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samedi 20 juin 2015

Une sexualité rude ?

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Je me permets de revenir sur la récente et nouvelle relaxe de DSK en citant cet article paru sur le site Les mots sont importants, animé par Sylvie Tissot et Pierre Tévanian.
C’est sans surprise mais avec colère et écoeurement qu’on a appris l’issue du procès Carlton, et la relaxe de Dominique Strauss-Kahn. L’impunité est donc totale. Mais à cela s’ajoute le sentiment pénible que certaines conclusions féministes tirées de ces affaires - la nécessaire pénalisation des clients de prostituées – ne sont pas les bonnes. Car elles reposent sur une lecture aussi biaisée que celle qu’en a faite le président du tribunal.
Selon ce dernier, Dominique Strauss-Khan « prétend qu’il ignorait la présence de prostituées et leur rémunération ». Mais « même s’il avait été au courant, il n’a fait que bénéficier d’une prestation sexuelle de groupe […]. Il a donc eu, comme les autres membres du groupe, un comportement de client ».
Or que nous disent les prostituées sur ce « comportement de client » qu’avait Dominique Strauss-Kahn ? Plusieurs ont raconté comment il les avait forcées à des rapports sexuels d’une violence inouïe. Comment, alors qu’elles refusaient certaines pratiques, il les avait, si besoin avec l’aide d’un complice, immobilisées pour arriver à ses fins. DSK appelle cela une « sexualité rude », on parlera plus sobrement de viol.
La suite ici

jeudi 19 février 2015

Nouveau drame de l'assistanat

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Hier matin, un homme s'est immolé par le feu dans la ville de Rimbaud. Là ou ailleurs, c'est pareil, bien entendu. Avant, on croyait que, mais non. Là ou ailleurs, il y a des gens désespérés dont on ne parle qu'en deux lignes à peine, lorsqu'ils font partie d'une charrette de licenciements ou qu'ils commettent un acte irréparable. 
L'homme de 48 ans, dont l'AFP tait l'identité, comme elle le fait pour les terroristes tant que l'enquête est en cours, était l'un de ces assistés chers au journal du marchand de Rafales. En revanche, la dépêche nous informe qu'un autre homme a été brûlé aux pieds en portant secours à la victime et qu'une femme ayant assisté à la scène a été emmenée à l'hôpital en état de choc. 
Bénéficiaire du RSA, l'homme sortait tout juste d'un rendez-vous avec un employé du CREF, une association de réinsertion, qui l'accompagne dans son parcours. On ignore la teneur du rendez-vous, les pistes de travail ou de stage évoquées, s'il y en eut, ou encore comment le passage en force, la veille, de la loi pour la croissance et l'activité, dite Macron, a été accueilli par le malheureux et par les membres de cette association qui travaille sur le terrain depuis 40 ans. Le pronostic vital étant engagé, il est probable que nous ne connaîtrons jamais les raisons de ce geste. En revanche, le journaux reviendront aujourd'hui sur la relaxe attendue de DSK, le rappel de ses pratiques sexuelles et la confusion, bien compréhensible dans l'esprit de cet homme qui a sauvé la planète en 2008, entre libertinage et prostitution.