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lundi 15 décembre 2025

Addiction

Dernièrement, appel d'un ancien ami que j'avais envoyé balader à cause de son addiction de plus en plus sévère à l'alcool. (C'est fou d'ailleurs ce qu'en ce moment je retrouve certaines connaissances et j'en perd d'autres, ceux qui meurent !)

Au bout du fil, il avait l'air sobre : il a arrêté de boire depuis trois semaines et compte bien continuer. Mais, mais, mais .... il prévoit déjà une trêve pour les festivités de fin d'année. Je ne crois pas qu'il tiendra le coup. Je lui ai conseillé de contacter les AA. Le frère de Pierre s'en était sorti comme ça ! 

samedi 6 décembre 2025

Emotions

Depuis hier, je suis submergé par l'émotion. 

-Hier soir, je reçois un sms au nom d'ami vieil ami disparu de ma vie il y a plusieurs années, après le divorce d'avec sa femme. Méfiance. Je crois à un début d'arnaque. J'emploie mes ruses habituelles pour ne pas donner mon adresse mails. Et puis, coup de téléphone : il s'agit bien de l'ami que je n'avais plus entendu des lustres (je lui trouve maintenant un petit accent du midi ....) La conversation durera longtemps. Il m'apprend qu'il vient de perdre sa mère, que j'aimais beaucoup.

- Ce matin, la sonnerie de mon fixe me réveille. Peut-être du démarchage (mais il n'est pourtant que 8h du matin !). Trop bien dans mes draps, je décide de faire la sourde oreille. Lorsque, réveillé, je branche mon portable (je le coupe toujours la nuit), j'ai plusieurs appels et mon fixe m'indique un message vocal, tous du même ami. Juste à ce moment-là, il me rappelle : sa mère, que je connaissais très bien, est morte dans la nuit. 

Vous comprenez sans doute maintenant mieux pourquoi je redoute de plus en plus les coups de téléphone. il y a des âges où cet instrument devient dangereux ou, tout au moins, est à manipuler avec précaution !

mercredi 5 novembre 2025

Patata fria !

Ce matin, on a enterré Maria. Je ne suis pas allé au cimetière (j'irai tranquillement seul, un jour) mais à la cérémonie civile : cadre froid et insignifiant, "animateur" peu concerné (mais aurait-il pu l'être ?), musique attendue. Pourtant, l'émotion était là. Il y avait beaucoup de monde. Tout le monde l'aimait, Maria. A la fin, j'ai fait un signe de croix sur son cercueil, je me suis penché et, comme si je lui parlais à l'oreille, je lui ai dit ce que nous nous disions chaque fois au début de nos coups de téléphone : Maria ? Patata fria !".Et l'échange avait toujours lieu. Il me plaît de croire qu'aujourd'hui aussi.

jeudi 23 octobre 2025

Quoi-t-est-ce ?

 


vendredi 26 septembre 2025

Du côté de la Saône-et-Loire (1)

Sennecey-le-Grand (1) :

Heureuse initiative d'une de mes amies de fac : plutôt que de nous rencontrer chaque année à Lyon, pourquoi na pas varier ? Ainsi Marie-France nous proposa-t-elle de nous retrouver chez elle, dans sa grande maison près de Tournus. Une des régions de France que je préfère, bien sûr à cause de ses églises romanes. Tellement heureux de retrouver les lieux que je suis arrivé ..... avec un jour d'avance (le jeudi au lieu du vendredi !). J'étais très mal à l'aise, mais Marie-France et ses invitées précédentes (une bretonne et une normande) se montrèrent charmantes. Je ne regrette pas d'avoir fait la connaissance de ces deux femmes qui, hélas, repartaient à l'ouest le lendemain matin.

Avant de me pointer avec ce que je croyais être une heure d'avance (et qui, en réalité se révéla un jour), j'ai visité une petite rue toute proche : Sennecey-le-Grand.(71). La seigneurie locale s'étala sur sept siècles, de 1113 à 1846.

En 1824, l'ultime seigneur de Sennecey, le duc de Poix, cède son château délabré à la commune de Sennecey-le-Grand. Seules les dépendances et les quatre bastions d’angle sont conservés, et la nouvelle église est inaugurée en août 1831.

Le 4 septembre 1944, l'avant-garde de l'armée de Lattre, dont le débarquement a lieu le 15 août en Provence, manque de carburant. C'est à hauteur de Sennecey-le-Grand que les troupes alliées s'opposent aux troupes allemandes, en reflux vers l'Alsace, équipées de canons et blindés. La virulence des Allemands provoque de violents combats. Le secteur est truffé de maquis, dont celui de Corlay à Nanton, où se trouve le poste de commandement d'André Jarrot, chef des services gaullistes pour la Saône-et-Loire. Renforcés par les maquisards de Saint-Gengoux, les résistants, passent à l'offensive, convergeant vers Sennecey avec les hommes du 3e bataillon SAS qui disposent de quatre jeeps .  effectuent un raid meurtrier sur la route nationale 6, mais sont ensuite pris sous les tirs allemands et décimés. Les Allemands, tôt le matin, ont renforcé leur défense en investissant le village voisin de Laives et la colline de Saint-Martin qui domine ce territoire. À cela s'ajoute une succession d'événements malheureux, comme cette bavure des avions américains mitraillant des maquisards entre Nanton et son hameau de Vincelles (7 morts). De plus, à Laives les Allemands ciblent la population civile et fusillent seize otages. Ce n'est qu'en toute fin de journée, que les colonnes allemandes sont repoussées vers le nord, pourchassées par l'aviation alliée. Le bilan est meurtrier, avec quatre-vingt tués côté allié (FFI, SAS, soldats de la 1re Armée) et dix-sept otages fusillés. Les pertes allemandes sont difficiles à évaluer: les estimations vont de 400 à 700 tués.

Le 5 septembre, c'est au tour de la ville de Chalon-sur-Saône, située moins de 20 km au nord, d'être libérée.

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Eglise paroissiale néoclassique Saint-Julien

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En 1821, l'architecte Zolla construit le lavoir.

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L'Hôtel-de-ville installé dans les communs du château

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Au-dessus de la porte de l'Hôtel-de-Ville

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Un cirque passait ce jour-là dans le village

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Musée international du Special Air Service (SAS, unité de forces spéciales des forces armées britanniques)

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Vue générale

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vendredi 22 août 2025

Momentini

- Ouf ! Depuis deux jours, on respire ! Et on dort, parfois même en se remontant le drap sur la peau.

- France-Inter d'été tire sur la fin ! Et ce n'est pas trop tôt ! Souvent des émissions débiles, sans intérêt, rabâchant les mêmes marronniers (les ados et les écrans ......). Et puis, même l'été, il n'est pas interdit de parler un français correct !!!

- J'ai presque fini de visionner la série américaine Prison Break (cinq saisons). J'ai beaucoup aimé mais, pour tout dire, je ne pense pas que la dernière saison s'imposait ! 

- Comme chaque été, mais peut-être plus encore cette année, la blogosphère se fait pingre en articles à se mettre sous la dent. Alors, amis bloggers, que devenez-vous ? Donnez de vos nouvelles !

vendredi 1 août 2025

La joie de la semaine

Il y en a tout de même eu une. Alors que j'ouvrais machinalement ma boîte aux lettres, machinalement car, à part de la pub, il n'y a jamais rien, je découvre un rectangle coloré tout au fond. On, ce n'est tout de même pas une carte postale ? Dans mon souvenir, ça ressemble pourtant à ça ! 

Au recto, le château de Guédelon. Au verso, de la main même des châtelains, Ma Dame et Messire, une invitation pour la crémaillère de 2040. Grand merci à tous les deux. Si je suis encore sur cette terre, je mettrai à vos pieds les hommages de votre féal. Sinon, je vous enverrai le soleil. 

Merci et bises.

mardi 20 mai 2025

Retrouvailles annuelles

Elles sont venues, elles étaient toutes là, mes copines de fac (plus un copain de fac et le mari d'une copine). Bref : gros effectif cette année, dont une amie pas vue depuis 50 ans. 

Rv à l'hôtel, premiers bavardages puis apéro au restaurant tout près, dans le quartier de Perrache. Repas sympa (pour moi, une bobosse) mais on s'entendait mal à cette table en longueur. Marie-France propose un autre lieu, un autre quartier pour l'an prochain. C'est aussi une idée qui me trottait par la tête, d'autant que Confluence n'est pas le plus beau coin de Lyon. 

Le lendemain, elles iront au Musée, moi pas. Mais le soir même, Marie-France découvre que c'est la nuit des musées ! A cinq, nous partons à pied au Muées Gadagne, dans le vieux Lyon, où des projections sont prévues dans la magnifique cour Renaissance. On nous refuse l'entrée : trop proche de l'heure de fermeture. 

Alors, déambulation à pieds dans la douceur de la nuit lyonnaise. Pour rentrer chez moi, je finirai à pied. Le lendemain, cassé ! Courbatures du jardin d'Emile et gros trajet à pied m'ont achevé (au moins les jambes). 

Mais tout valait le coup que je me fatigue !

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Reconnaissez-vous ces quelques étapes de notre déambulation ? Deux sont simples à identifier, les deux autres beaucoup moins !

samedi 15 mars 2025

Rebond du hasard

J'avais, par hasard, rencontré Caniato et son épouse à la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, début janvier il me semble (je l'ai raconté dans ce blog).Nous avions échangé nos coordonnées et il m'a ensuite invité au vernissage de son expo. 

Et voilà qu'hier, je rencontre un "technicien" qui est en train de réaliser un documentaire sue le travail de cet artiste. En en voyant quelques images, je découvre le nom du documentariste. Il se trouve que c'était un de mes élèves, au milieu des années 80. Bien sûr, je ne l'avais pas reconnu. Retrouvailles donc et évocation de souvenirs communs. Là aussi, échange des coordonnées. 

Le monde est décidément tout petit !

jeudi 13 mars 2025

Et alors, comment ça s'est passé, avec la bavarde ?

D'abord, panne d'interphone et, bien évidemment, je n'avais pas relevé son numéro sur mon portable. Un quart d'attente avent que, finalement, quelqu'un entre dans l'immeuble ! Vous me direz : c'était toujours ça de gagner, mais j'ai horreur d'être en retard.

Bises. Et d'entrée de jeu, je m'installe sur la balcon pour fumer une cigarette (l'attente m'avait un peu gonflé). J'espérais aussi qu'elle craignait l'odeur de la fumée et ne viendrait pas me rejoindre. Pas de pot ; suite à une opération, elle a perdu l'odorat !

Coté repas : lapin trop cuit et tombant "en douelles", Polente sèche, mais sèche .... Ca ne doit pas être une grande cuisinière ! Mais la polente trop sèche, ça a l'avantage de couper un peu la parlote top intempestive ! En revanche, excellents fromages de producteurs de la région. 

Et, dès le départ, j'avais prévenu qu'un ami isérois qui passait des examens médicaux sur Lyon viendrait me rendre visite vers 15h30. Gros mensonge mais dit avec toute la conviction possible et l'air le plus désolé que j'ai trouvé. Et ça a marché ! Résultat : chez moi vers 16h. Et même si elle ne m'a pas saoulé, je me suis fait une bonne sieste. Une bonne chose de faite !

mardi 11 mars 2025

Au secours !

Voilà l'affaire : il y a quelques semaines, j'ai par hasard retrouvé une vieille connaissance qui ne faisait pas partie de notre communauté mais gravitait autour. Par elle, j'ai eu le téléphone d'une ancienne membre de cette communauté que j'aimais beaucoup: elle était très drôle et écrivait de très beaux poèmes. Et, demain, nous devions enfin nous retrouver chez la première nommée pour un repas à la bonne franquette.

Mais hier, coup de téléphone de l'invitante : celle que j'avais grand plaisir à revoir ne pourra pas venir : son frère est gravement malade. Les retrouvailles sont repoussées ! J'espère bien. mais alors, pourquoi cet appel au secours. Parce que celle qui invite est une très très très grande bavarde (c'est d'ailleurs le surnom que lui avait donné mon père) : une heure au téléphone hier soir (et encore, j'ai abrégé). Elle s'embarque dans des parenthèses de parenthèses et ne vous épargne aucun détail (exemple : "c'était un jeudi. Non, plutôt un mercredi. Oui, un mercredi parce que.... " Mais je m'en fous ! Et suit une nouvelle parenthèse). 

J'ai tenté de repousser le repas lorsque tout le monde sera disponible. Mais pas question : elle a déjà fait ses courses. Ce sera du lapin à l'italienne (?). Alors, voilà : je vais me retrouver seul face à elle ! Pas question de lui dire qu'on frappe à ma porte ou qu'on m'appelle sur mon téléphone portable (ces deux mensonges, en plus, je les ai déjà fait avec elle). Pas d'échappatoire. 

Alors voilà : soufflez-moi des idées pour que je n'y passe pas tout l'après-midi ! Ayez pitié de moi ...

samedi 8 mars 2025

Etranges coutumes rurales

Pour monter dans les Monts du Lyonnais, j'ai du prendre les transports en commun (ma voiture était en révision). Habituellement, je ne les prends jamais. Trop horreur de ça ! Un peu tendu donc, le Calyste. 

D'abord le métro jusqu'à Gorge de Loup. Bondé. Et pourtant, j'avais cru avoir choisi un horaire propice. Tous ou presque absorbés par leur téléphone, mines boudeuses comme si on avait voulu leur prendre leur os.

Et puis le bus. Mais par où passe-t-il, ce foutu bus ? Moi, en voiture, le trajet est beaucoup court ! Des quartiers, immeubles, villas, centres commerciaux, qui ne me disent rien. Au bout de presque 1/2 heure, je me reconnais. Je ne me suis donc par trompé de bus ! 

Dans ce bus, j'ai été fort surpris par une étrange coutume. Dire bonjour au conducteur en montant, la me paraît la moindre des politesses. Mais dire au revoir en descendant ? Le premier que j'entends, je me dis : ils doivent se connaître. Le deuxième : tiens encore un habitué de la ligne ! Mais au dixième, quinzième, vingtième ????? 

Eh bien, je ne trouve pas ça si mal que ça ! Bon, j'avoue : ça ne m'incitera pas à prendre plus souvent le bus ....

samedi 22 février 2025

Retrouvailles

A midi, j'ai déjeuné avec Petrus, un des lecteurs de mon blog. Je ne l'avais rencontré qu'une fois auparavant, il y a douze ans si je ne me trompe pas, chez un garçon blogueur de Lyon qui, suite à de graves ennuis de santé, a préféré en finir et s'est jeté dans la Saône. 

Suite à ma "question indiscrète", nous avons pris rendez-vous dans un bouchon lyonnais pour aujourd'hui, à midi. J'étais un peu anxieux : allais-je le reconnaître? C'est lui qui m'a reconnu grâce à ma moustache. Nous connaissant si peu, aurions quelque chose à nous dire ? Anxiété totalement inutile : tout s'est très bien passé et nous nous reverrons sans doute sans attendre aussi longtemps. 

Et, comme on risque de me le demander, voici ce que j'ai choisi de mettre dans mon assiette : œuf meurette aux lardons, quenelle de Lyon et baba au rhum. 

Merci, Petrus, pour ce bon moment passé ensemble. 

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lundi 27 janvier 2025

Hier, c'était concert

Et pas n'importe lequel : celui de la maîtrise que j'ai accompagnée pendant plus d'une décennie lors de ses pérégrinations dans le monde. Elle donnait un concert au profit d'une association caritative : chants religieux et chansons de films principalement.

La première personne que je vis, c'est Guy, notre habituel chauffeur de car. Il n'a pas changé (avec vingt ans de plus !). Que de moments de franche rigolade avec lui. Et, en même temps, sérieux avec les enfants quand il le fallait. Avec mon bonnet, il ne m'a pas reconnu.

Puis Nicolas, le chef de chœur qui m'a vraiment surpris en me tenant longuement dans ses bras. Visiblement, il était content de me revoir ! On s'est revu à la fin et avons échangé nos téléphones et vue de futurs ripailles.

Moi, eh bien, j'étais ému. surtout au début du concert avec l'Ave Maria dit de Caccini et le Cantique de Jean Racine que Nicolas m'avait fait découvrir et que j'aime toujours autant. 

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samedi 4 janvier 2025

Etrange après-midi (2)

La Fondation Bullukian est à deux pas. Auraient-ils changé d'expo ? Que nenni : celle-ci se termine ce soir. Il y a d'ailleurs beaucoup de monde pour la dernière journée. Et, alors que je m'apprête à rebrousser chemin, j'aperçois dans le public un visage pas inconnu, puis deux, puis trois. Et, chose extraordinaire, je les reconnais après au moins vingt ans. Deus d'entre eux sont des formateurs dans un centre que j'ai beaucoup fréquenté deux début des années 2000, peut-être même avant. La troisième est une collègue d'un autre collège que le mien. On se remet, on papote, on papote et finalement, ils me convient à les accompagner à l'Hôtel-Dieu où ils se rendent à une expo de la 17°Biennale d'Art contemporain de Lyon. Un peu gêné, je leur avoue que je n'ai pas un sou sur moi. Qu'importe : ils me donnent un billet d'entrée qu'ils ont en supplément. En chemin, je bavarde surtout avec le seul que je ne connais pas (et qui a le même rythme de marche que moi) : il est sculpteur et le coutant passe bien. Discussion passionnante qui s se poursuit quand il me donne l'adresse d'un jardin poético-musico- sculpturo qu'il a lui-même créé à Chaponost et où il m'invite, ainsi qu'à sa prochaine expo.. 

Mais, dans l'expo, je finis par les perdre de vue. Je ne les reverrai pas, ni dans les salles ni à l'extérieur. 

En voulant simplement faire mon petit tour pour m'aérer, je ne m'attendais pas à tout ça !

vendredi 1 novembre 2024

Toussaint

Fête de tous les saints, comme son nom l'indique.

Depuis des temps lointains, à l’époque préchrétienne, les peuples celtes d’Irlande et de "Grande Bretagne"  célébraient "Samain" à la date du 1er novembre, une fête dédiée aux morts, après les dernières récoltes à la fin de l’automne, et qui correspondait au Nouvel An celte. À l’instar de la plupart des grandes fêtes chrétiennes, c’est justement pour combattre le paganisme en récupérant cette fête païenne, l’ancêtre d’Halloween, que l’Église catholique va mettre en place au même moment sa propre fête de la Toussaint. C’est au VIIIe siècle que le pape Grégoire III fixe la date de la Toussaint au 1er novembre, jour où il a dédicacé une chapelle de Saint-Pierre de Rome en l’honneur de tous les saints.

Mais, et cela est moins connu (et date d'ailleurs de moins longtemps, enfin il me semble), c'est aussi l'anniversaire de Cornus, le Rex Populi. Alors, sans plus tarder, je me mets aux pieds de Sa Majesté et lui offre ces quelques mots, en espérant que Fromfrom a fait un bon gâteau !

samedi 14 septembre 2024

Il les accumule !

Hier soir, je suis allé au restaurant (chinois) avec un ancien collègue, un remplaçant d'anglais avec qui je suis ,depuis, toujours resté en lien Je connaissais ses ennuis de santé liés au rein : après plusieurs années de dialyse, il a enfin pu obtenir une greffe

Mais je ne connaissais pas d'autres détails. Pour effectuer la greffe, on a dû lui arracher toutes les dents pour éviter une infection par carie. Maintenant, il doit avaler une vingtaine de comprimés par jour ! 

Et, en plus, il est cardiaque et on a dû aussi l'opérer du cœur afin  de lui poser un stent. 

Et tout ça à même pas soixante ans !

Si jamais j'avais par hasard un jour de me plaindre, je repenserais à lui ! 

A part ça, très bonne soirée !

jeudi 5 septembre 2024

Il me tarde ...

En bourlinguant l'autre jour dans les monts du Lyonnais, nous sommes passés par Mornant. J'ai repensé alors à Chantale, une amie habitant en même temps que moi dans la communauté de ma jeunesse. J'étais allé chez elle un peu plus tard, mais il y a bien maintenant une cinquantaine d'années. Depuis, je ne l'ai jamais revue.

Ce jour-là, nous cherchons : je n'ai plus son adresse ni son téléphone. Mais la campagne change en cinquante ans ! Au bout de quelques temps, nous nous arrêtons et, à tout hasard. Et, miracle, je tombe sur un ancien élève de son mari (ils étaient tous deux enseignants). Et nous étions à peine à cent mètres.

Mais personne à la maison ! Depuis, grâce à une autre ami, j'ai récupéré son téléphone et l'ai appelée. Nous nous reverrons bientôt, cinquante ans après ..... J'ai hâte mais flippe un peu ...

jeudi 14 mars 2024

Chouette !

Hier, c'était ma journée téléphones. Ca me prend comme ça, je ne peux jamais prévoir quand. Dans les coups de fil passés, celui à Noëlle, ma copine de la Creuse, pimpante et assumant très bien ses 82 ans. Blabla, blabla et puis elle me demande tout à trac : "Dis donc, toi qui a fait du grec ancien, tu te souviens comment on dis chouette ?". Elle qui a fait aussi du grec, elle me confie qu'avec ses copines de lycée, elles se surnommaient les Chouettes. Direction Athéna :""Tu te souviens, on disait Athéna aux yeux de chouette." Je la détrompe : "Non, c'était Athéna aux yeux pers !". On finit par se mettre d'accord sur glaukopis. Mais ça  ne nous avance guère. 

Elle avait cherché sur internet sans rien trouver (à mon avis, elle cherche mal ...). Alors, j'ai une idée de génie : sortit mon Bailly. Mais où est-il ? Je le trouve vite, vue son épaisseur ! Je cherche du côté de "γλ" (gamma lambda) et je tombe sur γλαύξ. D'où glaukopis. D'où sans doute glauque (vert-bleu). Mais pers veut aussi dire bleu-gris. 

Notre conversation a duré plus d'une heure mais quel plaisir de parler d'autre chose que de la sinistre actualité ! Et aussi quel plaisir de ressortir mon vieux dictionnaire qui n'avait pas servi depuis très, très longtemps ! Autrefois, il m'avait même  servi de massue lors d'une grève (contre les non-grévistes ....)

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dimanche 11 février 2024

La loge (1)

A droite, au fond du hall d'entrée, près de la porte de la cour (où donnait sa seule fenêtre), la loge de la concierge, Madame F. J'avais vingt ans, elle devait en avoir une soixantaine, elle me paraissait vieille. Mais ce qui marquait chez elle, c'était sa corpulence. Je l'ai vue plus souvent assise sur une chaise dont débordait son imposant postérieur que debout à nettoyer la montée d'escalier. Mais tous les bourgeois de l'immeuble l'avait adoptée et pas question de lui faire la moindre remarque. 

Personne n'entrait dans cette loge. J'ai eu cet "honneur" lorsqu'elle me demanda d'acheter pour elle un bouquet de fleurs qu'elle voulait offrir à un mariage. Je me suis faufilé dans cette pièce qui ne devait pas dépasser les cinq mètres carrés et où s'entassaient télévisions hors d'usage, pneus de voiture usagés et autres objets à elle tout aussi inutiles. D'un vieux sac à main, elle sortit un billet de cinq cents francs pris au hasard parmi d'autres nombreux semblables (je n'en avais jamais vu autant !). Au retour (le bouquet n'en valait pas le dixième), elle ne voulut pas de sa monnaie. Le bonheur à l'état pur pour moi qui était étudiant ne roulant pas sur l'or ! 

C'est la seule fois où je suis entré dans son antre. Le reste du temps, nos échanges se passaient dans le hall où elle se tenait la majeure partie de la journée. Elle avait fait de M., le "chef" de la communauté, son héritier. A sa mort, nous avons découvert qu'elle était propriétaire d'un grand appartement, toujours dans ce quartier chic, appartement où il était impossible d'entrer car tout aussi encombré que la loge. J'ai appris plus tard ce qu'était le syndrome de Diogène. A l'époque, ce brave homme n'était que celui qui avait viré Alexandre de son soleil ...  Mais moi aussi, je cherchais .... Bon, passons !