Au lendemain de la tuerie de Charlie, ma compagne promenait le chien avec sa fille quand une bande de gamins du quartier, et à vélo, ont brandi sur elles des mitraillettes imaginaires en braillant : « Nous aussi, on va faire des attentats ! » La petite était choquée, prise soudain d'un sentiment d'insécurité, reprochant à sa mère de s'être installée dans une banlieue couvant en son sein de futurs apôtres du terrorisme. C'est un enfant. On a tenté de la rassurer en supputant chez ces autres enfants la connerie plutôt qu'une réelle détermination à aller se former en Syrie à leur majorité.
