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| Pierre Bergé, avec un mannequin, semble-t-il |
Hier, à propos de Swissleaks, Pierre Bergé, patron du grand quotidien des marchés Le Monde, et ancien dirigeant d'Yves-Saint-Laurent, qui décidément n'en rate pas une, déclarait sur RTL contester les méthodes des journalistes ayant permis la divulgation de l'affaire.
Il ajoutait, sans rire, « Ce n'est pas pour ça que je leur ai permis d'acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve. Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c'est la délation. C'est jeter en pâture des noms. »
Dans la journée, l'associé de Bergé à la tête de la feuille vespérale, Matthieu Pigasse, également vice-président de la banque Lazard, souhaitait pour sa part « ne pas tomber dans une forme de Maccarthisme fiscal et de délation. »
On attend encore la réaction du troisième mousquetaire propriétaire, Xavier Niel, également actionnaire, notamment, de Mediapart, Bakchich et Causeur. Niel devrait remettre un peu d'ordre dans la maison, lui qui, peu après le rachat du titre avec ses deux complices, déclarait : « Pour nous Le Monde est un bien commun. Il nous semblait important qu’il ne dépende à aucun moment d’intérêts politiques, financiers, ou confessionnels ». Pas de quoi s'inquiéter donc.

