Tuesday, April 25, 2017
Citation du 26 avril 2017
Thursday, July 17, 2014
Citation du 18 juillet 2014
Vois-tu, nous sommes un. Dis-toi cela sans cesse. Je me regarde dans ton beau front comme dans un miroir. La flamme que je vois luire dans tes yeux est la même que je sens brûler dans ma poitrine. Quand tu me parles, il me semble que c'est ma pensée que tu me dis. Je te connais ; mieux peut-être. Je te pénètre. Je sais par cœur ton intelligence comme je sais par ton cœur ta beauté. Ô ravissante contemplation ! tu es transparente pour moi. A travers tes vêtements, je vois ton corps et à travers ton corps je vois ton âme.
Sunday, April 08, 2012
Citation du 9 avril 2012
Annexe : je rouvre de Post pour rappeler que le 17 février 2007 une citation de Jacques Amyot prenait déjà ce point de vue, mais cette fois sur les femmes et non sur les vaches.
Thursday, March 08, 2007
Citation du 9 mars 2007
L’entraînement mental minutieux auquel il [le membre du parti] est soumis pendant son enfance, et qui tourne autour des mots novlangue arrêtducrime, blancnoir, et doublepensée, le rend incapable de réfléchir et de vouloir réfléchir trop profondément.
Georges Orwell - 1984
(Téléchargez le texte complet du roman)
Georges Orwell détaille dans son roman les armes du totalitarisme (stalinien en particulier). La manipulation des archives photographiques en font partie ; mais plus encore, la novlangue dont cette citation donne un échantillon lui permet de contrôler la pensée en éradiquant son autonomie.
Faut-il voir dans la « langue de bois » de nos politiciens un avatar de ce dévoiement du langage ?
On s’amuse ces temps-ci avec les discours de nos présidentiables : leur langage stéréotypé, les façon de répondre à tout sans rien dire de déterminant. Les projets « gagnant-gagnant », la faculté laissée à chacun de « gagner plus en travaillant plus », l’indifférence aux objections, tout cela résume ce qu’on appelle la « langue de bois » (1).
On a affaire à du bourrage de crâne, relevant de techniques si grossières qu’on se demande si ce ne sont pas leurs utilisateurs qui en sont les premières et les seules victimes
La novlangue fait référence à quelque chose de plus terrible. Je me contenterai de rappeller la formule de Philip K. Dick : « The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words. »
En voici les principes à partir des développements d’Orwell : Novlangue - Les mots sont les choses mêmes ; les pensées sont le décalque de la réalité ; il y a des mots pour chaque pensée ; une pensée qui n’a pas de mots pour la dire n’existe pas ; en dehors du vocabulaire officiel il n’y a rien.
On comprend de quoi il s’agit : d’une part empêcher la pensée de s’élaborer ; d’autre part limiter la pensée à des contenus définis à l’avance. A l’ère de la communication généralisée (n’oublions pas que l’arme principale de Big Brother est constitué par des « télécrans », un système de vidéo-surveillance installé dans chaque appartement : la communication n’existe pas parce qu’elle est monopolisée par le pouvoir ), si on ne peut contrôler les moyens techniques de la communication, on s’efforce de contrôler l’aptitude à le faire.
(1) (1) Sur cette notion voir ceci
Voir aussi les générateurs de langue de bois
Wednesday, August 09, 2006
Citation du 10 août 2006
La publicité nous manipule, mais elle le fait d'une façon saine et claire puisqu'elle annonce la couleur.
Christian Blachas
Il est un peu gonflé Christian Blachas ! En somme il nous dit : « La publicité vous entube ? Oui, bien sûr ; elle est même faite pour ça. Mais elle le fait avec votre consentement. Vous étiez prévenu, n’est-ce pas ? Vous êtes responsables. »
Voyons ça d’un peu plus près.
Si le prisonnier, soumis à un lavage de cerveau est bientôt dépersonnalisé et se met à revendiquer le châtiment qui va le frapper injustement, et s'il est conscient du fait qu’il subit des violence, est-il pour autant responsable de ce qui lui arrive ? J’ai entendu des anciennes victimes du Goulag, qui en avait miraculeusement réchappé, dire quelles avaient sangloté comme des enfants à l’annonce de la mort de Staline. Complices ?
Mais sans caricaturer l’argument des publicitaires, disons que pour eux, si la publicité est efficace, c’est parce que nous l’aimons. Plus crûment : un monde sans publicité serait un monde triste, sans relief, sans plaisir. Donc… Mais « Donc » quoi ? Allons nous consommer les pâtes Lustucru parce que les petits hommes verts de la pub nous amusent ? Non, s’il n’y avait que cela on ne consommerait que la pub et rien de plus. Je me rappelle la pub pour la machine à laver Vedette. C’était l’époque de la mère Denis. Les publicitaires se sont aperçus au bout d’un certain temps qu’ils ne faisaient plus de la pub pour Vedette mais pour la mère Denis ; que c’était sa notoriété à elle qui en profitait et donc que les consommateurs avaient subverti le processus. Voilà ce qui se passe lorsque la pub se « contente » de faire plaisir, et donc lorsque c’est avec notre consentement qu’elle fonctionne. Autrement dit, cette histoire, c’est celle du manipulateur manipulé
Il faut donc que la publicité pour nous manipuler efficacement agisse sur notre inconscient et donc qu’elle soit un peu masquée…
Comment cela peut-il marcher, si effectivement nous savons qu’il s’agit de publicité ?
La suite à demain.