lundi 20 octobre 2025
Un vieux bouchon
Sortir manger le samedi soir ! Tu rêves !
Alors, nous chaussons nos bottes de sept lieues et arpentons mon quartier. Pas envie d'exotisme, donc exit les japonais, coréens, chinois, afghans. Exit aussi ceux, tout petits, où l'on fait déjà la queue devant la porte. C'est pourtant simple ce que l'on veut : du traditionnel, style côte de bœuf et gratin dauphinois après apéritif et pendant Côte du Rhône. Et si possible, suffisamment de place pour déplier les jambes et de calme pour s'entendre apprécier ce que l'on mange.
Certains font restaurants à midi mais seulement bar le soir, et ils sont combles : décidément, la jeunesse ne mange pas vraiment, mais elle boit !
Cà y est : un resto traditionnel avec de la place (il vient d'ouvrir et n'est pas encore connu), une carte appétissante. On s'assoit et, en priorité, on demande l'apéro : on l'a bien mérité. Et là, tout s'effondre : il n'a pas encore sa licence pour servir de l'alcool. Ni apéro donc, ni vin avec le bœuf. Ca existe, ça ?
Nous qui ne voulions pas aller loin, nous nous éloignons peu à peu. On pense même de plus en plus à rentrer et à se contenter de ce qu'on trouvera dans mon frigo. Et puis, une lumière dans ma tête : juste un peu plus loin (mais au point où nous en sommes ...) il y a ce vieux Chacha ! Ou si pas lui, son fils, son petit-fils, que sais-je ?
De loin, je vois de la lumière : c'est ouvert. Rien n'a changé : la terrasse où certains boivent, le bar et la salle intérieure en longueur et, au programme, du bœuf et des frites et un bon Côte ! Sauvés ! J'y ai même rajouté, en dessert, une copieuse mousse au chocolat noir. Tout était délicieux et d'un coût très abordable. Et, cerise sur le gâteau , nous étions quasiment seuls !
Mais je n'ai toujours pas digéré cette difficulté à trouver une table (traditionnelle) un samedi soir dans une ville qui se veut la capitale de la gastronomie française !
Pour nous remettre de nos soucis (mais y a-t-il besoin d'un prétexte ?), une bonne gniole dégustée dans ma cuisine en rentrant !
mardi 20 mai 2025
Retrouvailles annuelles
Rv à l'hôtel, premiers bavardages puis apéro au restaurant tout près, dans le quartier de Perrache. Repas sympa (pour moi, une bobosse) mais on s'entendait mal à cette table en longueur. Marie-France propose un autre lieu, un autre quartier pour l'an prochain. C'est aussi une idée qui me trottait par la tête, d'autant que Confluence n'est pas le plus beau coin de Lyon.
Le lendemain, elles iront au Musée, moi pas. Mais le soir même, Marie-France découvre que c'est la nuit des musées ! A cinq, nous partons à pied au Muées Gadagne, dans le vieux Lyon, où des projections sont prévues dans la magnifique cour Renaissance. On nous refuse l'entrée : trop proche de l'heure de fermeture.
Alors, déambulation à pieds dans la douceur de la nuit lyonnaise. Pour rentrer chez moi, je finirai à pied. Le lendemain, cassé ! Courbatures du jardin d'Emile et gros trajet à pied m'ont achevé (au moins les jambes).
Mais tout valait le coup que je me fatigue !
Reconnaissez-vous ces quelques étapes de notre déambulation ? Deux sont simples à identifier, les deux autres beaucoup moins !
lundi 24 mars 2025
D'ouest en est (8)
Les crêpes vonnassiennes, recette à base de purée de pommes de terre, ont été inventées par la Mère Blanc. Celles-ci ont donné une renommée internationale à son restaurant et à la commune. Elles sont mises chaque année à l'honneur lors de la fête de la crêpe et du cheval. Les autres spécialités culinaires sont celles de la région bressane, c'est-à-dire la volaille de Bresse, les gaudes, la galette bressane, la fondue bressane.
En plus de ces spécialités, la maison Georges Blanc fait la renommée de la commune. Elle est aujourd'hui l'établissement le plus anciennement étoilé au mond et possède 3 étoiles au Guide Michelin ainsi que 4 toques au Gault & Millau. Ce guide décerna à Georges Blanc le titre de meilleur cuisinier de l'année 1981. À côté du restaurant principal, l'ancienne auberge est une reconstitution de l’Auberge des Blanc au début du XXe siècle.
J'avoue avoir été assez agacé en visitant ce village : il n'y en a que pour Blanc ! Et tout tourne autour de ce nombril-là. Ce jour-là, il y avait des caméramen qui filmaient. J'ai compris pourquoi le soir même ou le lendemain, en regardant la télé : le restaurant venait de perdre une étoile ! (Peut-être nous avaient-ils vus ?). Et, mauvais comme je suis, j'en ai ressenti une petite joie (malsaine ?)
jeudi 6 mars 2025
En complément
samedi 1 mars 2025
samedi 22 février 2025
lundi 20 janvier 2025
Renée, Renée, Paul, Louis, Marcellin, Félicien et les autres ...
0:00 Introduction
0:53 Présentation de Renée RICHARD
3:24 L'histoire des Halles Paul Bocuse
5:00 Le Saint-Marcellin de la Mère Richard
6:33 La Mère Richard
7:37 Le début de la marque "La Mère Richard"
9:56 Histoire du Saint-Marcellin
12:54 Présentation du Saint-Marcellin
15:19 Les "Mères" Lyonnaises
17:25 50 ans d'évolution de la gastronomie française
18:31 Le soutien aux agriculteurs
19:29 La vie d'un crémier fromager aux Halles de Lyon
22:29 La planche de fromage classique à Lyon
24:06 La dernière question !
24:41 Remerciements
samedi 21 décembre 2024
dimanche 13 octobre 2024
Qu'est-ce que la République et le Clos des Canuts ?
Née le 21 avril 1986 à l’initiative de Gabriel Caillet, maire du 4e arrondissement de Lyon, et jumelée avec le vignoble de Montmartre, la République des Canut s’engage à défendre les traditions lyonnaises et surtout à valoriser le quartier de la Croix-Rousse.
Le vignoble du Clos des Canuts est situé sur la colline de la Croix-Rousse, dans le parc de la Cerisaie. Les vendanges sont l’occasion d’une grande fête, désormais traditionnelle à la Croix-Rousse. D’autres événements ont lieu tout au long de l’année comme les Brandon, le Paradis et les prix littéraires (Canut et Dessinandier).
Les Canuts avaient une vigne, une république et un gouvernement sur leur colline. Depuis sa création, la République défend les valeurs lyonnaises que les vignes symbolisent : aux racines profondes solidement liées au terroir, elles représentent la patience, la ténacité et, avec le jus qu’elles produisent, la convivialité.
Le vignoble garde trois cents pieds de vigne de Gamay, chacune confiée pour trois ans aux soins d’un "parrain" , membre élu par le Président. Parmi les plus illustres, Mick Micheyl, Paul Bocuse, Frédéric Dard, Alphonse Boudard. Les citoyens interviennent alors lors des vendanges et des autres célébrations. Le terroir produit de 300 à 600 kg de raisins par an et le vin qui en résulte est d’abord servi aux parrains, dans des bouteilles personnalisées et millésimées. C’est un vin de couleur rubis, aux arômes de fruits rouges, consistants en bouche, facile à boire, diététique et à faible taux de cholestérol.
jeudi 1 août 2024
lundi 1 juillet 2024
Encore sur les routes (1) !
Sainte-Croix-en-Jarez (1) :
Après la Bourgogne, ce fut le Mont Pilat (Loire). Objectif : aller manger au restaurant. Mais comme celui que je connais, à la Jasserie, est fermé le lundi et le mardi, nous optons pour Sainte-Croix-en-Jarez. Repas très bon mais qu'il a fallu attendre une heure !
Avant de poiroter, nous avons visité la Chartreuse, que je commence à connaître par cœur, à part l'église, toujours fermée (et cette fois-ci encore). Mais j'aime aussi faire découvrir aux autres. Le voyage était prévu depuis un bon moment, mais le climat de ce début d'été ne s'y prêtait pas : il peut vite faire froid là-haut, et, par temps brumeux, le panorama n'apparaît pas. .
Le centre-bourg du village correspond à l'ancien monastère de chartreux fondé en 1280 par Béatrix de la Tour du Pin, veuve de Guillaume de Roussillon. La chartreuse de Sainte-Croix reste en activité de sa fondation jusqu'à 1792, date à laquelle la communauté monastique est expulsée. Devenu Bien National à la Révolution Française, le monastère fut vendu aux enchères en 1794 en 44 lots aux familles des environs qui s'établirent à l'intérieur de celui-ci. Malgré la Restauration, les chartreux ne reviennent pas s'installer dans leurs anciens locaux, qui restent des biens privés. Il s'agit ainsi du seul monastère Chartreux au monde à être devenu un village.
Les vestiges du monastère de Sainte-Croix se révèlent comme un mélange architectural de différentes périodes. On retrouve, comme pour la majorité des chartreuses, trois zones distinctes : la cour des frères, la cour des pères et la zone dite cénobitique, où se situent les bâtiments communs (église, réfectoire, salle du Chapitre). L’ancienne cuisine du monastère a également pu être conservée.
La façade :
La façade, qui marque par son aspect fortifié (vraisemblablement construite à partir du XVe siècle et restaurée au XVIIe siècle, se présente sous la forme d'un mur de 110 mètres de long, flanqué de tours à chaque extrémité. Au centre, l'entrée principale est, elle aussi, cernée par deux tours. Cette partie de la façade a été restaurée dans un style baroque à partir du XVIIIe siècle et permet de pénétrer dans la première cour. À l'origine, pour marquer la coupure entre le temporel et le spirituel, le mur était aveugle (aucune porte ni fenêtre), seulement percé de meurtrières encore visibles aujourd’hui. Leur forme n’est pas sans rappeler l’emblème de l'ordre des chartreux : le globe surmonté de la Croix. Cet emblème est accompagné d'une citation « Le monde tourne, la croix demeure », devise de la confrérie cartusienne.
La cour des frères :
La cour des obédiences, dite cour des frères, est dans un premier temps aménagée de façon sommaire avant d’être agrandie, fortifiée et restaurée régulièrement au fil des siècles. La cour présente un plan proche du carré. C'est l'endroit où se trouvaient les logements des frères et les bâtiments d'exploitation. Il s’agit là du lieu de la vie matérielle du monastère, qui fait ici office de correrie. Chaque bâtiment était assigné à une tâche particulière (obédience) : menuiserie, boulangerie, buanderie, forge, etc. La chartreuse abritait une quinzaine de frères dont les cellules se trouvaient sur l’aile sud (côté mairie actuelle). On y trouvait aussi granges et entrepôts, car les frères assuraient les besoins matériels de la chartreuse. La cour, comme la façade, est restaurée et modifiée au XVIIe siècle.
mercredi 26 juin 2024
Jura 2024 (16)
dimanche 23 juin 2024
Jura 2024 (9)
Autre lieu non encore visité : Saint-Lothain (Jura), près de Poligny.
Le village viticole de Saint-Lothain occupe le site de l'ancien village gallo-romain de Silèze, détruit au vie siècle. Lautein, ou Saint Lothain, ou Lautenus en latin, moine ermite bénédictin de l'abbaye Saint-Symphorien d'Autun, vient évangéliser la région de Silèze, où il convertit de nombreux disciples, fonde les prieuré de Saint-Lothain de soixante moines en 480. Le village est rebaptisé de son nom après sa disparition, et conserve son sarcophage et ses reliques dans la crypte de l'église. Le prieuré de Silèze est relevé par l'abbé Bernon de l'abbaye de Baume-les-Messieurs (entre autres fondateur de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny en 880, puis de l'abbaye de Cluny en 909).
A noter que le village possède une ancienne carrière d'albâtre largement exploitée pour les sculptures des églises voisines. Ce marbre d'albâtre très riche a servi entre autres à la construction des tombeaux des ducs de Bourgogne de la grande salle du palais des ducs de Bourgogne, ainsi qu'aux sculptures de l'église du monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.
Lorsque nous arrivons, le petit parking est complet : des obsèques vont avoir lieu dans l'église, et pas n'importe lesquelles : celles de Madame Bonnot, de la famille des vins Bonnot (drôle de nom pour un négocient en vins, mais, rassurez-vous, son voisin, également négociant en vins, s'appelle Grappe !). Nous irons donc faire un tour du village.
Charles Sauria, né à Poligny le 25 avril 1812 et mort à Saint-Lothain (Jura) le 22 août 1895, est un inventeur français. En 1831, alors qu'il n'était encore qu'étudiant en chimie au collège de l'Arc à Dole (Jura), il inventa les allumettes phosphoriques à friction en remplaçant le sulfure d'antimoine par le phosphore blanc dans la formule de John Walker. On raconte que c'est le souvenir d'une explosion accidentelle survenue lors d'une expérience de chimie en classe de seconde qui lui donna cette idée. Mais il ne possédait pas les 1 500 francs nécessaires au brevet et c'est un Allemand J.F. Kammerer (parfois considéré à tort comme leur véritable inventeur, et informé par le professeur de chimie de Charles Sauria) qui fut le premier à les fabriquer industriellement l'année suivante. Ce n'est que 55 ans plus tard qu'il se vit reconnaitre la paternité de cette invention. Mais la Légion d'Honneur lui fut refusée par le Président de la République Jules Grévy, pourtant son ancien camarade de collège de Poligny. Par la suite, Sauria devint médecin. Il se consacra aux soins des plus démunis. Il était également poète, agronome, correspondant et membre de plusieurs sociétés savantes. Disciple de Fourier, Charles Sauria a tenté de mettre en place cette organisation sociale utopique, fondée sur de petites unités autonomes. Il créa avec son frère un phalanstère agricole, exploitation expérimentale dans laquelle les ressources étaient mises en commun.