayer de me plaquer. 

Quelques tentatives furent amorcées de leur part pour que je rejoigne le groupe des "vrais mecs". Ils en furent pour leurs frais : je continuais à préférer la littérature et les livres à cette virilité ridicule (ils ne le surent jamais mais c'est justement à cette période que j'ai débuté ma "vraie" sexualité. La silhouette de ce prof adoré que j'avais aperçu se changeant dans une autre salle m'avait profondément troublé.  )

Image


samedi 8 novembre 2025

Liste de mes griefs (3)

Passons au gros morceau ! Vous imaginez-vous la vie à St-Etienne à cette époque pour quelqu'un qui avait horreur du foot ? Eh bien, ce fut la mienne (et celle de quelques autres autour de moi). Et comme, à  cette époque, les profs de gym ne brillaient pas par leur imagination débordante ... 

Bref : si, dans les locaux du lycée, nous pratiquions le plus souvent des activités comme saut en hauteur, barres parallèles, la corde à nœuds ou le100 mètres, dès que nous allions au stade pour ce qui s'appelait le "plein-air", c'était devinez quoi ? le Foot.

Heureusement, nous étions quelques-uns (parmi les mieux classés dans les matières plus intellectuelles) à résister. Ainsi, à quatre ou cinq, nous nous réunissions au bord du terrain et entamions des quiz que nous avions préparés chez nous dans la semaine : histoire, géographie, littérature mythologies grecque et romaine principalement. Les autres, les footeux, nous regardaient avec mépris (et quelques sous-entendus sur notre (future ?) sexualité) mais nous n'en avions rien à cirer, persuadés que nous leur étions bien supérieurs. 

Une année, une seule fois, l'un des profs voulut nous forcer à jouer. Je me retrouvai gardien de buts. Au moment où le ballon arriva sur moi, je voulus lever la jambe pour l'arrêter. Ne sachant laquelle lever, je levai les deux et me retrouvai à plat-cul sur la terre battue. Mes autres compagnons intellos ne se montrèrent pas plus brillants. Bien vite, on vous pria de regagner la touche ( c'est bien comme ça qu'on dit ?) et on nous ficha définitivement la paix ! 

Mais, pendant un an, tout changea !

Image


vendredi 7 novembre 2025

Liste de mes griefs (2)

Deuxième raison pour laquelle je n'aimais pas l'EPS : la piscine ! Nous en avions quelques séances dans l'année. La piscine n'était pas très loin du lycée, et nous nous y rendions à pied. Aux beaux jours, tout allait bien, mais en plein hiver ! Nous avions des cabines pour nous changer, donc pas de problème de pudeur. De plus, à l'époque, ma petite sœur n'était pas morte d'hydrocution et je ne regardais donc pas encore l'eau comme une ennemie sournoise. 

Non, le moment difficile,  c'était le retour, dans le froid avec les cheveux mouillés. Pas question d'attendre qu'il sèchent un peu : le prof suivant nous attendait déjà au lycée et aucun retard n'était accepté ! 

Le seul point positif de ce passage à la piscine fut pour l'épreuve du bac : en sortant de l'eau, je m'aperçus que j'avais la peau étrangement marbrée (et ce n'était pas le froid). Un médecin consulté décela une maladie qui, si elle n'avait pas été décelée et soignée, m'empêcherait de dialoguer avec vous aujourd'hui ....

Image


jeudi 6 novembre 2025

Liste de mes griefs (1)

Quand je suis entré au lycée (qui, à l'époque, incluait le collège), je redoutais les cours de sport, et cela pour plusieurs raisons. 

La première, c'était qu'il fallait se déshabiller, enlever ses vêtements civils et enfiler la tenue de sport (il était interdit de venir déjà préparé, et aussi d'ailleurs de conserver sur soi cette tenue après le cours. J'ai compris pourquoi quand je suis moi-même devenu prof : une trentaine d'ados ayant sué pendant une heure, ça a tendance à vous chatouiller les narines ...). Pour moi, me déshabiller posait un double problème : d'abord, j'étais pudique et avait honte de mon corps, de mes jambes, en particulier, trop maigres. Ensuite, ma mère, en hiver, nous obligeait à porter un caleçon long sous notre pantalon. Ces caleçons, très épais, n'étaient pas beaux. Lorsqu'on enlevait son pantalon, on pouvait en même temps faire glisser le caleçon, mais le tour de passe-passe n'était pas possible en remettant le pantalon car le caleçon s'était tire-bouchonné !

Tiens, à l'instant même, j'entends que France-Inter parle de la même chose. Je vais écouter et reprendrai plus tard la liste de mes griefs contre les cours d'EPS.

Image




vendredi 24 octobre 2025

Mon Erasmus à moi

Près de deux mois à Perugia  (Ombrie) à l'été 1981, à l'Université pour Etrangers.  Des souvenirs merveilleux. Je continue à dire que j'ai connu là les plus beaux jours de ma vie. 


dimanche 5 octobre 2025

Retour aux sources (5)

 Saint-Etienne :

Puis, nous regagnâmes la Grand'Rue et la descendîmes redescendîmes vers le nord jusqu'à la place Carnot. Peu de souvenirs intimes dans ce coin-là, si ce n'est le cinéma (aujourd'hui disparu) de la place de l'Hôtel-de-Ville et la Cathédrale st-Charles où je fis ma communion (de fort mauvaise humeur : ma mère m'avait fait tailler le costume sur mesure et je ne voulais plus le prendre pour les Vêpres !)

Image
Place de l'Hôtel-de-Ville (son dôme fut détruit en 1952 par un incendie)

Image
Allégorie de  La Métallurgie (1872, l'autre étant la Rubannerie) par le sculpteur stéphanois Étienne Montagny 

Image
Place Marengo (Jean-Jaurès). Au fond, la préfecture de la Loire

Image

Image
Buste de José Frappa

Image
Sue la façade de la préfecture, le "Pays des Ségusiaves". 

Image
De Vivie, dit Vélocio (la course cycliste portant son nom,  de
St Etienne au col du Grand Bois existe depuis 1922)

Image
La Grand' Rue, direction le sud

Image
La Place Carnot et sa gare (2 photos)

Image

Image

Image
Jules Janin (écrivain et critique dramatique)


samedi 4 octobre 2025

Retour aux sources (4)

 Saint-Etienne :

Suite à l'accroissement de la population stéphanoise à laquelle ne suffisait plus la paroisse primitive de la Grand'Eglise, l'édifice est construit au XVIIe siècle dans le bourg de Chavanelle, aujourd'hui quartier de Saint-Étienne. L'église est consacrée le 8 décembre 1669 sous le vocable de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge. Profondément remaniée au fil des siècles, l'église est ornée d'une façade de style dit " jésuite " 

L'église est de style baroque, avec une nef centrale unique et des chapelles latérales, qui ont été transformées en nefs latérales en 1860. 

Les orgues historiques construites par Joseph et Claude-Ignace Callinet en 1837 sont célèbres et classées monuments historiques en 1976.

. L'église actuelle possède une chaire à prêcher en bois sculpté par Claude Désiré en 1693. Le clocher abrite un carillon composé de 10 cloches dont 2 du fondeur Ducray datées de 1733. A la Révolution, l'église est transformée en temple de l'Etre Suprême et le culte catholique est abandonné jusqu'en 1803. 

La façade est refaite de 1859 à 1862 pour cause de vétusté. Les travaux sont conduits par l'architecte de la ville Gérard. Joseph Fabbish est le sculpteur de la Vierge de pitié installée dans l'abside de la nef latérale droite.

Mon souvenir : une luminosité exceptionnelle qui contraste avec les ombres de la Grand'Eglise. 


Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

En redescendant sur le square Violette où je prenais la car pour rentrer dans mon village, il y avait autrefois, face à la grand'poste, le syndicat d'Initiative où, avec Yvon, nous allions subtiliser des documents touristiques que nous faisions ensuite semblant de corriger comme les copies d'élèves. Déjà la bosse de l'enseignement. Ce petit bâtiment a disparu mais j'ai découvert ces vieilles bâtisses sans doute à l'époque cachées à l'époque.

Au bas de la rue qui débute à la statue de la dernière photo, il y avait notre bar préféré, à Yvon et à moi. En hommage à la chanson, on l'appelait "Chez Lorette". On y était si bien ....

Image

Image

Image

Retour aux sources (3)

Saint-Etienne :

Un autre quartier qui m'est très cher, peut-être davantage que tous les autres, c'est la Place Chavanelle. 

Le nom de la place vient d'un ruisseau, le Chavanelet, qui passe à proximité. Au XIXe siècle s'y tenait un pittoresque marché quotidien aux fruits et légumes. En 1925, s'y dressa un marché couvert, véritables halles locales. Ceci dynamisa le quartier, et les fêtards allaient, de bon matin, "manger la soupe aux choux" avec les primeurs du marché de gros...

Déplacement du "marché de gros", démolition des halles, la place devient en 1972 une gare routière, pour ne pas trop mécontenter les bistrots alentours. Sa forme triangulaire facilitait les départs et arrivées des cars sans encombrer les routes.

En 2003, la gare routière fut démantelée, déplacée en divers points de la ville. La construction d'un parking souterrain débuta et l'esplanade nouvelle, depuis 2006, se voit dotée d'un design contemporain : statues modernes, dont un groupe de pigeons, assurément moins polluants que les quelques volatiles vivants qui subsistent encore. La perspective s'est ouverte sur le clocher de l'église Notre-Dame.

Image
La place dans les années 1970


Pourquoi cette place m'est-elle aussi cher, même si aujourd'hui je ne la reconnais guère. Mon père, en plus de ces horaires de mineur, venait de nuit décharger les camions des primeurs. Pendant les vacances, il m'arrivait de venir l'aider. J''aimais quand  il me réveillait pour m'emmener dans son tube Citroën jusqu'au "ventre de Saint-Etienne". Une nuit, un grossiste m'avait offert une figue fraîche. Je n'en avais jamais vu et n'avais pu la manger tellement son  aspect me dégoûtait (Inutile de dire que j'ai changé d'avais de puis !). 
Mon père eut ensuite son propre "banc" de primeur et ma mère, avant de rejoindre le fleuriste Place du Peuple, l'aidait à vendre. Je ne sais comment ils tenaient le coup avec tout ce travail (et leurs quatre enfants) Je les en admire encore.

D'autres raisons encore pour moi d'aimer le place Chavanelle : 

- elle était tout près du lycée Claude Fauriel où j'ai fait mes études secondaires. Ainsi, même géographiquement, se côtoyaient les deux mondes que, je pense, j'ai réussi à faire s'entendre.
- ma tante (comme ma seconde mère) qui travaillait elle aussi dans les fruits et légumes, habitait au dernier étage d'un immeuble donnait sur la place. 
 

Image
Eglise Notre-Dame

Image
Les pigeons



vendredi 3 octobre 2025

Retour aux sources (2)

Saint-Etienne :

De la Place du Peuple, je guidai nos pas vers la place Boivin. 

En février 2024, quatre sondages avaient été réalisés sur la place Boivin, anciennement appelée place Marquise. Ce site constitue le berceau historique de la ville, où subsiste l’un des derniers témoins du XVe siècle : la Grand’Église, érigée vers 1446. 

En creusant devant le square, les archéologues ont dégagé un mur d’une largeur imposante. Tout porte à croire qu’il s’agit des anciens remparts qui encerclaient la ville au Moyen Âge. Construite vers 1430, cette enceinte de 100 mètres sur 100, aujourd’hui disparue, représentait jusqu’alors un vestige hypothétique, dont le tracé avait été reconstitué sur la base du cadastre. La mise au jour de ces fortifications vient désormais confirmer ces estimations


Image
En montant à Boivin

La Grand'Église ou église Saint-Étienne et Saint-Laurent est un édifice  gothique construit dans la deuxième moitié du XVe siècle , de 1450 à 1480 . Elle est mutilée et pillée à plusieurs reprises, notamment au cours des guerres de religion (1562 à 1598) puis de la Révolution lors de laquelle elle est transformée en atelier de forge.

Bâtie en grès houiller, elle est de style gothique forézien. Le chœur qui était en ruine en 1469, a été reconstruit avant 1486 en style gothique flamboyant.



Image
La Grand' Eglise

Image


Image

Image



Image
Mise au tombeau(1622),  groupe sculpté en bois polychrome 

Image

Image

Mais ce que je fus heureux de retrouver, ce sont les vieilles façades à un angle de la place et, surprise absolue, je constatai que la boutique du Mouton à 5 pattes  existait toujours, même si sa "destination" n'est plus la même (dans mon enfance, nous y achetions des vêtements). 


Image

Image

Image

Image

jeudi 2 octobre 2025

Retour aux sources (1)

Saint-Etienne :

Et pourquoi pas visiter Saint-Etienne ? L'idée peut paraître ridicule mais, finalement, j'ai quitté cette ville il y a plus de cinquante ans et n'y suis que rarement revenu assez longuement pour en percevoir toutes les transformations. 

Nous voilà donc partis, d'abord à St-Jean-Bonnefonds pour vérifier l'état de tombes familiales avant la Toussaint, puis dans le centre de St-Etienne. Le centre, pour moi, le centre populaire, celui que j'ai le plus fréquenté, c'est la Place du Peuple. Y a-t-il d'ailleurs, en France, une autre place qui porte ce nom ? 

Tout a changé ! Le kiosque où ma mère vendait des fleurs n'existe plus, le passage souterrain reliant un côté de la place à l'autre non plus. Un point d'ancrage pourtant : la Droguerie de la Tour qui, elle, est toujours là. Mais ma plus grosse surprise fut de découvrir qu'il existait maintenant plusieurs lignes de tramways ! Trois lignes, alors que, depuis sa création en 1881 jusqu'à récemment (Quand ?), il n'existait que celle reliant le nord  au sud, de La Terrasse à Bellevue, en suivant la Grand' Rue sur ses 7 kms de ligne droite. 

Image

Image

Image

Image

Image

samedi 23 août 2025

J'ai basculé ?

Je disais il y a peu que la vieillesse arrivait par paliers successifs. Mais, à force de descendre les marches de la piscine, il faut bien, à un moment ou à un autre, qu'on se retrouve à la baille ! 

J'ai eu cette impression cet après-midi. La température relativement douce le permettant, j'ai voulu reprendre mes balades dans la ville. Et plutôt un itinéraire déjà bien connu de moi : de chez moi au quartier de Bellecour. Simplement, j'avais mis aux pieds mes vieux croquenots montant qui ma tiennent bien la cheville.

Je fus surpris de voir le monde qui déambulait, ou plutôt la jeunesse de ce monde, comme s'il avait rajeuni depuis ma dernière balade. La plupart vous croise sans vous remarquer, et c'est très bien. D'autres vous bousculent, et s'excusent, parfois. D'autres sont attentifs et prévenants, si besoin est. Comme ils m'agaçaient il n'y a pas si longtemps, ceux-là ! 

Les lieux changent aussi :  autrefois, on mangeait d'excellentes îles flottantes ici, et c'est aujourd'hui une boulangerie. Là, c'était la boutique d'estampes d'un ami et il est en retraite aujourd'hui;. De l'autre côté du Rhône, la fac : je passe sans m'attarder. A quoi bon ressasser ? 

Et puis ma balade s'arrête là parce que je fatigue : mon dos, malgré mes souliers montant. Il faut aussi calculer avec le retour. Moi qui n'ai jamais calculé !

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image