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vendredi 10 mars 2023

Philosophie des ruines

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Yaroslav Prokopenko

Un abonné du blogue qui me veut du bien m'apprend la diffusion, la semaine dernière, sur notre grande et belle radio d'Etat nommée France culture, d'une série d'entretiens menés par Guillaume Erner, grand journaliste du service public qu'on ne présente plus, avec ce non moins grand et honorable et vénéré philosophe français, et international – le monde entier nous l'envie–, Bernard-Henri Lévy – Christine Angot, paraît-il, en bave de jalousie. Un grand moment de stimulation intellectuelle produit dans le cadre du programme "A voix nue" et tout simplement intitulé BHL au-delà des initiales. Le premier épisode, Une enfance des deux côtés de la Méditerranée, évoque, avec beaucoup d’émotion, et même de dévotion, sa mère et son père, couple fusionnel, avide de culture, mais ayant, est-il précisé, peu de vie sociale. Le deuxième, Une jeunesse littéraire, nous rappelle cet étudiant de Normale Sup, marqué par des rencontres importantes: Althusser, Foucault, Lacan, et surtout Malraux, qu'il visite au crépuscule de sa vie, événement qui déclenchera son désir de rendre compte des conflits éloignés et oubliés, ainsi son tout premier voyage, son premier engagement à la George Harrison: le Bangladesh. Suivent l'épisode Le dandy engagé, et ce nom certes plat, trouvé par lui-même mais qui va le rendre célèbre, à l'image de sa chemise blanche: «nouveaux philosophes». Lorsque les premiers livres paraissent, nous rappelle-t-on, surgissent les premières polémiques: le BHLisme est, souvenons-nous, contemporain de l’anti-BHLisme… Métier: Intellectuel, évoque tout naturellement le couple qu’il forme avec la sublime Arielle Dombasle, et nous révèle son rôle de père comblé, fier de ses deux enfants, sa vie de voyageur et sa fascination pour le monde musulman, d'où il vient et où il retourne sans cesse pourdocumenter les tumultes du monde. Enfin, nous abordons, bien tristement, le dernier épisode, BHL, un pouvoir, retour sur sa célébrité et son apparence médiatique, qui, avouons-le avec France culture, empêchent malheureusement d’écouter sans a priori les analyses profondes et pertinentes du plus célèbre des Germanopratins…
En dessert, nous ne manquerons pas de lire avec gourmandise le papier de Pierre Rimbert, BHL, le sparadrap du Palais
Dans la même famille d'esprit, la semaine prochaine, promis, nous reviendrons sur le porno de l'ami Houellebecq…

 

 

jeudi 11 mai 2017

Le combat continue

Juste avant de me coucher, cette petite vidéo envoyée par un ami, ou la promesse d'une nuit sereine et joyeuse…





samedi 29 octobre 2016

Nos amis djihadistes

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En février dernier, Le Monde diplomatique publiait un papier de Denis Souchon, membre d'Acrimed. Il y revient sur les liens que les éditocrates français entretenaient jadis avec les djihadistes, l'image qu'ils nous en donnaient…


https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/SOUCHON/54701
(cliquer sur l'âme de ce rebelle pour lire l'article)

mercredi 14 septembre 2016

Guillaume, les garçons et moi

J'apprends incidemment que notre belle cinématographie sera représentée aux Oscars par l'un de ces quatre films : Frantz de François Ozon, Les Innocentes d'Anne Fontaine, Elle de Paul Verhoeven et Cézanne et Moi de Danièle Thompson. Soyons honnête, je n'ai vu aucune de ces productions. Et me fiche totalement des Oscars, des Césars et des hémorroïdes, en général. Il se trouve que j'ai aperçu l'autre soir la bande-annonce pas très bandante du film de la fille Oury - qui est au cinéma ce que BHL est à la pensée contemporaine, une sacrée imposture. Contrairement au philosophe du Flore, Danièle Thompson a pour le moment été épargnée par les attentats pâtissiers. Guillaume Gallienne aussi.





Il a pourtant l'air remarquable de crétin cabotinage dans le rôle de ce pauvre Cézanne. Comme il était on ne peut plus risible dans celui d'un maton de prison fou amoureux d'une taularde - d'après une histoire vraie, certainement.





Depuis le succès de Guillaume et les garçons, à table !, le film qu'il a lui-même tiré de son propre spectacle, ce sociétaire de la Comédie française est devenu aussi bankable que Cotillard, Canet (qui a l'air grandiose en Zola de SFP), Tautou, Dujardin et tous ces noms qui font la gloire de notre culture aseptisée. Le Gallienne, comme on disait la Garbo, est prêt à tout pour éblouir son public et sa maman. Tombé en plein faux-débat médiatique sur le mariage pour tous, le film de ce catholique orthodoxe, comme il aime se définir, avait emporté l'adhésion générale en grande partie pour son coming-out à l'envers, bien dans le sens du vent putride qui soufflait alors sur l'hexagone. Souvenons-nous de la manière choisie pour décrire ses errements sexuels. Attiré par les toilettes des dames - et de sa maman -, persuadé par son environnement qu'il n'était qu'un petit pédé, il tentait l'expérience homo mais tombait malheureusement tout d'abord dans un piège monté par de sales Arabes (scène anticipant la sortie de Gallienne contre le film de Philippe Faucon), puis sur un étalon au membre effrayant. Cela était suffisant pour le/nous persuader que le monde gay est assez répugnant et qu'un simple regard porté sur une femme suffit pour vous la faire épouser sur le champ. 
GG est un homme d'aujourd'hui. Hypocrite, ambitieux, opportuniste, positif, ouvert, malléable, socio-démocrate-chétien-libéral, européen convaincu comme il l'a démontré lors de la campagne 2014.




Gallienne est le gendre idéal. Raffiné, propre sur lui, cultivé, omniprésent dans les médias, après avoir fait le zouave sur une moribonde chaîne cryptée privée, il convainc depuis des années l'auditeur distrait des ondes publiques que la littérature, contrairement à l'homosexualité, ça ne peut pas faire de mal. L'an dernier, dans une autre campagne institutionnelle, il se faisait même passer pour Thomas Bernhard, à l'instar il est vrai d'autres valeurs sûres de notre patrimoine comme le rappeur Booba... 
Les dernières rumeurs du Landerneau cinématographique le situent en très bonne position pour tenir le rôle principal dans le biopic que s'apprête à réaliser Steven Spielberg sur Charles Bukowski. Un Oscar pour Cézanne serait un plus... Ou une tarte !

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lundi 22 décembre 2014

Des hommes, des ombres et des plaques

Ce matin, après une course pour ma compagne dans le 15e, j'ai laissé la Vespa me conduire les yeux fermés vers le 7e arrondissement, autour de Matignon. Ce n'était pas tant l'espoir de tomber sur Saint Valls que celui de revoir la rue Vaneau, au centre du récit du déséquilibré docteur Pasavento. Je la situais mal, même si Vila-Matas en donne un bon nombre de détails et qu'il y a quelques années, j'ai travaillé dans ce quartier. 
Je suis passé par le Musée Rodin, à petite vitesse et ai fini par apercevoir les potes de Manu en tenue et la rue Vaneau sur ma droite. Si je voulais la parcourir, faire mon petit Modiano de banlieue, il me fallait aller en chercher l'entrée car du côté de la rue de Varenne, c'était sens interdit. J'ai pris la première rue à droite, celle du Bac, légèrement embouteillée.